Bien décidé à surfer sur le succès de
la série télé
Zorro, Disney reprend la solution inaugurée pour la première fois pour
les films
Davy Crockett, roi des trappeurs
et Davy Crockett et les
pirates de la rivière. A savoir : faire d'un simple conglomérat de certains
épisodes d'un feuilleton du petit écran, un long métrage ! Mais ce qui marche pour l'un, ne
fonctionne pas forcément pour l'autre. En effet, la série
Zorro ayant été, elle, tournée en noir et blanc avec pour base des
épisodes d'une durée moitié moindre que ceux de
Davy Crockett, le montage des épisodes 1 à 13 en long métrage apparaît
bien vite artificiel.

D'abord testé sur le marché japonais en 1958, où la série était
totalement inconnue, Signé Zorro rencontre un réel succès commercial.
Le film sort finalement aux Etats-Unis en 1960 où il subit, cette fois-ci
un échec retentissant. Le public américain, qui, contrairement au public
japonais connait bien la série même s'il ne bénéficie plus depuis longtemps
de sa diffusion sur le petit écran, s'est, en effet, lassé du cavalier
masqué.
Signé Zorro est donc un simple montage de plusieurs épisodes de la
saison 1. Il débute par l'épisode 1 (Nous vous présentons le Señor Zorro)
avec quelques extraits de l'épisodes 2 (Passage secret). L'essentiel
du long-métrage est ensuite issu de la juxtaposition d'extraits des épisodes
7 (Monastorio tend un piège), 8 (Evènement tragique), 9 (Un
procès qui finit bien), 11 (La situation se complique), 12 (Un
escrimeur chanceux) et 13 (La chute de Monastorio).
Film bancal, en noir et blanc et réunissant des épisodes certes liés
entre eux par un sujet commun mais disposant d'histoires "autonomes",
Signé Zorro est un long métrage ennuyeux. Autant lui préférer sans
hésitation les épisodes de la série
Zorro !