Tie Fighter
Star Wars

Star Wars : Tie Fighter
La couverture
Éditeur :
Panini Comics
Date de publication France :
Le 05 février 2020
Genre :
Comics
Auteur(s) :
Jody Houser (Scénariste)
Rogê Antônio (Dessinateur - Tie Fighter #1 à #5)
Michael Dowling (Dessinateur - Tie Fighter #1)
Josh Cassara (Dessinateur - Tie Fighter #2)
Geraldo Borges (Dessinateur - Tie Fighter #3)
Ig Guara (Dessinateur - Tie Fighter #4)
Juan Gedeon (Dessinateur - Tie Fighter #5)
Nombre de pages :
112

Le sommaire

• Tie Fighter #1 (17/04/2019)
• Tie Fighter #2 (15/05/2019)
• Tie Fighter #3 (19/06/2019)
• Tie Fighter #4 (17/07/2019)
• Tie Fighter #5 (21/08/2019)

La critique

rédigée par
Publiée le 19 juin 2020

Star Wars : Tie Fighter est une mini-série s'étalant sur cinq issues tout en constituant un crossover avec le roman L'Escadron Alphabet.

Le scénario revient à Jody Houser. L'artiste arrive chez Marvel en 2015 où elle adapte les romans de la série Maximum Ride de James Patterson en deux mini-séries. Elle travaille également sur quelques numéros des comics Amazing Spider-Man: Renew Your VowsSpider-Girls et The Web of Black Widow. Pour les comics Star Wars, elle transpose tout d'abord le film Rogue One : A Star Wars Story puis le roman Thrawn. Par la suite, elle écrit le deuxième annual de Poe Dameron ainsi que l'intégralité de la mini-série L'Ère de la République avant de s'attaquer à celle de Star Wars : Tie Fighter.

Ce comics permet surtout de mettre en place une bonne idée : celle de travailler de concert avec d'autres branches de l'édition Star Wars. Dans un but de synergie marketing, Marvel et Del Rey proposent, en effet, un cross média entre le roman L'Escadron Alphabet et le comics Star Wars : Tie Fighter. Mais, même si la démarche est bienvenue, le crossover s'avère au final vraiment léger. Seuls deux personnages sont en réalité commun entre les deux : Grand-Mère, la commandante du 204e escadron de l'Empire, ainsi que l'héroïne du roman, Yrica Quell, et encore elle apparaît uniquement sur seulement deux planches. Le récit du comics, sinon, se déroule un an avant le roman et décrit les actions d'une partie de l'Escadre de l'Ombre avant les événements du film Star Wars : Le Retour du Jedi.

Star Wars : Tie Fighter propose alors un récit simple mais efficace. Il commence par un issue qui montre la vie de l'escadron, puis propose deux issues contre un amiral impérial ayant fomenté une mutinerie et enfin deux derniers issues contre des espions rebelles. Le scénario ne vaut alors pas forcément pour ses péripéties, qui sont certes efficaces mais qui n'affichent rien de vraiment original. En revanche, l'histoire est plutôt bien construite pour rendre ses personnages attachants et montrer une autre facette de soldats impériaux, ici des pilotes d'élite. Le lecteur s'intéresse tout de suite à eux et se surprend même à être bouleversé par leur destin. Il faut dire que piloter un chasseur TIE est particulièrement dangereux, ces appareils monoplaces se retrouvant sans bouclier afin de gagner en maniabilité. Ainsi au cours d'une bataille spatiale, ils se transforment immédiatement en cercueils ambulants en raison de cette vulnérabilité structurelle ; chaque pilote étant de la chair à canon, totalement interchangeable, se sacrifiant avec honneur pour le compte de l'Empereur et la sécurité des citoyens de l'Empire. Du moins, sont-ils amenés à le penser...

Ainsi, l'atout principal de Star Wars : Tie Fighter est la description et la personnalité de ses personnages. Le lecteur suit alors sept pilotes qui se révèlent tous attachants. Il y a d'abord le Lieutenant-commandant Teso Broosh qui est un homme d'honneur se souciant autant de ses hommes que de la mission à accomplir pour le compte de l'Empire. Suivent ensuite la Capitaine Zin Graw qui fait tout pour protéger ses coéquipiers, le Capitaine Ganem Kahi qui a des idées politiques un peu floues, la Lieutenante Jeela Brebtin aussi solitaire qu'impitoyable et enfin le Lieutenant Lyttan Dree que le lecteur a déjà rencontré dans le comics Han Solo : Cadet Impérial, pendant ses jeunes années de formation militaire. En plus de ces cinq personnages principaux, deux autres arrivent au milieu du récit, les cadets Rac Syrmo et Bansu Ro qui, bien que premiers de leur promotion, descendent bien vite de leur piédestal quand ils sont confrontés à un combat en conditions réelles.

Le dessin est, quant à lui, confié à Rogê Antônio qui signe ici ses premiers pas dans l'univers Star Wars. Il propose un graphisme réussi et agréable offrant beaucoup d'efficacité lors des batailles spatiales tout en devenant plus posé dans les scènes intimistes. L'une des meilleures trouvailles visuelles du dessinateur est d'ailleurs l'idée de montrer, lors des combats, les casques des pilotes de façon transparente afin de donner aux lecteurs la possibilité de lire leur expression du visage. Cet astuce participe alors grandement à rendre les personnages tangibles et attachants tant leurs émotions ressortent parfaitement. Star Wars : Tie Fighter possède aussi une autre particularité visuelle. À la fin de chaque issue, cinq planches sont en effet consacrées au passé d'un des cinq personnages principaux ; le dessin étant alors confié à un autre artiste, toujours différent : Michael Dowling pour le premier, Josh Cassara pour le second, Geraldo Borges pour le troisième, Ig Guara pour le quatrième et Juan Gedeon pour le dernier. Si ce changement coupe un peu la cohérence graphique de l'ensemble, il apporte a contrario une fraîcheur bienvenue, surtout qu'aucun style ne dénote fatalement des autres, la transition se faisant en douceur.

Star Wars : Tie Fighter est un comics efficace porté par des personnages attachants et des dessins aussi réussis qu'inventifs. Seul son récit par trop convenu pèche...

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