Les trois derniers cartoons des
Alice Comedies ont vu trois actrices différentes se
succéder dans le rôle de la fillette. Dans
Alice Gets Stung, Virginia Davis tient le rôle,
dans Alice Solves the Puzzle, Margie Gay, et dans
Alice's Egg Plant, Dawn O'Day.
La signature, fin décembre 1924, d'un nouveau contrat entre Charles Mintz et
Walt Disney fait repartir la série sous les meilleurs auspices. La commande
porte, en effet, sur dix-huit épisodes alors même que la première saison n'en
comportait que douze. En revanche, un effort sur les coûts de production est
exigé.
Walt Disney décide donc de rogner sur les frais engendrés par la partie "live".
Première économie notable, il cherche à convaincre les parents de la jeune
Virginia Davis (qu'il a déjà fait déménager de Kansas City pour Hollywood en
l'échange d'un salaire mensuel) de renoncer à une augmentation en acceptant le
principe d'un paiement des seuls jours de tournage (soit 18 au total). Devant
leurs trop grandes réticences, il se résout finalement à changer d'actrice. Il
embauche alors la jeune Dawn O'Day, déjà bien rodée aux exigences du métier.
Mais très vite, les conditions offertes par Walt Disney lui apparaissent
insuffisantes pour envisager une collaboration sur la durée. La fillette quitte
ainsi la série après une seule et unique participation,
Alice's Egg Plant. Entre temps, Walt Disney fait
donc appel à Margie Gay, une jeune fille dont il trouve vite la prestation peu
convaincante. Ni une, ni deux, après sa prestation dans Alice Solves the Puzzle,
il se résout à changer de nouveau de comédienne et rappelle, pour cela Margie Gay
qui sera, finalement, celle qui restera le plus grands
nombres d'épisodes. Elle sera remplacée en 1927, dans le cartoon
Alice's Circus Daze, par une quatrième et dernière actrice, Lois Hardwick.

Au-delà de son aspect historique, Alice Loses Out est un cartoon
franchement quelconque. Seule la grimace faite par Julius à Alice pour lui
signifier son agacement quant à ses ordres constitue, en effet, un moment
inédit. Jusqu'à lors, le chat n'a, il est vrai, jamais manifesté une quelconque
rébellion contre sa maitresse. Pour le reste, les situations ne sont guère
divertissantes et les gags tombent lamentablement à plats. Même les décors
pêchent par leurs mauvaises définitions.
Alice Loses Out est un cartoon qui décroche tout juste la mention
"passable".