Walt Disney’s Silly Symphonies
The Complete Disney Classics : Volume 3 • 1939 - 1942

Walt Disney’s Silly Symphonies - The Complete Disney Classics : Volume 3 •  1939 - 1942
La couverture
Titre original :
Walt Disney’s Silly Symphonies - The Complete Disney Classics : Volume 3 • 1939 - 1942
Éditeur :
IDW Publishing
Date de publication USA :
Le 12 décembre 2017
Genre :
Sunday Strips
Auteur(s) :
Al Taliaferro (Dessin)
Hank Porter (Dessin - Pinocchio)
Bob Grant (Dessin)
Merrill De Maris (Scénario)
Hubie Karp (Scénario)
Nombre de pages :
200

Le sommaire

Essai :
• Introduction

Les histoires :
• Pluto the Pup : 19/02/1939 - 19/03/1939
• The Ugly Duckling : 26/03/1939 - 16/04/1939
• Pluto the Pup : 23/04/1939 - 17/12/1939
• Pinocchio : 24/12/1939 - 07/04/1940
• Pluto the Pup : 14/04/1940 - 03/11/1940
• Little Hiawatha : 10/11/1940 - 12/07/1942

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 18 mai 2018

Ce troisième et avant dernier volume de l'intégrale des strips des Silly Symphonies est encore un vrai délice. D'abord, il montre les dernières incursions du dessinateur Al Taliafierro sur la série avant de se consacrer pleinement aux aventures de Donald. Dans ce recueil, il se charge ainsi de la première partie des aventures de Pluto ainsi que de celles du Vilain Petit Canard. Ensuite, ce volume propose aux lecteurs les magnifiques aventures de Pinocchio et du Petit Hiawatha.

Après avoir alterné quelques franchises de la série animée qui lui sert d'inspiration, la collection de strips va essayer de lancer un nouveau personnage comme elle l'a déjà réussi avec Donald Duck qui non seulement a eu droit à un strip quotidien mais également un dominical. Le choix se porte désormais sur le chien de Mickey, Pluto. Cela apparaît logique car, à l'époque, même s'il n'a vécu qu"une seule aventure solo, Les Quintuplés de Pluto (1937), il a déjà montré le bout de sa truffe deux fois dans la série des Silly Symphonies dans Rien qu'un Chien (1932) et Papa Pluto (1936). Comme pour ses aventures animées, les auteurs décident de lui accorder peu de texte et de concentrer l'expressivité du chien dans ses dessins. Il en résulte des strips de toute beauté avec une fluidité incroyable et un plaisir de lecture intact. Par contre, les lecteurs remarqueront une petite particularité, Mickey et Donald n'apparaissent jamais. Comme les deux personnages ont leurs propres strips dominicaux, et qu'ils pouvaient être vendus séparément à des journaux concurrents, tous deux ne pouvaient pas contractuellement apparaître dans les strips des Silly Symphonies. Dès lors, dans ces bandes dessinées, Pluto est tour à tour placé sous la responsabilité de Minnie, de Dingo, de Clarabelle ou d'Horace.

Les strips des Silly Symphonies continuent par ailleurs mais pour une dernière fois à célébrer et promouvoir les sorties de cartoons. Le Vilain Petit Canard présenté sur les écrans le 7 avril 1939 marque en effet le dernier épisode de la série. Le strip débute ainsi le 26 mars 1939 quelques jours avant la première du cartoon au Radio City Music Hall. D'une durée de quatre semaines, l'adaptation papier est donc parfaite pour donner aux spectateurs l'envie de voir le court-métrage en salles. Dans ce cadre, comme les dessins qui sont très fidèles à ceux du cartoon, l'histoire, se basant elle aussi sur le conte de Hans Christian Andersen, est globalement similaire de sa contrepartie filmée. En revanche, à la différence du dessins animé qui ne comporte aucun dialogue, le strip en est rempli. Cela donne dès lors quelques moments vraiment durs, en particulier quand la mère rejette le pauvre canard difforme en le formulant explicitement. Ensuite, une autre différence, d'un point de vue du lieu cette fois-ci, se retrouve dans le fait que les canards vivent à proximité d'une ferme. Cela permet ainsi au dessinateur d'introduire des personnages de basse cour, non présents dans le court-métrage. Enfin, la conclusion de l'histoire est toujours positive : le petit canard se rendant compte qu'il est... un cygne !

Un autre travail promotionnel se retrouve sur les strips de Pinocchio. Comme pour Snow White and the Seven Dwarfs deux ans plus tôt, le but de l'adaptation papier est de soutenir la sortie cinéma. Sauf que le film a du retard si bien que sa première n'a lieu que le 7 février 1940. À l'inverse, le matériel promotionnel est prêt et sort en temps et en heure à partir du 24 décembre. Quand l'opus est finalement présenté au cinéma, les spectateurs ont donc eu largement le temps de s'approprier les personnages et d'être impatients de les retrouver sur grand écran. Comme pour les aventures de Blanche Neige, c'est le dessinateur Hank Porter qui se charge du petit pantin de bois. Il faut avouer que l'artiste retranscrit à merveille la majesté du long-métrage de Walt Disney. La deuxième bande du premier strip est, par exemple, de toute beauté avec un effort particulier sur les décors. D'un point de vue du scénario, le strip est très proche du déroulement de l'histoire même si forcément, certaines séquences sont raccourcies ou absentes comme celle de la danse chez Stromboli. Par contre, le ton du strip est plus atténué par rapport à celui du film en étant bien plus enfantin. Sur l'Île aux Plaisirs notamment, le passage est plus coloré et moins effrayant. Si Pinocchio y fume, ce n'est n'est plus le cigare mais la pipe (jugée moins grave aux yeux des parents de l'époque), et surtout, il ne joue plus au billard. Dernière différence, à la fin de la bande dessinée, Jiminy Cricket quitte Pinocchio pensant qu'il n'a plus besoin de lui maintenant qu'il est devenu un vrai petit garçon alors que dans le film, il devient sa conscience officielle avec une jolie médaille.

La série de cartoons des Silly Symphonies étant désormais terminée et les aventures de Pluto n'arrivant pas à prendre, les artistes vont tenter une autre voie pour faire vivre les strips de la série. Ils vont puiser en effet dans un ancien épisode de la série de cartoon : Hiawatha, Le Petit Indien, sorti le 15 mai 1937. La série de strips s'étale ainsi du 10 novembre 1940 au 12 juillet 1942, d'après des récits de Hubie Karp et des dessins de Bob Grant, pour devenir étonnamment, la deuxième plus longue après celle de Bucky Bug lancée au tout début de la collection en 1932. Comme pour Pluto, aucun texte n'est proposé ; l'action comme les gags étant portés par la force des dessins. Du cartoon d'origine, les artistes ne reprennent en réalité que l'apparence du petit héros et construisent tout le reste. Ils reprennent aussi un personnage qui avait été créé pour une suite qui n'a jamais vu le jour : l'indienne Minnehaha dont le petit Hiawatha est amoureux et dont il essaye de ravir le coeur... toujours en vain ! Mais d'autres personnages sont aussi rajoutés comme ses parents ou son meilleur ami (également adversaire en amour).

Ce troisième volume des Silly Symphonies est tout aussi indispensable que les deux premiers. Des strips à savourer, particulièrement mis en avant par le superbe travail de l'éditeur IDW.

A noter : les illustrations de cette critique, en dehors des trois premières sur Pluto et celle sur The Ugly Duckling ne sont pas extraites du recueil analysé mais sont des fac-similés de précédentes parutions des strips. Ils ne présagent en rien de la superbe restauration, aussi bien sur les traits que les couleurs, qu'a effectuée IDW sur cette magnifique série.

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