Titre original :
The Omega Connection
The London Connection
Production :
Walt Disney Productions
Date de diffusion USA :
Le 18 mars 1979
Genre :
Espionnage
Date de sortie cinéma Angleterre :
Le 21 décembre 1979
Réalisation :
Robert Clouse
Musique :
John Cameron
Durée :
90 minutes

Le synopsis

Le jeune agent du gouvernement américain Luther Starling arrive à Londres pour passer des vacances avec son ami britannique, Roger Pike. Mais les deux jeunes hommes se retrouvent impliqués malgré eux dans une affaire d'enlèvement d'un scientifique d'Europe de l'Est, le professeur Buchinski...

La critique

rédigée par
Publiée le 30 mars 2021

London Connection est un téléfilm diffusé en 1979 sur NBC dans l'émission hebdomadaire, nouvellement renommée, The Wonderful World of Disney et héritière du show d'ABC créé en 1954 par Walt Disney lui-même et intitulé Disneyland.

Durant la guerre froide, les films et téléfilms d'espionnage étaient légion comme le prouvait d'ailleurs le succès de la franchise James Bond. Même si les productions des studios Disney se destinent à un public familial, ils s'autorisent de temps à autre à proposer des espions ou des agents secrets en herbe dans leurs fictions ou carrément mettre au point des longs-métrages sur le sujet mais en les calibrant bon enfant pour les adapter à un jeune public. Parmi eux, il peut ainsi être cité The Secret of Boyne Castle, un téléfilm en trois parties diffusé en 1969 avec le jeune Kurt Russell, alors égérie du studio de Mickey, dans le premier rôle. Moins emblématique, et plus problématique, Objectif Lotus, un film de cinéma sorti en 1975, voit Peter Ustinov, grimé en agent chinois caricatural, chercher à récupérer un microfilm caché par un agent britannique.

London Connection lorgne pour sa part du côté de James Bond, à la différence près que l'agent secret, Luther Starling, n'est pas britannique mais américain, et ensuite, qu'il est extrêmement jeune puisque seulement âgé de vingt ans, un positionnement idéal pour faire rêver le jeune public et lui permettre de s'identifier au personnage. Au delà de ces différences, le jeune homme possède toute la panoplie du parfait agent secret avec de nombreux gadgets comme la montre loupe à son poignet, le grappin et le passe-partout caché dans sa ceinture de pantalon, sans négliger un joli lot d'ustensiles à l'image des billes permettant de faire glisser son adversaire quand il les répand sur le sol. Mais le téléfilm ne se limite pas aux inventions technologiques fournies à l'agent gouvernemental. Son ami Roger Pike n'est, en effet, pas en reste. Féru de bricolage, il met ainsi en place un système d'écoute téléphonique chez sa tante qui va s'avérer bien utile quand les malfrats tenteront de les contacter. Enfin, il possède également une voiture particulièrement originale, un vieux modèle monté sur trois roues (deux à l'avant et une à l'arrière). Si le véhicule n'est pas des plus efficace pour les courses-poursuites ou le camouflage, il faut avouer qu'il donne style au duo, imitant là John Steed, dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

London Connection est, au delà de l'utilisation de ces gadgets assez gentillets, également un téléfilm d'action. Il propose pas moins qu'une succession de kidnappings, recherches d'indices, échanges de coups de feu et de courses-poursuites aussi bien à pied, en voiture, en moto et même en bateau à moteur sur la Tamise ! Alors bien sûr, le téléspectateur d'aujourd'hui trouvera que les deux jeunes gens s'en sortent souvent très facilement, toujours sans blessure, dans une naïveté typique des productions pour enfants des années 70. Et naturellement, tous, aussi bien les bandits que les héros, sont des tireurs assez médiocres n'atteignant jamais leur cible. En revanche, les courses-poursuites, aussi bien en moto qu'en bateau, valent le détour. Celles sur deux-roues sont notamment dignes d'un film de James Bond junior avec l'utilisation de fumigènes ou de missiles lancés depuis le véhicule. La course-poursuite en bateau est, pour sa part, le clou du téléfilm, servant de climax avant l'arrestation des bandits. Le slalom autour des gros chalutiers sur le fleuve londonien fait à coup sûr son petit effet.

Pour réaliser London Connection, les studios Disney font appel à un spécialiste des films d'action et d'aventure.
Robert Clouse, né le 6 mars 1928, débute ainsi sa carrière au début des années 60 mais se fait surtout remarquer pour le film sorti en 1973 par Warner Bros., Opération Dragon, où il met en scène Bruce Lee, révélant alors l'acteur au public occidental. Cinq ans plus tard, en 1978, il aide d'ailleurs à terminer le dernier film de Lee, pourtant décédé, Le Jeu de la Mort. Toujours autour des arts-martiaux, il tourne en 1980 Le Chinois avec un certain Jackie Chan, alors inconnu en dehors de l'Asie, et qui ne parlait pas un mot d'anglais. Avant cela, en 1979, London Connection marque donc sa toute première collaboration avec les studios Disney. Il réitèrera l'expérience l'année suivante, en 1980, avec le téléfilm The Kids Who Knew Too Much.

Côté casting, London Connection s'en sort plutôt bien.
Jeffrey Byron joue le personnage principal, Luther Starling. Le jeune agent secret est à la fois sympathique, classe et sûr de lui, ce qui le rend particulièrement attachant. Il est d'ailleurs la figure idéale pour que les jeunes téléspectateurs s'identifient à lui. À tel point d'ailleurs que la scène d'introduction, durant laquelle il pénètre chez un malfrat tel un cambrioleur pour voler des documents voulus par le gouvernement, a été coupée au Royaume-Uni tellement elle était bien trop crédible et précise ; les autorités trouvant que la séquence pouvait donner des envies aux enfants de la reproduire.
L'ami de Luther, Roger Pike, est interprété quant à lui par Larry Cedar dans ce qui constitue son premier rôle dans un long-métrage. Disney et Robert Clouse feront d'ailleurs une nouvelle fois appel à lui, l'année suivante, dans le téléfilm The Kids Who Knew Too Much. Le personnage de Larry est ici amusant sans pour autant être caricatural à outrance. En fait, il est le parfait acolyte du héros, un peu excentrique, féru de technologie, qui suit son ami agent secret à la fois en étant un peu froussard mais aussi avec beaucoup d'enthousiasme et de courage.
Parmi le reste du casting, il sera noté la participation de Roy Kinnear (Objectif Lotus, La Coccinelle à Monte-Carlo) dans le rôle de Bidley, un agent secret britannique qui a la fâcheuse manie d'emboutir une voiture chaque fois qu'il en prend le volant, ou encore Mona Washbourne qui campe la tante de Larry, ayant des problèmes de mémoire mais n'ayant absolument pas froid aux yeux, s'amusant même comme une folle lorsqu'elle est kidnappée à son tour par les malfrats afin de servir d'appât.

London Connection est, au final, un téléfilm qui ne brille pas par son scénario plutôt rocambolesque mais dont les scènes de courses-poursuites et d'action sont suffisamment bien réalisées pour faire passer un bon moment aux téléspectateurs.

À noter :
London Connection a eu droit à une sortie cinéma à l'international, en particulier en Angleterre où il débarque en salles le 21 décembre 1979, en première partie d'une combinaison avec la ressortie du film Les Aristochats. Pour l'occasion, le long-métrage voit son titre américain The Omega Connection modifié en The London Connection. Autre détail, il s'agira également du dernier téléfilm de l'émission d'anthologie Disney américaine à avoir droit à sortir sur grand écran en dehors des États-Unis.

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1933 • 2019
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