Titre original : Hans Brinker or the Silver Skates
Date de sortie USA : Le 7 janvier 1962 (première partie) Le 14 janvier 1962 (deuxième partie)
Date de sortie cinéma Europe : 1964
Réalisé par : Norman Foster
Durée : 90 minutes
Au Pays-Bas, Hans Brinker est un adolescent tranquille qui dispose d'un véritable don pour la peinture. Il coule une enfance paisible jusqu'au jour tragique où son père, blessé à la tête et devenu amnésique, se retrouve, bien malgré lui, dans l'incapacité de subvenir aux besoins de la famille. Le jeune homme se voit alors contraint d'accepter petits boulots sur petits boulots et d'abandonner ainsi ses rêves de gosse. Tout semble irrémédiablement gâché quand un concours de patins à glace est organisé dans sa ville, avec, à la clé, une forte somme d'argent. Hans et sa soeur se décident à s'inscrire...
En 1961, Walt Disney claque la porte de la chaîne ABC après 7
années de présence télévisée du show Disneyland pour rejoindre NBC qui offre, en effet, au papa de Mickey de
grandes opportunités pour
développer son tout nouveau savoir-faire en matière d'œuvres de télévision. Non
seulement, il dispose d'un budget plus conséquent mais aussi jouît d'une très
large autonomie dans ses choix de programmes là où ABC lui imposait la
production de westerns à la
Davy Crockett.
Son passage sur NBC permet en outre aux productions télé de Disney de profiter
de l'arrivée de la couleur. Ni une, ni deux. L'émission
Disneyland
se mue en une Walt Disney's Wonderful World of Color, bien
nommée, dès septembre 1961. L'une des toutes premières conséquences visibles de
ce passage d'une chaîne à l'autre est la disparition progressive des séries à
nombreux épisodes, telle Texas John Slaughter, au profit de
téléfilms de qualité, composés de deux ou trois parties, à l'image du (Le)
prince et du (le) pauvre ou Escapade in Florence.
Hans Brinker rentre parfaitement dans cette nouvelle politique de
productions plus élaborées. Le film bénéficie en effet à plein d'un scénario
prenant, tiré d'un roman de Mary Mapes Dodge. Au service d'une histoire
particulièrement émouvante, il repose ainsi sur un rythme efficace tant pour les
scènes d'action elle-mêmes que pour la représentation de la lutte des classes.
Le téléfilm reprend d'ailleurs la construction de certains longs métrages
d'animation en utilisant, avec bonheur, l'artifice du livre qu'on feuillette. La
qualité de Hans Brinker fut d'ailleurs telle aux yeux de Walt
Disney, lui-même, qu'il décida de le présenter dans les salles obscures à
l'international.
Hans Brinker est un petit bijou qui résume tout le talent de
Disney pour conter une histoire.