Sir Sean Connery
Date de naissance :
Le 25 août 1930
Lieu de Naissance :
Fountainbridge, Edimbourg, en Écosse, au Royaume-Uni
Date de Décès :
Le 31 octobre 2020
Lieu de Décès :
Les Bahamas
Nationalité :
Britannique
Profession :
Acteur
Producteur

Le portrait

rédigé par Karl Derisson
Publié le 01 novembre 2020

Le Cercle de l’Ambassadeur Club de Londres, au cœur du quartier de Mayfair, 1962... Un employé en queue de pie pénètre dans la salle de jeux et cherche du regard l’un de ses clients demandé à l’accueil. À l’une des tables, une partie de chemin de fer bat son plein. Sylvia Trench, une beauté ténébreuse en robe rouge, demande une rallonge de 1000 livres sterling. En face d’elle, un gentleman sort une cigarette de son étui. « Bond, James Bond », répond alors de sa voix grave l’espion interprété par un comédien à la classe extraordinaire sur le point d’entrer dans la légende… Sir Sean Connery.

Thomas Sean Connery est né à Fountainbridge, l’un des quartiers d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, le 25 août 1930. Sa mère, Euphemia (Effie) McBain McLean, est femme de ménage. Son père, Joseph, travaille lui comme ouvrier et conducteur de camions. Prénommé ainsi en hommage à son grand-père, le petit garçon est issu d’une lignée protestante écossaise du côté de sa maman et, du côté de son paternel, d’une famille d’immigrés irlandais catholiques ayant fui la famine au milieu du XIXe siècle. Surnommé Tommy dans sa jeunesse puis Big Tam durant son adolescence du fait de sa grande taille, Sean Connery commence à travailler dès l’âge de huit ans afin de subvenir aux besoins de la famille qui vient de s’agrandir avec la naissance, en 1938, d’un deuxième fils, Neil. Le petit Sean sert alors comme vendeur de lait le matin puis, après sa journée d’école, comme garçon-boucher. Peu doué pour les études, le jeune homme claque très tôt la porte de l’école et intègre en 1946 les rangs de la Royal Navy. Il a seize ans. Son entraînement se déroule à Portsmouth, au sein de l’école d’artillerie navale ainsi qu’avec les membres d’une équipe de contrôle anti-aérien. Quelques mois après son incorporation, il est assigné comme matelot à bord du porte-avion HMS Formidable, l’un des fleurons de la marine britannique ayant servi dans la mer du Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

À l’âge de dix-neuf ans, Sean Connery est démobilisé à cause d’un ulcère du duodénum, un mal dont souffre la plupart des jeunes hommes de sa famille. De retour à la vie civile, il enchaîne alors les petits boulots : maçon, conducteur d’engins, maître-nageur à la piscine de Portobello, ouvrier, homme à tout faire dans les coulisses du King’s Theatre et, pour quinze shillings de l’heure, modèle pour les étudiants de l’Edinburgh College of Art qui admirent sa carure et sa beauté. Sur les conseils d’Archie Brennan, un ami bodybuilder ayant décroché le titre de Mr. Scotland, il sert même comme polisseur de cercueils ! Lui-même s’adonne au culturisme. Il dira qu’au début des années 1950, il remporta la troisième place lors du concours de Mister Univers, un fait peu vraisemblable en réalité. Amateur de football, Sean Connery abandonne toutefois rapidement cette passion pour la musculation lorsque lui est proposé un poste dans l’East Fife Football Club. Au cours d’un match, il est repéré par Matt Busby, l’entraîneur de Manchester United qui lui propose un contrat. Connery, qui a déjà vingt-trois ans et s'estime dès lors trop vieux pour commencer une carrière de footballeur, décline. À la place, il sera acteur.

Profitant d’une compétition de culturisme en 1953, Sean Connery passe des auditions pour la comédie musicale South Pacific de Richard Rogers et Oscar Hammerstein II. Il obtient un minuscule rôle, celui d’un choriste dans le régiment des Seabees. Profitant de changements au sein du casting, il est ensuite choisi pour incarner l’officier-marinier Hamilton Steeves. Voyant son cachet augmenter, il continue de grimper en haut de l’affiche en récupérant l’année suivante le rôle du lieutenant Buzz Adams. Réputé pour son caractère coriace, plus encore après qu’il a mâté certains membres du gang Valdor, des crapules qui tentaient de le voler, Sean Connery croise la route d’autres comédiens avec lesquels il se lie d’amitié, en particulier Michael Caine et Robert Henderson, lequel lui donne le goût du théâtre et de la littérature en lui conseillant de lire les œuvres d’Henrik Ibsen, de Marcel Proust, de William Shakespeare, de Léon Tolstoï, de George Bernard Shaw ou bien encore de James Joyce. Henderson l'incite aussi à prendre des leçons d’élocution. Il l’aide en outre à décrocher quelques rôles au sein du Maida Vale Theatre de Londres. À la même époque, Sean Connery fait ses débuts au cinéma dans le film Voyage en Birmanie d’Herbert Wilcox. Partageant l’affiche avec Errol Flynn et Anna Neagle, il n’est toutefois pas crédité au générique.

Au Bord du Volcan (1957)
Train d'Enfer (1957)

Enchaînant les petits rôles sur grand écran, Sean Connery a du mal à joindre les deux bouts. Le journaliste Peter Noble et son épouse Marianne lui proposent même certains soirs de garder leurs enfants. C’est alors durant une soirée chez les Noble qu’il croise la route de la comédienne Shelley Winters. Connery poursuit en parallèle modestement sa carrière sur les planches du Q Theatre en apparaissant dans Témoin à Charge d’après l’œuvre d’Agatha Christie puis dans les pièces Point of Departure, A Witch in Time, The Bacchae jouée sur la scène de l’Oxford Playhouse, ainsi que dans Anna Christie d’Eugene O’Neill. Le comédien campe aussi le rôle d’un boxeur dans la série télévisée The Square Ring. Il est repéré par le réalisateur Alvin Rakoff qui le dirige dans la série The Condemned avec André Morell avant de lui donner le premier rôle dans Requiem For a Heavyweight. En 1956, Sean Connery joue dans la pièce Epitaph, puis dans Ladies of the Manor, un épisode de la série Dixon of Dock Green diffusée sur la BBC, et enfin Sailor of Fortune et The Jack Benny Program. En 1957, l’acteur engage Richard Hatton, son agent, qui lui décroche un rôle dans Train d’Enfer de Cy Endfield avec Stanley Baker, Herbert Lom et Patrick McGoohan, Au Bord du Volcan de Terence Young avec Van Johnson et Martine Carol, Time Lock de Gerald Thomas avec Robert Beatty et Lee Patterson, et Les Criminels de Londres de Montgomery Tully avec Skip Homeier et Paul Carpenter.

1958. Sean Connery a vingt-huit ans et sa carrière peine à décoller. Il tient un plus grand rôle dans Je Pleure mon Amour de Lewis Allen où il donne la réplique à Lana Turner, Barry Sullivan et Glynis Johns. Il est alors assailli par Johnny Stompanato, un gangster fiancé à Turner et qui, par jalousie, débarque sur le plateau et braque une arme sur lui. Sean Connery a tôt fait de le désarmer et de l’assommer ! La même année, le comédien fait de la figuration dans Atlantique, Latitude 41°, un long-métrage de Roy Ward Baker retraçant le naufrage du Titanic. Multipliant les rôles, Connery est bientôt repéré par les équipes des studios Disney qui lui offrent de jouer Michael McBride dans la comédie fantastique Darby O’Gill et les Farfadets de Robert Stevenson avec Albert Sharpe et Janet Munro. L’acteur l’ignore encore, mais sa carrière est sur le point de prendre grâce à ce film un tournant extraordinaire. Les critiques saluent son interprétation enjouée. Surtout, Sean Connery attire l’attention de Dana Broccoli, la femme du producteur Albert R. Broccoli qui auditionne à l’époque afin de trouver l’interprète de son prochain héros, l’espion anglais James Bond. Connery décroche alors le rôle et ce malgré les doutes émis par l’écrivain et créateur du personnage Ian Fleming qui pense que le comédien manque totalement de finesse et qui aurait largement préféré Cary Grant ou James Mason.

Darby O'Gill et les Farfadets (1959)
James Bond 007 contre Dr No (1962)

Après une apparition dans La Plus Grande Aventure de Tarzan de John Guillermin et On the Fiddle de Cyril Frankel, un premier rôle dans L’Enquête Mystérieuse de John Lemont et son interprétation du soldat Flanagan pour 20th Century Fox dans Le Jour le plus Long, Sean Connery retrouve le réalisateur Terence Young sur le plateau de James Bond 007 contre Dr No. Refusant de s’engager dans une série de films, il ignore alors qu’il incarne là le rôle de sa vie. L’histoire est en marche. La première aventure de 007, projetée à partir du 5 octobre 1962 au Royaume-Uni puis dès janvier 1963 en France et mai 1963 aux États-Unis, bat des records au box-office et devient l’un des plus grands succès de l’année. James Bond devient le troisième plus grand héros du cinéma dans le classement établi par l’American Film Institute. Vainqueur du Laurel Award de la révélation masculine en 1964, Sean Connery renfile le costume de l’espion anglais dans quatre autres films, Bons Baisers de Russie, Goldfinger, Opération Tonnerre et On ne Vit que Deux Fois. Son interprétation dans le troisième et le quatrième opus des aventures de James Bond lui valent d’ailleurs de remporter deux nouveaux Laurel Awards.

Devenu une star planétaire, un véritable sexe-symbole et le héros de toute une génération, Sean Connery voit sa carrière s’envoler. Sa vie privée est également radieuse. Il épouse en effet la comédienne Diane Cilento en 1962. Le couple donne naissance à un enfant, Jason, le 11 janvier 1963. Invité à poser ses empruntes devant le mythique Grauman’s Chinese Theatre d’Hollywood, le comédien alterne entre les opus de James Bond dont il finit par se lasser et d’autres productions d’envergure. Courtisé par les plus grands cinéastes de l’époque, il est ainsi engagé pour La Femme de Paille de Basil Dearden, Pas de Printemps pour Marnie d’Alfred Hitchcock, La Colline des Hommes Perdus de Sidney Lumet qui devient un bon ami, L’Homme à la Tête Fêlée d’Irvin Kershner, Shalako d’Edward Dmytryk, sa seule et unique incursion dans le genre du western, et La Tente Rouge de Mikhaïl Kalatozov.

Pas de Printemps pour Marnie (1964)
Le Dossier Anderson (1971)

Fatigué d’être toujours associé à son rôle de James Bond, Sean Connery, qui se sépare finalement de sa femme en 1971, débute les années 1970 en haut de l’affiche de Traître sur Commande de Martin Ritt avec Richard Harris et Samantha Eggar puis retrouve Sidney Lumet pour Le Dossier Anderson, une satire sur l’affaire du Watergate avec Christopher Walken et Martin Balsam. Après avoir laissé la place à George Lazenby dans Au Service Secret de sa Majesté, il accepte ensuite d’incarner une sixième fois James Bond dans Les Diamants Sont Éternels de Guy Hamilton. Devenu l’un des acteurs fétiches de Lumet, Sean Connery, couronné d’un Henrietta Award qu’il partage en 1972 avec Charles Bronson lors de la cérémonie des Golden Globes, livre de magnifiques prestations dans The Offence puis Le Crime de l’Orient-Express où il prête brillamment ses traits au Colonel Arbuthnott. Après une incursion dans le domaine de la science-fiction avec le nanar devenu culte Zardoz de John Boorman, il triomphe en 1975 dans le classique L’Homme qui Voulut Être Roi de John Huston inspiré de l’œuvre éponyme de Rudyard Kipling. Il y campe Daniel Dravot, un ancien militaire et aventurier parvenant à entrer au royaume légendaire du Kafiristan, une province de l’Afghanistan dont il devient le souverain et même un dieu sur Terre avant de tout perdre. Partageant l’écran avec son bon ami Michael Caine, Connery rayonne littéralement dans ce qui restera son film favori et l'une de ses plus belles performances.

Le Crime de l'Orient-Express (1974)
L'Homme qui Voulut Être Roi (1975)

Marié en secondes noces avec la peintre franco-marocaine Micheline Roquebrune, Sean Connery triomphe toujours en 1975 aux côtés de Candice Bergen et Brian Keith dans Le Lion et le Vent de John Milius. L’année suivante, il incarne un Robin des Bois vieillissant dans La Rose et la Flèche de Richard Lester, un long-métrage dans lequel il donne la réplique à Audrey Hepburn qui interprète joliment Marianne. L’alchimie entre les deux acteurs est parfaite. La critique est plus qu’enthousiaste. La décennie 1970 se poursuit avec Meurtre pour un Seul Homme de Richard C. Sarafian, La Grande Attaque du Train d’Or de Michael Crichton, Cuba de Richard Lester, le film catastrophe Meteor de Ronald Neame et surtout Un Pont Trop Loin de Richard Attenborough avec Dirk Bogarde, James Caan, Edward Fox, Anthony Hopkins, Laurence Olivier, Gene Hackman, Elliott Gould et une fois encore son ami Michael Caine.

En 1979, Sean Connery fait l’acquisition du Domaine de Terre Blanche, dans le sud de la France, où il souhaite construire un parcours de golf. Au début des années 1980, sa carrière se poursuit également, mais en demi-teinte entre le succès de Bandits, Bandits de Terry Gilliam dans lequel il interprète Agamemnon aux côtés des Monty Python, et les résultats plus ternes d’Outland : Loin de la Terre de Peter Hyams, de Cinq Jours, ce Printemps-Là, l'ultime film de Fred Zinnemann, et du four Meurtres en Direct de Richard Brooks. Après avoir assuré la narration de G’olé!, le film officiel de la coupe du monde 1982, Sean Connery souhaite repartir de plus belle et accepte alors de reprendre le rôle de James Bond dans Jamais plus Jamais d’Irvin Kerchner. Sorti en octobre 1983, le titre du long-métrage est évocateur puisque le comédien campe l’espion britannique pour la toute dernière fois. Il est d’autant plus motivé dans son choix de tourner pour de bon la page que la réalisation est absolument chaotique. Jamais plus Jamais n’appartient en effet pas à la liste officielle des films de James Bond. Il s’agit en réalité d’une nouvelle adaptation d’Opération Tonnerre non pas produite par EON Productions, la société d’Albert Broccoli et Harry Saltzman, mais par Warner Bros.. Elle a été écrite par Lorenzo Semple Jr. d’après une histoire de Kevin McClory, l’ancien associé de Fleming doublé par ce dernier au moment de vendre le script d’Opération Tonnerre. Sur le plateau, les disputes opposant le réalisateur et les producteurs sont par ailleurs légion. Les ayant-droits de Fleming, décédé en 1964, intentent un procès pour faire cesser le tournage. Et comme si cela ne suffisait pas, Sean Connery se casse le poignet en tournant l’une de ses cascades !...

Un Pont Trop Loin (1977)
Jamais Plus Jamais (1983)

Bien décidé à ne plus travailler pour de grands studios, de véritables paniers de crabes selon lui, Sean Connery, qui apparaît en 1984 dans L’Épée du Vaillant de Stephen Weeks, ne tourne plus pendant deux ans. Préférant des projets plus intimistes, il accepte en 1986 de tenir le haut de l’affiche du (Le) Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud. Inspiré du roman à succès d’Umberto Eco, il y interprète le moine franciscain Guillaume de Baskerville aux côtés de Christian Slater, Michael Lonsdale et F. Murray Abraham. Le rôle est magnifique. Son jeu d’acteur l’est autant. Sean Connery est couronné par le BAFTA et le German Film Award du Meilleur acteur. Retrouvant son goût pour les grands films en costumes, il joue la même année Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez, le mentor de Connor McLeod campé par Christophe Lambert dans Highlander de Russell Mulcahy, un film 20th Century Fox. En 1987, un Golden Globe puis un Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle récompensent son interprétation de Jimmy Malone dans Les Incorruptibles de Brian de Palma pour lequel il concourt aussi pour un BAFTA finalement remis à Daniel Auteuil pour Jean de Florette.

Le Nom de la Rose (1986)
Les Incorruptibles (1987)

Lieutenant-colonel Alan Caldwell dans Presidio : Base Militaire, San Francisco de Peter Hyams, Sean Connery est personnellement choisi par Steven Spielberg qui pense à lui pour Indiana Jones et la Dernière Croisade. L’acteur incarne alors Henry Jones Sr., le père du célèbre archéologue interprété par Harrison Ford et ce bien que les deux comédiens n’aient que douze ans d’écart ! La performance de Connery est unanimement saluée par la critique et par le public. L’Académie des BAFTA le nomme une fois encore pour le prix du Meilleur acteur dans un second rôle qui est finalement donné à Ray McAnally pour My Left Foot. Après avoir retrouvé Sidney Lumet sur le plateau de Family Business aux côtés de Dustin Hoffman et Matthew Broderick, le comédien écossais apparaît en 1990 dans À la Poursuite d’Octobre Rouge de John McTiernan avec Alex Baldwin, Scott Glenn et Sam Neill. Aux derniers jours de la guerre froide, il y campe le commandant Marko Ramius, un vétéran de la marine soviétique bien décidé à passer à l’Ouest. En lice pour le BAFTA du Meilleur acteur, il échoue néanmoins face à Philippe Noiret dans Cinema Paradiso. Sean Connery est par ailleurs une seconde fois associé à la légende Robin des Bois dans Robin des Bois, Prince des Voleurs de Kevin Reynolds dans lequel il fait une brève apparition dans le rôle du roi Richard Cœur de Lion.

Désormais habitué aux rôles de vieux briscards, Sean Connery fait partie des acteurs les plus plébiscités et les plus félicités. Un MTV Movie Award, un Saturn Award et un Cecil B. DeMille Award couronnent ainsi son travail en 1993, 1995 et 1996. Élu par le magazine People "l'homme le plus sexy du siècle" à l'âge de cinquante-neuf ans, il est particulièrement demandé durant toutes les années 1990. Sa filmographie est en effet considérablement augmentée avec La Maison Russie de Fred Schepisi, Highlander, le Retour de Russell Mulcahy, Medicine Man de John McTiernan (produit par Disney via sa filiale Hollywood Pictures) et Soleil Levant de Philip Kaufman, deux films dont il est également producteur. Il tourne aussi dans Un Anglais sous les Tropiques de Bruce Beresford, Juste Cause d’Arne Glimcher, une autre de ses productions, ainsi que dans Lancelot, le Premier Chevalier de Jerry Zucker et Cœur de Dragon de Rob Cohen dans lequel il prête sa voix au dragon Draco. En 1996, il retourne chez Disney et produit et joue dans Rock de Michael Bay.

Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)
Rock (1996)

Tous ces films ne sont pas cependant pas des succès. Si Lancelot, le Premier Chevalier et Rock pulvérisent le box-office, Juste Cause, Medicine Man, Soleil Levant et Cœur de Dragon sont fraîchement accueillis par la profession et le public. Ce n’est toutefois rien à côté de Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Remake de la série du même nom réalisé par Jeremiah S. Chechick, le long-métrage reçoit un tombereau de mauvais avis. La presse et les spectateurs sont consternés. Le film fait un four. La composition de Sean Connery, qui campe le méchant Sir August de Wynter aux côtés de Ralph Fiennes et Uma Thurman, est en particulier au centre de toutes les critiques… Après La Carte du Cœur de Willard Carroll (Miramax Films) dans lequel il donne la réplique à Ellen Burstyn, Connery termine mieux la décennie 1990 avec Haute Voltige de Jon Amiel (20th Century Fox). Produit par l'acteur via sa société de production Fountainbridge Films, le long-métrage, s’il est boudé par la critique, réalise néanmoins un bon score.

Le 5 juillet 2000, Sean Connery est élevé au rang de Chevalier par la reine Elizabeth II. Ainsi distingué, il devient alors Sir Sean Connery, un titre qui lui avait été refusé à deux reprises en 1997 et 1998 à cause de ses opinions politiques tranchées en faveur de l’indépendance de l’Écosse. Après avoir vendu son Domaine de Terre Blanche en 1999, le comédien, fatigué de tourner et agacé par les contraintes de plateaux, décide cependant de mettre un terme à sa carrière. Au cours de la décennie 2000, deux ultimes films viennent dès lors s’ajouter à sa filmographie en tant qu'acteur et producteur. Dans le premier, À la Rencontre de Forrester réalisé en 2001 par Gus Van Sant, il joue William Forester, un écrivain lauréat du Prix Pulitzer qui se prend d’affection pour un jeune afro-américain, Jamal, incarné par Rob Brown. Le second, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, est l’adaptation par Stephen Norrington de la bande-dessinée d’Alan Moore et Kevin O’Neill. Dernière apparition de Connery sur grand écran, ce long-métrage 20th Century Fox est alors une vraie gageure pour lui. Après avoir refusé de jouer l’Architecte dans Matrix Reloaded et Gandalf dans la trilogie Le Seigneur des Anneaux, prétextant ne pas comprendre un mot de l’histoire, Sean Connery, dans son rôle d’Allan Quatermain, vit très mal le tournage. Il dit là aussi ne rien comprendre au script. Son cachet de 17 millions de dollars contrarie les producteurs qui ne peuvent s’offrir d’autres stars d’envergure. Il ne réussit pas à s’entendre avec le réalisateur Stephen Norrington qui ne parvient plus à maîtriser son tournage. Les prises de vues se passent mal. Connery en a assez. Il accepte de participer à la promotion du film mais ne veut plus revivre ce genre de situation stressante. Descendu par la critique, renié par ses auteurs bien qu'il soit finalement un succès commercial, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires termine de le convaincre de raccrocher les gants…

Haute Voltige (1999)
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (2003)

Expliquant à la presse qu’Hollywood n’est désormais plus rempli que « d’idiots », Sean Connery se retire des écrans en 2003. Il est toutefois heureux de sortir de sa retraite deux ans plus tard afin de prêter sa voix à James Bond dans l’adaptation en jeu-vidéo de Bons Baisers de Russie par EA Games, une expérience joyeuse réalisée chez lui, dans les Bahamas, et qu’il a beaucoup aimée. En 2005, celui qui vient d'être élu "plus grand Écossais vivant" par le journal The Sunday Herald est honoré par le Prix du cinéma européen qui récompense l’ensemble de sa carrière. Suit en 2006 le Prix Marc-Aurèle remis lors du Festival international du film de Rome. Le 8 juin 2006, l’American Film Institute lui offre le Lifetime Achievement Award à celui qui manque tant au cinéma mondial. Au cours de la cérémonie, Sean Connery confirme alors que celle-ci est bel et bien terminée. Deux ans plus, le 7 juin 2007, l’information selon laquelle il ne reprendra pas le rôle d’Henry Jones Sr. douche elle aussi les fans qui espéraient son retour… En 2009, Sean Connery confie ses souvenirs dans une autobiographie écrite avec Murray Grigor, Being a Scot, dans laquelle il réaffirme son honneur d'être un Écossais pure souche. En 2012, il prend quelques jours pour doubler le personnage principal du film d’animation Sir Billi the Vet de Sasha Hartmann dont il est l’un des producteurs.

Véritable légende du Septième Art très fière d'avoir toujours pu choisir ses films, Sean Connery a, au cours de ses cinquante ans de carrière, incontestablement marqué l’Histoire du cinéma grâce à des rôles majeurs et des interprétations remarquables. Refusant d’abandonner son accent écossais même quand il jouait des personnages russes, Sean Connery, habitué à se présenter en kilt lors des cérémonies afin de montrer son attachement et son amour pour sa chère Écosse, est décédé dans sa maison des Bahamas à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Annoncée le samedi 31 octobre 2020, sa mort a alors suscité une énorme vague d’émotions auprès de la profession et du public qui, à coup sûr, n’oubliera évidemment jamais celui qui restera pour toujours le premier (et le meilleur !) Bond... James Bond…

La filmographie

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001
I Captured the King of the Leprechauns
Acteur : Michael McBride • Promotionnel
1959
Télévision
1959
Télévision
002
Darby O'Gill et les Farfadets
Acteur : Michael McBride • Fantastique
1959
Cinéma
1959
Cinéma
003
Acteur : Private Flanagan • Guerre
1962
Cinéma
1962
Cinéma
004
Acteur : Zed • Aventure
1974
Cinéma
1974
Cinéma
005
Acteur : Colonel Nils Tahlvik • Thriller
1975
Cinéma
1975
Cinéma
006
Acteur : Juan Sánchez-Villalobos Ramírez • Aventure
1986
Cinéma
1986
Cinéma
007
Acteur : Guillaume de Baskerville • Drame
1986
Cinéma
1986
Cinéma
008
Indiana Jones et la Dernière Croisade
Acteur : Henry Jones • Aventure • Paramount Pictures
1989
Cinéma
1989
Cinéma
009
Acteur : Marko Ramius • Action • Paramount Pictures
1990
Cinéma
1990
Cinéma
010
Acteur : Dr. Robert Campbell • Aventure
1992
Cinéma
1992
Cinéma
011
Acteur : Captain John Connor / Producteur • Policier
1993
Cinéma
1993
Cinéma
012
Acteur : Voix anglaise de Draco • Fantastique • Universal Pictures
1996
Cinéma
1996
Cinéma
013
Rock
Acteur : John Patrick Mason / Producteur • Action
1996
Cinéma
1996
Cinéma
014
La Carte du Cœur
Acteur : Paul • Comédie romantique
1998
Cinéma
1998
Cinéma
015
Haute Voltige
Acteur : Robert « Mac » MacDougal / Producteur • Thriller
1999
Cinéma
1999
Cinéma
016
Acteur : Allan Quatermain / Producteur • Fantastique
2003
Cinéma
2003
Cinéma
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