Dingo Toréador

Dingo Toréador
L'affiche
Titre original :
For Whom the Bulls Toil
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 9 mai 1953
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Kinney
Musique :
Joseph S. Dubin
Durée :
8 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Au cours d'un voyage au Mexique, Dingo se fait enrôler par erreur comme matador...

La critique

rédigée par
Publiée le 30 juin 2021

Dingo Toréador est un amusant cartoon qui voit Dingo devenir une vedette mexicaine malgré lui.

Dingo Toréador est un court-métrage qui fait partir son héros en voyage au delà du Rio Grande. Dingo est ainsi un touriste américain qui se balade dans la campagne mexicaine. Certes, le cartoon propose quelques stéréotypes un peu dépassés mais ne le fait jamais dans une intention blessante, à l'image par exemple d'un habitant qui s'exclame « Ah Chihuahua ! », trait plutôt drôle dans le genre de la caricature inoffensive comme celle d'un Français portant un béret et une baguette sous le bras. Le court-métrage cherche par ailleurs à rendre hommage à la culture locale, avec notamment la musique, en faisant appel au musicien mexicain Rafael Mendez qui offre ici de magnifiques solos de trompette.

Comme son titre l'indique, Dingo Toréador fait aussi honneur à la corrida et aux toréadors. Il n'est donc pas question ici de parler des aspects négatifs et barbares de cette pratique mais plutôt de mettre en avant le courage des hommes la pratiquant. Nulle trace non plus de mises à mort : le toréador ayant uniquement le muleta, son fameux drap rouge, pour affronter le taureau. Le cartoon ne dénonce donc rien mais s'amuse avec les poncifs de la pratique. La drôlerie provient d'ailleurs de l'animation superbe et expressive. D'un point de vue visuel, le court-métrage est aussi clairement rehaussé par le design et les superbes décors de l'artiste Eyvind Earle, qui montre ici les prémices de son immense talent qui se révèlera dans les magnifiques peintures qu'il signera pour le film d'animation La Belle au Bois Dormant, cinq ans plus tard.

Le cartoon commence alors que Dingo se balade dans le désert mexicain dans sa Ford T quand un taureau se met en travers de sa route. Descendant de sa voiture pour essayer de l'éloigner, il ne se rend pas compte que les habitants alentours viennent assister au spectacle, sachant pertinemment qu'énerver un taureau est dangereux. Dingo n'est, lui, pas du tout au courant de ce détail et procède sans crainte. Il n'arrive pourtant pas à faire bouger le molosse jusqu'à ce qu'il sorte son mouchoir rouge pour essuyer sa sueur. Le taureau s'énerve aussitôt, à l'image de la légende urbaine qui veut que la couleur rouge rende agressif l'animal, et fonce sur Dingo. Le héros maladroit a alors une chance incroyable puisqu'il arrive à éviter toutes les attaques de la bête, et ce, sans s'en rendre compte. Il repart ainsi serein sans savoir qu'il a mis K.O. le taureau et qu'il a impressionné tout le voisinage.

Les nouvelles vont vite et Dingo est accueilli dans la ville suivante en héros. Les habitants le sortent de sa voiture et l'habillent tout de go en matador. D'ailleurs, les férus de clins d'œil s'amuseront à noter que les différentes couches de vêtements sont listées, en espagnol, rappelant ainsi la séquence El Gaucho Goofy dans le film Saludos Amigos. Ressemblant à un matador, Dingo est finalement envoyé dans l'arène où il trouve cette ambiance bien sympathique jusqu'à ce qu'il se rende compte que la foule en délire veut en réalité qu'il combatte un taureau. Il l'apprend d'ailleurs grâce à un journal qui tombe des gradins et dont le gros titre le présente comme un grand matador. Il tente alors de s'enfuir mais se trompe de porte et entre dans l'enclos du taureau. Le combat inégal peut alors commencer.

Le cartoon propose ainsi une course-poursuite délirante où le pauvre Dingo essaye d'échapper à la bête féroce. Il faut alors absolument profiter de l'animation des personnages, en particulier du taureau, qui rend cette séquence vraiment truculente. Il sera, par exemple, apprécié toutes les scènes avec le panneau de protection en bois qui sert alors de porte et offre de nombreux gags comme celui où Dingo sort d'un tas de terre comme s'il s'agissait d'une maisonnette. Finalement, le héros maladroit arrive à battre le taureau grâce à ses bretelles qui s'entortillent autour de l'animal tandis qu'il essaye de s'enfuir en voiture. L'élan le fait revenir sur le taureau, ce qui l'assomme définitivement. Une leçon est apprise : Dingo sait désormais qu'il doit montrer bien plus de respect envers les taureaux du pays s'il en rencontre sur son chemin.

Dingo Toréador est un cartoon à l'animation magnifique et aux situations particulièrement burlesques dans lequel Dingo brille de mille feux.

L'équipe du film

1916 • 2000
Artiste
1918 • 2015
Artiste d'Effets Visuels
1901 • 1966
Producteur

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