Battlefront : Twilight Company
La couverture
Titre original :
Battlefront : Twilight Company
Éditeur :
Pocket
Date de publication France :
Le 03 novembre 2015
Genre :
Science-fiction
Label :
Star Wars - Univers Officiel
Auteur(s) :
Alexander Freed
Autre(s) Date(s) de Publication :
Del Rey (US) : Le 3 novembre 2015
Nombre de pages :
528

Le synopsis

An 3 après la Bataille de Yavin (Univers Officiel)
L'Alliance Rebelle comprend certains escadrons d'infanterie qui ont pour mission de combattre sur le sol de différentes planètes, le joug de l'Empire et ses troupes plus nombreuses et mieux armées. L'un d'eux, le 61ème connu sous le nom de la Twilight Company, a mené bien de batailles mais celle qu'il s'apprête à livrer peut faire basculer l'issue de la guerre...

La critique

rédigée par
Publiée le 26 septembre 2018

Battlefront : Twilight Company est un calvaire. Il est de ces romans Star Wars de l'Univers Officiel comme Légendes dont il est difficile d'arriver au bout. La faute à des personnages creux, un scénario qui enchaîne les descriptions de batailles à n'en plus finir sans arriver à donner un intérêt à l'ensemble.

Ce roman est confié à Alexander Freed, un auteur surtout connu pour avoir été scénariste des arcs du comics Légendes The Old Republic : Le Sang de l'Empire dans les numéro #4 à #6 mais aussi Soleils Perdus dans les numéros #7 à #11. Il a également scénarisé le comics Légendes Le Poing du Tyran de La Purge des Jedi et publié trois nouvelles : une relevant de l'Univers Légendes (The Last Battle of Colonel Jace Malcom) et deux de l'Officiel (One Thousand Levels Down et La Fin de l'Histoire). En 2015, il signe aussi son premier roman, dans l'Univers Officiel, Battlefront : Twilight Company dont le récit adapte le jeu vidéo sorti la même année avant d'enchaîner en 2017 sur la novélisation de Rogue One : A Star Wars Story.

Son roman est donc basé sur le jeu vidéo Star Wars : Battlefront sorti le 17 novembre 2015 et édité par Electronic Arts. Il s'agit alors d'un reboot d'un jeu éponyme sorti en 2004 et édité par Pandemic Studios. L'opus consiste à mettre en scène des combats armés entre les forces de l'Empire et l'Alliance rebelle sur diverses planètes Tatooine, Hoth, la lune d'Endor, Sullust et Jakku. Il permet ainsi de faire le lien entre les films de la trilogie originale et le premier opus de la postlogie , Star Wars : Le Réveil de la Force, dont la sortie était prévue quelques semaines après la sortie du jeu.

Le roman souffre en réalité de son statut : être une adaptation d'un jeu de guerre ; l'auteur essayant en effet de rester proche de son ambiance violente, sombre et crasseuse. Malheureusement, ce qui marche à l'écran n'est pas forcément retranscrit sur papier. Le romancier inonde le livre de descriptions assez techniques sur les armes utilisées ou sur l'avancée des soldats rebelles dans les différents lieux de bataille. Dès lors, à moins d'être passionné de livre de guerre, ces pérégrinations deviennent vite insipides et répétitives. Le lecteur a ainsi du mal à avancer et tourne les pages un peu en vain ne retenant qu'une fraction de ce qu'il lit. C'est long, c'est lent et c'est ennuyeux...

Et pire, c'est surtout anecdotique ! Car l'un des problèmes de taille de Battlefront : Twilight Company est qu'il n'arrive pas à s'inscrire dans l'Univers Star Wars de façon satisfaisante. Ce sont de petites mains, des soldats de seconde zone, qui pour la plupart ne savent pas trop pourquoi ils se battent. Aucun personnage emblématique de la saga n'apparaît ainsi dans le roman, mis à part Dark Vador durant une dizaine de pages, et Nien Nunb, le rebelle de Sullust. En réalité, le seul passage plutôt intéressant est la bataille de Hoth narrée selon un autre point de vue, beaucoup moins palpitant même s'il ne reste qu'une parenthèse dans l'ennui général que suscite le livre. L'ensemble est convenu et manque de fil rouge. Il est difficile de savoir où l'auteur veut en venir et la conclusion, si elle est logique, ne fait que clore une énième et laborieuse bataille.

L'autre gros souci du roman est qu'il n'est jamais porté par des personnages charismatiques et attachants. Il y a, d'abord, un grand nombre d'intervenants secondaires dont beaucoup meurent au combat au point que le lecteur peine à retenir leurs noms, disparaissant de l'histoire aussi vite qu'ils y étaient rentrés, sans réel background.
Deux personnages ressortent tout du même du lot. Le premier est Hazram Namir, un sergent de la Twilight Company. Il est d'ailleurs censé être le héros du livre. Sauf que... il n'est jamais attachant ! Pourtant l'auteur essaye de mieux le présenter par rapport aux autres personnages grâce à quelques flash-backs sur son passé qui révèlent qu'il ne croit pas en grand chose. Difficile dès lors de s'accrocher à lui...
Le second est Everi Chalis, la gouverneur de Haidoral Prime, enlevée par les Rebelles, et qui va trahir l'Empire pour servir l'Alliance. C'est sûrement le personnage le plus intéressant du roman car, si elle non plus ne croit pas en grand chose, elle arrive à restituer une belle humanité ; son revirement d'un camp à l'autre donnant un réel intérêt à son parcours. Enfin, par rapport aux autres personnages du livre, elle n'est pas un soldat mais plutôt une politicienne et une artiste se démarquant clairement du reste du casting.

Battlefront : Twilight Company est un véritable calvaire à lire pour celui qui n'aime pas les romans de guerre. Répétitif et ennuyeux, le récit ne sait jamais se rendre intéressant, la faute à un scénario anecdotique se concentrant sur des détails insignifiants, le tout porté par des personnages insipides. Un ratage en bonne et due forme !

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