GCB
L'affiche
Titre original :
GCB
Production :
ABC Studios
Date de sortie USA :
4 mars 2012 - 6 mai 2012
Genre :
Comédie dramatique
Création :
Robert Harling
Durée :
430 minutes
Disponibilité(s) aux États-Unis :

Liste et résumés des épisodes

1. Pilot
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 1
Date de Sortie USA : 4 mars 2012
Réalisé par : Alan Poul
Durée : 43 minutes
Amanda est de retour à Dallas et s'attire déjà les foudres de Carlene…
2. Hell Hath No Fury
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 2
Date de Sortie USA : 11 mars 2012
Réalisé par : Victor Nelli Jr.
Durée : 43 minutes
Amanda peut compter sur l'aide de sa mère pour redorer son blason...
3. Love Is Patient
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 3
Date de Sortie USA : 18 mars 2018
Réalisé par : Larry Shaw et Victor Nelli Jr.
Durée : 43 minutes
Amanda participe malgré elle au séminaire de Carlene pour les célibataires…
4. A Wolf In Sheep's Clothing
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 4
Date de Sortie USA : 25 mars 2012
Réalisé par : Bethany Rooney
Durée : 43 minutes
Amanda travaille sur un projet professionnel avec Cricket et son mari Blake…
5. Forbidden Fruit
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 5
Date de Sortie USA : 1er avril 2012
Réalisé par : Randy Zisk
Durée : 43 minutes
Amanda tombe sans le savoir sous le charme du petit frère de Carlene…
6. Turn The Other Cheek
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 6
Date de Sortie USA : 8 avril 2012
Réalisé par : James Hayman
Durée : 43 minutes
Amanda se retrouve demoiselle d'honneur aux 17 ans de mariage de Carlene…
7. Sex Is Divine
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 7
Date de Sortie USA : 8 avril 2012
Réalisé par : John Scott
Durée : 43 minutes
Amanda inspire le sermon frivole du pasteur qui met Sharon en émoi...
8. Pride Comes Before A Fall
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 8
Date de Sortie USA : 15 avril 2012
Réalisé par : Matt Shakman
Durée : 43 minutes
Amanda met en scène pour l'église le spectacle de lycée écrit par Heather…
9. Adam & Eve's Rib
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 9
Date de Sortie USA : 29 avril 2012
Réalisé par : Victor Nelli Jr.
Durée : 43 minutes
Amanda constitue la première équipe féminine du concours annuel de barbecue…
10. Revelation
Genre : Episode télé
Série : GCB
Saison 1 Épisode 10
Date de Sortie USA : 6 mai 2012
Réalisé par : Paul Holahan
Durée : 43 minutes
Amanda et les filles se rendent au Mexique pour le projet immobilier de Carlene…

La critique

Publiée le 14 mai 2019

Dallas, ton univers impitoyableGCB n’est autre que l’adaptation télévisée du roman à succès et semi-autobiographique Good Christian Bitches de la texane Kim Gatlin, publié en 2008. Créée par le scénariste Robert Harling pour ABC Studios, la tristement peu connue série GCB est composée de dix épisodes, diffusés entre le 4 mars et le 6 mai 2012 sur la chaîne ABC et en simultané au Canada sur CTV. Elle reste malheureusement inédite en France et dans les autres pays francophones.

Robert Harling naît le 12 novembre 1951 en Alabama. Diplômé en droit de l'université de la Nouvelle-Orléans, il préfère s'installer à New York pour devenir acteur. Quand sa sœur succombe à des complications dues au diabète en 1985, il écrit une nouvelle nommée Steel Magnolia et l'adapte sur les planches. La pièce rencontre alors un immense succès et l'apprenti écrivain transforme la nouvelle en scénario pour le cinéma. Potins de Femmes avec notamment Sally Field (Lincoln) et Julia Roberts (Pretty Woman) sort en 1989.
L'auteur continue son travail d'écriture pour le cinéma et signe le scénario - presque prémonitoire - de Soapdish en 1991, qui raconte les coulisses d'un soap-opéra et les déboires de ses acteurs avec encore une fois Sally Field, Carrie Fisher (Star Wars), Teri Hatcher (Desperate Housewives) et Robert Downey Jr. (du Marvel Cinematic Universe). Il rempile avec Le Club des Ex avec Diane Keaton (Le Père de la Mariée), Bette Midler (Hocus Pocus - Les Trois Sorcières) et Goldie Hawn (The One and Only, Genuine, Original, Family Band). L’Étoile du Soir (dont il est également réalisateur) en 1996 et Une Histoire de Coeur en 2004 complètent sa filmographie.
Très à l'aise avec les personnages féminins - à tendance fortement exubérantes - qu'il adore écrire et mettre en scène, il n'est donc pas étonnant que Robert Harling soit à l'origine de l’ovni qu’est GCB et de ses héroïnes aussi hautes en couleur les unes que les autres, puis participe à l’écriture de la série Telenovela diffusée durant la saison 2015/2016, mettant en scène la plus caliente des housewives en la personne d'Eva Longoria.

Produit par le fameux réalisateur, scénariste et producteur de séries télévisées Darren Star (Beverly Hills 90210, Melrose Place, Sex and the City), le projet voit donc le jour dès septembre 2010. Le 1er février suivant, un épisode pilote est commandé par les studios ABC. Le casting à la recherche des actrices parfaites pour incarner les personnages emblématiques du roman - dont la trame est ici reprise - peut alors commencer.
Ancienne garce et reine du lycée, le monde parfait d'Amanda Vaughn (interprétée par Leslie Bibb : Iron Man et Iron Man 2) s'écroule quand son mari périt dans un accident de voiture en fuyant le pays avec sa maîtresse et des millions de dollars volés. Ayant tout perdu, jusqu'à sa dignité, Amanda n'a pas d'autre choix que de retourner vivre chez sa mère, l'extravagante et envahissante Gigi (Annie Potts : les trois SOS Fantômes et la voix de la Bergère dans Toy Story et Toy Story 2), dans le Dallas puritain qu'elle a sciemment quitté. Mais son retour n’est pas le bienvenu. Ses anciennes camarades qui ont désormais réussi n'ont, en effet, jamais rien oublié des humiliations qu’elle leur a faites subir.
La plus rancunière de toutes, Carlene Cockburn (l’irrésistible Kristin Chenoweth : Pushing Daisies, GleeLa Fée Clochette, Descendants), est la femme la plus influente et manipulatrice de la communauté. Accompagnée de ses amies Sharon Peacham (Jennifer Aspen), ancienne reine de beauté désormais mangeuse compulsive, Cricket Caruth-Reilly (Miriam Shor), redoutable et impitoyable femme d’affaires, et Heather Cruz (Marisol Nichols : Riverdale), agent immobilier à succès mais encore célibataire, toutes refusent de penser que leur ancienne ennemie n'est plus la personne qu'elle était.

Le groupe ABC, ravi du pilote, commande dix épisodes en mai 2011 pour une diffusion lors de la saison 2011/2012. Mais le show n’est programmé qu’après la coupure hivernale. Se voulant digne héritier des incontournables ménagères de la série Desperate Housewives - qui n'est pourtant pas terminée et dont le clap de fin ne sera donné qu'en juin 2012 - et vendu comme tel, GCB est malheureusement controversé avant même ses débuts à la télévision.
Initialement nommée Good Christian Bitches comme l’œuvre dont elle est inspirée, la série qui n'existe pas encore crée la polémique. Le mot « Christian » (chrétienne) accolé à « Bitches » (garces), soulève bien entendu les foudres des associations catholiques qui craignent l'image donnée de leurs pratiquantes et de leur religion. Mais également des associations féministes qui regrettent l'image dégradante et vulgaire donnée de la femme. Kristin Chenoweth - chrétienne et femme avant tout - va même jusqu'à justifier sa présence au sein du show, précisant qu'elle ne participerait jamais à un projet visant à se moquer de sa propre foi.
Si la série est un temps rebaptisée Good Christian Belles au début de sa promotion pour éviter que les menaces de boycott de diffusion qui sévissent ne soient menées à exécution, les trois initiales communes aux deux projets de titre « G.C.B » sont finalement choisies avant la diffusion du premier épisode. Un nom volontairement neutre, quoi que sujet à plus libre interprétation... Les innocentes initiales trouvent leur place aux États-Unis. Le Danemark, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas et l’Australie optent eux pour le titre initial trash, tandis que l'Amérique latine retient le titre soft.

Sur le papier GCB a tout pour plaire - ou du moins attiser la curiosité - et toucher un nouveau public. Des personnages décalés, un cadre propice à la satire (le Texas reste toujours un État à part aux U.S.A.), des situations rocambolesques, un humour décapant et une ambiance kitschement soap. Les ostentatoires et rancunières femmes - pas toutes au foyer - aux maris et enfants insipides, sont, il est vrai, la parfaite occasion de dénoncer une richesse excessive, un contexte politique post-Bush corrosif (honte à celui qui faisait campagne pour Obama) et une dévotion religieuse douteuse. Le tout avec une légèreté fort appréciable et moins dramatique que d’accoutumée, comparée à d’autres séries.
À l’aube de multiples crêpages de chignons, le premier épisode rassemble 7,56 millions de curieux, dont l’enthousiasme augure de suite un petit succès pour la série. Peut-être trop rapidement ! Si le second épisode conserve 7,12 millions de téléspectateurs, les chiffres baissent et atteignent au plus bas les 4,43 millions d’habitués lors huitième épisode. L’audience remonte légèrement la semaine suivante, avant d’atteindre les 5,56 millions de fidèles qui assistent au dénouement du season finale qui amorce de nouvelles péripéties… mais s’avère être également le point d'orgue de GCB. Le manque concret d'une histoire de fond et d’une véritable intrigue - éléments incontournables pour une série de ce format - ainsi que des carences dans l'évolution des personnages pourtant intéressants - mais superficiels - ne permettent malheureusement pas de fidéliser le public et de lancer véritablement le show (avant même de le pérenniser), qui s’essouffle aussi vite qu’un feu de paille. Après dix épisodes seulement, GCB est officiellement annulée le 11 mai 2012.

Le casting parfait - principal atout de la série - ne sauve donc pas le triste destin du programme qui aurait pu connaître des jours heureux. Leslie Bibb capte l’attention et campe avec justesse la femme lambda prête à tout pour reprendre sa vie en main, sans pour autant se laisser faire. Son alter-égo Kristin Chenoweth, qui interprète toujours les Versets de la Bible selon la situation, incarne la mégère parfaite à qui le spectateur donnerait le bon Dieu sans confession… avant d’adorer la détester.
Il retiendra ainsi les multiples actes de foi de l’inimitable et irremplaçable Carlene Cockburn : sa bataille contre l’uniforme des serveuses du bar Boobylicious, sa fondation au profit des enfants qui ont quelque chose, son projet d’appartements chrétiens (et totalement illégaux), son chant de messe Jésus prend le volant dédié à Amanda (sachant très bien que son défunt mari a péri dans un accident de voiture à cause d’une petite gâterie de la part de sa passagère)… Et tant d’autres encore, pour servir avec dévotion le bien commun, ou le sien ! Si leur rivalité est la clé du show et s’avère une vraie réussite, les très bonnes Jennifer Aspen, Miriam Shor et Marisol Nichols ne sont pas en reste et complètent parfaitement le casting. Chacune est drôle à sa façon et s’avère même touchante quand les barrières tombent. La reine de beauté fanée craint pour son mariage. L’irréductible business woman entretient une relation sincère avec son mari qu’elle sait gay. L’éternelle célibataire attend toujours son cow-boy charmant. Annie Potts, enfin, mère et grand-mère excentrique aux bons mais particuliers conseils (comme le choix du vin parfait au petit-déjeuner ou l'arme idéale pour flatter la silhouette), offre des répliques cocasses.

Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour faire de GCB une œuvre réussie et originale : un western texan moderne aux anti-héroïnes armées d’une bonne répartie et parées de leurs indémodables chapeaux de cow-boy et armes à feu. Un dress-code obligatoire qui se marie parfaitement à leurs talons aiguilles et ongles manucurés. Dignes d’un vaudeville, certains moments, certaines confrontations et certaines répliques auraient pu devenir cultes. De même, lorsque Kristin Chenoweth donne de la voix pour le Seigneur… et le plus grand plaisir de ses admirateurs. Malgré cette tentative avortée bien trop rapidement, le dieu de la télévision aurait-il entendu les prières et entrevu la lumière à travers les pétitions des fans éplorés suite à l’arrêt précoce de la série ? Une rumeur de reboot, toujours produit par Darren Star, circule en effet depuis novembre 2018 pour la chaine CW… Peut-être une seconde chance et une seconde vie pour la série ! Mais tel Saint Thomas, il faudra le voir pour le croire.

Telle une étoile solitaire - fièrement américaine - il ne reste de la brillante mais filante GCB qu’une petite saison collector sympathique et délicieusement décalée. Dix épisodes, à découvrir ou à redécouvrir, qui aurait peut-être mérité un format court et plus dynamique (tel que l’offre l’excellentissime Cougar Town) pour la mettre en valeur. Un one-shot à regarder avec un véritable plaisir coupable mais sans rien en attendre, aux actrices qui s’amusent des clichés et aux personnages adorablement irrévérencieux. Comme le dit si bien Carlene, avec une sagesse presque biblique : « Les décolletés bien remplis font tenir les croix bien droites ».

Good Christian Belles ? Non. Good Christian Bitches assurément !

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