Symphonie de Cour de Ferme

Titre original :
Farmyard Symphony
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 14 octobre 1938
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Cutting
Musique :
Leigh Harline
Durée :
8 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Une journée dans la vie d'animaux d'une ferme racontée via un concert symphonique...

La critique

rédigée par
Publiée le 15 juin 2022

Symphonie de Cour de Ferme est un cartoon des Silly Symphonies aussi charmant que superbement animé.

L'ouverture de Symphonie de Cour de Ferme commence ainsi par un merveilleux plan réalisé avec l'emploi de la caméra multiplane et se révèle digne du court-métrage Le Vieux Moulin. La caméra avance en effet vers une ferme au loin et passe au-dessus d'une petite rivière dont le courant fait tourner le moulin de la maison. La ménagerie se réveille alors au chant du coq. Tous les animaux ouvrent l'œil, que ce soit les colombes haut perchées sur le toit, le vieux taureau qui s'étire tout comme l'âne, les agneaux, les moutons, la jument et son poulain mais aussi les porcelets ou le veau affamés qui ne cherchent qu'à téter leur mère. Une petite séquence amusante se met également en place. L'un des porcelets, qui se différencie du reste de la portée en étant un peu plus rose que les autres, tente de manger à tous les râteliers après que ses frères et sœurs l'ont empêché de téter sa mère. Il va d'abord tenter de prendre le lait de la vache mais le veau le chasse. Plus tard, vers la fin du cartoon, quand les fermiers viennent remplir les gamelles, il décide de manger les graines dans la mangeoire des adultes mais les porcs l'envoient valdinguer, puis il essaye de subtiliser les graines des poules qui l'attaquent à leur tour, retente de téter la vache mais le veau s'en débarrasse une nouvelle fois avant de tomber sur un tas de maïs qui lui permet enfin de manger à sa faim.

Mais le récit principal de Symphonie de Cour de Ferme est sûrement celui tournant autour du coq. Une fois son cri matinal exécuté, il va inspecter la basse-cour quand il se rend compte que les poules dorment toujours, les paresseuses qu'elles sont ! Ils les réveille donc en sursaut. Elles se dépêchent alors de sortir sauf une qui n'est pas du tout impressionnée par le mâle. Au contraire, elle passe devant lui, manifestant son dédain. Il faut dire qu'elle est belle comme un cœur et use de son charme pour amadouer le coq qui tombe en transe devant elle. Après l'avoir pourchassée lourdement, il décide alors de la séduire en lui chantant une sérénade. Les autres animaux s'empressent d'ailleurs de les accompagner dans un beau tintamarre de cris d'animaux domestiques. Le concert se termine quand le fermier et sa femme viennent donner à manger à tout ce petit monde qui se précipite alors sur le repas.

Comme il est d'usage dans les Silly Symphonies, la musique joue un rôle primordial dans Symphonie de Cour de Ferme. Arrangée par Leigh Harline, la bande originale reprend pas moins de quinze extraits de musiques classiques, ce qui en fait l'un des courts-métrages de la série regroupant le plus de mélodies différentes. Il peut être ainsi reconnu : le Troisième Mouvement de la Sixième Symphonie (1808) dit « Pastorale » de Ludwig van Beethoven, l'Ouverture des (Les) Joyeuses Commères de Windsor (1849) d'Otto Nicolai, l'Ouverture de Guillaume Tell (1829) de Gioachino Rossini, l'Ouverture de La Pie voleuse (1817) de Gioachino Rossini, Marche Funèbre (1839) de Frédéric Chopin, Le Barbier de Séville (1816) de Gioachino Rossini, The Bohemian Girl (1843) de Michael Balfe, Chanson de Printemps (1843) de Felix Mendelssohn, Sémiramis (1823) de Gioachino Rossini, Martha (1847) de Friedrich von Flotow, La Donna é Mobile de Rigoletto (1851) de Giuseppe Verdi, Miserere de Trouvère (1853) de Giuseppe Verdi, Orphée aux Enfers (1858) de Jacques Offenbach, Rhapsodies Hongroises N°2 (1829) de Franz Liszt ou encore l'Ouverture de Tannhäuser de Richard Wagner.

Symphonie de Cour de Ferme est un court-métrage fortement mis en avant par les studios Disney. Une adaptation en comic strips débute ainsi le 23 octobre 1938 quelques jours après sa sortie. D'une durée de cinq semaines, l'adaptation papier est donc parfaite pour donner aux spectateurs l'envie de voir le court-métrage en salles. Les strips dessinés par Al Taliaferro et scénarisés par Merrill De Maris se concentrent d'ailleurs sur les aventures du porcelet glouton. Son récit est ainsi rallongé et légèrement modifié puisque ses péripéties le font se perdre dans un champ de maïs toute une nuit avant d'être secouru par le fermier qui le ramène ensuite à sa mère. En novembre 1938 est aussi proposée l'adaptation en rimes illustrées du cartoon dans le magazine Good Housekeeping. Cette fois-ci, l'histoire se voit centrée sur celle du poulain qui bondit partout.

Symphonie de Cour de Ferme est un court-métrage tout à fait charmant que représente à merveille la qualité de la série des Silly Symphonies, autant d'un point de vue graphique que musical.

L'équipe du film

1905 • 1988
Animateur
1909 • 1987
Animateur
1901 • 1966
Producteur

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