Fisk : Le Maire
Daredevil Legacy - Tome 1

Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire
La couverture
Éditeur :
Panini Comics
Date de publication France :
Le 08 novembre 2018
Genre :
Comics
Auteur(s) :
Charles Soule (scénariste)
Christos gage (scénariste)
Robbie Thompson (scénariste)
Stefano Landini (dessinateur)
Ron Garney (dessinateur)
Rod Reis (dessinateur)
Bill Sienkiewicz (couverture) 
Dan Mora (couvertures)
David Aja (couverture alternative)
Kwan Chang (couverture alternative)
Nombre de pages :
151

Le sommaire

• Introduction
• Marvel Legacy Primer Pages : Daredevil
• Daredevil Vol. 1 #595 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #596 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #597 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #598 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #599 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #600 (2018)
• Couvertures alternatives
• Les auteurs

La critique

rédigée par
Publiée le 19 avril 2019

Avec Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire, Charles Soule poursuit son long travail sur Matt Murdock et vient introduire dans la vie de l’homme sans peur un élément inattendu : Wilson Fisk, le Caïd, chef de la pègre new-yorkaise pendant des années et ennemi incontournable de Daredevil vient, en effet, d’être élu maire de New York ! Ce postulat pris, l’album s’enchaîne alors avec plaisir, sans être mémorable mais en proposant plusieurs pistes intéressantes.

Charles Soules, scénariste et ancien avocat (une condition bien pratique quand il s'agit d'écrire sur Matt Murdock), vient donc bouleverser une nouvelle fois la vie du justicier aveugle avec cet élément incongru de voir Fisk accéder au poste suprême de New York. En sortant Wilson Fisk de l’illégalité pour le placer sur la scène publique honorable (d’apparence du moins), Matt se voit confronté à un scénario cauchemardesque. Persuadé que l’élection du Caïd a été truquée, il tente donc de faire tomber le nouveau maire de la ville alors même qu'il ne peut pas, cette fois, compter sur ses poings pour s’en sortir. La situation s'aggrave encore quand, en parallèle, un criminel psychopathe aux aspirations artistiques meurtrières nommé Muse s’échappe de prison et compte bien régler un ancien contentieux avec un proche de Daredevil. Le programme est donc bien chargé pour Murdock tant le scénariste prend plaisir à rajouter régulièrement de nouvelles problématiques, qu'elles apparaissent dans la vie civile de Matt ou dans son activité en tant que Diable rouge. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, l'album prend le temps de proposer un bonus dans ses premières pages. Marvel Legacy Primer Pages : Daredevil fait en effet office d'introduction. Trois planches scénarisées par Robbie Thompson introduisent le personnage au lecteur et résument rapidement l'origine de Daredevil. 

Sans avoir la maitrise de Brian Michael Bendis ou la puissance d’Ed Brubaker, Charles Soules s’en sort décidément bien sur le titre de Daredevil. Il dépeint, il est vrai, un justicier moins accablé, un peu plus heureux également et qui fait face à la vie avec bien plus d’espoir, loin des épisodes dépressifs que les précédents scénaristes aimaient mettre en scène. L’auteur parvient surtout à rendre la relation entre Murdock et Fisk toujours aussi passionnante. Plusieurs scènes de dialogues sont ainsi prenantes à souhait. Fisk est à la mairie, en position de force, légitime si bien que Matt ne peut que se contenir. Des dialogues qui fonctionnent, aidés par l’aspect juridique et politique de la situation. Il faut dire que l'auteur est en terrain connu. Il privilégie ainsi l’aspect bureaucratique aux scènes dans la rue, sans pour autant les négliger. Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire n’est dès lors pas l’album le plus physique pour Matt Murdock : les scènes d’actions y sont finalement peu nombreuses mais bénéficient toutes d’un soin particulier. Course-poursuite dans New York, affrontement dans une épicerie de quartier, confrontation avec le maire… Des moments-clés qui se démarquent par une case particulière ou une phrase qui ressort du lot. Néanmoins, un sentiment paradoxal ressort de l’album. Si la lecture est agréable, elle ne reste pas en mémoire une fois le livre refermé. Charles Soules démarre, en effet, cette nouvelle histoire de façon intéressante mais échoue à proposer un vrai coup d’éclat pour en faire une aventure incontournable de Daredevil. Comme si l’auteur, après des années à écrire sur le personnage, commençait à tourner quelques peu en rond et ne faisait que temporiser des idées intéressantes le temps de retrouver un second souffle.

Du coté graphique, l’ensemble est satisfaisant sans être non plus, révolutionnaire. Les dessins sont signés Stefano Landini pour les numéros #595, #596 et #597 avant que celui-ci ne passe la main à Ron Garney pour le reste de l'album. Les deux artistes ont un style se complétant bien sur l'ensemble de l'histoire. Le changement n'est donc pas brutal et le lecteur se fait vite au coup de crayon différent. Les dessins sont ainsi réussis et permettent une belle plongée dans des lieux reconnaissables de New York. Les dessinateurs alternent avec délice entre planches complètes ou cases plus intimistes, offrant une lecture variée, rythmée et qui se suit bien. Les postures de Daredevil sont également souvent mises en valeur dans des scènes de toute beauté voyant le Diable de Hell’s Kitchen surplomber la ville. Du côté des visages, il est amusant de constater que Matt Murdock, sous la main de Stefano Landini a de plus en plus les traits de Charlie Cox, l’interprète de Daredevil dans la série live Marvel. Là aussi, le ton est plus coloré que lors des précédents runs consacrés à Daredevil. 

Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire présente une dernière particularité. Il contient l'issue #600 du titre Daredevil. Il y a eu de nombreuses numérotations au fil des années. En général lorsqu'une nouvelle équipe créative arrive sur le titre, Marvel en profite pour repartir au numéro #1. Mais à l'occasion du relaunch éditorial Marvel Legacy, la Maison des Idées est revenue à la numérotation originale afin de fêter en grandes pompes les numéros collectors (se traduisant principalement par un nombre de pages en plus et un prix plus élevé). Daredevil Vol. 1 atteint donc ici son issue #600, l'occasion pour Charles Soule de faire intervenir plusieurs héros emblématiques et d'écrire un bel affrontement entre Fisk et Daredevil. Agréable sans être exceptionnel pour un tel anniversaire. Comme le reste de l'album finalement. Il est néanmoins regrettable de voir Panini Comics repartir à nouveau au numéro 1 avec cette édition librairie alors que le run de Charles Soule continue. Les lecteurs désireux de suivre la série dans l'ordre doivent donc passer de l'album Daredevil - Tome 5 : Justice à ce Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire alors même qu'il n'y a pas de changement de scénariste, juste le lancement d'une nouvelle histoire ! L'album reste toutefois accessible pour un nouveau venu. Même s'il n'aura pas tous les éléments développés par Soule jusqu'ici, Panini offre, en effet, une (rapide) introduction permettant de prendre en cours de route la série.

En plaçant Wilson Fisk à la mairie de New York, Daredevil Legacy - Tome 1 : Fisk : Le Maire assure une lecture agréable. Les lecteurs du Diable Rouge le savent : la série est une valeur sûre pour Marvel qui a régulièrement frôlé des sommets d'écriture sur elle. Charles Soule ne les atteint certes pas mais sait proposer des pistes intéressantes et de beaux moments en compagnie de Matt Murdock, aidés dans sa tache par des dessinateurs talentueux. Décidément, même quand la série Daredevil n'est que bonne, elle reste au dessus de la plupart des autres titres !

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