Moteurs... Action ! Stunt Show Spectacular
Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular présente Flash McQueen

Moteurs... Action ! Stunt Show Spectacular
L'affiche
Date d'ouverture :
Le 16 mars 2002
Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular présente Flash McQueen : Le 6 avril 2011.
Type d'attraction :
Spectacle de cascades
Durée :
45 minutes

Le synopsis

Il est temps d'assister au tournage de quelques scènes d’action de la dernière production des Walt Disney Studios, Moteurs… Action !

L'expérience

Dans l’attente de pouvoir pénétrer sur le plateau du film en cours de tournage, les visiteurs patientent à l’extérieur où ils peuvent déjà contempler les « stars » de la production, les voitures. Deux automobiles noires, conduites par les cascadeurs interprétant les méchants, et une rouge, celle du héros, sont, en effet, installées devant le plateau dans une position indiquant déjà l’esprit du film, celui d’un film d’action. Un peu plus loin, en longeant le garage du studio, les mêmes peuvent aussi observer les mécaniciens en train de réparer ou préparer les bolides pour le tournage.

Une fois les préparatifs effectués par les équipes techniques, les visiteurs sont invités à longer l’envers de certains décors utilisés dans la production cinématographique, via l’Impasse des Coulisses. Après s’être installés sur des gradins, ils prennent ainsi conscience de l’ampleur de la scène qui se présente à eux. Celle-ci illustre une place typique d’un petit village du sud de la France, portant le nom de Place du Spectacle, avec ses échoppes et habitations. Sur la gauche, la fromagerie Le Piège à Souris puis un pressing, nommé Le Coup de Torchon entouré d’un chapelier d’un côté et de l'autre, d’une Boulangerie de l’Ami. Un petit magasin vendant du papier à rouler à l'enseigne de J’ai du Bon Tabac vient en outre compléter ce premier ensemble de bâtiments. Au centre, ce sont deux cafés, le Fracas et le Glace, qui sont reconstitués. En haut de ces constructions de carton-pâte trône un écran géant à destination du public reçu tandis qu'à droite des deux cafés, la boucherie Oh La Vache !, donne sur la Rue de la Fleur. Enfin, toujours sur la droite, un magasin de vélos et cyclomoteurs, le Motomania, jouxte une brocante et un Café. Les visiteurs peuvent aussi apercevoir les décors derrière lesquels ils sont passés pour atteindre les gradins : l'un de l’Imprimerie du Quai et l'autre de l’Hôtel des Rêves. Dans un renfoncement, un joailler a même installé sa boutique en l'appelant "A l'heure". Pour finir, entre la place du village et les gradins, un canal est reconstitué et veut rappeler le bord de mer et un petit port de fret.

Mais les visiteurs n'ont pas vraiment le temps de profiter de ce cadre idyllique et apaisant ! Un motard fait, il est vrai, irruption sur la scène, en entrant par la gauche, depuis le Boulevard St Chastain. Voulant s’illustrer et chauffer l'assistance du jour, le casse-cou effectue plusieurs wheeling, une pratique consistant à rouler sur la roue arrière seulement. Sur sa moto, il effectue plusieurs figures, comme par exemple taper ses pieds l’un contre l’autre au-dessus du guidon. S’arrêtant au centre de la scène, il joue ensuite quelques instants avec le public en quémandant cris et applaudissements.

Alors que le motard effectue un nouveau wheeling, une jeune femme entre au fond de la scène équipée d’un micro : c’est la première assistante du tournage auquel va être témoin l’auditoire. Elle est là pour sélectionner quelques personnes du public qui seront des figurants dans une scène, mais aussi pour compléter son équipe en choisissant une personne qui conduira l'une des voitures du film. Un casting est ainsi rapidement organisé au sein des spectateurs et la première assistante trouve sans mal les personnes dont elle a besoin. Pendant ce temps, derrière elle, des membres des équipes techniques installent les éléments nécessaires pour la réalisation de la première séquence. Des barils d’essence sont ainsi répartis le long du canal, et un projecteur est déplacé en fond de scène. Alors que les préparatifs touchent à leur fin, une compilation est diffusée à l’écran, composée d’une multitude de scènes d’action de différents longs-métrages : Rock, Les Ailes de l’Enfer, Ennemi d’État, Speed, Ronin, 60 Secondes Chrono.

Finalement, deux membres importants de l’équipe, le réalisateur de la deuxième équipe, dans une voiturette de tournage (remplacée plus tard par une voiture de golf), et le coordinateur des cascades, arrivent et déclarent qu’ils sont quasiment prêts à tourner. Et… Action ! Une voiture rouge, celle du héros, entre par la gauche de la scène, poursuivie par une de couleur noire. Un ballet se met immédiatement en place, alors que le héros tente de quitter le village, malgré la présence des méchants qui s’y opposent. Poursuivi par des opposants qui lui tirent dessus, le malheureux est obligé de rouler en marche arrière à certains moments, faisant même un saut au-dessus de barils d’essence. Grâce à un missile qui divise la voiture d’un méchant en deux, il arrive finalement à s’enfuir. Durant toute la séquence, deux caméramans ne perdent pas une miette de l'action, l'un à bord d'une voiture travelling et l'autre perché sur un balcon. "Coupez !"

La première séquence, Le Ballet Voiture, dans la boite, c’est le moment pour les cascadeurs et les équipes techniques de se préparer pour la scène suivante. Le réalisateur propose ainsi au public de regarder les images filmées sur le grand écran. Alors qu’un marché est installé sur la place, tout comme deux camions, le réalisateur et le coordinateur des cascades dévoilent quelques trucs de tournage pour effectuer une scène pareille. Il y avait en effet dans la séquence auquel a assisté le public deux versions de la voiture du héros, une première légère pour réaliser le ballet, et une seconde, construite à l’envers permettant aux cascadeurs de la conduire comme un véhicule normal tout en donnant l'illusion d'une parfaite conduite en marche-arrière.

Après la découverte des techniques utilisées par les cascadeurs, une star des studios Disney gratifie le public de sa présence : Choupette, la voiture star de la série de films La Coccinelle. Sur l’écran géant  sont alors diffusées certaines séquences parmi les plus emblématiques de sa carrière : elle roule sur les Champs-Élysées, devant la tour Eiffel et sur les bords de Seine (La Coccinelle à Monte Carlo), sur les gratte-ciels et le Golden Gate Bridge de San Francisco (Le Nouvel Amour de Coccinelle), sur une plage et beau milieu d’une corrida (La Coccinelle à Mexico) et bien sûr, dans diverses courses (Un Amour de Coccinelle). Après la diffusion de quelques séquences de ses productions, Choupette part en direction des gradins pour se faire photographier. Perdant de l’adhérence, elle disparait de la vue des spectateurs tandis qu'un bruit d'accident se fait entendre. Lorsqu’elle réapparait, Choupette est alors coupée en deux et chacune de ses parties part des directions opposés de la scène sous les rires du public.*

Quelques années plus tard, la célèbre coccinelle cède sa place au vainqueur de la Piston Cup, le célèbre Flash McQueen. Sur l’écran géant, quelques images des films Cars – Quatre Roues et Cars 2 sont diffusées, avant que Martin, « comme Aston Martin mais sans le Aston », ne coupe la retransmission. Le célèbre agent secret prévient de la présence dans le studio d’un véhicule espion équipée d'une arme secrète. Pour le contrer, Flash McQueen descend d’un camion et se met en chasse. S’en suit une course poursuite entre les deux qui se termine avec l’explosion du méchant derrière un décor. Mission accomplie, McQueen ! Il est temps pour lui de rejoindre Radiator Springs.

Si les éléments de décors sont installés, le coordinateur demande à ce que des répétitions soient faites avant de tourner la scène. Une voiture noire longe ainsi un décor de marché en restant seulement sur ses deux roues de côté. L’essai se poursuit avec la même figure, mais cette fois exécutée par deux véhicules se suivant de près. Alors que ces derniers sont sur le côté, le rouge passe en trombe à côté d’elles. Les répétitions ayant convenu au réalisateur, la séquence, nommée Le Barrage des Méchants, est donc prête à être captée. "Action !" Trois voitures noires apparaissent de derrière un bâtiment et se mettent sur deux roues. Le véhicule du héros traverse, quant à lui, la remorque d’un des camions munie d’une rampe et saute la dizaine de mètres le séparant du second camion. Atterrissant sur le toit, la voiture roule sur la cabine du semi-remorque et amortit sa chute sur le sol grâce à un coussin d’air. "Coupez !"

C'est dans la boite ! Les réalisateurs passent en revue les images venant d'être tournées et démontrent combien l'ambiance d'une scène dépend de l'importance du montage et de l'habillage musical. Afin d'appuyer leur propos, ils diffusent les images de la cascade précédente sur la musique du Galop Infernal de Jacques Offenbach, célèbre pour son utilisation dans les spectacles de french-cancan. À l'évidence, l'association détonne...
Alors que la séquence suivante, La Poursuite à Moto** (simplifiée plus tard en La Poursuite Moto), est en préparation, le réalisateur et le coordinateur présentent une des voitures noires. Sur le plateau, les camions ont disparu et des échoppes de marché sont disposées à certains endroits. Les cascadeurs sont prêts, il ne manque plus que les figurants viendront faire donner vie aux étales. Les personnes choisies dans le public au début de la représentation prennent ainsi place à côté des décors et sont dirigés sur le plateau pour mimer la peur et traverser le marché en courant. Le tournage de la prochaine partie peut débuter. "Action !" Les méchants arrivent cette fois sur des motos, tandis que le héros, à pied cette fois-ci, entre dans un magasin de cyclomoteurs. Il en ressort sur une bécane en défonçant la vitrine du concessionnaire. Visé par un tireur d’élite posté sur le toit d’un bâtiment, le héros dégaine alors son arme, vise et touche le méchant. Ce dernier, vacillant sous l’impact de la balle, finit par tomber du bâtiment et atterrir sur un matelas, une dizaine de mètres plus bas. Poursuivi par des motards, le héros les amène en dehors de la scène quelques instants. Durant ce laps de temps, des membres de l’équipe technique récupèrent les déchets de la vitrine qui traînent encore sur le sol et sortent le tapis ayant récupéré le cascadeur. De retour sur le plateau, le héros est toujours poursuivi par les méchants qui sont à moto et en voiture. Les engins motorisés vont de gauche à droite de la scène effectuant des sauts grâce à des tremplins.

Ne pouvant fuir, le héros saute de sa moto en s’accrochant à un filet suspendu et monte sur un jet-ski*** se trouvant sur le canal. Il fait ainsi quelques allers retours, poursuivi par un méchant qui l'a imité mais finit rapidement à l'eau, offrant l'occasion au héros de rejoindre la terre ferme lors d'un dérapage sur la rive ; il se protège alors derrière des barils d’essence. À nouveau à pied, il sort ses armes et commence à faire feu en direction de ses assaillants qui lui répondent. Une balle perdue touchant un de ses barils, le feu se propage rapidement sur le bitume, créant des flammes impressionnantes. Lorsqu’un des motards lui fonce dessus, le héros lui tire dessus. Touché, l’homme chute de moto et glisse à travers un rideau de flammes, sa combinaison s'embrasant aussitôt. "Coupez !"

L’homme en feu court sur quelques mètres avant que des pompiers ne viennent éteindre les flammes sur le cascadeur et sur le sol. Alors que les décors sont déplacés, le coordinateur des cascades explique le truc de la combinaison en flammes : la pose d’un gel inflammable sur de nombreuses couches de vêtement. L'équipe diffuse alors les images du tournage des figurants qui rejoignent ensuite les gradins, ravis d'avoir participé à cette expérience. Pour la partie suivante, la personne choisie par la première assistante en début de spectacle prend les rênes d’un des véhicules, sans monter derrière le volant. À l’aide d’une télécommande, la nouvelle recrue de l’équipe fait, il est vrai, avancer une voiture sur la scène. Mais cette dernière semble tout-à-coup ne plus répondre à la télécommande et fait demi-tour, révélant un conducteur allongé sur une plate-forme le long d’un côté de la voiture.

Alors qu’un camion a été installé devant les deux cafés de la place, le réalisateur lance sur le grand écran le visionnage de la séquence captée par la première équipe de tournage (avec les acteurs principaux) à laquelle sont ajoutés les plans des cascades filmées aujourd’hui. La vidéo touche bien vite à sa fin quand aussitôt des flammes surgissent du canal devant les gradins. Cinq voitures noires reviennent ainsi sur la scène, la voiture rouge du héros sortant du premier étage du bâtiment face au public et traversant le toit d’un camion. Fonçant en direction des gradins, le véhicule saute par-dessus des barils d’essence qui explosent à la suite de son passage. Alors que les flammes disparaissent, les stars du spectacle, les cascadeurs viennent saluer une dernière fois l’assistance tandis que les figurants d'un jour voient leurs noms défiler sur l'écran principal.

* Dans la version originale de 2002, la séquence de Choupette avait lieu après la séquence de la voiture téléguidée par la personne choisie dans le public.
** Dans la version originale de 2002, cette séquence avait lieu tout de suite après les explications concernant la voiture inversée de la séquence Le Ballet Voiture.
*** La cascade en jet-ski ne sera présentée que durant les avant-premières mais, à l'ouverture officielle du 16 mars 2002, elle fut remplacée par une suite de sauts à moto effectuée par les méchants sur les rampes centrales, l'un d'eux étant touché par balle lors d'un tir du héros.

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 12 mars 2017

Le spectacle Moteurs... Action ! Stunt Show Spectacular, ou en français Moteurs… Action ! Spectacle de Cascades, accueille ses premiers visiteurs le jour de l’inauguration du Parc Walt Disney Studios, le 16 mars 2002, au sein de Backlot, le Lot mettant en avant certains éléments du monde du cinéma, comme les effets spéciaux, les décors et les plateaux de cascades. Prenant place dans la Stunt Arena, composée d’une scène et de gradins, le show est une pure création française – Cocorico ! – qui s’exporte en 2005 en Floride, à Walt Disney World Resort, dans le Parc Disney’s Hollywood Studios.

L’idée de créer un spectacle centré sur une profession du cinéma souvent sous-estimée, les cascadeurs, est dans les cartons de The Walt Disney Company pour l’établissement d’un second Parc à Marne-la-Vallée dès les premières discussions sur le projet. Malgré le report de la construction du Parc, dû à des problèmes économiques, les négociations autour du spectacle débutent aux alentours de 1997. Le projet est ainsi développé étroitement avec le légendaire Rémy Julienne, un coordinateur de cascades ayant travaillé sur les plus grands projets hollywoodiens.

Né le 17 avril 1930 à Cepoy en France, Rémy Julienne débute sa carrière dans le monde cinématographique en tant que cascadeur sur le film Fantômas en 1964. Rapidement, il conçoit des cascades pour plusieurs productions françaises, comme La Grande Vadrouille (distribuée par Disney aux États-Unis) ou Les Aventures de Rabbi Jacob. Grâce à ses premiers travaux, il est engagé pour gérer les cascades de six films de la série James Bond, dont Octopussy et GoldenEye et travaillera également sur le film Disney La Coccinelle à Monte Carlo. Considéré comme « le casse-cou du cinéma français », il est approché dans le courant des années 1990 par The Walt Disney Company pour concevoir l’attraction Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular. Le lien entre le spectacle et la famille Julienne ne s’arrête pas là. En effet, le fils de Rémy, Dominique, et son neveu travaillent eux aussi sur la création du spectacle. Le neveu de Rémy fut ainsi l'un des premiers cascadeurs du spectacle. Il est encore possible de le voir dans les images du film diffusées à la fin du spectacle, puisqu’il conduit la voiture du héros dans ces extraits.

Le lien entre l’espion anglais James Bond et le spectacle créé par Rémy Julienne ne s’arrête pas seulement au travail du cascadeur français. Un concept-art de l’entrée de l’attraction laisse en effet entendre que James Bond est clairement une inspiration. La série de films appartenant à Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), il aurait pu en effet être plausible qu’elle soit utilisée, Disney et MGM étant à l’époque associés notamment pour le Parc Disney-MGM Studios (devenu par la suite Disney’s Hollywood Studios) de Walt Disney World Resort. Lors des premières discussions à propos d’un second Parc à thème en France, l’idée des Imaginieurs était d'ailleurs de concevoir Disney-MGM Studios Europe. Cela dit, la saga James Bond n’a jamais été utilisée en Floride durant toutes ces années et ne semble donc pas faire partie du contrat initial ; Bond à Disneyland Paris n’a probablement jamais été envisagé sérieusement au-delà de l’inspiration qui se retrouve dans le spectacle final avec le héros agent secret et ses gadgets. Cela dit, Roger Moore, fameux interprète de James Bond, accompagnera Rémy Julienne sur le plateau de tournage du spectacle lors de son inauguration en 2002.

La Stunt Arena représente un village français du sud de la France, s’inspirant fortement de Villefranche-sur-Mer ; les plaques d’immatriculation des voitures portant d'ailleurs et, selon l'ancienne numérotation, le numéro 06 correspondant au département des Alpes-Maritimes situé dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les différents décors reconstituent donc des cafés, une boucherie, une boulangerie, une fromagerie, une teinturerie, un tabac et un hôtel, tous arborant logiquement une enseigne francophone. De l’autre côté du canal, les gradins permettent, quant à eux, d’accueillir 2 965 visiteurs par représentation, ce qui en fait la plus grande scène du Resort français.

Si le show se déroule bien dans la Stunt Arena, les visiteurs se voient auparavant proposer un avant-goût dans la file d’attente. Les bâtiments que longent les visiteurs sont, en effet, les réels ateliers de préparation et de réparation pour le spectacle de cascades. Il est ainsi possible d’apercevoir des mécaniciens travaillant sur des éléments des engins motorisés, construits spécialement pour ce spectacle. La star du show, la voiture du héros, est ainsi un modèle unique au monde conçu par les Imaginieurs Disney en collaboration avec Opel. Tous les véhicules du spectacle pèsent moitié moins qu’une voiture normale, en possédant toutefois plus du double de puissance. Afin de conduire ces bolides, Disneyland Paris a d'ailleurs recruté quarante-cinq pilotes issus de différents sports mécaniques.

Le spectacle est divisé en sept tableaux distincts, mélangeant moments d’action avec les cascadeurs démontrant leurs prouesses devant la foule et des séquences plus calmes où un membre de l’équipe explique les trucs et astuces de différentes cascades. En raison du temps d’installation nécessaire pour la séquence suivante, le show juxtapose alors des parties véritablement captivantes et des instants qui peuvent paraître plus longs. L’énergie du spectacle, comme l’intérêt du spectateur, est ainsi parfois coupée par des pauses contraintes qui ralentissent clairement le spectacle. La nécessité supplémentaire pour le spectacle, comme tous ceux du Resort, de devoir être présenté en deux langues instantanément (le français et l’anglais) en rajoute en outre sur la sensation de lenteur, notamment lors des explications que les membres de l’équipe du film donnent au public.

Les instants plus calmes du spectacle sont toutefois des moments propices pour rendre hommage aux courses-poursuites de plusieurs films mais à certaines des voitures qui ont fait le cinéma. Ainsi, le montage de scènes d’actions diffusé en début de représentation est composé de cascades provenant de différents films sortant de filiales Disney : de Touchstone Pictures (Les Ailes de l’Enfer, Ennemi d’État, 60 Secondes Chrono) et de Hollywood Pictures (Rock). Deux films non produits par Disney (Speed, Ronin) apparaissent aussi dans la compilation. Dans la suite du spectacle, la présence de Choupette fait bien entendu référence à la série des films Disney La Coccinelle. Cette star des studios apparaît au public entre 2002 et 2011, avant d’être remplacée par Flash McQueen et son acolyte Martin. Si des extraits des deux films Cars, dont le second est sorti en 2011, sont désormais diffusés à l’écran, l’introduction de ces deux Personnages Pixar dans le spectacle s’insère dans un événement plus important pour le Resort parisien : Le Festival des Moments Magiques, qui s’est tenu entre 2011 et 2012. À cette occasion, le Parc français annonce en effet l’arrivée de Flash McQueen dans le spectacle, suivant ainsi non seulement l’actualité cinématographique de la firme, mais aussi son homologue floridien dans lequel la voiture rouge au numéro 95 est déjà présente dans la version américaine du show. Cet apport influe sur le nom du spectacle qui évolue en Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular présente Flash McQueen à partir de 2011.

Ce changement de star pour l’« entracte » du spectacle n’est qu’un des nombreux changements que connait Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular tout au long de sa production. Depuis sa création sous la supervision de Rémy Julienne, plusieurs éléments marquants ont, en effet, été retirés pour différentes raisons. La scène importante et impressionnante du spectacle, celle de La Poursuite Moto se terminant avec des flammes, a ainsi été considérablement modifiée au fil des ans. La présence, par exemple, du jet-ski est un élément éphémère de la narration, puisque ce moment n'a été visible que dans les premiers mois suivant l’ouverture du Parc en 2002. Si l’engin a été ôté du tournage « direct », il apparaît néanmoins toujours lors de la diffusion du montage des scènes tournées devant le public. Privilégiant la sécurité, la présence de figurants est aussi l'un des éléments du spectacle qui a disparu le plus rapidement. Le plateau reste désormais entièrement vide lorsque les véhicules entrent en jeu. Dans la même optique, la chute d’un cascadeur d’un des toits après avoir été touché par une balle a aussi été coupée.

Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular est un show unique dans les Parcs Disney lors de son inauguration en 2002. Le spectacle est tellement bien perçu qu’il se voit transposé au Parc américain Disney’s Hollywood Studios en Floride avec la mention « Direct from Disney Studios Paris ». L’installation de cet hommage au monde des cascades s’intégrait d'ailleurs dans les célébrations du cinquantenaire du premier Parc Disney à Anaheim, et pour lesquels chaque Parc Disney à travers le monde devait intégrer une attraction en provenance d’un de ses confrères. Le show américain, reprenant la narration de la version française, est lancé le 5 mai 2005 sous le nom de Lights, Motors, Action! Extreme Stunt Show puis tire sa révérence le 2 avril 2016, après onze ans de bons et loyaux services. Ce sont les travaux pour la création d’un Land inspiré de Star Wars, qui est inauguré en 2019, qui ont raison de lui dans le Resort floridien. La version américaine proposait le spectacle avec certains effets disparus à Paris. Ainsi, lors des scènes d’action, un camion avec des caméramans se déplaçait dans le décor en faisant semblant de filmer les voitures. De même, les jet-skis restaient un élément essentiel et se voyaient intégrés dans la séquence « live » face au public, contrairement à la version parisienne. L’ordre des scènes était également différent, notamment avec l’ouverture du spectacle qui se faisait directement avec la séquence Le Ballet Voiture.

Dans un Parc célébrant le cinéma, Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular met en lumière de manière magistrale un monde souvent caché du septième art, celui des cascades et des cascadeurs. Bien que souffrant de quelques lenteurs dans sa narration, le spectacle reste une valeur sure du Parc Walt Disney Studios, avec des scènes d’action à couper le souffle et des effets pyrotechniques qui subjuguent le public.

La disponibilité

Moteurs… Action ! Stunt Show Spectacular est toujours disponible à Backlot dans le Parc Walt Disney Studios de Disneyland Paris. Une autre version a existé au Parc Disney's Hollywood Studios de Walt Disney World Resort.

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