Dingo Architecte

Dingo Architecte
L'affiche
Titre original :
Home Made Home
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 23 mars 1951
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Kinney
Durée :
6 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Dingo rencontre des problèmes pour construire sa maison...

La critique

rédigée par
Publiée le 23 janvier 2019

Dingo Architecte suit Dingo en train de de construire sa maison tout seul. Naturellement, maladroit comme il est, rien ne va pas se passer comme prévu...

Si durant les années 40, le personnage de Dingo est principalement connu pour ses hilarantes démonstrations sportives dans les cartoons de type « How to… »., les années 50 vont être pour lui l'occasion de connaître une évolution notable. Dingo incarne en effet désormais l'américain moyen tandis que ses cartoons vont permettre aux studios Disney de décortiquer « l'american way of life » notamment via des parodies de la société de consommation ou des relations humaines. Preuves de leurs qualités et grandes finesses, ces moqueries de l'époque sonnent tellement justes, qu'elles n'ont toujours pas pris une ride, des décennies plus tard !

Dingo Architecte commence alors que Dingo s'affaire sur la structure en bois de sa future maison. Mais voilà, dès la première image, le spectateur prend conscience que le pauvre bougre se trouve du mauvaise côté de la planche qu'il est en train de scier, garantissant une belle chute avant qu'il ne se rend compte de sa bévue et se replace salutairement. Si Dingo s'en tire bien, les artistes Disney ne peuvent s'empêcher de lui jouer un tour pendable : le côté de la planche qui n'est pas censé se détacher étant celui qui s'effondre en premier ! Un deuxième gag se produit ensuite avec le plan d'architecte qui n'arrête pas de se replier le rendant difficilement lisible. Rien n'y fait : ni les poids posés sur lui, ni les clous le fixant au sol. Au contraire, la force de repli du plan est telle qu'il entraîne les planches du plancher et font tomber Dingo dans les fondations.

Les gags continuent avec l'utilisation d'un niveau par Dingo. Il est amusant de voir comment les artistes ont symbolisé la petite bille qui permet de savoir si un élément est droit. À l'intérieur de l'outil, le liquide où se balade le calot est symbolisé via une marée dans une mer se déchaînant si le niveau penche d'un côté ou de l'autre ; les animateurs allant jusqu'à y mettre des poissons ! S'en suit alors toute une séquence très amusante avec une vitre que Dingo va essayer de poser. Mais entre la peau de banane, le tuyau qui traîne sans compter que le carreau qui se meut tout seul dans la rainure de la fenêtre, c'est un véritable miracle qu'elle ne se brise pas plus tôt. Il sera ainsi particulièrement apprécié la scène où Dingo passe la raclette pour nettoyer une vite devenue imaginaire...

Finalement, il est temps de passer à la peinture. Mais là encore, le pistolet qu'utilise Dingo s'avère récalcitrant à l'emploi. La bombe à peinture bouge en effet comme un serpent notamment grâce au tuyau qui la relie à l'air comprimé. Le malheureux n'arrive ainsi pas à passer sa couleur tandis qu'à force de se débattre avec son pistolet forme un nuage de peinture recouvrant toute la pièce et parvenant finalement au résultat qu'il souhaitait...
Bon an, mal an, Dingo finit donc sa maison et il est temps d'inviter ses amis pour pendre la crémaillère : une fête qui aura pour conséquence de saccager totalement le nouveau logis !

Dingo Architecte est un condensé de toutes les bêtises que peuvent faire les bricoleurs du dimanche dont Dingo s'avère ici le parfait ambassadeur.

L'équipe du film

1901 • 1966
Producteur

L'édition vidéo

Le court-métrage est sorti, en DVD Zone 1, dans le volume L'Intégrale de Dingo de la collection des Walt Disney Treasures.

Poursuivre la visite

1939 • 2007

Les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.