Hello, Aloha

Hello, Aloha
L'affiche
Titre original :
Hello, Aloha
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 29 février 1952
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Kinney
Musique :
Harry Owens et son Orchestre
Durée :
6 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Dingo part en vacances à Hawaï...

La critique

rédigée par
Publiée le 06 janvier 2021

Hello, Aloha est un cartoon qui voit Dingo, en tant que Monsieur Tout le Monde, prendre des vacances bien mérités.

Si durant les années 40, le personnage de Dingo est principalement connu pour ses hilarantes démonstrations sportives dans les cartoons de type « How to… », les années 50 vont être pour lui l'occasion de connaître une évolution notable. Il incarne en effet désormais l'Américain moyen tandis que ses cartoons vont permettre aux studios Disney de décortiquer « l'american way of life » notamment via des parodies de la société de consommation ou des relations humaines. Preuve de leurs qualités et de leur grande finesse, ces moqueries de l'époque sonnent tellement juste qu'elles n'ont toujours pas pris une ride, des décennies plus tard !

Le cartoon commence en plein centre-ville d'une grande mégapole américaine composée de gratte-ciels immenses où l'homme moderne vit à cent à l'heure. Dingo arrive en courant au bureau à 8h du matin et se fait déjà sermonner par son manager qui trouve qu'il arrive trop tard et qu'il ne va pas assez vite dans son travail... Le responsable est tellement castrateur que le pauvre employé n'a même pas le droit d'aller boire un verre d'eau sans se prendre une remarque. Et cette cadence infernale se répète chaque jour. Dingo ne rêve donc que d'une chose, s'échapper de cet enfer moderne, prisonnier qu'il est du stress et d'une vie oppressante. Il décide alors de franchir le pas et de partir en vacances sur l'archipel d'Hawaï. Ce début de court-métrage est déjà particulièrement amusant car il se moque avec délice des rythmes insoutenables du citadin moderne, notamment de certaines entreprises et des petits chefs qui y pullulent, confondant qualité et productivité, autoritarisme et autorité. Bien que le cartoon affiche près de soixante-dix ans, il reste toujours incroyablement d'actualité !

Arrivé à l'autre bout du monde, au milieu de l'océan Pacifique, Dingo abandonne les attaches de son ancienne vie que sont sa montre qui l'enfermait dans le stress de la pendule et son portefeuille qui l'obligeait à travailler. Il sera toutefois remarqué que les autochtones sont eux ravis de vite se dépêcher à récupérer la monnaie qui traîne. Le vacancier se balade désormais sur la plage, cueillant des fruits, ramassant des œufs de tortues et écoutant la mer à travers un coquillage. Même le courrier arrive différemment sur ce paradis, via une bouteille à la mer, où Dingo a la surprise de recevoir un mot doux de son patron qui lui annonce son renvoi. Vexé, il lui envoie sa démission par retour de courrier ; enfin plutôt un message dans une bouteille portée par la marée. Pour bien mettre en avant le dépaysement de Dingo, les artistes des studios Disney font ici appel au compositeur et chanteur Harry Owens, qui avec son orchestre propose une musique et des chants hawaïens installant une ambiance sonore paradisiaque.

Décidé à s'installer sur l'île de ses rêves, Dingo construit alors sa propre cabane en paille. Il oublie juste le détail des pluies tropicales de la nuit et du soleil du matin qui rétrécit sa maison au point d'en faire une jupe... en paille. Mais Dingo ne s'en offusque pas. Il profite de son temps pour se relaxer, s'adonner à la peinture et à l'écriture. La soirée arrivant, il assiste à un lu'au, la fête traditionnelle hawaïenne, fait d'un festin gargantuesque composé de noix de cocos, d'ananas, de produits de la mer et autres spécialités locales mais aussi des danses envoûtantes des vahinés. Toutes ces festivités en l'honneur de Dingo le ravissent et le comblent. Ce qu'il ne sait pas, par contre, c'est qu'il est considéré par les autochtones comme le seul être en mesure de calmer la fureur de Pele, le dieu du feu. Il est donc offert en sacrifice à la divinité en le plongeant dans le cratère du volcan en activité. Le dieu calmé, la paix et la sérénité revienne sur l'île tandis que Dingo ressort un peu échaudé mais entier du volcan.

Hello, Aloha est un cartoon sympathique où Dingo tente de trouver un peu de relaxation tant méritée.

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