Souvenirs d'Afrique

Souvenirs d'Afrique
L'affiche
Titre original :
African Diary
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 20 avril 1945
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Kinney
Musique :
Oliver Wallace
Durée :
7 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Dingo entreprend un safari en Afrique pour chasser le rhinocéros...

La critique

rédigée par
Publiée le 20 janvier 2021

Après une dizaine de cartoons sur le format de « How To », la série des courts-métrages de Dingo évolue en allant dans une direction plus burlesque encore. Souvenirs d'Afrique est ainsi le second du genre après La Chasse au Tigre où Dingo part de nouveau dans une contrée lointaine mais en Afrique cette fois-ci.

L'une des originalités de ce cartoon par rapport aux précédentes aventures du gaffeur est que le narrateur est ici Dingo lui-même. Néanmoins, il sera noté que sa voix reste dans le ton de celle que le spectateur avait l'habitude d'entendre dans les « How To » et n'est donc pas celle de Pinto Colvig, le voix officielle du personnage. Cette dernière n'est en fait ici utilisée que pour ses effets comiques. Le principe de cette nouvelle formule des cartoons de Dingo reste en réalité le même : créer un décalage entre les images farfelues et le propos sérieux. Par contre, la qualité de l'animation est ici particulièrement au rendez-vous, que ce soit pour Dingo comme pour les animaux de la savane dont le design est tout simplement superbe. Il faut dire que parmi les artistes présents au générique, deux futurs « Neuf Vieux Messieurs » se remarquent : Eric Larson et Marc Davis. Autre détail amusant, le cartoon assume son titre jusqu'au bout en proposant un carnet de voyage dès son entame et décrit, jour après jour, les étapes du voyage en Afrique de Dingo.

Le bateau du héros arrive donc sur le continent Africain en accostant près de la Côte d'Ivoire dont les plages sont représentées sous la forme de touches de piano. Après avoir recruté des porteurs, Dingo pénètre dans la jungle, escalade une montagne, traverse un fleuve, s'aventure dans des marais infestés de crocodiles avant de finalement arriver dans la savane où il compte mener son safari. Si jusque-là, les protagonistes du cartoon étaient représentés sous la forme de petits points noirs se baladant sur une carte, la caméra se rapproche désormais suffisamment pour permettre d'observer le convoi. Dingo, dans une moquerie assumée de l'homme soi-disant civilisé mais paresseux et voulant conserver son petit confort moderne, se faire porter par des autochtones, hommes girafes dont le ressort au cou sert d'amortisseurs à la chaise de transport, se voit tout de suite brocardé. Son siège-véhicule possède ainsi un frein qui se veut très pratique mais qui en s'accrochant à la terre arrête tout l'attelage et... le fait se fracturer. Et que dire du matériel acheminé par les porteurs où mis à part les fusils, tout est superflu : du réfrigérateur à la lampe en passant par la baignoire, la contrebasse ou la tondeuse à gazon, l'homme moderne est décidément particulièrement idiot.

L'expédition monte alors le campement pour la nuit près d'un point d'eau. Le narrateur en profite pour montrer la diversité de la faune qui vient s'abreuvoir dans le lac : du zébu au zèbre en passant par la hyène, le phacochère, la girafe, l'hippopotame ou encore... le chasseur humain somnambule. Au petit matin, après un bain dans un lac asséché, il est temps de partir à la chasse. Dingo, avec son premier porteur, peut enfin commencer son safari. Il tombe tout de suite nez à nez sur un oiseau pilote qui vit en symbiose sur le dos d'un rhinocéros noir et avertit aussitôt son gros ami, un peu benêt, qu'un chasseur en a après lui. Désormais conscient du danger, le rhinocéros se met à courser Dingo qui tente de se défendre mais prend tout de même, avant de tirer, le soin de vérifier dans ses papiers qu'il possède bien le permis pour ouvrir le feu sur cet animal. Une fois rassuré, il est évidemment trop tard et son tir rate sa cible. L'animal le pourchasse ensuite dans toute la savane, finissant de convaincre Dingo de ranger en vitesse son paquetage, prendre le chemin du retour et quitter définitivement l'Afrique. Il laisse le continent aux autres chasseurs : c'est décidé ; lui n'y mettra plus les pieds, vacciné qu'il est des safaris.

Fort d'une animation et d'un design des personnages qui constituent un vrai régal pour les yeux, Souvenirs d'Afrique est un cartoon sympathique où, heureusement, Dingo s'avère être un piètre chasseur.

L'équipe du film

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