Le Carrousel de Lancelot
Vue d'ensemble
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992
Type d'attraction :
Manège
Crédit Photos :
Durée :
2 minutes

Le synopsis

Le chevalier Lancelot convie les belles damoiselles et les gents damoiseaux à une magnifique ronde équestre au rythme des plus grands classiques Disney en plein cœur de Fantasyland. Les plus beaux atours sont exigés pour cette balade inédite de gentes dames et preux chevaliers !

L'expérience

Derrière Le Château de la Belle au Bois Dormant sur la grande place de Fantasyland, les chevaux d'un carrousel attendent patiemment leurs futurs cavaliers parés de leurs plus belles parures : armures scintillantes, selles richement ornées... Ils affichent ainsi fièrement de ravissantes couleurs et forment un arc-en-ciel de toute beauté. Ils plongent alors les visiteurs en plein Moyen-Âge et invitent les chevaliers et princesses en herbe de tout le Royaume à chevaucher leur fidèle destrier pour une promenade paisible au rythme enchanteur de cet élégant carrousel. Chacun a alors le droit à son cheval, carapaçonné ou non, et pour les moins téméraires deux chars richement décorés et tirés par de magnifiques chevaux sont à disposition pour profiter du voyage.

Grâce à ses grandes lances tout droit sorties des joutes équestres ancestrales, la marquise aux tons violets, bleus et verts emporte les futurs cavaliers en plein cœur d’une chevauchée d’un autre temps.
Comme un hommage vibrant au preux chevalier de la Table Ronde, Le Carrousel de Lancelot arbore des scènes de la vie du célèbre cavalier du mythe arthurien ornant les flancs extérieurs du manège. Sur ces neuf tableaux retraçant la vie de Lancelot du Lac, il est possible d’en tirer le récit suivant : Lancelot quitte en barque le royaume de la Dame du Lac et, sur son fidèle destrier, part vers l’aventure et son destin. Sur le chemin, il rencontre deux hommes qui lui racontent qu’une ville est entre les griffes d’un dragon. Lancelot s'y rend aussitôt. Avec bravoure, il affronte le monstre, tue la créature et sauve les villageois. Le désormais célèbre chevalier arrive ensuite à Camelot où il apprend qu’un tournoi se tient. Il se prépare alors à rejoindre les jeux équestres. Lancelot combat vaillamment lors des épreuves. Vainqueur de la joute équestre, il se présente devant le roi et la Reine. Il est alors adoubé chevalier de la Table Ronde par le roi Arthur et y siège fièrement. L’enchanteur Merlin protège ensuite d’un sort les boucliers des chevaliers de la Table Ronde avant qu’ils ne soient envoyés au combat. Lancelot y rencontre son roi sur le champ de bataille. Il affronte ainsi les ennemis d’Arthur lors de batailles épiques. Cela fait, Il est envoyé protéger un carrosse dans lequel se trouve la reine. Lancelot et un autre chevalier combattent alors un monstre à deux têtes. Blessé, la reine Guenièvre s’inquiète pour lui.

Entré dans ce décor de rêve et une fois chacun fièrement installé sur sa monture, la ronde équestre peut commencer, ponctuée régulièrement par les rires et les « taïaut » des convives. Doucement, les chevaux avancent au rythme d’airs envoûtants qui s'échappent des tuyaux de l'orgue, baptisé Big Nelly, situé en plein cœur du carrousel. Certaines montures, malicieuses, prennent leur cavalier par surprise en changeant le rythme : ils montent et descendent, toujours en foulées égales.
Quand vient la fin de la ronde, certains auront la nostalgie de ces temps anciens où belles demoiselles et gents damoiseaux chevauchaient côte à côte vers des contrées encore inconnues.

La critique

rédigée par Clotilde Péneau
Publiée le 10 février 2019

Les chevaux du Carrousel de Lancelot galopent pour la première fois le 12 avril 1992 lors de l'ouverture du Parc Euro Disneyland du complexe Euro Disney Resort. Situé en plein cœur de Fantasyland, Le Carrousel de Lancelot est ainsi la deuxième attraction du Parc inspirée du mythe arthurien : non loin, Excalibur, plantée dans un roc de pierre en pleine Cour du Château, attend, en effet, patiemment d'être libérée par le roi légitime d'Angleterre. Ces deux attractions sont librement inspirées du film d'animation de 1963 des Walt Disney Animation Studios, Merlin l'Enchanteur. Mais si Excalibur apparaît bien dans le dessin animé, il n’est jamais fait mention du chevalier Lancelot donnant ainsi une spécificité toute française à ce carrousel qui est le seul des Parcs Disney à ne pas être dédié à un personnage existant dans l’univers des films Disney.

L'univers arthurien est parfait pour donner vie à l'idée de Walt Disney d'avoir dans chacun de ses Parcs d'attraction un carrousel. Il s'agit d'ailleurs d'un manège particulier. Contrairement aux autres, le carrousel est, il est vrai, uniquement composé de chevaux, dans le respect de la tradition équestre, et tourne en Europe et en Amérique dans le sens anti-horaire. C'est d'ailleurs à Los Angeles en regardant un jour sa petite fille galopant sur un cheval de carrousel que lui vient l'idée de Disneyland : un endroit où parents et enfants pourraient s'amuser ensemble. La graine est plantée... Quelques années plus tard, en 1955, lors de l'ouverture du Disneyland d'Anaheim, les visiteurs peuvent donc s'émerveiller devant les chevaux de King Arthur Carrousel et, ensemble, petits et grands monter dessus pour un magnifique tour de manège.

Walt Disney l'a décidé : il ne peut y avoir de Royaume Magique sans carrousel ! Ainsi, chacun d'entre eux en aura un afin que toute la famille puisse partager un grand moment de complicité sur de magnifiques chevaux de bois.

À Paris, en 1992, les premiers visiteurs peuvent découvrir le pendant du grand-frère californien : si l'un est dédié au Roi Arthur, King Arthur Carrousel, l'autre est un hommage au chevalier de la Table ronde le plus connu : Sir Lancelot. Les visiteurs, après être passés dans le hall du Château de la Belle au Bois Dormant, en ressortent donc pour tomber sur un magnifique chapiteau – dont les couleurs, bleu et doré, rappellent la royauté – sur la grande place de Fantasyland. Sa taille est impressionnante. Avec ses 16,6 mètres de diamètres, le carrousel est, il est vrai, à son ouverture le plus grand carrousel d'Europe et le deuxième plus grand carrousel des Parcs Disney après celui du Magic Kingdom ! 

Sous ce somptueux chapiteau, dont le plancher et la structure sont de fabrication européenne, quatre-vingt-six chevaux (auxquels s'ajoutent cinq chevaux de rechange) et deux chars attendent leur cavalier patiemment. Chaque cheval est unique et pensé comme tel ; chacun ayant une robe et une armure différente. Si tous les chevaux ne sont pas en bois, comme dans les anciens carrousels, les seize chevaux en armure placés sur l'extérieur sont les seuls confectionnés en tilleul d’Amérique pour le corps et peuplier pour les jambes (un bois plus robuste) ; tous étant décorés à la feuille d’or vingt-quatre carats, traitement également appliqué aux soixante-dix autres équidés. Au total, dix-sept chevaux (l’un étant considéré comme pièce de rechange) ont été réalisés par Joe Leonard, un artiste américain reconnu dans le monde entier pour son talent dans le domaine. Véritables petits bijoux, ces chevaux de bois sont extraordinaires puisque quatre d'entre eux sont plus grands que les chevaux habituels de ce genre de manège : avec leurs cent quinze kilogrammes, leurs deux mètres treize de longueur et leur mètre quatre-vingt-deux de hauteur, ils en imposent lors de la chevauchée et montrent toute leur magnificence. Les autres chevaux sont , quant à eux, en fibre de verre et sont l’œuvre des Imaginieurs Disney. Ils forment tous ensemble un arc-en-ciel de couleurs de toute beauté. Tout est pensé pour émerveiller le visiteur (le choix des couleurs, des costumes d'apparats des chevaux, les armures...), mais aussi pour son confort : les chevaux ont des selles et des armures variées pour s’adapter aux robes des femmes et aux armures des chevaliers ; les chevaux sont aussi de tailles différentes afin que petits et grands puissent en trouver un conforme à sa taille. Les plus petits, qui veulent monter seuls, se dirigeront vers le centre du manège où se situent les plus petits chevaux, tandis que les plus grands et les plus intrépides iront vers ceux situés à l'extérieur.

Les vraiment moins aventureux se dirigeront vers l'un des deux chars dont la beauté attire l’œil du visiteur. Les deux chars réalisés en bois et appartenant à un ancien manège du XXe siècle sont décorés magnifiquement à l'aide de feuilles d'or vingt-trois carats et de feuilles de cuivre et d'aluminium. Tiré par un cheval à tête de serpent, le premier char – dont les couleurs chatoyantes vertes et dorées invitent à la contemplation grâce à sa magnifique volute rococo et les serpents de mer qui s'entourent majestueusement autour du châssis – est logiquement dédié au Dieu de la mer Neptune qui a offert aux hommes sa plus noble conquête : le cheval. Le second, dont les tons rouges et or rappellent à dessein les couleurs du faste monarchique, est appelé « Le char de la reine ». Il est tiré par un unique cheval harnaché, caparaçonné et coiffé d'un panache blanc. Le châssis est composé d'une magnifique volute rococo (rappelant celle du premier char) et de figures allongées, auxquelles s'ajoutent une tête de reine et de magnifiques ailes d'ange.

À l'ouverture des barrières qui régulent le nombre de cavaliers sur le carrousel, c'est la course : chacun se précipite pour réussir à avoir le cheval qu'il a repéré, celui dont la robe et les atours lui ont sauté aux yeux (et il faut être rapide pour que le destrier choisi ne file pas entre les doigts !). Chacun sur le dos de son cheval, ou confortablement installé dans l'un des deux chars, la ceinture de sécurité enclenchée, la chevauchée fantastique vers un Moyen-Âge rêvé peut commencer pour les quatre-vingt-quatorze aventuriers. Le temps d’une ronde, petits et grands voyagent alors dans le passé pour se retrouver à l’époque des chevaliers et des princesses, des épopées héroïques et de l’amour courtois. Une ballade médiévale enchanteresse au rythme des airs des plus grands classiques Disney aisément reconnaissables (Bella Notte, Chem Cheminée, L’Air du Vent, Quand On Prie la Bonne Étoile, C'est la Fête, Gaston, Nourrir les Petits Oiseaux,Tendre Rêve, Tu t'Envoles, C'est ça l'Amour…) s'échappe pour cela de l'orgue Big Nelly. C'est le cœur historique de l'attraction, avec les deux chars nommés Neptune et Queen’s, puisque ces éléments ont été récupérés sur un manège datant du XXe siècle construit par la Philadelphia Toboggan Company. Comme son prédécesseur californien, des pièces d'un ancien manège ont, en effet, été utilisées pour Le Carrousel de Lancelot afin de lui donner ses lettres de noblesse.

Le carrousel est une institution dans les Parcs d'attraction Disney : chacun a son manège, mais chacun a ses propres spécificités. Au Disneyland Park d'Anaheim, en plein cœur de Fantasyland, s'élève King Arthur Carrousel avec ses 72 chevaux tous possédant un nom (la liste pouvant être disponible au City Hall de Main Street, U.S.A.), hommage vibrant à la légende arthurienne et ces chevaliers de la Table Ronde. En 2003, il voit la moitié de ses miroirs remplacés par des scènes de La Belle au Bois Dormant. C'est aussi à ce moment-là que les ingénieurs Disney révolutionnent le manège en faisant en sorte que l'attraction commence à l'endroit même où elle se termine permettant ainsi aux parents de pouvoir récupérer plus facilement leurs enfants puisqu'ils savent l'endroit même où ils vont être à l'arrivée. Cette innovation sera par la suite installée sur tous les carrousels des Parcs Disney.
Au Magic Kingdom, Cinderella's Golden Carousel créé en 1971, puis renommé Prince Charming Regal Carrousel en 2010, arbore les couleurs de Cendrillon, tout comme Castle Carrousel de Tokyo Disneyland ouvert en 1983 avec son écurie de quatre-vingt-dix chevaux.

À Disney California Adventure, la tradition des chevaux est rompue puisqu'il est décidé que le Carrousel revêtira les couleurs de La Petite Sirène : les passagers chevaucheront les personnages tirés du dessin sur le carrousel qui sera appelé King Triton's Carousel. Il est néanmoins remplacé en 2019 par Jessie's Critter Carousel, dédié à l’univers de Toy Story à Pixar Pier (anciennement nommé Paradise Pier).

Mais, c'est à Tokyo DisneySea que se trouve le plus grand des carrousels Disney. Créé en 2001, il s'étale sur deux étages et compte cent-vingt-six personnages. Caravan Carrousel est dédié à Aladdin, succès Disney de la décennie 1990. Encore une fois, les chevaux sont remplacés par les personnages du célèbre dessin animé.
Un manège à la taille jusque-là encore inégalé puisque Cinderella Carousel, à Hong Kong Disneyland, revient aux bases en s'inspirant de son illustre prédécesseur de Los Angeles dépeignant d’élégants chevaux.
Le Fantasia Carousel de Shanghai Disneyland, inspiré du film du même nom, marque aussi l'histoire des Parcs puisque c'est le premier carrousel avec des chevaux multicolores, cassant avec l'aspect médiéval des autres carrousels et s'inspirant de l'original Fantasia de 1940.

Si chaque Parc de type Royaume Magique possède son propre carrousel, celui de Paris est unique. Premier à proposer des chars pour profiter du voyage sans être à dos de cheval, il est le seul à rendre hommage au carrousel originel du Disneyland Park puisque les deux partagent le même univers : Arthur et Lancelot étant deux chevaliers de la table ronde. C’est aussi l'un des rares à encore avoir des chevaux en bois qui le composent. Fait unique, contrairement à ses homologues américains, chinois et japonais dont les chevaux ont des robes blanches (une décision de Walt Disney Imagineering en 1975 lorsqu’ils se rendirent compte que la plupart des visiteurs se ruaient sur le seul cheval blanc du King Arthur Carrousel), ceux parisiens ont des couleurs différentes créant un arc-en-ciel de tons de par les robes et les armures qui le composent. Par ailleurs, c'est le seul carrousel avec ceux américains à être composé d'éléments issus d'anciens manèges du XXe siècle (chevaux, chars et orgue). Enfin, il est le premier carrousel à accorder sa musique avec le Land qui l'entoure créant une magnifique harmonie en plein cœur de Fantasyland.

Si Le Carrousel de Lancelot n'est pas l'attraction la plus extraordinaire des Parcs de Disneyland Paris, ni la plus sensationnelle, il est néanmoins impensable de partir sans avoir fait un tour sur les chevaux en bois en plein cœur de Fantasyland. D'une simplicité étonnante, Le Carrousel de Lancelot attire ainsi des foules nombreuses qui toujours se précipitent vers les chevaux et arborent pendant les deux minutes que dure l'attraction un large sourire. Chacun retrouve son âme d'enfant au rythme des musiques Disney. Les visiteurs se prêtent au jeu, crient « taïaut », s'imaginent des joutes endiablées et des courses haletantes. Ils en viendraient presque à regretter que Mary Poppins ne soit pas là pour les décrocher de leurs supports et partir ensuite se balader librement dans le Parc. Mais c'est là, une toute autre histoire...

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte à Fantasyland, dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris. D'autres versions existent : Castle Carrousel (Tokyo Disneyland), Cinderella Carousel (Hong Kong Disneyland), Cinderella's Golden Carousel (Magic Kingdom), King Arthur Carrousel (Disneyland), Caravan Carousel (Tokyo DisneySea), King Triton's Carousel of the Sea (Disney's California Adventure) et Fantasia Carousel (Shanghai Disneyland).

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