Iron Fist
Tome 1 : L'Épreuve des Sept Maîtres

Iron Fist - Tome 1 : L'Épreuve des Sept Maîtres
La couverture
Éditeur :
Panini Comics
Date de publication France :
Le 16 mai 2018
Collection :
100% Marvel
Auteur(s) :
Ed Brisson (scénariste)
Mike Perkins (dessinateur)
Jeff Dekal (couvertures)
Gabriele Dell'Otto (couverture alternative)
Nombre de pages :
120

Le sommaire

• Introduction
• Iron Fist Vol. 5 #1 (2017)
• Iron Fist Vol. 5 #2 (2017)
• Iron Fist Vol. 5 #3 (2017)
• Iron Fist Vol. 5 #4 (2017)
• Iron Fist Vol. 5 #5 (2017)
• Couvertures alternatives
• Les auteurs

La critique

rédigée par
Publiée le 10 janvier 2020

Iron Fist – Tome 1 : L’Épreuve des Sept Maîtres est un comics qui propose les premiers numéros de la nouvelle série consacrée à Iron Fist (Iron Fist Vol. 5) lancée en 2017. Après un run atypique mené par Kaare Andrews de 2014 à 2015, le titre revient à ses fondamentaux et une histoire plus classique avec, au cœur, les arts-martiaux.

Iron Fist est en effet un personnage créé par Marvel Comics en 1974 pour surfer sur la popularité naissante des arts-martiaux, et du kung-fu en particulier, aux États-Unis. Fort d’une riche mythologie, le héros est un américain milliardaire, Danny Rand, qui découvre enfant une cité mystique, K’un-Lun, où il est entraîné à la maîtrise du kung-fu et défait le dragon Shou-Lao l'immortel. Danny plonge alors ses mains dans le cœur en fusion du dragon et acquiert le « poing d’acier ». Il devient ainsi l’Iron Fist, protecteur de K’un Lun et arme vivante. En comics, deux albums restent sur lui des références absolues : L’Histoire du Dernier Iron Fist et Les Sept Capitales Célestes tandis que l’adaptation décevante en 2017 sur Netflix remet tout de même le personnage sur le devant de la scène audiovisuelle. Iron Fist – Tome 1 : L’Épreuve des Sept Maîtres s’inscrit donc comme une nouvelle porte d’entrée pour les lecteurs désireux de découvrir le personnage et marque également l’arrivée sur le titre d’une nouvelle équipe créative : Ed Brisson au scénario et Mike Perkins au dessin. Dès les premières pages, Daniel Rand se cherche. Son chi lui fait défaut. Il ne retrouve plus les ressources intérieures qui font de lui Iron Fist et ère dans des bars miteux, affrontant n’importe quel pseudo combattant qui croise sa route. La cité mystique K'un-Lun, en son absence, a été détruite et l’arme vivante traverse une profonde crise existentielle. Alors qu’il noie ses problèmes dans l’alcool, un homme vient lui proposer de participer à un tournoi de kung-fu sur une île inconnue. Sept champions à battre, pour peut-être trouver les réponses à ses questions.

Ed Brisson revient à la base fondamentale d’Iron Fist : les combats d’arts-martiaux. L’album est ainsi une succession d’affrontements pour Danny, auxquels s’ajoutent des histoires de complots et de non-dits. Tout n’est décidément pas net sur cette île, et Iron Fist en a le sentiment dès son arrivée. Les premiers numéros sont ainsi particulièrement prenants. Le questionnement intérieur de Danny est plaisant à suivre, le rythme est bon et les combats s’enchaînent avec fluidité. Mais l’album souffre d’une seconde partie moins réussie. Le principal problème du scénariste est d’avoir du mal à garder une intensité dans la plupart des échanges de coups. Le schéma est trop souvent le même : Danny est surpris par la force de son adversaire, semble être vaincu, avant d’arriver inévitablement à reprendre le dessus. Si les premières fois, le mécanisme passe, la redondance est au bout du chemin. L’histoire s'accélère ainsi trop vite et il manque au lecteur (et à Danny) un peu de temps pour souffler, pour reprendre ses esprits avant d’affronter un nouvel ennemi. L’intrigue sur cette île aurait, en effet, mérité sans mal un ou deux numéros de plus, pour que le lecteur puisse véritablement s’imprégner de cette ambiance étrange, parvienne à mieux cerner tous les personnages nouveaux que Danny rencontre (et ils sont nombreux !) et saisisse avec plus de clarté les tenants et aboutissants des enjeux. Agréable, mais superficiel dans l'ensemble.

Le coté graphique est assuré quant à lui par Mike Perkins. Le dessinateur arrive à donner une allure flamboyante à Danny Rand. Certains visages sont certes par moments ratés, mais dans l’ensemble, l’artiste offre au personnage un réel charisme, en plus de signer plusieurs pages magnifiques. Du coté des combats, il parvient aussi à proposer tout un panel de mouvements qui rendent les enchaînements dynamiques, malgré quelques positions incohérentes pour un artiste martial aussi expert qu’Iron Fist. Les ennemis de Danny bénéficient tous d’une particularité graphique différente. Les nouveaux personnages sont ainsi réussis visuellement. Mike Perkins alterne régulièrement entre les scènes de nuit et les scènes de jour. Dans les deux cas, il ressort de l’album une belle maîtrise et un dépaysement assuré. L'artiste n'a donc pas à rougir et l'aspect graphique l'emporte parfois sur la narration globale de l'histoire. Iron Fist – Tome 1 : L’Épreuve des Sept Maîtres est dès lors par moment plus agréable à simplement regarder qu'à lire. La raison est simple : il y a déjà eu bien mieux, en comics, autour d'Iron Fist et des mêmes thèmes. Ed Brubaker aussi avait proposé un tournoi de grande envergure et des combats intenses. Mais avec bien plus de subtilité, de fond et d'héroïsme que ce qu'Ed Brisson offre. Partant de ce postulat, la lecture est un peu vaine. L'auteur pose toutefois des pistes à suivre pour les numéros à venir. Et en considérant que ce premier tome fait office d'introduction à une nouvelle histoire, il reste à espérer que l'ensemble décollera plus par la suite.

Iron Fist – Tome 1 : L’Épreuve des Sept Maîtres est un beau comics, agréable à lire et qui offre un nouveau départ sympathique pour le personnage. Le principal reproche reste sa superficialité et le sentiment de réchauffé qu'il donne.

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