Darby O'Gill et les Farfadets

Darby O'Gill et les Farfadets
L'affiche du film
Titre original :
Darby O'Gill and the Little People
Production :
Walt Disney Productions
Date de sortie USA :
Le 26 juin 1959
Genre :
Fantastique
Réalisation :
Robert Stevenson
Musique :
Oliver Wallace
Durée :
90 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Garde-chasse fraîchement mis à la retraite, Darby O'Gill connaît bien les farfadets, petites créatures féeriques des collines. Bien décidé à s'emparer de leur trésor pour subvenir aux besoins de sa fille, il se doit d'affronter Brian, le souverain du Petit Royaume, s'il veut obtenir ses trois souhaits...

La critique

rédigée par
Publiée le 29 novembre 2020

Darby O'Gill et les Farfadets est une fable pleine de fantaisie et bourrée de trucages, particulièrement bluffants encore aujourd'hui, qui présente la singularité d'offrir l'un des tout premiers rôles à un jeune acteur débutant mais déjà prometteur en la personne de Sean Connery.

Darby O'Gill et les Farfadets est donc une ode à une créature du folklore irlandais : le Leprechaun. Ce petit humanoïde est souvent représenté sous la forme d'un vieil homme barbu âgé de 5 000 ans, doté d'une vigoureuse santé, d'une petite taille d'environ cinquante centimètres, toujours coiffé d'un chapeau et vêtu de vert. Il passe en outre son temps à fabriquer des chaussures, commettre des farces et compter ses pièces d'or qu'il conserve dans un chaudron caché au pied d'un arc-en-ciel. Si jamais il se fait capturer, il peut alors exaucer trois vœux en échange de sa libération. Le Leprechaun ne doit pas, par contre, être confondu avec le Farfadet, ce que fait allègrement la version et le titre français. Le Farfadet vient en effet, lui, du folklore français et même s'il possède beaucoup de points communs avec son congénère irlandais, il a tendance à être bien plus proche de la nature et surtout moins réfractaire aux humains. Le film, quant à lui, pour présenter le petit monde de ces créatures, propose de faire une adaptation lointaine des histoires de l'auteure britannique, d'origine irlandaise, Herminie Templeton Kavanagh. Née en 1861, elle est principalement connue pour ses deux livres sur les Leprechauns : Darby O'Gill and the Good People (1903) et Ashes of Old Wishes and Other Darby O'Gill Tales (1926).

Grâce à ses origines irlandaises de par son arrière grand-père, Walt Disney a découvert les Leprechauns alors qu'il était un petit garçon et qu'il vivait dans la ferme de ses parents à Marceline dans le Missouri. Certains membres de sa famille lui racontaient alors de jolies histoires, qu'il trouvait très convaincantes, sur les pouvoirs magiques de ces petits êtres et les tours qu'ils pouvaient jouer à certains humains lorsqu'ils étaient en colère. Au milieu des années 40, désormais devenu un grand producteur d'Hollywood, Walt Disney veut adapter les histoires de H.T. Kavanagh. Pour cela, il envoie en 1946 certains de ses artistes en Irlande pour recueillir des documents de recherche tandis que le Maître de l'Animation se rend lui-même sur l'île en décembre 1948, notamment pour préparer le film.

Walt Disney a particulièrement à cœur de faire aboutir le projet même s'il va beaucoup évoluer dans sa gestation, étant d'abord prévu pour être un long métrage d'animation puis un mélange "live" / animation pour finalement devenir un film entièrement à prises de vues réelles. En 1947, le créateur de Mickey embauche ainsi Lawrence Edward Watkin afin d'en écrire le scénario. Ce dernier propose donc un premier script pour le long-métrage qui se nomme alors The Little People, mais se voit finalement retoqué. L'artiste ne perd pourtant pas au change puisque ce faux-départ marque tout de même une longue carrière au sein des studios durant toutes les années 50, travaillant notamment sur L'Île au Trésor (1950), L'Infernale Poursuite (1956) ou Rebelle de la Prairie (1958). Pendant ce temps, l'opus sur les Leprechauns est chaque fois repoussé ; Walt Disney exigeant qu'il soit comme il l'entend. Le producteur le laisse donc de côté, passant à d'autres sujets, le temps que les idées se décantent. Finalement, le projet est relancé en 1956, toujours avec Lawrence Edward Watkin au scénario tandis qu'il rentre en production en 1958 avec son titre américain définitif, Darby O'Gill and the Little People.

Pour réaliser Darby O'Gill et les Farfadets, Walt Disney fait appel à un réalisateur confirmé, Robert Stevenson, avec qui il a déjà travaillé puisqu'il a déjà mis en scène deux longs-métrages Disney, Johnny Tremain (1957) et le classique Fidèle Vagabond (1957) ainsi que trois épisodes de la série Zorro. Né le 31 mars 1905 à Buxton en Angleterre, il étudie les sciences et la psychologie à l'Université de Cambridge mais une mission de recherche impliquant des cinéphiles l'inspire à poursuivre une carrière cinématographique. Il débute en tant que scénariste puis réalise son premier long-métrage, Happy Ever After, en 1932 en Allemagne puis son premier film britanique, Falling for You, en 1934. En 1939, il immigre vers Hollywood où il travaillera pour plusieurs studios dont 20th Century Studios pour lequel il tourne le film de cinéma Jane Eyre en 1943. Durant la première moitié des années 1950, il œuvre plutôt pour la télévision, avec notamment les téléfilms The Miracle on 34th Street (1955) et Broken Arrow (1956) pour l'émission d'anthologie The 20th Century-Fox Hour. Darby O'Gill et les Farfadets représente alors le premier grand film ambitieux qu'il signe pour les studios Disney, pour lesquels il travaillera jusqu'à la fin de sa carrière en tournant pas moins de dix-neuf long-métrages, dont de nombreux sont devenus des classiques du cinéma comme Mary Poppins (1964), L'Espion aux Pattes de Velours (1965), Un Amour de Coccinelle (1969) ou L'Apprentie Sorcière (1971).

Darby O'Gill et les Farfadets raconte donc principalement l'histoire d'un vieil homme, Darby O'Gill, qui préfère passer sa vie à raconter des fantaisies sur les Leprechauns au bar du village plutôt que d'accomplir son travail d'intendant du manoir d'un riche propriétaire souvent absent. Sauf que ce dernier s'en rend compte et envoie un jeune homme, Michael McBride, le remplacer, lui donnant quinze jours pour quitter les lieux. Le vieux Darby n'ose toutefois pas l'annoncer à sa fille Katie qui a toujours vécu dans cette maison même après la mort de sa mère. Un soir, le vieil homme capture le Roi des Leprechauns, Brian, et obtient trois vœux. Il va alors essayer de sauver sa place et surtout d'assurer le bonheur de sa fille. Le scénario du film est clairement ancré dans son époque, possédant un rythme et une morale typique des années 50. Ceci dit, il est pourtant impossible de ne pas apprécier le charme désuet de cette histoire simple en apparence mais d'une complexité cachée. Le long-métrage utilise par exemple à merveille le folklore irlandais, que cela soit les Leprechauns mais aussi la Banshee (connu en France plutôt sur le terme de la Faucheuse) ou le Cóiste Bodhar (le Fiacre de la Mort). Grâce à ces éléments de fantasy, il peut ainsi aborder de nombreux thèmes comme le mensonge, la manipulation, le sacrifice et bien sûr la mort. Sur ce dernier point, la fin du film constitue d'ailleurs, à l'époque, l'une des scènes les plus effrayantes d'un long-métrage à prises de vues réelles Disney. Et la chose est encore plus étonnante pour le spectateur quand elle arrive puisque la majorité de l'opus avait été, jusqu'à cette séquence, globalement légère. Cette tension lors de la conclusion apporte vraiment beaucoup au récit, permettant ainsi au public de trembler pour les personnages tout en terminant l'histoire de façon impressionnante.

Tout Darby O'Gill et les Farfadets repose ainsi sur son personnage principal, Darby O'Gill. Walt Disney, durant la longue gestation du film, avait d'abord en tête l'acteur irlandais Barry Fitzgerald pour le premier rôle. Ce dernier étant malheureusement à la retraite depuis longtemps lors du démarrage du tournage, il se tourne finalement vers Albert Sharpe (Le Portrait de Jennie), également irlandais, après l'avoir vu jouer dans la pièce Finian’s Rainbow à Broadway. L'acteur propose ici une interprétation du vieil homme vraiment intéressante. Ainsi, ce qui détonne beaucoup avec le personnage de Darby est son statut de bon vieux bougre bien qu'il soit un peu fou et bourré de défauts. Il est ainsi flemmard, affabulateur, menteur et manipulateur. Mais, il est aussi jovial, joyeux, optimiste et possède un amour infini pour sa fille. Au final, toutes ses actions sont réalisées pour la rendre heureuse, la protéger et lui permettre d'avoir une vie décente. À la fin, quand il se rend compte que tous ses stratagèmes ont provoqué justement ce qu'il voulait éviter, il n'hésite pas une seconde à faire le plus grand sacrifice possible. À ce moment là, Darby montre sa vraie grandeur d'âme, celle-là même que le Roi Brian a toujours vu en lui malgré ses fourberies.

Le jeune régisseur Michael McBride est, pour sa part, interprété par un acteur écossais débutant, Sean Connery. Il fait ici ses premier pas dans un film américain alors que sa carrière en Angleterre a vraiment du mal à décoller, ne jouant que des petits rôles au cinéma et à la télévision depuis sa participation non créditée en 1954 dans Voyage en Birmanie. Dans Darby O'Gill et les Farfadets il est tout simplement charmant dans le personnage du jeune homme sérieux et honnête laissant au vieux Darby le temps qu'il faut pour annoncer la nouvelle de son renvoi à sa fille. Son flirt avec elle est également touchant, agissant en vrai gentleman. Si ce film sera sa seule et unique participation au label Disney, il aura une place importante dans sa carrière. En effet, grâce à lui, Sean Connery attire l’attention de Dana Broccoli, la femme du producteur Albert R. Broccoli qui auditionne à l’époque afin de trouver l’interprète de son prochain héros, l’espion anglais James Bond.

La fille de Darby O'Gill, Katie, est jouée par l'actrice anglaise Janet Munro qui fait elle aussi ses premiers pas à Hollywood. Grâce à Darby O'Gill et les Farfadets, elle obtient un contrat avec les studios Disney et apparaîtra dans deux autres films, Le Troisième Homme sur la Montagne (1959) et Les Robinsons des Mers du Sud (1960), mais aussi le téléfilm The Horsemasters (1961). Son personnage est ici celui d'une jeune fille adorable qui aime passionnément son père. Elle tombe également sous le charme du beau Michael. Mais quand elle découvre de façon impromptue qu'il est là pour prendre la place de son paternel, elle se renferme, reprochant au jeune homme de lui avoir caché ses intentions alors qu'il essayait justement de la ménager à la demande de Darby. Katie est ainsi la raison de vivre de son père qui va se révéler quand, par ses manœuvres, il mettra la vie de sa fille en danger.
Enfin, parmi les autres acteurs du casting, il sera remarqué Jimmy O'Dea dans le rôle du malicieux Roi Brian ; Estelle Winwood dans celui de la veuve Sugrue, manipulatrice et envieuse ; Kieron Moore dans celui de Pony Sugrue, une brute sans morale.

Bien que la majorité du casting soit irlandais, Walt Disney décide de tourner le film à Hollywood : dans ses studios mais également dans des ranchs à travers la Californie. Il prend ainsi une direction différente de ses précédents films "anglais" comme L'Île au Trésor, Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons, La Rose et l'Épée ou Échec au Roi qu'il avait tournés au Royaume-Uni au début des années 50. Ainsi, le village fictif de Rathcullen, comprenant une église paroissiale et une croix celtique sur la place du village, a été érigé sur le terrain arrière du studio Disney. Les superbes matte paintings du talentueux Peter Ellenshaw transforme avec brio les décors en une vision romantique de l'île d'émeraude à l'atmosphère purement gaélique. De plus, un bâtiment de tournage, le Stage 4, est spécialement créé afin d'y construire la caverne des Leprechauns : l'un des décors les plus grands et les plus élaborés jamais créés pour un film hollywoodien à l'époque, éclairés par de nombreux bancs de lumières. Il s'y trouvait notamment la salle du trône du Roi Brian ainsi que des accessoires surdimensionnés tels qu'une épée, un bol de punch et un pot rempli de pièces d'or.

Il faut dire que la plus grande réussite de Darby O'Gill et les Farfadets tient à ses effets spéciaux, bluffants pour l'époque et qui ont particulièrement bien vieilli, restant toujours convaincants aujourd'hui. Les matte paintings sont bien sûr merveilleux mais le joyaux du film est sûrement la scène où Darby se retrouve dans la caverne des Leprechauns et discute avec les créatures, puis joue du violon pour le Roi Brian. L'illusion est parfaite ainsi que totalement réaliste tandis que les trucages ne se remarquent absolument pas. Il s'agit véritablement d'un travail d'orfèvre de la part de l'équipe d'effets spéciaux dirigée par Ellenshaw. Pour parvenir à ce résultat incroyable, ils utilisent le principe de la « perspective forcée ». Comme la caméra n'a qu'un seul œil, l'objectif ne distingue pas la vraie distance entre les objets. Albert Sharpe et les joueurs de farfadets étant tous de taille moyenne, l'équipe d'effets a donc conçu des décors spéciaux sur lesquels Sharpe était positionné sur un plateau de taille normale plus proche de la caméra - même si à l'écran, il était vu comme le plus éloigné - pendant que les acteurs qui jouaient les Leprechauns étaient eux simultanément sur un plateau surdimensionné quatre fois plus loin de la caméra - même si à l'écran les personnages se tenaient côte à côte. La distance entre les deux plans a ensuite été déterminée mathématiquement pour que l'échelle soit parfaite. Darby donne ainsi l'impression de jouer à côté des petites créatures dansant une gigue irlandaise endiablée. Enfin, les scènes de la Banshee et du Cóiste Bodhar sont aussi incroyables, très en avance sur leur temps, donnant l'impression d'avoir été réalisées plutôt dans les années 80 que dans les années 50. Pour arriver à ce rendu translucide et fantasmagorique, la prise de vue de l'original a d'abord été faite en noir et blanc sur un fond noir, puis lors de l'impression du négatif, les images ont été agrandies et maintenues floues.

La musique de Darby O'Gill et les Farfadets est écrite par Oliver Wallace. Arrivé chez Disney en 1936, il est l'un des compositeurs maison ayant offert près de deux cents partitions pour les œuvres des studios de Mickey allant des cartoons aux films d'animation en passant par les films à prises de vues réelles ; et ce jusqu'à sa mort en 1963. Son travail est récompensé par ses pairs quand il gagne l'Oscar de la Meilleur Musique pour Dumbo (1941) mais également quand il est nommé pour l'Oscar de la Meilleur Musique pour Victory Through Air Power (1943), Cendrillon (1950), Alice au Pays des Merveilles (1951) et Le Grand Désert Blanc (1958). Ici, il propose une mélodie parfaite avec de petits airs purement irlandais, notamment quand Darby joue du violon aux Leprechauns. Deux chansons, toutes deux composées par Oliver Wallace et écrites par Lawrence E. Watkin, sont aussi proposées dans le film. La première, The Wishing Song, est celle qu'interprètent Darby et le Roi Brian en buvant de l'eau de vie. La seconde est Pretty Irish Girl, qui revient trois fois dans le film, une première fois chantée par Sean Connery lui-même, puis par Janet Munro, et enfin par les deux en duo à la fin. Cette dernière a droit à deux sorties en 45 tours, d'abord la version du film avec les deux acteurs puis une reprise avec Ruby Murray et Brendan O'Dowda.

Lors de la promotion de Darby O'Gill et les Farfadets, Walt Disney oriente sa campagne sur le fait que les Leprechauns existent vraiment. Pour s'en convaincre, il suffit de lire l'ouverture du film qui commence par cette phrase « My thanks to King Brian of Knocknasheega and his Leprechauns, whose gracious co-operation made this picture possible. Walt Disney » qui se traduit en français « Merci au Roi Brian de Knocknasheega et ses Farfadets dont la participation a permis la réalisation de ce film. Walt Disney ». D'ailleurs, il va aller encore plus loin dans son désir de présenter les petits hommes comme réels. Dans son émission d'anthologie Walt Disney Presents, il propose l'épisode I Captured the King of the Leprechauns, diffusé le 29 mai 1959, où le téléspectateur voit Walt Disney partir en Irlande afin de convaincre les Leprechauns de tourner dans son film "irlandais". Il offre ici une fiction promotionnelle vraiment amusante où il joue, en plus, son propre rôle.


Ressorties de 1969 et 1977

Darby O'Gill et les Farfadets sort le 24 juin 1959 sous des critiques plutôt positives. Il a droit à une avant-première à Dublin, le 24 juin 1959 tandis que la première américaine a lieu au sein du Grauman's Chinese Theatre à Hollywood, une première pour un film Disney. Malheureusement, si la presse est conquise, le public boude le film. Par rapport aux longs-métrage du studios sortis en 1959, il fait ainsi plus de moitié moins que le film d'animation La Belle au Bois Dormant et surtout plus de quatre fois moins que le film à prises de vues réelles Quelle Vie de Chien ! qui avait pourtant coûté à peine un million de dollars de budget. C'est l'une des raisons qui fera que Walt Disney dans les années 60 privilégiera les petites comédies peu onéreuses à produire mais qui plaisent au public par rapport aux projets plus ambitieux avec effets spéciaux certes beaux mais plus risqués. Cela n'empêchera pas Darby O'Gill et les Farfadets de ressortir au cinéma en 1969 et en 1977 ; il rapportera d'ailleurs presque autant en 1969 que lors de son premier passage sur grand écran. En France, le film sort en catimini dans quelques salles en province en version originale sous-titrée au début des années 60 mais il faut attendre sa sortie en vidéo à la fin des années 80 pour avoir un doublage français qui comporte tout de même de grands noms comme Philippe Dumat pour Darby O'Gill et Roger Carel pour le Roi Brian.

Darby O'Gill et les Farfadets est un film plein de charme porté par des personnages hauts en couleur. Il possède surtout des effets spéciaux de toute beauté, qui n'ont pas pris une ride malgré le poids des ans et qui ont fait rentrer le film au panthéon des Grands Classiques de Walt Disney.

L'équipe du film

1930 • 2020
Acteur
1901 • 1966
Producteur

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