Les Mystères du Nautilus
L'affiche
Date d'ouverture :
Le 4 juillet 1994
Type d'attraction :
Parcours scénique à pied
Musique :
Paul J. Smith
Jean-Sébastien Bach
Durée :
10 minutes
(selon l’allure de visite souhaitée)

Le synopsis

Le capitaine Nemo accepte que les visiteurs s'invitent dans son célèbre sous-marin, le Nautilus, aujourd'hui amarré dans le Discovery Lagoon : mais attention, tout de même, les eaux du lagon ne sont calmes qu'en apparence...

L'expérience

Discoveryland. L’activité volcanique omniprésente de la région a façonné un grand lagon : le Discovery Lagoon. Au centre de celui-ci, le capitaine Nemo a amarré son Nautilus. Ce bâtiment se révèle particulièrement imposant. La proue est parcourue par un renforcement denté qui lui permet de fendre l’eau et surtout les bateaux que le capitaine Nemo prend pour cible lors de ses déplacements en mer. Deux grands hublots, comme des yeux de cétacés géants, font apparaitre la barre du submersible. Son allure générale n’est pas sans rappeler celle d’un grand squale par la présence, notamment, de protubérances tout-à-fait similaires aux nageoires dorsales et caudales des requins. La barque du Nautilus toujours en place à l’arrière permet, en outre, de supposer que l’ensemble de l’équipage est à bord du vaisseau. Autour de l’édifice, des remous signalent d'ailleurs que les machines sont en route et que le bâtiment peut repartir d’un moment à l’autre. Ce sous-marin, à l’allure unique et capable d’atteindre des vitesses incroyables, contient décidément des secrets fabuleux.

Au loin, un phare attire l’attention. Un panneau installé à sa proximité permet alors d’en apprendre plus sur les caractéristiques techniques du submersible. Fort de ses soixante-dix mètres de longueur et huit mètres de largeur, le volume intérieur est de mille cinq cents tonneaux soit quatre mille deux cents quarante-huit mètres cubes. Construit en tôle d’acier et alimenté énergiquement par l’électricité, le vaisseau est donc capable de se déplacer à cinquante nœuds (plus de quatre-vingt-dix kilomètres heure) et de plonger à six mille neuf cent cinquante brasses (plus de douze kilomètres). C’est clairement un sous-marin hors du commun qui est amarré ici à Discoveryland. Coquetterie clin d'œil, un logo « N », en référence au nom du capitaine, orne le bâtiment sous le phare et se retrouve en de nombreux endroits du submersible.

Arrivé au niveau du phare, une entrée permet à chacun de visiter le sous-marin. Un escalier en colimaçon suivi d’un grand tunnel permet, en effet, de rejoindre le Nautilus. Sur le parcours, une voix se fait entendre. Elle invite le visiteur à pénétrer dans le magnifique royaume du capitaine Nemo, l’océan, en lui précisant aussitôt qu'il peut également se révéler sombre et menaçant. La première salle, le compartiment des ballasts, s’ouvre alors et donne sur le trésor du capitaine amassé au cours de ses différents voyages sous la mer. Il contient également la guitare de fortune que s’est construite Ned Land.

La pièce suivante est la chambre du capitaine Nemo. Au fond, se trouve une grande carte aux cercles concentriques, celle-là même que Ned Land et Conseil ont examiné lors de leur passage dans la cabine du boss. Autour d'elle, se trouvent de nombreux objets permettant de prévoir une navigation précise. Dans cette pièce, de nombreux indices révèlent la personnalité du capitaine Nemo. Il est tout d’abord un grand lecteur ; de nombreux livres étant disposés en moults endroits et même autour de l’évier de la salle de bain. Il est ensuite féru d’art. Des tableaux de maitres somptueusement encadrés sont, il est vrai, disposés dans sa cabine. Il paraît enfin biologiste, car de nombreux spécimens marins sont conservés dans des bouteilles d’alcool. Ce sont d'ailleurs ces mêmes bouteilles que Ned Land utilisera pour laisser des messages à la mer et dont il se délectera du contenu, en avalant par mégarde un spécimen de Flabellina oculina. Enfin, deux portraits de personnages chers au capitaine sont visibles au-dessus de son lit. Le premier est Jean-Baptiste Tavernier, illustre voyageur fils d'un géographe et le deuxième est l’empereur Napoléon Bonaparte. Dans la première partie de la visite, il est également possible d’entendre une conversation entre le professeur Pierre Aronnax et son fidèle domestique, Conseil, au moment où ils visitent pour la première fois le sous-marin. Alors que le professeur s’émerveille de la conception du Nautilus, son compagnon n’en est pas moins inquiet et rappelle à son maître que cet engin est dévastateur. Soudainement, la voix du capitaine Nemo les interrompt et leur signale qu’ils ne sont pas les bienvenus à bord.

La porte suivante mène à la salle où sont entreposées les cartes de navigation du capitaine. La plus importante de toutes, celle décrivant les Îles Vulcain, aussi connues sous le nom de Vulcania, est accrochée au mur. Cette carte, dessinée par Nemo lui-même est une version revue et corrigée de par ses nouvelles observations. Elle décrit l’île secrète découverte par le capitaine d’où vient l’énergie utilisée par le Nautilus. D’autres cartes récemment utilisées sont disposées sur les tables et accompagnées de matériels de navigation tels que des boussoles, compas, règles et rapporteurs. Cette pièce contient également l’escalier permettant de monter à la timonerie que le capitaine Nemo interdit toutefois de visiter.

La salle suivante, la chambre de plongée, permet à l’équipage de quitter le Nautilus afin d’explorer en combinaison les fonds marins. Au centre, se trouve ainsi la trappe pour accéder au plancher océanique. Au-dessus, une barre circulaire permet de tracter les plongeurs lors de leur retour dans le vaisseau. Deux scaphandres sont aussi visibles, accrochés au fond de la pièce.

Après la chambre de plongée, les visiteurs pénètrent dans le grand salon. Cette pièce, la plus grande du Nautilus, est somptueuse. Un secrétaire contenant les notes de voyages du capitaine est disposé, à l’entrée, à droite de la salle. De nouveaux tableaux de maitres aux cadres splendides en ornent les murs. De confortables divans rouges permettent à tout un chacun de se détendre, peut-être en lisant l’un des nombreux livres de la bibliothèque. De chaque côté de la pièce, des hublots, fermés pour le moment, donnent sur les eaux du lagon. Devant ceux-ci, de confortables sièges rouges offrent la possibilité de s’installer pour profiter des paysages et de la faune océaniques. Plus loin, deux autres hublots invitent les visiteurs à observer les profondeurs. Au fond de la pièce, un orgue siège majestueusement. L'instrument aux deux claviers et aux tubes innombrables est orné d’un miroir dans lequel apparait le visage du capitaine Nemo à intervalles réguliers, comme une preuve supplémentaire de la présence du Maître de ces lieux.

Mais au milieu de toute cette quiétude, un élément fait froid dans le dos. Dans une vitrine rectangulaire en verre, le capitaine Nemo a placé une représentation d’un animal terrifiant : le calmar géant. Cette créature aux dimensions gigantesques comparativement à celles de l’homme semble pourtant provenir de l’imagination d’un biologiste fou...
Alors que la musique Toccata & Fugue en Ré Mineur de Jean-Sébastien Bach est jouée à l’orgue, le capitaine Nemo souhaite enfin la bienvenue aux visiteurs dans son Royaume tout en rappelant que l’océan peut être sombre et menaçant. Soudainement, l’iris s’ouvre et un tentacule géant frappe le hublot. C’est alors qu’un marin s’écrit : « Capitaine, un monstre gigantesque par tribord devant ! ». Un calmar géant a, en effet, pris le Nautilus pour cible. Le Capitaine demande à ses hommes de garder leur calme et de prendre leurs postes. Comme première tactique pour se débarrasser du monstre, Nemo ordonne de faire fonctionner les machines pour sortir de l’emprise du calmar. Malheureusement, la manœuvre ne fonctionne pas et le navire perd de la vitesse. Alors que la créature, visible après une nouvelle ouverture de l’iris, s’agrippe au hublot, le Capitaine demande à ce que le générateur de secours soit enclenché et qu'une décharge électrique soit envoyée au calmar géant. La bête est repoussée quelques secondes mais ne lâche pas prise. Le Capitaine ordonne alors de fermer les compartiments étanches et de lancer une nouvelle décharge. Face à cette deuxième puissante attaque, le calmar ne peut tenir et se voit repoussé définitivement. Le calme revient alors dans le grand salon du Nautilus. Le sous-marin est-il hors de danger ?

Il est alors demandé aux visiteurs de passer à la salle des machines. Derrière des tôles d’acier renforcé, il est possible d’apercevoir une lumière vive : c’est ici la source d’énergie électrique du Nautilus dont seul le Capitaine Nemo connait le secret. Le bruit est assourdissant dans cette partie du vaisseau et des vapeurs sont régulièrement expulsées des mécanismes. Il semble que le calmar ait causé d’importants dégâts au Nautilus. Les visiteurs comprennent alors qu’ils doivent vite sortir du vaisseau avant qu’il ne sombre dans l’océan. Ils empruntent donc le tunnel les menant à la sortie et une voix indique que le Nautilus doit entreprendre sa dernière plongée emportant avec lui son capitaine et tous ses mystères. Le monde n’est pas prêt pour y avoir accès, mais qui sait ? Un jour peut-être...

La critique

rédigée par
★★★
Publiée le 19 février 2017

L’attraction Les Mystères du Nautilus se base sur le film 20 000 Lieues Sous les Mers de 1954. L’aspect du Nautilus est d’ailleurs en tout point conforme à celui du film. Il faut, en effet, savoir que Harper Goff, qui imagina le Nautilus pour Walt Disney, a pris des libertés par rapport au vaisseau de l’œuvre de Jules Verne. Alors que l'auteur français le décrivait comme un cylindre très allongé avec deux extrémités coniques et à l’allure générale d’un cigare, l'artiste américain lui préféra une version présentant des caractéristiques animales comme celles du requin et de l’alligator.

C’est donc en 1869-1870 que Jules Verne écrit Vingt Mille Lieues Sous les Mers et choisit Nautilus comme nom à son sous-marin en hommage à Robert Fulton, ingénieur et inventeur américain. Ce dernier avait dès 1797, soit 70 ans avant Jules Verne, commencé à travailler sur un sous-marin utilisable en temps de guerre pour couler des bateaux. Au tout début du XIX° siècle, les premiers essais, qui se font devant le Directoire français, alors en guerre contre la Grande-Bretagne, s'avèrent concluants ; cependant les décideurs politiques dont Napoléon Bonaparte en personne ne donnent pas suite au projet. Fulton propose alors son vaisseau à l’ennemi anglais sans pourtant obtenir de meilleures suites.

Les Mystères du Nautilus n’est, toutefois, pas la seule attraction se référant à 20 000 Lieues Sous les Mers dans les Parcs à thème Disney. Pour preuve, dès l’ouverture  du premier Parc Disney en Californie en 1955, Walt Disney présente les décors du film, puis en 1959, une attraction sans lien direct avec l'opus, Submarine Voyage permet aux visiteurs de découvrir les abysses. Elle est fermée en 1998, et remplacée en 2007 par une attraction basée sur le film Le Monde de Nemo, Finding Nemo Submarine Voyage, et offre depuis de découvrir l’univers du film d’animation en sous-marin. À Walt Disney World Resort, l’attraction 20,000 Leagues Under the Sea: Submarine Voyage, inaugurée en 1971, consiste en un voyage dans les profondeurs à bord de sous-marins identiques à celui de Harper Goff. Cette attraction ferme définitivement ses portes en 1994. Enfin, il existe à Tokyo DisneySea, une attraction dénommée 20,000 Leagues Under the Sea qui fait partie d’un ensemble plus grand, Mysterious Island, et qui consiste en un parcours scénique en véhicule simulant un voyage sous les océans et menant à la découverte de l’Atlantide.

En France, c’est dans un contexte économiquement difficile pour le Parc parisien que se voit inaugurée Les Mystères du Nautilus. Son attraction limitrophe, pour ne pas dire liée, Space Mountain – De la Terre à la Lune est, en effet, alors considérée comme l’attraction salvatrice du Resort. Ainsi, le 4 juillet 1994, un an avant sa petite sœur Space Mountain – De la Terre à la Lune, Les Mystères du Nautilus ouvre ses voyages aux visiteurs. À l’origine, les deux attractions devaient ainsi faire partie d’un ensemble dénommé Discovery Mountain ; Les Mystères du Nautilus étant initialement prévue comme une attraction couverte. Le tout contenait également l’Hyperion, un restaurant sous-marin également inspiré de 20 000 Lieues Sous les Mers, ainsi qu'une attraction supplémentaire basée sur un autre roman de Jules Verne : Voyage au Centre de la Terre. Toutefois, pour des raisons budgétaires et face aux difficultés économiques du Resort français, le projet est simplifié à l'extrême pour donner les deux attractions existantes aujourd’hui. L’idée ne restera toutefois pas dans les oubliettes, puisque c’est un complexe similaire qui sera construit quelques années plus tard à Tokyo dans le Port Mysterious Island du Parc Tokyo DisneySea, au cœur du Mont Prometheus. L'endroit accueille les attractions Journey to the Center of the Earth et 20,000 Leagues Under the Sea. Une affiche inspirée de l'attraction 20,000 Leagues Under the Sea de Walt Disney World Resort était initialement prévue pour Les Mystères du Nautilus, mais bien que certaines esquisses existent, celle-ci ne vit jamais le jour.

Au terme d’une année entière de travaux, l’attraction est achevée. L’ambiance « futur du passé » propre à Discoveryland est parfaitement retranscrite pour Les Mystères du Nautilus avec une architecture du phare et un design pour le submersible parfaitement inspirés sur le début des années 1900. Ainsi les rivets, tuyaux, boulons, valves sont largement utilisés dans sa conception. Le Nautilus enrichit de la sorte le tableau victorien porté par Space Mountain – De la Terre à la Lune. Lorsque les Imaginieurs entament d'ailleurs leur réflexion pour élaborer la copie conforme du Nautilus, ils pensent tout d’abord faire appel à Harper Goff, le créateur du Nautilus du film. Toutefois, celui-ci est trop âgé et malade pour participer. C’est donc le décorateur de cinéma Tom Scherman, grand passionné et spécialiste de l’œuvre de Jules Verne mais aussi du film qui accompagne l’Imaginieur Tim Delaney, instigateur de l’ensemble de Discoveryland, ainsi que les Imaginieurs artistes, sculpteurs et autres. Tom Scherman n’a que dix-sept ans lorsqu’il voit pour la première fois 20 000 Lieues Sous les Mers. Il est alors complètement émerveillé par la représentation du Nautilus de Harper Goff. Il ne tarde ainsi pas à créer des maquettes du sous-marin et plus tard prend comme inspiration le Nautilus pour décorer sa maison. Ayant eu le plaisir de rencontrer Harper Goff avec qui il se lie d’amitié, Tom connait tous les aspects du sous-marin et peut dessiner plus de deux cent cinquante petites illustrations pour préciser les nombreux détails du Nautilus et son agencement intérieur, par sa seule mémoire ! Tom Scherman a également créé lui-même les deux combinaisons visibles dans la chambre de plongée ou encore les maquettes du Nautilus dont l’une était observable dans le Musée des Inventions du Visionarium – Voyage à Travers le Temps et l’autre toujours présente au Walt’s – an American Restaurant dans la salle Discoveryland du premier étage. En raison de son implication, un hommage extraordinaire est fait à Tom Scherman. Il reçoit, en effet, un certificat le nommant unique Amiral du Nautilus. Comme il le révèlera plus tard, c'est pour lui un rêve d’enfant qui se réalisait ! L’ensemble des pièces de l’attraction, y compris le Nautilus lui-même, est construit en Californie avant d’être transporté, par bateau et via le canal de Panama, jusqu’en France pour y être assemblé. Les décors sont tellement proches de ceux du long-métrage que des photographies de l'attraction sont utilisées dans le cadre d'un bonus DVD du film, Visite du Nautilus. L’orgue de Nemo installé dans le grand salon par exemple, est une réplique exacte de celui utilisé dans le film de 1954 ; l'original se trouvant dans l’attraction Haunted Mansion au Disneyland Park de Californie.

Chose amusante, ce n’est pas le Nautilus présent dans le lagon qui est visité mais un bâtiment plus au sud caché par une petite colline et des arbres. L’escalier de départ en colimaçon permet, en effet, de désorienter les visiteurs afin qu’ils ne remarquent pas qu’ils empruntent une autre direction.

L’immobilité du vaisseau dans le lagon indique que celui-ci a été abandonné il y a longtemps par le capitaine Nemo et son équipage. Toutefois, la présence des remous autour du navire et dans la chambre de plongée permettent de supposer que l’équipage n’est pas loin et que le Nautilus pourrait repartir d’un moment à l’autre. Mais alors, les voix entendues sont-elles la preuve que l’équipage est à bord ou plutôt que le navire est hanté par son passé tragique ? La question reste ouverte. Au-delà de ces premières interrogations scénaristiques, une autre est beaucoup plus problématique à expliquer : pourquoi les voix du professeur Aronnax et de Conseil sont-elles audibles ? Au-delà du fait que ces voix soient très mal jouées et récitées, il est de bon ton de se demander ce qu’elles viennent faire là. La visite se situe, en effet, clairement après le film. La présence de la guitare de Ned Land, par exemple, permet de le confirmer sans problème. Alors, pourquoi ces voix ? Seraient-ce des apparitions fantomatiques ? Hypothèse intenable puisque ceux-ci ne sont pas morts dans le Nautilus. Seule issue, ces voix seraient des « voix de souvenir » du moment où le professeur et son domestique visitent pour la première fois le bâtiment.

Le moment phare de l’attraction est, bien entendu, l’attaque du calmar géant. Lors de l’ouverture de l’attraction, les visiteurs, guidés par un Cast Member, entrait par petit groupe dans le grand salon pour assister à l’animation entière. Celle-ci débutait par la Toccata & Fugue en Ré Mineur de Jean-Sébastien Bach (que les fans de Disney connaissent pour son utilisation dans Fantasia), après quoi un gros tentacule venait frapper le hublot. Ensuite, c’était le visage du calmar qui était visible par le hublot. Malheureusement, rapidement après l’ouverture de l’attraction, en raison de temps d’attente trop long causé par la nouveauté, cette partie fut réduite et n’est plus jouée entièrement depuis ; seule une décharge rapide restant visible. Cette coupe narrative est évidemment dommage et enlève de l’intérêt à la visite du Nautilus. Le calmar, réalisé techniquement par un Animatronic, est situé dans une pièce qui juxtapose celle visitée. Le tentacule qui venait frapper le hublot en début d’animation dans la première version de l’attraction est, selon les propres dires de Greg Cook, ingénieur en mécanique ayant travaillé sur ce projet, le plus gros et le plus sophistiqué des Animatronics qu’ils aient eu à faire. Il est constitué de treize segments qui peuvent tous effectuer des rotations indépendamment les uns des autres. Rick Marthe, un autre ingénieur, a confirmé le travail énorme qui a été demandé pour rendre les mouvements du tentacule fluides et surtout sa texture réaliste. Le tentacule et le visage du calmar sont d'ailleurs deux Animatronics différents. L’iris est, quant à lui, mis en mouvement grâce à un système hydraulique composé de vingt lames recouvertes de Téflon. Entre les deux pièces, celle contenant les Animatronics et celle ou se situe le visiteur, est présente une épaisseur d’eau utilisée pour rendre les différents effets de bulles qui donne l’impression d’être sous l’eau. Il est intéressant de noter que la méthode de défense contre le calmar n’est pas celle visible dans le film. En effet, alors que dans l'opus  le capitaine Nemo et son équipage sortent du vaisseau et attaquent la créature à coups de hache, ou au harpon pour Ned Land, ici des décharges électriques sont envoyées contre le monstre. Toutefois, ce moyen de défense n’est pas sorti de nulle part, puisqu'il est utilisé contre les cannibales mélanésiens ; l'action se situant après le film, il est donc tout à fait possible que le capitaine utilise une autre méthode de défense cette fois-ci.

Les Mystères du Nautilus est un parcours scénique à pied des plus captivants. Il ne s’agit pas seulement de regarder des personnages ou des scènes de film. Il est question ici d’entrer dans un élément scénique fascinant : le mythique Nautilus. Les détails rendent la visite absolument réaliste, et le fait que le passionné Tom Scherman ait participé à l’élaboration du vaisseau n’y est pas étranger. Indéniablement, l’imagination de chacun durant la visite de ce fabuleux édifice est à son comble !

Les Mystères du Nautilus est une attraction à absolument vivre à chaque visite de Discoveryland.

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte, à Discoveryland, dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris.

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