Peur sur la Ville
Daredevil Legacy - Tome 2

Daredevil Legacy - Tome 2 : Peur sur la Ville
La couverture
Éditeur :
Panini Comics
Date de publication France :
Le 14 août 2019
Genre :
Comics
Auteur(s) :
Charles Soule (scénariste)
Mike Henderson (dessinateur)
Chris Sprouse (couvertures)
Dan Mora (couverture alternative)
Mike Perkins (couverture alternative)
Nombre de pages :
120

Le sommaire

• Introduction
• Daredevil Vol. 1 #601 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #602 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #603 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #604 (2018)
• Daredevil Vol. 1 #605 (2018)
• Couvertures alternatives
• Les auteurs

La critique

rédigée par
Publiée le 09 février 2020

Avant-dernier tome pour Daredevil Legacy avec cet album publié par Panini Comics en août 2019 : alors que le précédent volume posait des pistes intéressantes, Daredevil Legacy - Tome 2 : Peur sur la Ville ressemble lui à une parenthèse dans l’intrigue principale en ayant bien du mal à convaincre pleinement.

Tandis que Matt Murdock, premier adjoint à la mairie de New York, tente de découvrir les magouilles de Wilson Fisk, ancien chef de la pègre tout récemment élu maire de la ville, une armée de ninjas envahit la Grosse Pomme et blesse gravement Fisk. L'édile se voit alors placé en pleins soins intensifs et l’administration municipale découvre que son remplaçant par intérim est, selon une loi votée par un maire précédent, le premier adjoint. Matt Murdock se retrouve ainsi par la force des choses à la tête de New York ! Nouveau maire, il doit donc gérer l’attaque de sa ville ! Et les ninjas ne sont naturellement pas des ninjas classiques mais font partie de l’organisation mortelle La Main, ennemis récurrents de Daredevil et de l’univers Marvel. À leur tête, la Bête, qui compte utiliser la peur pour mettre New York à ses pieds et régler des comptes plus personnels avec un personnage allié de Daredevil, Blindspot, qui doit assumer certaines de ses actions faites dans les numéros précédents. Concernant l’aspect graphique, le scénariste s’entoure de Mike Henderson, qui succède ici à Ron Garney. Ses dessins sont particulièrement réussis lorsque les personnages « prennent » la pose en pleine page. Néanmoins, si l’artiste offre de belles compositions avec les héros en costumes, le résultat est moins marquant pour les visages si bien que Matt Murdock se retrouve parfois avec une expression étrange, un air arrogant, à la limite d’être hautain, qui ne colle pas vraiment avec la personnalité du héros. Mais voir Daredevil combattre des ninjas l’épée à la main reste particulièrement plaisant. Le changement d’artistes entre les deux albums passe dès lors bien, le style étant assez similaire.

L’action de Daredevil Legacy – Tome 2 : Peur sur la Ville s’enchaîne allègrement, entre offensives menées par les différents héros présents et tactiques élaborées par Matt, que cela soit en tant que Murdock à la mairie ou Daredevil dans les rues. Avec une temporalité très courte, qui se compte en quelques heures, les 5 issues de l’album se lisent à une vitesse grand V. Presque trop vite par moment car ce n’est là qu’une succession de combats. Le thème de la peur, qui est au centre du récit, aurait pu, en effet, être utilisé plus habilement, avec une vraie profondeur et des scènes plus marquantes. Encore plus quand Daredevil est, de par son surnom, l’Homme sans Peur. Un ennemi qui cherche à utiliser cette sensation si primaire pour contrôler la ville est évidemment une piste intéressante, mais Charles Soule n’en fait rien et passe à côté. Pire encore, le scénariste sort de son chapeau des éléments assez étonnants, comme une armée de prêtres qui aide Matt quand il est au plus bas (?!). Le scénariste, avec cette histoire, sort de l’aspect politique qui faisait la force de Daredevil Legacy – Tome 1 : Fisk : Le Maire et entre dans le mysticisme, le fantastique et la magie. Mais voilà, Soule est bien plus à l’aise lorsque Matt Murdock doit plaider à la barre que lorsqu’il combat une Bête démoniaque.

Du point de vue éditorial du coté de Panini Comics, les maladresses de traduction rendent la lecture moins agréable par moment. Même si les personnages s’expriment et que le langage est donc majoritairement oral, pour le lecteur, l’absence de négation dans certaines phrases ou des abréviations du style « y a qu’…» passent mal et font obstacle à la fluidité de l’ensemble. Également, il est regrettable de constater que l'éditeur fait allusion à des anciens numéros sans donner une référence concrète pour le lecteur. Lors d’un dialogue de Matt, il rajoute par exemple un astérisque précisant que la phrase est liée à des événements disponibles dans des albums précédents. Mais Panini Comics se contente d’un simple « Voir Daredevil 6 et 7 ! » sans préciser le moins du monde si cette indication fait allusion aux albums français ou aux issues originaux. Or, comme il relance régulièrement ses albums au numéro 1 (pour des raisons mercantiles visant à attirer de nouveaux lecteurs, aux dépens des anciens qui se retrouvent donc avec plusieurs numéros 1 sans aucune cohérence), la confusion est totale. Pour lire l’intégralité du run de Charles Soule, il y a ainsi deux nouvelles numérotations. Le lecteur qui n’a pas le contenu des albums français en tête doit dès lors chercher de lui-même où se trouvent ces fameux Daredevil 6 et 7 dans les différents livres français. Dommage de constater que le travail, comme souvent chez Panini Comics, est bâclé !

Charles Soule temporise avec Daredevil Legacy - Tome 2 : Peur sur la Ville ! Même si le scénariste prend le temps de conclure certaines sous-intrigues laissées jusque-là en suspens, l’album donne la sensation de faire du surplace. Alors que l’auteur s’approche de la fin de son run, il est à espérer que ces numéros ne soient qu’un léger passage à vide avant une conclusion en apothéose !

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