Alice's Brown Derby, comme Alice Wins the
Derby avant lui, marque l'intérêt de Walt Disney pour les personnages
mécaniques. S'ils en restent ici au seul stade de faire-valoir, leurs
interventions seront bien plus développées dans la collection des
Oswald, le Lapin Chanceux.
The Mechanical Cow inaugure, en
effet, dans la série du cousin éloigné de Mickey, un thème qui reviendra souvent
et marquera ses aventures d'une véritable audace. Oswald se retrouve ainsi
confronté pour la première fois à un animal mécanique, personnage secondaire,
plein et entier, totalement animé. Incroyablement moderne, joli clin d'œil à la
science fiction, l'idée d'un compagnon artificiel (ici une vache) sera plusieurs
fois utilisée tout au long de la filmographie noir-et-blanc de Walt Disney,
notamment, notamment sous les traits d'un cheval. Son utilisation symbolise
parfaitement une époque où le progrès technique, dont l'industrie automobile est
alors le meilleur représentant, apparait continu et apte à révolutionner tous
les aspects de l'existence.

Au delà de cet aspect historique, Alice's Brown Derby voit le retour
de Pat Hibulaire (absent depuis déjà quelques cartoons). De nombreux gags
agrémentent bien sûr l’opus, reposant essentiellement sur Julius dont
l’ingéniosité parait sans bornes.