Avec la signature, fin décembre 1924, d'un nouveau contrat entre Charles
Mintz et Walt Disney, la série des
Alice Comedies repart sous les meilleurs
auspices. La commande porte, en effet, sur dix-huit épisodes alors même que
la première saison n'en comportait que douze. En revanche, un effort sur les
coûts de production est exigé. Walt Disney décide donc de rogner sur les
frais engendrés par la partie "live". Première économie notable, il cherche
à convaincre les parents de la jeune Virginia Davis (qu'il a déjà fait
déménager de Kansas City pour Hollywood en l'échange d'un salaire mensuel)
de renoncer à une augmentation en acceptant le principe d'un paiement des
jours de tournages (soit 18 au total). Devant leurs trop grandes réticences,
Walt Disney se résout à changer d'actrice.

Alice Gets Stung est donc la dernière participation de
Virginia Davis à la série. Bien qu'il soit le premier court-métrage de la
deuxième saison des
Alice Comedies, il a ainsi un petit air d'au revoir. Son
histoire peut, en effet, être vue comme un clin d'œil appuyé au départ de
l'actrice : Alice, coupable d'embêter des ours, est punie par eux. Si la jeune fille tire
sa révérence, son compagnon à quatre patte animé, le chat noir, prend lui,
au contraire, de l'importance : il occupe, il est vrai, une bonne part du
court métrage. Cette situation va d'ailleurs aller grandissante au fur et à
mesure du déroulement de la deuxième saison.