Born to Run
L'écran titre
Titre original :
Born to Run
Production :
Walt Disney Productions
Date de diffusion USA :
Le 25 mars 1979 (première partie)
Le 01 avril 1979 (deuxième partie)
Genre :
Sport
Date de sortie cinéma Angleterre :
Septembre 1977
Réalisation :
Don Chaffey
Musique :
Ron Goodwin
Durée :
90 minutes

Le synopsis

En 1911 en Australie, le jeune Teddy Boyd rêve de voir la ferme de son grand-père Matthew redevenir l'écurie de champion de course de chevaux qu'elle a été par le passé. L'arrivée d'un poulain exceptionnel lui redonne espoir et convainc son grand frère Doone de participer à une compétition dont le prix serait salutaire...

La critique

rédigée par
Publiée le 27 juillet 2020

Born to Run est un téléfilm diffusé en 1979 sur NBC dans l'émission hebdomadaire, nouvellement renommée, The Wonderful World of Disney et héritière du show d'ABC créé en 1954 par Walt Disney lui-même et intitulé Disneyland.

La réalisation de ce téléfilm est confiée à Don Chaffey, un prolixe vétéran des studios Disney aussi bien pour le grand écran (Bobby de Greyfriars, Les Trois Vies de Thomasina et Mais où est Donc Passé Mon Poney ?) que pour la petite lucarne (Le Prince et le Pauvre, L'Affaire du Cheval Sans Tête et Born to Run). Tourné en Australie - la deuxième fois pour le réalisateur après Mais où est Donc Passé Mon Poney ?, pour le cinéma à l'époque - il ne fait pas preuve d'une grande originalité. Il faut dire que, dans les années 70, les studios de Mickey sont dans une impasse créative où la différence entre une production télévisée ou une ayant la chance de passer sur le grand écran est minime. Les thèmes se ressemblent aussi beaucoup et les histoires de chevaux sont alors très nombreuses dans la filmographie durant la décennie en cours, aussi bien à la télévision (Justin Morgan Had a Horse) qu'au cinéma (The Littlest Horse Thieves).

Born to Run est donc une adaptation lointaine du roman américain The Boyds of Black River publié en 1953 par Walter D. Edmonds. Né le 15 juillet 1903 et mort le 24 janvier 1998, l'auteur est principalement connu pour ses récits historiques dont Drums Along the Mohawk (1938) qui a été adapté au cinéma sous le titre Sur la Piste des Mohawks (1939) avec Henry Fonda en tête d'affiche et John Ford derrière la caméra. Ici, peu du livre original est toutefois conservé puisque même sa localisation est transférée en Australie ; seules la caractéristique des personnages principaux et leur activité, éleveurs de chevaux de course, étant maintenues.

Born to Run se dévoile alors comme un téléfilm lambda où toutes les péripéties sont téléphonées ; et quand elles ne le sont pas, sont forcées. Le récit commence ainsi dans une période délicate pour la famille Boyd où elle a bien des difficultés à garder la tête hors de l'eau. Tandis que le grand-père est nostalgique de sa gloire d'antan et qu'il entraîne avec lui son jeune petit-fils Teddy dans ses rêves de réussite, le grand frère Doone essaye tant bien que mal de faire tourner la ferme même si cela revient à être un peu méprisant vis-à-vis des ambitions du reste de sa famille. Et bien sûr, un poulain fougueux va permettre à tout ce petit monde de remettre le pied à l'étrier et de se lancer dans une course à même de le sortir de la précarité. Autour, tout est bricolé pour donner une illusion d'enjeu et de suspense, comme le passage de l'incendie de la grange qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe...

Heureusement, Born to Run possède tout de même quelques bons moments et notamment les scènes avec la tante Marian Castle, la sœur du grand-père Matthew, bien plus aisée et, fait notable, la véritable propriétaire du poulain trouvé par la famille Boyd. Elle accepte finalement de leur prêter l'animal pour les aider à se sortir de leurs ennuis financiers. La séquence où le cheval détruit totalement la serre de la vieille dame est ainsi particulièrement amusante. Cette dernière se trouve souvent accompagnée de sa petite fille Cathy qui a le béguin pour son cousin éloigné Doone, créant ainsi une petite romance qui va adoucir le jeune homme. Mais le vrai regain d'intérêt du téléfilm vient de la course finale où trois adversaires vont se livrer une compétition sans merci : il y a d'abord Doone qui veut sauver sa ferme, McGinnis le créancier qui a récupéré l'hypothèque de la ferme des Doone et enfin Paul Sanford, un riche ami de Cathy. Le plus intéressant ici est de constater que l'honneur et l'honnêteté des participants ne sont pas forcément là où le spectateur croit qu'elles sont. Le méchant qui veut empêcher la famille Doone de gagner n'est ainsi pas le plus évident...

La particularité du casting est que tous les acteurs sont australiens.
Le jeune Robert Bettles qui joue Teddy Boyd avait ainsi déjà tenu le rôle principal dans le film Mais où est Donc Passé Mon Poney ?. Il campe ici un jeune garçon plein d'espoir et de vie et sait se rendre particulièrement attachant. Andrew McFarlane est quant à lui, Doone Boyd, un fermier qui a perdu sa joie de vivre et ne pense désormais qu'à une chose : travailler pour sauver la ferme familiale en gardant les pieds sur terre. Un peu froid et antipathique, il se réchauffe au contact de la jeune Cathy. Le grand-père, Matthew Boyd, est joué par Tom Farley. L'acteur apporte toute la chaleur nécessaire à celui qui croit jusqu'au bout dans ses chances et essaye de retrouver le prestige de ses jeunes années. C'est ainsi son optimiste à toute épreuve qui le rend particulièrement sympathique. Enfin, parmi le reste du casting, il sera également apprécié la tante Marian Castle (Mary Ward), la cousine Cathy Castle (Alexander Archdale), le notable McGinnis (Wyn Roberts) et le riche Paul Sanford (Kit Taylor).

Born to Run est un téléfilm assez anecdotique qui n'est ni très palpitant ni très original. Heureusement, certains personnages et certaines péripéties le sauvent de l'ennui total.

À noter :
Born to Run a eu droit à une sortie cinéma à l'international, en particulier en Angleterre où il débarque en salles en septembre 1977, en première partie d'une combinaison avec le film Les Aventures de Bernard et Bianca. Sa diffusion à la télévision américaine dans The Wonderful World of Disney aura lieu plus de vingt mois plus tard.

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1933 • 2019
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