Charles Mintz encourage Walt Disney à renforcer la présence de gags dans ses
productions et à leurs attribuer des titres plus courts pour en faciliter le
marketing. Ce dernier suit avec soin les conseils du distributeur et
conservera d'ailleurs cette habitude pour le reste de sa carrière. Alice
Plays the Piper inaugure ainsi la nouvelle politique des noms en
devenant Alice the Piper. Les
Alice Comedies empruntent, quant à eux, la voie de
l'humour tandis que les Oswald et les premiers Mickey Mouse suivront plus
tard le même chemin de drôlerie.

Alice the Piper est donc un cartoon plein de vie. La scène
d'introduction est, en effet, non seulement totalement animée mais regorge
aussi de gags et de personnages. Oubliée la restriction budgétaire d'Alice and
the Dog Catcher ! Les souris sont venues en nombre et s'éclatent dans le
palais du roi de Hamelin. Arrivent alors Alice et Julius bien décidés à
emporter la récompense offerte pour se débarrasser des nuisibles. Il
s'ensuit des scènes plus succulentes les unes que les autres, à commencer
celle du bal des souris.
Très inventif au point de vue de son animation, Alice the Piper se
révèle au final fort sympathique.