Good Trouble
Saison 1

Good Trouble - Saison 1
L'affiche
Titre original :
Good Trouble
Production :
Freeform
Date de diffusion USA :
8 janvier 2019 - 2 avril 2019
Genre :
Drame
Création :
Joanna Johnson
Peter Paige
Bradley Bredeweg
Musique :
Michael Brook
Durée :
554 minutes
Good Trouble - Autre(s) saison(s) :
Saison 01
Saison 02

Liste et résumés des épisodes

1. DTLA
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 1
Date de diffusion USA : 8 janvier 2019
Réalisé par : Jon M. Chu
Durée : 50 minutes
Callie et Mariana arrivent à Los Angeles pour démarrer une nouvelle vie…
2. The Coterie
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 2
Date de diffusion USA : 15 janvier 2019
Réalisé par : Peter Paige
Durée : 42 minutes
Mariana et Callie doivent assumer les conséquences d'une soirée bien arrosée…
3. Allies
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 3
Date de diffusion USA : 22 janvier 2019
Réalisé par : Laura Nisbet Peters
Durée : 42 minutes
L'affaire Jamal est dans tous les esprits…
4. Playing the Game
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 4
Date de diffusion USA : 29 janvier 2019
Réalisé par : Michael Medico
Durée : 42 minutes
Callie est invitée à déjeuner chez le juge Wilson…
5. Parental Guidance Suggested
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 5
Date de diffusion USA : 5 février 2019
Réalisé par : Bradley Bredeweg
Durée : 42 minutes
Stef et Lena rendent visite à leurs filles…
6. Imposter
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 6
Date de diffusion USA : 12 février 2019
Réalisé par : Geoff Haley
Durée : 42 minutes
Gael accepte d'aider sa sœur…
7. Swipe Right
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 7
Date de diffusion USA : 19 février 2019
Réalisé par : Troian Bellisario
Durée : 42 minutes
Mariana , Davia, Malika et Alice recourrent à une application de rencontres…
8. Byte Club
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 8
Date de diffusion USA : 26 février 2019
Réalisé par : Peter Paige
Durée : 42 minutes
Mariama essaye de combattre la mysogynie qui règne à Speckulate…
9. Willfull Blindness
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 9
Date de diffusion USA : 5 mars 2019
Réalisé par : Kelli Williams
Durée : 42 minutes
Alice est embêtée par les préparatifs du mariage de Sumi…
10. Re-Birthday
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 10
Date de diffusion USA : 12 mars 2019
Réalisé par : April Winney
Durée : 42 minutes
C'est l'anniversaire de Davia…
11. Less Than
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 11
Date de diffusion USA : 19 mars 2019
Réalisé par : Bradley Bredeweg
Durée : 42 minutes
Callie présente sa famille au juge Wilson…
12. Broken Arted
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 12
Date de diffusion USA : 26 mars 2019
Réalisé par : Peter Paige
Durée : 42 minutes
Tout le monde est réuni pour le vernissage de Gael…
13. Vitamin C
Genre : Episode télé
Série : Good Trouble
Saison 1 Numéro 13
Date de diffusion USA : 2 avril 2019
Réalisé par : Joanna Johnson
Durée : 42 minutes
Le procès de Jamal commence…

La critique

rédigée par
Publiée le 18 novembre 2019

Good Trouble est une série télévisée américaine, créée par Joanna Johnson, Peter Paige et Bradley Bredeweg et produite par Freeform Original Productions. La première saison a été diffusée du 8 janvier au 2 avril 2019. Il s’agit d’un spin-off de la série The Fosters prenant pour vedettes Mariana et Callie Adams Foster. 

Après avoir obtenu un diplôme en littérature anglaise de l’université de Caroline du Sud en 1983, Joanna Johnson débute une carrière d’actrice en jouant Caroline Spencer, et par la suite Karen Spencer, pendant de nombreuses années dans le soap opéra Amour, Gloire et Beauté à partir de 1987. Productrice et scénariste, elle a ensuite créé une série, Hope & Faith en 2003, inspirée par son expérience sur le tournage. Elle a en outre écrit plusieurs épisodes pour The Fosters, avant de monter Good Trouble avec les créateurs de la série, Peter Paige et Bradley Bredeweg. 
Peter Paige a, quant à lui, également commencé sa carrière en tant qu’acteur. Il a en effet joué dans plusieurs longs-métrages et séries populaires avant d’obtenir, en 2000, le rôle qui le propulsera sur le devant de la scène, Emmet Honeycutt dans la série Queer as Folk, adaptation de la série anglaise éponyme. En 2005, il passe de l’autre côté de la caméra en réalisant le film Say Uncle, dont il signe également le scénario. Continuant à jouer quelques rôles mineurs dans des séries télévisées, il monte, en 2007, la société Blazing Elm Entertainment avec Bradley Bredeweg, metteur en scène de plusieurs courts-métrages et scénaristes pour les séries The Katie May Show et Fly Girls. Ils créeront ensemble The Fosters en 2013.

L’arrêt de la série The Fosters en 2017, consécutif à une sérieuse baisse des audiences lors des dernières saisons, a été directement suivi par l’annonce d’un spin-off centré sur les personnages de Callie et Mariana, Maia Mitchell et Cierra Ramirez reprenant respectivement leur rôle pour l'occasion. La série bénéficiant d’une communauté fidèle, immédiatement enthousiasmée par l’idée de ce spin-off, échappant ainsi à la tristesse des adieux aux personnages, Good Trouble était donc sur de bons rails. La fin de The Fosters a, en effet, permis de clôturer l’histoire de la famille Adams Foster tout en laissant la porte suffisamment ouverte pour le développement de Good Trouble, et un éventuel retour des membres de la famille auprès des héroïnes. Good Trouble suit alors directement les événements des derniers épisodes de The Fosters, où Callie et Mariana embarquaient dans un camion en direction de Los Angeles pour y commencer une nouvelle vie. Motivées, pleines d’espoir, et peut-être aussi remplies de cette naïveté que peuvent avoir les jeunes diplômés, les deux sœurs se rendent rapidement compte que le diplôme en poche n’est pas la clé de la réussite. Loin du cocon familial, de la protection de Stef et Lena, leurs mères, découvrant les joies et les peines de la vie en communauté, Callie et Mariana se voient ainsi vite confrontées au passage à l’âge adulte. De désillusions en désillusions, de belles rencontres en nouveaux amours, la série rend alors parfaitement hommage à ce que peuvent vivre de nombreux jeunes gens fraîchement sortis de l’université, tout juste lâchés dans le grand bain de la vie active.

Mais Callie a bien changé depuis ses débuts dans The Fosters. De la jeune fille perdue et mal dans sa peau, il ne reste en effet plus grand-chose. Sortie avec mention de l’école de droit de l’Université de San Diego, elle travaille pour un juge fédéral, et la concurrence est rude. Entourée par des clercs diplômés de Harvard et Yale, elle doute d’elle-même, allant jusqu’à se sentir manipulée. Mais l’abandon ne faisant pas partie du vocabulaire des Adams Foster, Callie se reprend vite, assume ses convictions et finit par gagner la considération du juge. Malheureusement, elle est toujours rattrapée par une vie amoureuse chaotique dont les scénaristes ne se lassent visiblement pas, au contraire de certains spectateurs. Bien que compréhensibles, les éternels triangles amoureux sont regrettables au vu de l’histoire du personnage, qui mériterait bien un peu plus de stabilité affective. Maia Mitchell semble, pour sa part, toujours aussi à l’aise pour jouer ce nouveau chapitre de l’histoire de Callie. Déjà héroïne du téléfilm Teen Beach Movie et sa suite en 2013 et 2015, elle est récemment apparue dans le film The Last Summer, en mai 2019, aux côtés de K.J. Apa (Riverdale) et Halston Sage (X-Men : Dark Phoenix). Elle porte ainsi sans mal la série sur ses épaules, aidée par la talentueuse Cierra Ramirez.

Toujours aussi douée pour faire apprécier son personnage, Cierra Ramirez (La Vie de Palace de Zack et Cody, La Vie Secrète d’une Ado Ordinaire) interprète une Mariana énergique, bosseuse et boute-en-train. La jeune femme est aujourd’hui diplômée du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT ou Institut de technologie du Massachussets) et démarre sa carrière d’ingénieure informaticienne chez Speckulate, une startup développant des applications. Elle se rendra vite compte du machisme de ce milieu encore dominé par les hommes. Son histoire sonne ainsi très juste, et nombreuses seront les spectatrices se reconnaissant dans les situations où un personnage suggère à Mariana de s’habiller de manière moins féminine pour être prise au sérieux, ou lorsque l’héroïne se retrouve avec des tâches subalternes, au contraire de ses collègues masculins. Décidant de changer les choses, créant même un « Fight Club » pour défendre la cause féminine au sein de l’entreprise, Mariana est une véritable inspiration pour les jeunes femmes d’aujourd’hui et devient ainsi le personnage avec l’une des meilleurs storylines de la saison.

Et à côté des deux sœurs venant de la série The Fosters, Good Trouble accueille également une flopée de nouveaux personnages, aussi excentriques qu'attachants, à commencer par Alice Kwan. Gérante de la Clique (lieu de vie communautaire où les personnages partagent salon, cuisine et sanitaires), bureau des plaintes et grande sœur de cette belle bande, Alice est probablement le meilleur élément humoristique de la série, souvent à ses dépends, avant d'en faire son principal atout. Avec son cynisme naïf, ses commentaires parfois sarcastiques et son inextricable relation avec son ex, le téléspectateur risque bien vite de s’attacher à elle. C’est d’ailleurs un véritable plaisir de la voir prendre confiance en elle au fur et à mesure de l’évolution de la saison. Et l’actrice Sherry Cola est excellente à l’écran, interprétant une Alice souvent mal à l’aise mais pourtant pleine de vie. Apparue dans plusieurs séries telles que I Love Dick ou Claws, Alice Kwan campe là son premier rôle principal.

Malika Williams est, quant à elle, l’opposée d’Alice. Sure d’elle, intelligente et incisive, elle ne montre que très peu d’elle-même, y compris à ses amis. A cause de son passé difficile, elle se protège des déceptions avec férocité. Militante, elle est très proche de la mère d’un jeune homme noir tué par un policier, une histoire intéressante à suivre au vu du contexte aux États-Unis. Elle ne se prive d’ailleurs pas d’argumenter fréquemment avec ses colocataires, quitte parfois à les agacer ou les blesser. N’ayant obtenu que de petits rôles dans des courts-métrages, Zuri Adele est tout à fait convaincante dans son personnage.

Davia Boheme est professeur et influenceuse à ses heures perdues. Fervente défenseuse du « body positivity », ou body positive en français, un mode de pensée qui prône la beauté de tous les corps, elle assume ses formes. En tous cas, c’est ce qu’elle s’évertue à faire croire, car derrière cette assurance feinte, Davia est l’une des plus fragiles et sensibles du groupe. Sa relation étrange avec sa mère et son rapport finalement ambivalent avec son poids en font un personnage complexe et profond, impeccablement joué par Emma Hunton, qui, elle aussi, interprète ici son premier rôle principal.

Il faut malheureusement attendre plusieurs épisodes avant de découvrir le diamant brut qu’est Dennis Cooper. Passant pour le cliché de l’homme mûr attiré par les minettes, son histoire s’avère bien plus sombre et profonde. Sous un air de permanente nonchalance, Dennis est en vérité un homme brisé qui cherche à se reconstruire. Il fait alors face aux terribles essais/erreurs de ces processus longs et fastidieux que peuvent être le deuil et la dépression. Très discret au début de la saison, il prend de l’importance au fur et à mesure des épisodes, apportant une dimension supplémentaire d’émotion dans une série abordant majoritairement les droits et les combats. Apparu dans plusieurs films au cinéma tels que Battleship ou The Dark Knight Rises en 2012, Josh Pence est tout à fait convaincant en homme brisé, attachant et sensible.

Enfin, dernier colocataire, Gaël Martinez travaille également chez Speckulate, c’est d’ailleurs lui qui parle de la Clique à Mariana. Il est également un artiste talentueux cherchant à vivre par et pour son art. Personnage relativement unidimensionnel, il lui faudra plusieurs épisodes avant de dépasser son statut de « love interest », cliché du bellâtre. Son combat pour aider sa sœur à changer légalement de sexe et de nom lui donnera un peu de profondeur, mais bien peu au regard de la palette de personnages plus intéressants que propose la série. Il est d'ailleurs difficile de déterminer pour lui si c’est un problème d’écriture ou d’interprétation. Apparu auparavant dans Shameless en 2017 ou Riverdale en 2018, Tommy Martinez offre ici un jeu manquant de nuances pour un personnage malheureusement déjà faible d’un point de vue scénaristique.

Enfin, le reste du casting se compose d’acteurs ayant, pour la plupart, une certaine expérience du petit écran. Roger Bart (Desperate Housewives, Revenge) interprète le juge Wilson, pour qui travaille Callie tandis que  T.J. Linnard (Rosewood, What/If) interprète Evan Speck, le boss de Mariana. Beau Mirchoff (Awkward), déjà apparu dans les derniers épisodes de The Fosters en tant que beau-frère de Brandon, reprend, pour sa part, son rôle de Jamie Hunter, un jeune avocat qui ne laissera pas Callie indifférente. Enfin, Terri Polo (Stef), Sherri Saum (Lena), Hayden Byerly (Jude), Noah Centineo (Jesus) et David Lambert (Brandon) reprennent chacun leur rôle le temps d’un ou deux épisodes.

Face à cet excellent casting et aux thématiques abordées, force est de constater que Good Trouble n’est pas si mal, et même assez bonne. Les personnages sont réalistes et bien écrits. Le rythme est soutenu. La série est en outre colorée, la musique entraînante et la Clique donnerait même presque envie d’y vivre. Les thématiques abordées, comme les inégalités salariales, le racisme ou le culte de la minceur, sont d’actualité et traitées avec justesse, sans véritable parti-pris pour la plupart, avec une profondeur superficielle mais suffisante pour véhiculer le message souhaité. Et c’est justement là, malheureusement, que le bât blesse. La série, bien que très agréable à regarder, a malgré tout de sérieux défauts. Traiter autant de sujets en un nombre restreint d’épisodes donne parfois la sensation d’étouffer. Il est dès lors bien difficile de suivre tous les combats des personnages, et même parfois impossible de s’identifier à eux. L’une des explications à fournir est peut-être le retour des personnages de The Fosters durant presque la moitié des épisodes. Si leur présence ravit les fans de la première heure et s’avère également utile à l’intrigue, elle est délétère pour le développement des nouveaux personnages, donnant finalement l’impression de suivre la sixième saison de The Fosters. Une véritable perte au vu des excellents personnages que propose la supposée nouvelle série. Il est à l'évidence fort dommageable de voir Good Trouble s’appuyer un peu trop sur The Fosters, plutôt que, comme ses héroïnes, voler de ses propres ailes. 
Enfin, si Mariana profite cette fois d'une histoire sérieuse et agréable à suivre, Callie au final, évolue peu. Un constat indéfendable dès lors qu'il est su que Good Trouble offrait la possibilité de donner à des personnages bien connus un nouveau souffle. Alors que le pari est parfaitement réussi avec Mariana, Callie ne bénéficie, elle, pas du même traitement et ne semble pas prendre le chemin de la maturité sentimentale : or, cet aspect du personnage s'essoufflait déjà nettement après cinq années dans The Fosters. Certes, cette dimension est compréhensible au vu de son passé : la voir persister à ne pas parvenir à s'attacher est, il est vrai,  somme toute cohérent, mais, après l'avoir vu tourner en rond avec Brandon pendant des années, la voir ici prendre le même chemin avec un nouveau personnage est le signe d'une fainéantise d'écriture consternante...

Malgré ses défauts, Good Trouble garde des audiences constantes, bien qu'inférieures à celles de The Fosters à la fin de la série, et décroche ainsi une deuxième saison de dix-huit épisodes. Nommée aux Teen Choice Awards de 2019 dans la catégorie de la meilleure série dramatique, elle voit le titre être finalement attribué à Riverdale. Maia Mitchell et Cierra Ramirez sont également nommées, lors de cette cérémonie, pour le titre de la meilleure actrice dans une série dramatique, mais ici encore, Riverdale raflera la mise grâce à l'interprétation de Lili Reinhart, alias Betty Cooper dans la série. Du côté des critiques, Good Trouble peut se targuer d’obtenir le 100% sur le site Rotten Tomatoes. Plus sexy que The Fosters, reflet du monde et d'une époque, ayant grandi avec son public et bien écrite, la série convainc tout le monde.

Good Trouble est une série qui, malgré ses défauts, mérite largement sa chance. Les personnages mettent certes du temps à prendre leur place, mais la deuxième saison promet d’ores et déjà d’être intéressante. Très représentative d’une époque et d’une tranche d’âge aux États-Unis, Good Trouble aborde des thèmes importants et actuels. Elle est dès lors à ne pas manquer !

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