Le Vilain Petit Canard

Le Vilain Petit Canard
L'affiche
Titre original :
The Ugly Duckling
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 7 avril 1939
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Cutting
Musique :
Albert Hay Malotte
Durée :
9 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Un caneton se fait rejeter par ses parents et ses frères car son apparence est différente...

La critique

rédigée par
Publiée le 15 juillet 2020

Le Vilain Petit Canard est surement un des cartoons les plus touchants de Walt Disney et l'un des plus célèbres.

Le cartoon marque une première dans l'histoire des Silly Symphonies : il s'agit en effet du tout premier, mais aussi du seul puisque la série s'arrête avec lui, à être un remake d'un précédent court-métrage homonyme datant de 1931. Comme lui, il se base donc sur le conte d'Hans Christian Andersen mais la nouvelle mouture est cette fois-ci bien plus fidèle.
Danois, né en 1805 et issu d'un milieu misérable, Hans Christian Andersen perd son père encore enfant. Il quitte très vite le giron familial et se met à travailler dès l'âge de 14 ans. Il exerce alors plusieurs métiers, notamment dans le domaine artistique. S'il reste désargenté, une rencontre va changer sa vie. Il fait en effet la connaissance du Directeur du Théâtre Royal de Copenhague qui le prend sous son aile et finance, plus tard, ses études. Baccalauréat en poche, Hans Christian Andersen se décide bien vite à publier son tout premier livre, Promenade du Canal de Holmen à la Pointe Orientale d'Amagre, qui ne rencontre toutefois qu'un succès relatif. Il visite alors différents pays, notamment la France et l'Italie, dont les paysages lui serviront de décors pour certains de ses textes ultérieurs. De retour au Danemark, il publie Contes pour Enfants. Le succès est cette fois-ci immédiat. Toujours entre deux voyages, il écrit par la suite d'autres volumes de ses récits enfantins, mais aussi des poèmes, pièces de théâtre et romans. Destinés en premier lieu aux enfants, les contes d'Andersen s'adressent en réalité à un plus large public, tant ils bénéficient par leurs poésies, leurs morales et leurs thèmes de différents niveaux de lecture.

Le Vilain Petit Canard commence alors qu'un couple de canards attend un heureux événement. Le canard est nerveux pendant que la cane attend que les œufs éclosent. Puis le père entend ses canetons cancaner : quatre beaux petits qui font déjà sa fierté tandis que la femelle est toujours en train de couver un cinquième œuf. Ce dernier finit par éclore mais il en sort un être difforme, tout blanc avec un gros bec et surtout un cri qui ressemble au son désagréable d'un klaxon bouché. Vexé, le père fait comprendre à la mère ce qu'il pense d'elle : qu'elle est une dévergondée qui a certainement eu un enfant avec un autre. Elle ne supporte pas cette accusation odieuse et décide donc de partir avec ses petits ; le couple se séparant définitivement. La grande prouesse de cette scène magnifiquement animée par Eric Larson, l'un des futurs Neuf Vieux Messieurs, est que le spectateur comprend parfaitement ce que se disent les personnages, uniquement avec la pantomime et le son de leur cancans. Une beau tour de force !

Le court-métrage s'avère aussi particulièrement émouvant. Le public est, il est vrai, déchiré quand la mère rejette son petit en lui faisant comprendre qu'il est affreux. Le vilain petit canard ne saisit d'ailleurs pas ce qu'elle veut dire jusqu'à ce qu'il regarde son reflet dans l'eau. La mare alors agitée lui montre une image de lui totalement déformée laissant penser au petit qu'il est un monstre. Cette révélation le rend particulièrement triste et le fait pleurer ; la larme qui coule sur sa joue touchant les spectateurs en plein cœur. Le caneton essaye alors de trouver une famille qui voudra bien de lui, mais tout le monde le rejette. Même un canard en bois, qui sert d'appât au chasseur humain, l'envoie valdinguer sans que le petit ne se rende compte qu'il s'agit en réalité d'un leurre. Tandis qu'il est en pleurs, pensant qu'il restera seul toute sa vie, une famille, dont les petits lui ressemble étrangement, se rapproche finalement de lui et décide de l'adopter. Il s'agit d'une maman cygne et de ses cygnons. Lui qui se pensait un monstre, il fait en réalité partie d'une espèce qui symbolise la beauté. Mais plus important, le vilain petit canard a enfin trouvé un foyer aimant.

Le Vilain Petit Canard est un court-métrage fortement mis en avant par les studios Disney. Une adaptation en comic strips débute ainsi le 26 mars 1939 quelques jours avant la première du cartoon au Radio City Music Hall. D'une durée de quatre semaines, l'adaptation papier est donc parfaite pour donner aux spectateurs l'envie de voir le court-métrage en salles. En avril 1939 est aussi proposée son adaptation en rimes illustrées dans le magazine Good Housekeeping. Le cartoon, plébiscité par le public et les professionnels, gagne logiquement en 1940 l'Oscar du Meilleur Court-Métrage. Disney en profite alors pour le ressortir au cinéma. Quelques subtils changements sont toutefois apportés à la copie. D'abord, la mention de Silly Symphonies est effacée, transformant Le Vilain Petit Canard en « Special » à la façon de Ferdinand, le Taureau. Ensuite, l'écran titre est redessiné, changeant le titre anglais, le faisant passer de The Ugly Duckling à Ugly Duckling sans article.

Le Vilain Petit Canard est un chef d'oeuvre de l'animation qui fait chavirer les cœurs des spectateurs tellement le petit personnage est aussi attachant que touchant.

L'équipe du film

1905 • 1988
Animateur
1909 • 1987
Animateur
1901 • 1966
Producteur

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