Thunder Mesa Riverboat Landing
L'affiche
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992
Type d'attraction :
Croisière sur bateau à aubes
Durée :
20 minutes
(sans tenir compte de la file d'attente)

Le synopsis

Au crépuscule d’une Ruée vers l’or frémissante, les Rivers of the Far West coulent des jours tranquilles le long des berges de Thunder Mesa. Deux bateaux à aubes, le Molly Brown et le Mark Twain, proposent ainsi une croisière des plus paisibles à la découverte de somptueux panoramas de l’Ouest américain. Des falaises de grès de Big Thunder Mountain aux geysers explosifs des Western Deserts, la Nature n’a jamais été aussi sauvage…

L'expérience

En traversant Fort Comstock, une véritable ville champignon s’offre aux visiteurs. Thunder Mesa est, en effet, le pur produit de la ruée vers l’or ayant opéré sa magie de 1849 à 1880. Dorénavant, c’est en revanche une ville fantôme habitée par quelques cow-boys au nord s’étant installés au Cowboy Cookout Barbecue. Pourtant, au loin, la Western River Line (anciennement connue sous le nom de Thunder Mesa River Packet and Steam Navigation Co.) continue d’exploiter deux bateaux à aubes, embarquant tout voyageur désireux de découvrir l’Ouest américain, les pieds au sec, sur des Rivers of the Far West à l’onde tranquille. Dès l’embarcadère, les bâtiments nautiques s’offrent aux intrépides visiteurs : le premier est le Mark Twain, mythique bateau à aubes de type stern wheeler possédant une unique roue mais deux cheminées ; le deuxième est le Molly Brown, un side wheeler, équipé d’une seule cheminée mais de deux roues, une sur chaque flanc. À ce point précis, le tracé du voyage sera identique mais l’expérience toute différente. En effet, dans chaque bâtiment depuis la timonerie, le Capitaine Bill, originaire de France, est accompagné d’un invité de choix servant de narrateur, en la personne de Mark Twain sur le bateau éponyme, ou de narratrice à l’instar de Miss Margaret Brown sur le side-wheeler. L’écrivain américain, aussi auteur des (Les) Aventures de Tom Sawyer et la pionnière de la ruée vers l’or, également connue pour avoir survécu au naufrage du Titanic quelques années plus tard, racontent donc, au fil de l’eau, de nombreuses petites anecdotes croustillantes donnant vie aux décors naturels qui s’offrent aux passagers. Ainsi, au détour de la rivière, Miss Brown ne tarit pas de mots pour détailler comment sa fortune soudaine dans les mines d’or du Colorado lui apporta célébrité et reconnaissance, lui permettant à elle et son mari, Jim Brown, d’accéder à la haute société de Denver. Comme Mark Twain, elle naquit à Hannibal dans le Missouri, et c’est lorsque l’écrivain lui parla des richesses de Leadville dans le Colorado qu’elle décida de s’y rendre et fit fortune notamment grâce à la mine de Little Jonny. Après un voyage en Europe, elle s’étonna de voir les Français, fins gourmets, se délecter d’escargots.

Quel que soit le navire choisi, trois ponts sont accessibles aux passagers : le Principal accueille la chaudière et permet d’apprécier la vue à hauteur d’homme, le Supérieur ou Tempête au premier étage jouit de garde-corps d’un blanc éclatant et finement décoré tandis que le pont Promenade, au plus haut du bâtiment, offre aux visiteurs une vue imprenable sur la nature sauvage des Rivers of the Far West. Mark Twain souligne d’ailleurs que ce sont la présence de ces différents ponts empilés les uns sur les autres qui valurent le surnom de « pièces montées flottantes » à ces bateaux si atypiques, à l’allure de gâteaux génois. Il se rappelle d’ailleurs de son expérience de pilote sur un bateau similaire, l’inspirant d’ailleurs dans l’écriture des aventures de ses héros.

Voguant sur le fleuve tranquille sur lequel se dessine un bandeau d’écume, drapeau américain aux trente-huit étoiles flottant au vent, les passagers remarquent d’abord l’impressionnante Big Thunder Mountain, qui restera, tout le long de la traversée, sur le côté gauche. Le grès oxydé de la roche renvoie des couleurs chaudes, tandis qu’un train fou semble dévaler les rails de l’ancienne industrie minière, la Thunder Mesa Mining Company, croisant cactus et canyons escarpés. Selon Mark Twain, c’est dans ce lieu désertique qu’a été découvert le plus grand gisement d’or que l’Ouest n’ait jamais connu et permit ainsi le développement de Thunder Mesa ! Cependant, ces majestueuses formations géologiques sont maudites : les mineurs ayant dérobé les trésors de la montagne ont, en effet, réveillé une ancienne légende indienne, celle de l’Oiseau Tonnerre qui mena la compagnie à la faillite, certains allant jusqu'à colporter la rumeur selon laquelle la mine repose sur un ancien cimetière indien. En poussant plus à l’ouest, s’éloignant peu à peu de la ville–champignon, côté tribord, de drôles de bruits émanent de Keelboats Landing (ou Hall Mill Landing). Aussi appelé Smuggler’s Cove (Crique des Contrebandiers en français), ce repaire des pirates de la rivière porte bien son nom ! Dans cette crique creusée par la force de l’eau de la rivière, de nombreux tonneaux sont entassés et semblent contenir un butin conséquent… Le Capitaine rassure également les passagers de quelques indiens sur la rive, absolument inoffensifs ; épatés par l’ingénierie en vogue sur le fleuve, ils appellent les bateaux à aubes, les « canoës de feu » en raison de la fumée s’échappant des cheminées !

Longeant Cottonwood Creek Ranch, le Pocahontas Indian Village pointe le bout de ses tipis. Puis, à califourchon sur la berge, une petite cabane de bois apparaît : le plus vieux résident du fleuve, le vieux Catfish Joe, ici bien installé sur son rocking chair en compagnie de son fidèle chien Moonshine aboyant aux passants curieux, s’adonne à son passe-temps favori, la pêche. Molly Brown le connaît depuis son enfance ; Mark Twain lui s’amuse du fait qu’il n’ait jamais attrapé aucun poisson. Derrière, il est possible d’apercevoir les dry docks où les bateaux sont entreposés en cale sèche dans le hangar de Burke & Burke Boat Repair & Supplies. Côté bâbord, la nature vierge de Wilderness Island en époustoufle plus d’un. Tandis qu’une rivière suit son cours et approvisionne le fleuve, Mark Twain se souvient de Thunder Mesa, lorsqu’elle n’était pas encore un point sur la carte. Çà et là, les bouleaux s’élancent vers le ciel et côtoient pins pullulant l’île, croisant parfois quelques Indian Canoes et autres River Rogue Keelboats. Sur la berge, une famille d’orignaux dans leur robe brune, prend des forces tout en regardant passer les curieux sur cette étrange embarcation. Le jeune doit se demander qui sont ces êtres marchant sur deux pattes, colonisant le cours d’eau… Un peu plus loin, une plage a reçu de grossiers rochers, charriés par le fleuve et clairsemés sur la grève. Non loin, un charriot rouillé témoigne du voyage d’un pionnier qui n’atteindra jamais sa destination dans l’Ouest indomptable.

À la faveur du courant, le bateau à aubes se dirige tout droit vers les Western Deserts. Le Natural Arch Bridge, un pont naturel couleur ocre enjambe un bras du fleuve où tout près, un coyote se met à hurler dans l’immensité du Grand Ouest. A tribord, des geysers s’activent, intarissables, entre les eaux bouillonnantes et leur torrent de vapeur, remontant des profondeurs de la Terre. Le cœur rougeoyant de ces formations géothermales témoignent d’une activité intense. Le rocher cathédrale situé à l’arrière adopte également cette teinte rouge et dévoile son cœur à la température extrême. À sa gauche, ancré dans la roche, comme figé dans le temps, le squelette d’un Tyrannosaurus rex semble avoir été surpris par une coulée de lave soudaine. Comme un témoin du passé, il sera le gardien de ce lieu pour quelques millions d’années encore…

Soudain, l’atmosphère se refroidit, l’ambiance devient lugubre. Le manoir des Ravenswood à tribord, siégeant sur la plus haute colline de Thunder Mesa, dominant ainsi les Rivers of the Far West, y est sûrement pour quelque chose… Tombant en ruines, il abrite, selon des rumeurs, nombres fantômes attendant pour l’éternité, un mariage qui n’aura jamais lieu… Le cimetière de Boot Hill, peu à peu se révèle, les époux Ravenswood reposant ici dans leur dernière demeure. Sur la berge, une tombe est d'ailleurs sur le point de sombrer dans le lit de la rivière.

Il est temps dorénavant de quitter oies et canards et de reposer pied à terre quand les planches de bois du Riverboat Landing se font de plus en plus proches. Les passagers garderont en souvenir un voyage magique rythmé par les anecdotes d’un Mark Twain nostalgique et d’une Miss J.J. Brown énergique et inépuisable au fil d’une charmante croisière aux panoramas à couper le souffle…

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 17 septembre 2017

Lorsque Walt Disney entreprit de construire son rêve d’un Parc à thèmes pas comme les autres, l’idée d’une croisière sur un bateau à aubes lui est logiquement venue en tête. Pour arriver à recréer ces splendeurs du passé, la coque en acier a dû être élaborée dans les chantiers navals de San Pedro en Californie, tandis que les différents ponts de bois et ornementations ont été créés aux studios de Burbank pour enfin y être assemblés avec brio dans le Parc alors en construction. C’est ainsi qu’à quelques jours de l’ouverture du Disneyland Park le 17 juillet 1955, le Mark Twain fit sa première croisière inaugurale sur les Rivers of America, afin de célébrer les trente années de mariage des époux Disney. Son nom n’est pas choisi par hasard ; il est un hommage à l’écrivain et humoriste américain Samuel Langhorne Clemens de son vrai nom, idole de Walt Disney, lui rendant également honneur sur sa Tom Sawyer Island.

Avec ses 150 tonnes, cette réplique quasi-parfaite - bien que de plus petite envergure - des majestueux bateaux à aubes descendant le Mississippi au XIXème siècle fut alors à l’époque le premier totalement fonctionnel depuis le début du XXème siècle. Après quelques réglages nécessaires suite à de multiples désagréments (capacité limitée, dépassée, enlisement, etc.), le Mark Twain Riverboat est devenu une attraction mythique à ne pas louper lors d’une visite à Anaheim. Dès lors, cette attraction iconique des Parcs Disney se devait de poser l’ancre dans les autres Resorts du monde : Liberty Square accueille en 1973 le Richard F. Irvine Riverboat (renommé ensuite Liberty Belle Riverboat en 1996) et l’Admiral Joe Fowler Riverboat de 1971 à 1980 voguant sur les Rivers of America à Walt Disney World Resort, tandis que Tokyo Disneyland Resort s’offre une version plus grande du Mark Twain californien, dès son ouverture en 1983. Puis, en 1992, à Disneyland Paris, aux côtés de Pirates of the Caribbean ou de Disneyland Railroad, attractions également conceptualisées par le Maître lui-même, Thunder Mesa Riverboat Landing fit surface à Frontierland, avec un Mark Twain à vapeur, frère jumeau de son homologue californien, prêt à appareiller. Mais cette fois, il n’est pas seul à voguer sur l’onde des Rivers of the Far West, par ailleurs plus grande étendue du Parc Disneyland : le Molly Brown lui prête mains fortes, et roues à aubes surtout !

Même si le Mark Twain est une copie conforme du bateau à aubes du même nom du Disneyland Park, l’attraction en elle-même est profondément changée. Tout d’abord, son emplacement. Alors qu’en Californie, Frontierland se trouve au Nord-Ouest sur la carte, à Disneyland Paris, il se retrouve à la place même d’Adventureland, à l’Ouest. Cette emplacement fait sens, et permet d’y accéder en passant de Main Street, U.S.A., à Frontierland de quelques enjambées, faisant ainsi un voyage dans le temps vers l’Ouest américain qui se trouve, littéralement à l’Ouest ! Ensuite, les décors utilisés sont fondamentalement différents avec pour élément central : Big Thunder Mountain, visible pendant toute la durée du voyage ! C’est ainsi une occasion idéale d’entrevoir de plus près tous les détails de la majestueuse montagne aux canyons élancés située sur une île, une position inédite dans un Parc Disney ! L’esthétique des berges et des décors les jalonnant est également appréciable, avec une scène unique au monde, celle des geysers mimant ceux du Parc Yosemite ou de celui de Yellowstone, un pont naturel rappelant le Double O Arch visible dans le Parc National d’Arches dans l’Utah et une autre scène faisant même un clin d’œil à une autre attraction par le biais du vieux Joe, réplique d’un pirate du Pirates of the Caribbean original de Californie. Malgré tout, à Thunder Mesa Riverboat Landing, le Mark Twain n’est pas le seul à être la vedette et partage volontiers l’affiche avec le Molly Brown un sidewheeler, non propulsé à la vapeur. C’est ici un élément majeur de différence avec l’attraction originale, ce bateau à aubes étant unique dans l’univers des Parcs Disney. La richesse de son salon aux tons rouges (puis par la suite bleu-vert) vaut par ailleurs le coup d’œil.

Cependant, en mai 2006, suite à un incendie partant de la chaudière obligeant les passagers à quitter le navire embarquant alors sur les River Rogue Keelboats mais ne faisant heureusement aucun blessé, le Molly Brown a dû être réhabilité et remis en service dès 2007. Puis, en 2010, le Molly Brown est, à son tour, placé en cale sèche dans le hangar à bateaux renommé Burke & Burke Boat Repair & Supplies en 2012 (du nom de l’Imaginieur à l’origine de la conception du Land, Jeff Burke), pour une restauration complète et le remplacement de nombre de pièces, pour une inauguration l’année suivante en 2011. Cet évènement a d’ailleurs été observé par les Ambassadeurs Régis Alart et Osvaldo Del Mistero mais également par d’autres vedettes avec en tête du cortège Buffalo Bill, Mickey et Minnie relatant ainsi l’importance de ces moyens de transport fluvial à l’époque de la conquête de l’Ouest. Le Molly Brown s’est vu rajouter de nouveaux éléments, participant à l’immersion des visiteurs à l’instar d’un jeu d’échec sur le Pont Promenade ainsi que du nouveau mobilier. De nouvelles plaques ont été parsemées dans les couloirs du navire indiquant aux voyageurs le nom des différentes pièces et donnant des informations supplémentaires sur le navire sur lequel ils transitent. Enfin, les roues à aubes, flanquées de chaque côté du bâtiment n’arbore plus la mention Molly Brown – Queen of the River mais le nom de la compagnie, à savoir « Molly Brown Western River Line », renommant par la même occasion la compagnie exploitante des deux navires, anciennement connue sous le nom de la Thunder Mesa Riverboat Packet & Steam Navigation Co. La boucle audio est aussi intégralement révisée modifiant textes et narrateurs, supprimant même celui décrivant la scène des geysers, alors hors service à l’époque.

Si les tracés empruntés par les bateaux à aubes sont absolument identiques, le voyage diffère grandement selon l’embarcation ! Et cela est majoritairement dû à la narration au cours de la croisière, étant réalisé par Mark Twain sur le bateau du même nom et par Miss J.J. Brown sur l’autre navire. Le premier, écrivain humoriste américain de renom mais aussi auteur des plus grands livres d’aventures dont Walt Disney était friand au point de s’en inspirer pour ses attractions (Tom Sawyer Island, Mark Twain Riverboat) et ses productions cinématographiques (la minisérie Le Prince et le Pauvre de 1962 et son cartoon de 1990, Les Aventures de HuckleBerry Finn, ou encore Tom & Huck), emprunte un ton nostalgique pour parler d’une époque révolue où la soif de l’or était la seule motivation à l’Ouest. Margaret Brown, femme pionnière de la Ruée vers l’or également connue pour avoir survécu au naufrage du Titanic en 1912, égaye, elle, la croisière par sa voix tonique et joviale, racontant comment elle réussit à faire fortune grâce au précieux minerai. Dès lors, les anecdotes dispensées le long du voyage dépicte une croisière unique, selon le navire choisi. Mark Twain souligne beaucoup plus l’histoire de la ville de Thunder Mesa et explique même l’origine de son pseudonyme ; en effet, sur les bateaux à aubes, il était courant de tirer une corde de sondage pour mesurer la profondeur du fleuve et lorsque celle-ci était suffisante, le Capitaine rajoutait « Mark Twain! », c’est-à-dire « Marque deux brasses ! » dans le jargon du métier. Aimant la résonance de ces mots, il les choisit pour surnom. Molly Brown, elle, ne raconte pas l’Histoire de la ville-champignon mais bien sa propre histoire, celle qui l’a rendue riche, à Denver. Cependant, elle ne fera aucune mention de l’autre épisode de sa vie lui ayant valu son surnom de « L’insubmersible Molly Brown » : le naufrage du Titanic. En effet, le Land reconstitue la vie des pionniers américains en 1885 (confirmé par le drapeau des Etats-Unis à 38 étoiles, fièrement dressé en haut du mat du Molly Brown), antérieur donc à l’une des plus grandes catastrophes maritimes.

Chacun y trouvera donc son compte entre un narrateur plus technique sur la question des bateaux à aubes, ou une narratrice ravie de partager son expérience de la Ruée vers l’or. En tous les cas, ces « guides de luxe » sont assurément une astuce ingénieuse de Walt Disney Imagineering, qui réalise là un tour de force pour rester fidèles aux caractères des personnages historiques, comptant ainsi combler les moments de vide scénographique le long des berges, surtout arrivant près de Wilderness Island. Il est vrai que les allers et venues du train fou dans Big Thunder Mountain ne nécessite aucune narration supplémentaire tant la simple contemplation de cette merveille se suffit à elle-même.

Côté technique, les deux bateaux sont guidés par un rail situé à faible profondeur et caché par l’eau trouble des Rivers of the Far West. Une rénovation de plus d’un an eut lieu courant 2016 sur toute la zone des Rivers of the Far West avec un drainage complet du lit du lac, le débarrassant des algues et autres sédiments s’y étant accumulés. En effet, le lac était eutrophisé, l’origine étant sa richesse en nutriments qui encouragea le fort développement de production primaire. Pour éviter une aggravation du phénomène menaçant la vie dulcicole, il a été entièrement vidé, pour la première fois depuis l’ouverture du Parc en 1992, une vidange complète des 43 300 mètres cubes durant environ trois semaines, à raison de dix centimètres par jour ! À la moitié de l’étape, une pêche électrique a été appliquée afin de retirer tous les poissons du lac et ainsi les transporter dans d’autres bassins comme celui de la Mer des Bretteurs à Adventureland mais aussi le Lac Disney et les étendues d’eau du Golf Disneyland. Cette opération a également permis de vérifier toutes les installations sous-marines incluant les pompes et la tuyauterie et vérifier l’étanchéité du bassin. Par la suite, le lac a été rempli uniquement avec de l’eau potable.

Pour l’occasion, des affiches publicitaires « d’époque » ont été placardées sur les palissades cachant les travaux et indiquant que la Western River Line cesse tout trafic fluvial pour cause de niveau d’eau trop bas. Le Thunder Mesa Daily Messenger précise que les travaux vont bon train sur les Rivers of the Far West. Ces clins d’œil rajoutent de l’authenticité à l’expérience des visiteurs qui, quelque peu décontenancés par la fermeture temporaire de leur attraction, peuvent en être informés par le journal local. Cette rénovation de grande ampleur a permis de surcroît de mettre à jour les effets de certaines scènes, depuis longtemps désactivés ; les geysers et la fumée s’en échappant (remplacée par de la brume, moins coûteuse que l’azote liquide autrefois utilisé pour recréer cet effet) ont ainsi retrouvé une seconde jeunesse (avec un programme de séquence d’environ 4,5 minutes), alors qu’ils avaient perdu leur jaillissement depuis le début des années 2000 et pavoisent même de tous nouveaux coloris flambant neufs, d’une éclatante intensité, rappelant les débuts du Parc. Par ailleurs, le vieux Joe a lui aussi bénéficié d’un petit nettoyage bien salutaire. Un gros bémol fait cependant surface : la rénovation de 2011 avait permis une modification de la boucle audio n’intégrant pas la scène des geysers alors inexistante. Celle-ci a donc dû subir une nouvelle modification, les geysers étant remis à neufs, en y intégrant un morceau de la bande sonore de 1992 concernant la scène en question. Ce bricolage aurait pu passer inaperçu si les deux boucles audios avaient été identiques… seulement voilà, les acteurs et textes ayant été changés, la différence se fait malheureusement sentir et a fortiori quand les langues ne correspondent pas : dans la version de 1992, le pilote parlait, il est vrai, en français tandis que Molly Brown s'exprimait en anglais, alors que la version de 2011 inversa les langues ! A croire qu’il était plus facile de vider le lac que de changer la bande sonore… Une autre déception, celle-ci plus consternante, le Mark Twain n’est toujours pas visible à la sortie de cette vaste rénovation, laissant les Rivers of the Far West à une seule et unique embarcation : le Molly Brown.

À noter qu’il est possible pour certains chanceux d’entrer dans la timonerie où le capitaine laisse la barre pour quelques instants et permettant à ces visiteurs privilégiés de réaliser un rêve sur les Rivers of the Far West. Enfin, comme beaucoup d’attractions du Parc Disneyland, la nuit offre une expérience incomparable, Thunder Mesa Riverboat Landing n’y faisant pas exception. Ainsi, au coucher du soleil, lorsque les centaines d’ampoules illuminent les ponts des bateaux à aubes, c’est un émerveillement à tout âge. Même si le calme du fond du Land vers Wilderness Island peut devenir quelque peu angoissant, surtout si une brume s'ajoute au décor, la douceur de la croisière à la fin d’une fin de journée chargée donne, à qui sait le savourer, un moment romantique sublime par sa pléiade de lumières irradiant les Rivers of the Far West.

Attraction iconique des Parcs Disney, Thunder Mesa Riverboat Landing offre un moment de détente salutaire dans la nature sauvage du Grand Ouest américain, devenant un passage obligé pour tout visiteur du Parc. Riche d’une scène inédite et d’un bateau unique au monde, elle est un échappatoire efficace aux tumultes des autres parties du Parc et une paisible halte entre les émotions procurées par Phantom Manor et Big Thunder Mountain. Dès lors, les Rivers of the Far West exhibent leurs plus beaux atours pour un voyage aux confins de l’Amérique du XIXème siècle.

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte, à Frontierland, dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris.

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