Disneyland Railroad
Frontierland Depot

Disneyland Railroad - Frontierland Depot
L'affiche
Nom anglophone :
Euro Disneyland Railroad (1992-1994)
Disneyland Paris Railroad (1994-1995)
Disneyland Railroad
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992
Type d'attraction :
Train à vapeur
Durée :
20 minutes

Le synopsis

Les voyageurs sont appelés à s'installer confortablement dans l'un des trains à vapeur de la compagnie Disneyland Railroad et se laisser mener aux sons des cliquetis à la découverte des différentes contrées de Disneyland. Sur le chemin, ils pourront entrevoir des cow-boys, des pirates et peut-être un aperçu du futur. « All aboard! »

L'expérience

Alors que des attroupements se créent autour du manoir de la famille Ravenswood et près des Rivers of the Far West afin de contempler Big Thunder Mountain, quelques habitants, accompagnés de visiteurs d’un jour, empruntent Thunder Mesa Road pour rejoindre la sortie ouest de la ville minière. Plutôt que de s’arrêter à la salle des fêtes du Cowboy Cookout Barbecue, la petite troupe poursuit son chemin pour rejoindre le Frontierland Depot, un pittoresque bâtiment en bois faisant office de gare de la célèbre ligne Disneyland Limited.

Alors qu’une fumée blanche peut être aperçue par-dessus les arbres, un sifflet de train à vapeur prévient les passagers, comme les employés de la gare, de son arrivée imminente dans la bourgade du Far West. Les visiteurs sont alors invités à rejoindre le quai du Frontierland Depot en contournant le bureau du contrôleur. Sur ce dernier, ils peuvent consulter une dernière fois les heures d’arrivées et de départs des différents trains de la compagnie Disneyland Railroad. À l’intérieur de la salle, une série de coups retentit, signalant la réception d’un tout chaud télégramme. Finalement, le train fait irruption au loin et s’immobilise calmement à la hauteur d’un château d’eau. Alors que les passagers en descendent, le personnel s’approche, afin de remplir d’eau le réservoir de la locomotive fonctionnant à la vapeur et lui donner ainsi le carburant nécessaire à la suite de son périple.

Une fois les nouveaux venus installés dans les voitures, le chef de train fait retentir son sifflet et crie « Tous à bord ! ». Le train se met alors gentiment en branle et laisse derrière lui la ville des cow-boys. À peine la chaleur et le soleil du Far West quittés, voilà que le convoi se retrouve entouré d’une végétation luxuriante le coupant du monde. Au milieu des arbres et des plantes, des ruines surgissent soudainement à la vue des voyageurs : un ancien temple repose majestueusement à quelques mètres de là. Un peu plus loin, dans une clairière, un camp d’aventuriers a été monté. Une jeep beige et une tente, accompagnées de quelques caisses et d’une longue vue, ont d'ailleurs été délaissées par les hommes visiblement partis à l’aventure dans les ruines.

Soudain, l’entrée d’une grotte s'offre au train et à ses passagers. Tandis qu’un air de pirate bien connu retentit dans les voitures, le conducteur, sans peur, lance sa machine à l’intérieur de ce tunnel obscur. Quelques coups de canons se font alors entendre, des bruits de bataille aux sabres effraient certains passagers. Puis, en plongée, une nouvelle surprise les attend : assis sur un tas de pièce d’or, un squelette voit passer de courageux matelots autour de lui. Un certain Jack Sparrow, accompagné d’un perroquet, a d'ailleurs remplacé un vieux squelette et pris place sur cette montagne de trésors.

Finalement, avec bravoure, la petite équipe sort de la caverne et arrive directement en gare de Fantasyland. Tandis que des arbres bordent un côté de la voie, un bâtiment en brique rouge imposant sert de gare à cet arrêt. Une nouvelle fois, les voyageurs qui le désirent peuvent descendre, tandis que certains habitants de Fantasyland rejoignent l’équipée. Le train s’ébranle à nouveau : il est temps de s’envoler en musique et de découvrir ce nouveau monde.

Quelle vue s’offre alors aux passagers une fois le mur de brique disparu ! Au plus près d’eux un labyrinthe avec, en son centre, un château aux couleurs chatoyantes. Plus loin des éléphants prennent leur envol avec des passagers sur leur dos. Mais surtout, au loin, le château du royaume, celui de la Belle au Bois Dormant, se dessine derrière un carrousel. Pas le temps d’admirer beaucoup plus le pays que le train s’insère déjà sous des arches et circule juste devant un bâtiment multicolore, qui célèbre les enfants du monde entier : ‘‘it’s a small world’’. L’air entraînant propre à cette visite nautique se fait d'ailleurs entendre. Des arbres viennent ensuite obstruer la vue des passagers sur les quelques mètres les séparant du prochain arrêt, Discoveryland Station. Entre la végétation se découpe un bâtiment imposant en forme de cône, qui apparaît plus clairement lorsque le train s’arrête une nouvelle fois pour faire monter des passagers.

En attendant le départ, les visiteurs peuvent observer une contrée futuriste avec un vaisseau spatial à l’arrêt sur un bâtiment et quelques vaisseaux volant dans le lointain. Une fois reparti, le train fait alors le tour du bâtiment conique permettant de partir dans les étoiles, accompagné d’une ambiance sonore appelant au voyage. Des rangées d’arbres des deux côtés de la voie constituent alors les derniers moments du trajet ferroviaire avant l’entrée en gare, la principale de la ligne, celle de Main Street Station. L’imposant bâtiment est d'ailleurs construit en hauteur par rapport au reste de Main Street, U. S. A. offrant ainsi une vue imprenable aux passagers du train arrivant en gare. Alors que des gens passent sous les arches de la gare, d’autres évoluent sur Town Square, rejoignant les différents restaurants de la rue principale ou faisant flotter au vent leurs cerfs-volants.

Si la vue est saisissante, la gare en elle-même mérite le détour. Sur les vitraux situés de l’autre côté de la voie, des images des différentes contrées que le train traverse sont, en effet, illuminées par le soleil. Toujours sur l’autre quai, un orgue, avec des gravures de femmes en robe bleue, y est déposé. Sur les murs de la gare, les passagers peuvent entrevoir quelques avis liés à la gestion de la ligne, et notamment la mise en garde contre des attaques d’Indiens et de charges d’animaux.

Une fois les derniers passagers assis, le train se met en direction de son ultime arrêt, Frontierland Depot. Quelques mètres après avoir quitté la gare de la petite ville, le décor change, en effet, radicalement, tandis que le transport entre dans un tunnel. Majestueux, le Grand Canyon s’offre aux yeux des voyageurs conquis par ce monument de l’Ouest américain. Mais le train et ses passagers doivent être prudents, car, bordant les voies, des créatures surgissent des rochers et ne sont que peu habitués des intrus. Au milieu de quelques arbres, des cerfs regardent ainsi le convoi passer ou continuent de chercher de la nourriture. Plus loin, sur un rocher, c’est un puma qui menace de sauter sur ces touristes enquiquineurs. Si le danger est vite maîtrisé avec l’avancée du train, un nouveau danger surgit à l’horizon. Un ours, debout sur ses pattes arrières, est accaparé par une moufette installée dans un tronc et ne semble pas prendre conscience de la présence d’observateurs. Derrière, sur une branche d’arbre couchée, une autre moufette tourne le dos à l’ours. Le paysage se fait plus sombre, tandis qu’un orage se fait entendre dans le lointain. Sur un territoire plus désertique, un coyote hurle sous les éclairs zébrant le ciel. Quelques mètres plus loin, un nouveau troupeau de cerfs s’est perdu dans une végétation peu luxuriante.

Après ce court temps passé à contempler ces falaises mythiques américaines, les voyageurs se retrouvent face à une vue magnifique et saisissante. La petite ville de Thunder Mesa se présente alors dans toute sa splendeur avec le manoir des Ravenswood, situé un peu à l’extérieur des autres bâtiments. Lieu de résidence des trappeurs et des chercheurs d’or, la bourgade est constituée autour de l’imposante mine de Thunder Mesa et de son lac l’entourant. Sur les eaux, les passagers pourront peut-être apercevoir un bateau à aube, le Mark Twain ou le Molly Brown. Leur vue sera toutefois potentiellement entravée par quelques geysers relâchant leurs entrailles. Après ce somptueux tableau, le train ralentit et le conducteur annonce déjà l’entrée en gare de Frontierland Depot.

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 17 mars 2018

À l’extrémité de Frontierland, la gare de Frontierland Depot est précisément située à Cottonwood Creek Ranch, qui comprend Woody’s Roundup Village et The Chaparral Theater. Attraction mythique, le parcours scénique Disneyland Railroad a été construit dans tous les Resorts de Parcs à thèmes Disney, excepté Shanghai Disney Resort. Les premiers trains de voyageurs au sein des Parcs Disney sont ainsi apparus le 17 juillet 1955 à Disneyland. Quelques années plus tard, le 1er octobre 1971, ce sont les visiteurs du Resort floridien qui sont invités à faire le tour du Magic Kingdom sur rail. Le 15 avril 1983, Disney inaugure une nouvelle ligne ferroviaire, Western River Railroad, à Tokyo Disneyland, la première à ne pas faire le tour du Parc complet. Les Européens ne sont pas en reste : le Parc Disneyland, comme ses confrères américains, se voit, en effet, doté d’un tracé ferroviaire utilisé depuis le 12 avril 1992. Enfin, la dernière ligne à avoir été ouverte est celle de Hong Kong Disneyland, le 12 septembre 2005.

La présence de cette attraction dans quasiment tous les Resorts Disney qui permet de délimiter le territoire magique du monde de Mickey est liée à l’histoire d’amour qu’entretient Walt Disney avec le monde ferroviaire. Depuis son plus jeune âge, Walt est, il est vrai, passionné par les trains circulant à proximité de la ferme familiale à Marceline. Il appréciait d'ailleurs rencontrer son oncle Mike qui en conduisait certains. Quelques années plus tard, ayant déménagé à Kansas City, il est engagé comme vendeur de boissons et de friandises dans les trains de la compagnie locale. Sa passion pour le rail transparaît évidemment déjà dans certains des courts-métrages qu’il produit, comme La Locomotive de Mickey, ainsi que dans le long-métrage Dumbo, avec la présence de Casey Jr. Au sein de son bureau, Walt réalise aussi un rêve qu’il fait partager à ses visiteurs : une table sur laquelle repose un train électrique. Au contact de deux dessinateurs de son studio, Ward Kimball et Ollie Johnston, Walt construit ainsi son propre train à une échelle 1/8e, dont il nomme la locomotive Lilly Belle, en référence à sa femme Lilian. S’étendant sur près de 800 mètres dans le jardin familial, le circuit est une grande fierté pour lui qui aime faire des tours en s’asseyant dessus. Réfléchissant à la possibilité de créer un parc d’attractions, le papa de Mickey décide alors bien vite qu’il faut une attraction, comme celle dans son jardin mais à échelle humaine...

Lors de la constitution de Disneyland Park à Anaheim, Walt imagine donc un train à vapeur qui réaliserait un tour du Parc, traversant tous ses Lands pour donner une vision d’ensemble aux passagers. La gare de Main Street, U.S.A. est donc placée, selon le vœu de Walt, à l’entrée. Plus qu’un appel au voyage, le Disneyland Railroad a pour objectif d’immerger les visiteurs dans les histoires basées au sein du Parc. Les locomotives, au nombre de deux en 1955, puis quatre par la suite, sont des éléments essentiels, puisqu’elles permettent d’aider les passagers à s’imaginer un vrai voyage dans un train au tournant du XXème siècle. Le convoi passe ainsi, en 1955, par les différents Lands du Parc américain, s’arrêtant en gare de Main Street, U.S.A. et de Frontierland. La gare de Fantasyland est inaugurée une année plus tard et cède sa place à l’attraction "it's a small world" en 1966. En 1958, c’est la Tomorrowland Station qui vient s’ajouter aux péripéties du voyage ferroviaire. En 1962, la gare de Frontierland est déplacée pour être agrandie et prend le nom de New Orleans Square Station dès 1996. Enfin, en 1993, le Land Mickey’s Toontown se voit doté de sa propre gare.

Attraction mythique, le Disneyland Railroad californien a influencé les différentes versions du voyage en train construites dans les autres parcs, sans toutefois que celles-ci soient des copier-coller de l’originale. La version française de l’attraction dispose ainsi de quatre trains possédant des caractéristiques et des noms qui leur sont propres. Chaque locomotive sont des machines à vapeur de type "American Standard" de classe 4-4-0, possédant deux essieux sur un bogie porteur et deux essieux moteur. Le train numéro 1 s’appelle le W. F. Cody, du nom de baptême du célèbre Buffalo Bill, William Frederic Cody. La figure de Cody étant rattachée à l’image de l’ouest américain, il n’est pas surprenant que la locomotive comporte quelques références à ses contrées. Ainsi, la lanterne à l’avant de l’engin est décorée d’un élan et surmontée de bois de cerf. Derrière la locomotive, cinq voitures inspirées de celles construites par Cenver & Rio Grande Railroad, de couleurs or et vert, ont été nommées d’après des lieux de l’Ouest américain. La première voiture s'appelle ainsi Silverton, en référence à la ville de l’état du Colorado, qui fut un grand centre minier pour tous les chercheurs d’argent à la fin du XIXe siècle. La deuxième voiture porte le nom de la ville de Durango, aussi située dans l’État du Colorado, dont le développement est associé à celui de Silverton. C’est à Durango, qui signifie « ville d’eau », que le minerai était fondu. La troisième voiture se prénomme Wichita, du nom de la ville de l’État du Kansas, qui fut célèbre pour être devenue un centre de transport du bétail, grâce à l’arrivée du chemin de fer. La quatrième voiture prend l'appellation de Cheyenne, ville fondée dans le Wyoming par des hommes venus travailler sur l’Union Pacific Railroad. Le nom de Cheyenne se retrouve plusieurs fois dans le cadre du Resort parisien étant aussi celui de l'un des six Hôtels à thème du Resort. Enfin, la dernière voiture est nommée Denver, comme la ville du Colorado, théâtre de la ruée vers l’or du milieu du XIXe siècle. Toutes les voitures sont ainsi, par leurs appellations, fortement connotées au développement de l’Ouest américain.

La seconde locomotive reprend, elle le nom d’une cousine américaine, soit C. K. Holliday, provenant du fondateur de la ligne Santa Fe Railroad, Cyrus Kurtz Holliday. Fondé en 1859, ce chemin de fer permettait de relier la Nouvelle-Angleterre, basée sur la côte est des États-Unis, et la ville de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, soit au sud-ouest américain. Les différents noms des voitures portent ainsi ceux de lieux de villégiature se trouvant sur cette ligne. La première voiture prend le nom de Coney Island, qui devint un lieu de promenade, puis une réelle station touristique, avec hôtels et parcs d’attractions. La seconde voiture fait référence à la « Las Vegas de la côte est », Atlantic City, d’abord lieu de promenade, avant d’être une ville d’amusement, notamment à travers les casinos et une certaine liberté en lien avec l’alcool. Long Island, île proche de New York donnant son nom à la troisième voiture, est un lieu prisé des particuliers, qui y établissent résidence. La quatrième voiture s’appelle Niagara Falls, en référence à la ville du même nom dans l'État de New York abritant les célèbres Chutes du Niagara, qui attirèrent - et attirent toujours - beaucoup de touristes. Enfin, la dernière voiture s'appelle du nom de Chesapeake, une ville de l’État de Virginie.

La troisième locomotive a été nommée comme le premier président américain, George Washington. Elle est aussi appelée la locomotive "présidentielle", puisqu'elle ressemble à celles utilisées par les politiciens pour sillonner le pays lors de campagnes électorales. Les noms des voitures de ce train présidentiel seront donc liés à l’histoire personnelle de ce grand homme politique américain. La première voiture fait référence au Mount Vernon, où Washington avait une plantation agricole, une des plus riches de la région. Sur une note plus triste, c’est aussi à cet endroit qu’il mourut en 1799. La seconde voiture porte le nom de la ville de Boston, lieu d’un siège important au cours de la Guerre d’Indépendance. Lors de cette bataille, les armées américaines étaient menées par… George Washington bien sûr. La troisième voiture est nommée Philadelphia, qui fut la première capitale des États-Unis. George Washington y résida en tant que Président dans la President’s House. La quatrième voiture s'appelle Yorktown, une ville qui connut, elle aussi, une bataille lors de la Guerre d’Indépendance durant laquelle Washington dirigeait les troupes américaines aux côtés de celles - cocorico ! - françaises. Enfin, la cinquième et dernière voiture de ce train s’appelle Valley Forge, qui fut le lieu du campement du Général Washington et de son armée durant l’hiver 1777/1778.

La quatrième locomotive a été appelée Eureka, en référence au cri des mineurs californiens lors de la ruée vers l’or en 1848. Les noms des différentes voitures la suivant reprennent ainsi le nom de villes importantes californiennes. La première à donner le sien est San Francisco qui, de petit hameau, devint une ville d’importance grâce à la croissance démographique liée à la ruée vers l’or. La deuxième voiture s'appelle Los Angeles, dont les montagnes situées au nord de la ville contenaient de l’or. La troisième voiture est nommée comme la ville de Monterey, capitale de l’État de Californie entre 1777 et 1849, qui fut très prisée par les chercheurs d’or. La quatrième voiture se nomme San Diego, où des gisements d’or importants auraient été découverts et gardés secret par les franciscains. Enfin, la cinquième voiture fait référence à Sacramento, où l’or fut découvert pour la première fois et qui lança, en 1848, ce qui s'appelle depuis, la ruée vers l’or. Le nom de la locomotive pourrait aussi provenir du cri d’Archimède, Eurêka !, lors d'une de ses fameuses découvertes scientifiques.

Si tous les trains font référence à l’histoire des États-Unis, chaque Land du Parc Disneyland est aussi affilié à ces différents noms. Ainsi Main Street, U.S.A. pourrait être rattaché à C.K. Holliday et à George Washington. La naissance du train pour le premier aurait, selon la mythologie du Parc, permit le développement de la petite ville, tandis que la naissance des États-Unis se retrouve, notamment dans les arcades, à travers la représentation de la Statue de la Liberté. Fantasyland serait référencé par les deux mêmes personnages. Les voitures du C.K. Holliday portant le nom de lieux de villégiature, de lieux de fantaisies, pourraient faire référence à Fantasyland. Tandis que George Washington, de nationalité anglaise avant l’indépendance américaine, serait quant à lui relié à la gare de Fantasyland, qui se situe dans la partie anglaise du Land. Pour Frontierland, ce sont les trains Eureka et W.F. Cody qui les représenteraient. Les voitures de l’Eureka reprenant le thème de la ruée vers l’or illustrent ainsi parfaitement la thématique générale de ce Land, tandis que W.F. Cody, célèbre Buffalo Bill, est la représentation historique de cet Ouest américain. Les deux figures peuvent aussi être rattachées au monde de Discoveryland. Le nom Eureka pouvant faire référence à Archimède, le train illustrerait le thème de la découverte voulu par le Land du futur de Paris. En ce qui concerne W.F. Cody qui vint dans la capitale française en 1902, il se pourrait même qu’il ait croisé le célèbre Jules Verne en personne.

Sur la question du tracé du train, la version parisienne est parfaitement respectueuse des ambitions de Walt Disney pour ses trains à vapeurs. Sur plus de 2,2 km, le visiteur est en effet amené à traverser les quatre Lands et, potentiellement, s’arrêter à quatre gares sur le trajet. Si l’attraction a été ouverte lors de l’inauguration du Parc en 1992, plusieurs modifications, plus ou moins importantes, sont venues s’ajouter au tracé initial lors de l’année suivante. Tout d’abord, un chemin passant sous la voie des trains construit en 1993 permet aux visiteurs d’accéder à une nouvelle zone de Fantasyland, comprenant les attractions Casey Jr. – le Petit Train du Cirque et Le Pays des Contes de Fées. Et, quelques mois plus tôt, c’est la gare de Discoveryland qui fut ouverte en novembre 1992. Au cours des sept premiers mois d’exploitation de la ligne ferroviaire, les trains ne s’arrêtaient, il est vrai, que dans trois gares, soit celles de Main Street Station, Frontierland Depot et Fantasyland Station. Des changements plus continus, selon la saison ou l’année, ont régulièrement lieu sur la gare de Main Street Station. Le bâtiment se pare, en effet, d’habits différents pour fêter certaines fêtes, comme Halloween et Noël, mais aussi certains événements comme les différents anniversaires du Parc.

Située dans un endroit très reculé du Parc et qui est peu mis en valeur, depuis l’abandon de la ferme Critter Corral, Frontierland Depot souffre clairement d’un manque de visibilité. Toutefois, la gare offre certaines particularités intéressantes. Pour commencer, le terme « depot » vient remplacer, dans l’appellation de la gare de Frontierland, l’usuel « station » utilisé pour les trois autres Lands du Parc. Au départ, le « depot » désigne plutôt un entrepôt, un dépôt, dans lesquels les locomotives, à l’époque du Far-West, étaient rangées. Ces lieux sont progressivement devenus des gares, mais le terme est resté. Ce Frontierland Depot peut ainsi faire référence à de grandes gares américaines qui connaissent une telle évolution, telle que la Santa Fe Depot, gare de départ de la célèbre Atchison, Topeka and Santa Fe Railway.

Ensuite, le bureau de contrôleur, servant aussi, à l’époque du Far West, comme lieu de réception des télégrammes, est décoré de certains des derniers messages reçus. En passant près de lui, il est ainsi possible d’entendre la transmission d’un message en morse. Or, si ces coups peuvent sembler aléatoire, un véritable discours se cache derrière eux. Traduit, le message dit : « TO ALL WHO COME TO DISNEYLAND, WELCOME. HERE AGE RELIVES FOND MEMORIES OF THE PAST, AND HERE YOUTH MAY SAVOR THE CHALLENGE AND PROMISE OF THE FUTURE. » Cette phrase est célèbre dans l’univers des Parcs Disney, puisqu’elle est issue du discours de Walt Disney pour l’inauguration du Parc californien, le 17 juillet 1955. Elle peut aussi être admirée sur des plaques accrochées sur la gare de Main Street, U.S.A. à l’entrée du Parc. La présence de ce message permet de faire le lien entre Frontierland Depot et la Frontierland Station du Disneyland Park d'Anaheim, où les visiteurs peuvent entendre, en morse, les mêmes paroles du discours inaugural de Walt Disney. Cet écho à la station californienne est renforcée par la présence, dans les deux gares, d'un château d'eau pour alimenter les trains.

Reprenant certaines caractéristiques qui peuvent être retrouvées dans les autres versions de l’attraction, le Disneyland Railroad parisien contient quelques scènes inédites qui le rend unique. En sortie de la gare de Main Street, U.S.A., le train traverse le Grand Canyon Diorama, un long tunnel présentant la faune et la flore de ce monument naturel de l’ouest américain. Ce passage de l’attraction est inauguré le 31 mars 1958 dans la version californienne de l’attraction. Il s’inspire du court-métrage Grand Canyon, réalisé en 1959, et qui dépeint sur fond musical, les changements de saison au sein du mythique Grand Canyon. S’étendant sur 102 mètres de long entre les gares de Tomorrowland et Main Street U.S.A., il est, à l’époque, le plus long diorama du monde. À Paris, son installation est prévue dans les plans du Parc, dès les premières ébauches, ce qui permet de le situer dans un moment de la visite plus adapté, entre Main Street, U.S.A. et Frontierland. Disneyland Paris est dès lors le seul Parc à avoir reproduit ce passage : en effet, Tokyo Disneyland a, quant à lui, repris Primeval World qui est une section préhistorique du diorama, tandis que de tels tunnels sont absents des autres Resorts. La version française se démarque aussi de ses consœurs avec la présence d’une jeep liée à l’histoire de l’attraction Indiana Jones et le Temple du Péril, que le train vient dépasser, quelques mètres après la gare de Frontierland. Enfin, la traversée de la grotte de Pirates of the Caribbean, permettant d’avoir un aperçu de l’attraction, renvoie à une situation similaire présente à Anaheim : les trains passent ainsi à travers l’attraction Splash Mountain.

Pour accompagner le voyage des visiteurs, un fond sonore est audible tout au long du parcours, s'adaptant à chaque Land traversé. Ainsi, lorsque le train visite le Grand Canyon Diorama, c'est le thème "The Grand Canyon Suite" de Ferde Grofé qui peut être entendu. Une fois la ville de Thunder Mesa atteint, le thème du film Les Sept Mercenaires, composé par Elmer Bernstein, transporte les touristes dans le Far West. Il est à préciser que ce thème est récurrent à travers tout Frontierland. En quittant la gare, la musique "The Cavalcade and Maze" du spectacle La Légende de Buffalo Bill escorte les visiteurs vers leurs prochaines aventures. Lors de la traversée d'Adventureland, deux mélodies liées aux attractions que le train contourne se font entendre : tout d'abord celle du film Indiana Jones et le Temple Maudit pour illustrer la scène de la jeep faisant écho à l'attraction Indiana Jones et le Temple du Péril, ensuite c'est le célèbre air de l'attraction Pirates of the Caribbean qui retentit quand le convoi la traverse. La visite de Fantasyland se compose, quant à elle, de trois musiques distinctes. La première est le thème de Mary Poppins lorsque le train arrive dans la gare du Land. S'en suit, une fois que le voyage est de nouveau sur les rails, le thème instrumental de la chanson Tu T'Envoles du film Peter Pan. Cette mélodie peut aussi être reliée à l'attraction tirée du long-métrage d'animation, Peter Pan's Flight, située non loin de la gare. Enfin, c'est l'air entêtant de l'attraction "it's a small world" qui retentit lorsque le train circule juste devant le bâtiment coloré. Une fois ce monde féérique dépassé, le convoi approche de la gare de Discoveryland sur le thème de l'attraction Le Visionarium - Voyage à Travers le Temps, remplacée désormais par Buzz Lightyear Laser Blast. Ce thème musical accompagne le train tout au long de sa traversée du Land. À l'approche de la gare de Main Street, U.S.A., la chanson du film Mary Poppins, Le Beau Cerf-Volant, invite les visiteurs à descendre et à jouer dans les rues de la petite ville américaine.

Attraction mythique s’inscrivant dans la plus pure tradition des Parcs Disney à travers le monde, Disneyland Railroad est un passage obligé pour tout visiteur novice de ce lieu magique. Plus qu’un moyen de locomotion, les quatre trains à vapeur sont des supports de présentation de la riche histoire des États-Unis des XVIIIe et XIXe siècle tout comme celle du Parc Disneyland !

La disponibilité

Cette attraction est encore ouverte à Frontierland dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris.

D’autres versions existent au Disneyland Park (Disneyland Resort), au Magic Kingdom (Walt Disney World Resort), à Tokyo Disneyland (Tokyo Disney Resort) et à Hong Kong Disneyland (Hong Kong Disneyland Resort).

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