La Cigale et la Fourmi

La Cigale et la Fourmi
L'affiche
Titre original :
The Grasshopper and the Ants
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 10 février 1934
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Wilfred Jackson
Musique :
Leigh Harline
Durée :
8 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

La Cigale, ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Elle alla crier famine chez la Fourmi sa voisine...

La critique

rédigée par
Publiée le 06 janvier 2017

La Cigale et la Fourmi est une adaptation de la fameuse fable d'Ésope et de Jean de La Fontaine.

Les fables d’Ésope désignent un ensemble de fables en prose attribuées à Ésope, un écrivain grec qui a vécu de la fin du VIIème siècle au début du VIème siècle avant Jésus Christ. Ses récits mettent en scène des animaux et se terminent sur une morale. Parmi les plus célèbres, il peut être cité Le Corbeau et le Renard, Le Lièvre et la Tortue ou La Cigale et la Fourmi. En France, l'auteur qui popularisa le plus ces histoires est sans conteste Jean de la Fontaine. Le poète français est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry et mort le 13 avril 1695 à Paris. Ses Fables constituent la principale œuvre poétique de la période classique et sont à la base de sa renommée. Le talent de La Fontaine est en effet d'avoir su donner une haute valeur à un genre qui jusque là n’avait aucune reconnaissance littéraire. Son brillant maniement des vers et la visée morale de ses textes font que les Fables de La Fontaine sont depuis considérées comme l'un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature française.

La Cigale et la Fourmi est donc une nouvelle adaptation dans la série des Silly Symphonies d'un classique de la littérature enfantine. Toutefois, par rapport à la fable originale, certains détails - et pas des moindres - sont modifiés. D'abord, la Cigale se change en sauterelle, du moins en anglais puisque le français conserve le terme de cigale. En outre, ce n'est plus une Fourmi qui est rencontrée mais toute une colonie. Pour le reste, rien ne change. La Cigale chante et danse en plein été et se moque des pauvres fourmis qui travaillent sans relâche. Quand vient l'hiver, il se retrouve démuni tandis que les insectes laborieux sont au chaud et savourent leur festin. Le cartoon se termine alors de façon plus positive et altruiste que la fable puisque la Reine des fourmis décide d'héberger et de secourir la pauvre Cigale à la seule condition qu'elle égaye les longues soirées d'hiver de sa musique.

L'animation de La Cigale et la Fourmi est superbe avec notamment une personnification des personnages juste parfaite. Il faut ici noter la séquence où la Cigale marche dans la neige complètement frigorifiée, due, en particulier, à Art Babbit connu notamment pour avoir animé la Reine Grimhilde de Blanche Neige et les Sept Nains. Mais au delà de son animation stricto sensus, la prouesse de la scène vient surtout de l'utilisation intelligente des couleurs. La bonne idée est, en effet d'utiliser les tons de bleus pour illustrer l'état de froid du personnage. Si, à l'époque contemporaine, l'astuce n'a rien de révolutionnaire, en 1934, elle est totalement innovante. L'utilisation de la Technicolor par Disney ne remontait, il est vrai, qu'à à peine deux ans, avec Des Arbres et des Fleurs. Les artistes ont alors tout à inventer avec elle...

L'autre atout de La Cigale et la Fourmi est assurément sa bande son, à commencer par la voix si reconnaissable de Pinto Colvig, connu principalement pour être la voix officielle de Dingo. En 1934, le personnage est encore totalement secondaire. Il s'appelle d'ailleurs toujours Dippy Dawg et ne dispose même pas de son nom anglais et définitif, Goofy. L'artiste peut donc se permettre d'apporter sa voix à divers personnages d'un cartoon à l'autre. Côté chanson, Leigh Harline compose un air sur des paroles de Larry Morey qui devient vite célèbre.The World Owes Me a Living n'aura certes pas l'impact de Qui a peur du Grand Méchant Loup ? des (Les) Trois Petits Cochons mais il se crée un jolie place dans la filmographie de Disney et même au delà. La chanson sera, en effet, réutilisée, notamment en version instrumentale, pour accompagner une sauterelle qui passe dans Le Jardin de Mickey, un cartoon de Mickey Mouse de 1935. Dans Mickey Patine, toujours en 1935, Dingo va également se mettre à la fredonner au point que son refrain deviendra peu à peu la ritournelle non officielle du gaffeur maladroit sur le reste de sa carrière. En dehors des studios Disney, The World Owes Me a Living est interprétée à plusieurs reprises, à commencer par Shirley Temple dans son film C'est Pour Toujours en 1934.

La Cigale et la Fourmi est un classique des studios Disney que les spectateurs conservent en mémoire et ont toujours plaisir à voir et à revoir.

L'équipe du film

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