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Une Rencontre au Sommet
Avec Tim Burton et Eva Green

L'article

Publié le 27 mars 2019

Le 18 mars 2019, Chronique Disney a eu l’honneur d’être invité à la conférence de presse pour la sortie sur les écrans français de Dumbo le 27 mars 2019, en présence de son réalisateur Tim Burton qui a réalisé ou produit nombre de films pour les Studios Disney (L’Étrange Noël de Monsieur Jack, Ed Wood, Alice au Pays des Merveilles et Frankenweenie notamment), et de son actrice principale, Eva Green dans les salons de l’Hôtel Bristol.

Arrivés sous un tonnerre d’applaudissements, le metteur en scène et sa muse se prêtent avec humour une fois installés au jeu des questions des heureux invités qui ne boudent pas leur plaisir de partager ce moment privilégié avec eux.

Tim Burton évoque tout d'abord les raisons de son accord pour réaliser cette adaptation du film d’animation de 1941. Pour lui, Dumbo est une métaphore sur l’extraordinaire dans l’ordinaire mais fait aussi écho à son histoire personnelle, celle “d’un personnage un peu étrange qui n’a pas l’air de rentrer dans le moule, que l’on a du mal à définir”. Il s’amuse du fait que cette définition colle parfaitement à son histoire non linéaire avec les Studios Disney. Et comme toujours ce film est pour lui l’occasion de célébrer la beauté de la différence.

Puis Eva Green raconte qu’elle a vu Dumbo dans la petite enfance et que c’est une histoire qui l’a beaucoup touchée notamment sur le rapport mère/enfant mais aussi par son thème sur la différence et qui de mieux, dit-elle, que le réalisateur d'Edward aux mains d’argent pour lui donner vie avec toute la poésie et toute la magie qui le caractérise. Elle parle ensuite de ce tournage qui lui a permis de vaincre l'une de ses plus grandes peurs : l’acrophobie. Pour ce film, elle s’est, en effet, entraînée avec des acrobates et des trapézistes qui, à force de travail et de patience, lui ont appris à dépasser sa phobie des hauteurs pour avoir des scènes plus justes et extrêmement réalistes. Alors qu’elle ignorait qu’une actrice éponyme de son personnage Colette Marchant ait été nommée à l’Oscar du Meilleur Second Rôle en 1952 pour Moulin Rouge de John Huston, elle explique que pour composer son jeu elle s’est inspirée de plusieurs comédiennes glamour du cinéma muet ; son personnage ayant d’une certaine façon une destinée miroir à celle de l’éléphanteau, puisque enfermée dans la cage dorée qu’est Dreamland et rêvant d'autres choses.

Pour Tim Burton, l’inspiration pour son Dumbo est multiple : bien qu’il n’ait jamais lu la nouvelle d’Helen Aberson qui a permis d’élaborer le scénario originel, il s’est essentiellement basé sur le film d’animation. Pour lui, “les images et les idées que véhiculent les anciens films de Disney sont comme des fables.” Il loue surtout le magnifique travail visuel de l’oeuvre et notamment la palette de couleurs pastels utilisée. 
Dans un deuxième temps, il précise que cela a été “un film très étrange à faire, car malgré toute l'équipe formidable qu’il y avait sur place et le casting fantastique, il manquait toujours le personnage principal”. Il voulait à la fois créer un opus différent de l’original pour ne pas faire qu’une simple redite et en même temps rendre hommage à la magie et la simplicité du film qui l’avait tant marqué dans l’enfance tout en explorant une manière différente de le raconter.

Questionné sur une éventuelle volonté d’inclure une dimension militante notamment sur la captivité des animaux de cirque, le réalisateur raconte qu’il n’a jamais aimé les cirques, qu’enfant il était terrifié par les clowns et qu’il ne cautionne pas l'utilisation d’animaux pour l'exécution de numéros de dressage. Il concède malgré tout que le monde circassien est un formidable théâtre où se retrouvent de sublimes artistes saltimbanques et marginaux étranges. Et que ces gens originaux forment "une grande famille un peu dysfonctionnelle comme sur un plateau de tournage"  ! C’est aussi pour cette raison que c’est un univers qu’il a déjà mis en scène dans le passé notamment dans son film Big Fish, parce que c’est un lieu de tolérance où personne ne juge la différence. Pour répondre à la question sur la présence d’animaux captifs dans les cirques, il avoue qu’il approuve le fait que beaucoup de pays interdisent désormais la détention d'animaux sauvages pour cet usage et précise qu’hormis les chiens et les chevaux, tous les animaux présents à l’écran sont virtuels et pas uniquement les pachydermes.

Son actrice rajoute que contrairement à la faune qui peuple son film, tous les décors ou presque ont été construits réellement en plateau, y compris l'impressionnant parc d’attraction Dreamland. Et qu’y entrer pour la première lors du début du tournage a été comme pénétrer directement dans la vision créative et un peu folle du réalisateur. Manèges fonctionnels, figurants grimés et costumés, vrais acrobates, jazz band jouant en direct, elle décrit les conditions de tournage comme idéales, très proches certainement de celles que connaissaient les comédiens pendant l’âge d’or hollywoodien. Eva Green dont c’est la troisième collaboration avec Tim Burton (Dark Shadows, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers) vante aussi l’ambiance très agréable qui régnait sur le plateau car le réalisateur aime s’entourer souvent de la même équipe technique en engageant les mêmes comédiens (comme ici Michael Keaton ou Dany DeVito) conférant à ses tournages un côté "réunion de famille" très sécurisant pour ses participants récurrents. À la question de savoir si elle a hésité avant d’accepter de tourner une nouvelle fois pour l’extravagant réalisateur, elle répond enthousiaste : “Pas une seconde, on n’a jamais besoin de lire le scénario pour dire oui, avec Tim, on sait que l’on va interpréter un rôle que l’on n’a jamais joué auparavant et que l’on va aller visiter et explorer des univers extraordinaires où personne d’autre que lui ne pourra nous emmener.

Sur ces mots, la conférence de presse se termine, laissant une assemblée conquise par l’élégance simple d’Eva Green et admirative de la passion avec laquelle Tim Burton parle de son amour pour son petit héros. La salle se vide lentement, savourant jusqu’au dernier instant ce temps de partage unique dont chacun repart avec l’envie irrépressible de voir voler un éléphant.

Merci aux équipes de Disney France pour cette invitation à participer à ce moment de magie.

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