Dingo tente, avec beaucoup de mal, de faire décoller un aéroplane...
Pinto Colvig, la "voix" de Dingo, ayant quitté le studio de Mickey dès 1937, le
personnage perd, jusqu'au retour de son doubleur attitré, en 1941, ses vocalises
originales. Dans l'intervalle, Walt Disney tente plusieurs options pour faire
vivre, à l'écran, son "chien fou". Décidé à sauver coûte que coûte son gaffeur
attitré, il entend contourner la difficulté en le mettant en scène dans des
aventures narrées par une voix-off. La technique de la narration, qui permet au
personnage de rester aphone, est donc retenue. L'artiste John McLeish est ainsi
mis à contribution pour servir le récit, à la manière des documentaires
éducatifs. Toutes les péripéties de Dingo bénéficient désormais d'un contraste
saisissant entre leurs loufoqueries intrinsèques et leur présentation voulue la
plus sérieuse du monde. John McLeish, pensait d'ailleurs, à l'origine, avoir été
engagé pour une vraie série de documentaires. Se rendant compte de sa méprise,
il exprime à Walt Disney sa volonté de rectifier le tir en changeant de ton. Le
Maître de l'animation le convainc du contraire et insiste sur la force comique
de sa prestation. La série des "How to..." est née. Le court-métrage
Dingo Fait de l'Équitation, surprenant d'humour décapant, l'inaugure de façon
magistrale. RKO Pictures, le distributeur exclusif de Disney à l'époque, trouve
le cartoon tellement réussi qu'il décide de l'inclure dans le long-métrage,
Le Dragon
Récalcitrant, pensant qu'il toucherait de la sorte un plus
large public. Vrai premier de la série, il n'arrivera cependant sur les écrans
qu'après Le planeur de Dingo, le second opus.
Le planeur de Dingo est l'occasion de mettre le personnage dans
une situation inédite pour lui de pilote d'avion. Ses acrobaties peu
spectaculaires et ses décors minimalistes ne sont malheureusement pas à la
hauteur de l'enjeu. L'épisode n'est pas, en effet, et de loin, le plus drôle des
"How To...".