Le Village de Noël de Belle
Vue d'ensemble
Nom anglophone :
Belle's Christmas Village
Date d'ouverture :
Le 9 novembre 2002
Date de fermeture :
Le 8 janvier 2012
Type d'attraction :
Parcours scénique à pied
Crédit Photos :
Photos Magiques
 

Le synopsis

Alors que l’hiver recouvre Fantasyland de son grand manteau blanc, le village français où vit Belle revêt ses plus beaux atours et se prépare à fêter la plus belle des saisons. Malgré le froid, les commerces ouvrent ainsi grand leurs portes et les passants se rassemblent dans les rues à la découverte des surprises qu’ils proposent pour la fin d’année. C’est le moment idéal pour choisir quelques présents à offrir à ses proches.

L'expérience

Le village de Belle célèbrant l’arrivée de Noël, les visiteurs y pénètrent en franchissant une grande arche de fer forgé, reproduisant des motifs de roses et ornée de guirlandes de Noël. Découvrant les lieux, ils arpentent la grande rue bordée d’une douzaine d’échoppes aux toits recouverts de neige, à la recherche du cadeau idéal à offrir. La rue forme alors une courbe autour d’un vieux moulin dont la silhouette domine le paysage.

D’entrée, les commerces arborent des noms évocateurs : C’est la Fête ou encore celui mignonnement baptisé Câlins de Noël dont les marchandises comprennent un choix important de peluches, doudous et autres compagnons de nuit des bambins. L’échoppe Le Noël Enchanté propose quant à elle une grande gamme de costumes tandis que Le Coffre à Jouets, comme son nom l’indique, vend toutes sortes de jouets pour enfants.

Tout près, un chariot équipé d’articulations mécaniques, comme s’il était tout droit sorti de l’atelier de Maurice, le père de Belle, porte la mention « Marrons chauds » et attire les gourmets par l’appétissante odeur de ses mets grillés. En face, les têtes frileuses à la recherche de coiffes protectrices trouveront leur bonheur à la chapellerie Au Petit Chapeau tandis que les amateurs de sucreries trouveront le leur à la confiserie voisine sobrement nommée Friandises. Le Vieux Moulin n’est pas en reste de par sa façade ornée de riches décorations en tout genre et ses nacelles fixées à la roue arrière débordant de cadeaux, de sucres d’orge et de gâteaux. Les petites faims sont aisément satisfaites face au grand choix de produits proposés à cette adresse.

Plus loin se dresse Le Petit Théâtre, endroit magique où se produisent de petites marionnettes pour le plus grand amusement des enfants. Et à sa gauche, à l’orée du village, les amoureux peuvent se réfugier dans un petit coin de verdure tranquille et discret qui, malgré l’absence de gui, possède quelque chose d’au moins tout aussi symbolique : une rose placée sous verre sur une petite table auprès d’un grand vitrail représentant l’union de Belle et du Prince Adam suite à la rupture de la malédiction qui s’était abattue sur ce dernier.

En descendant la rue sur la droite du Petit Théâtre, les passants remarquent vite que l’air se charge d’effluves culinaires très variés. Ils passent tout d’abord devant La Bonne Table, une maisonnette qui leur donne l’embarras du choix entre ses recettes de saison, ses fromages et ses vins chauds proposés à la consommation. Juste à côté, la boulangerie Pains Marie, certainement nommée ainsi en l’honneur de l’épouse du boulanger, permet d’ajouter quelques succulentes pâtisseries à son repas. La rue continue à descendre au sud-ouest du Vieux Moulin et amène les passants devant La Fête des Épinglettes, un commerce proposant de temps à autre quelques pins à collectionner. Un peu plus loin se trouve l’atelier de couture Chez Christine Laurent : Elle ne perd jamais le fil ! suivi de la librairie dont l’enseigne représente un livre ouvert à la page débutant avec les mots invitant au rêve « Il était une fois », et juste à côté la taverne La Chope de Gaston devant laquelle s’amoncellent les barils de liqueur dont raffole le prétentieux propriétaire. Ces trois derniers bâtiments ne sont malheureusement pas ouverts aux curieux, mais qu’importe ? La vie de village ne saurait se résumer à toutes ces emplettes.

En effet, à quoi rimerait la célébration de Noël sans un peu de musique ? Derrière le Vieux Moulin, sur la petite place en face de La Chope de Gaston, les habitants ont justement pour coutume de se rassembler autour de la fontaine du village et de fêter l’hiver en improvisant danses et chansons. Tour à tour, ils entonnent des airs festifs bien connus de la contrée tels que C’est la Fête ou Belle, mais sont vite interrompus par l’orgueilleux Gaston qui attire toute l’attention sur lui grâce à sa chanson éponyme Gaston, avant que l’ensemble n’interprète en chœur une reprise du chant Tant Qu’il y Aura Noël.

Alors, les premiers flocons tombent sur les toits du village sans que cela n’empêche ses habitants de sortir et d'aller à la rencontre d’autrui. Avec toute l’hospitalité qui les définit, ils accueillent les visiteurs venus de toutes les régions du monde et s’assurent qu’ils repartent avec un beau souvenir, gourmand ou pas.

La critique

rédigée par Élias Leprince
Publiée le 13 décembre 2020

Sorti le 13 novembre 1991 aux États-Unis et le 21 octobre 1992 en France, soit environ six mois après l’ouverture au public d'Euro Disney Resort, le film La Belle et la Bête semble avoir vu son histoire très profondément liée à celle du Resort européen, mais également très lointaine. Il est ainsi à l’origine du tout premier Marché de Noël de Disneyland Paris, Le Village de Noël de Belle, une invitation gourmande au pays de la dévoreuse de livres.

Inspiré du célèbre conte français de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve repris par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, le film d’animation des Walt Disney Animation Studios, La Belle et la Bête, semble avoir toujours été choyé par les Imagineers chargés du développement d’Euro Disney Resort en raison de son lien évident avec son pays d’accueil, la France, lieu de l’action du conte. Dans le but de développer Fantasyland, ils avaient ainsi réservé à cette « histoire éternelle » une place de choix entre Sir Mickey’s Boutique et la gelateria Fantasia Gelati pour en faire une attraction-spectacle dans les années suivant l’ouverture (un emplacement qu’une Fun Map du Parc Euro Disneyland éditée en 1992 avait même pris la peine d’indiquer). Malheureusement, le projet ne verra jamais le jour et la première vraie incarnation de La Belle et la Bête au Parc Euro Disneyland se matérialise par le spectacle éponyme du film joué à Videopolis de 1993 à 1996 à Discoveryland. Une autre représentation miniature du show, bien plus durable, est également apparue avec l’ouverture en 1994 des attractions Le Pays des Contes de Fées et Casey Jr. - le Petit Train du Cirque (dans le but d’accroître le nombre d’activités proposées au sein du Resort).

Ces exemples mis à part, il faut donc attendre l’année 2002 pour voir La Belle et la Bête occuper un espace significatif à Fantasyland, et ce à l’occasion des fêtes de Noël. Dans la volonté d’ouvrir un marché de Noël à Fantasyland afin de redynamiser les alentours de l’attraction Les Pirouettes du Vieux Moulin qui venait alors tout juste de fermer définitivement ses portes malgré ses nacelles devenues des points de vue panoramique fort appréciés, le Resort se tourne à nouveau vers ce film dont la suite - La Belle et la Bête 2 : Le Noël Enchanté - sorti en 1997 directement en vidéo, était exclusivement consacrée à la fête de Noël. Les chalets sont ainsi conçus pour se rapprocher au plus près de l’allure des maisons à colombages du village aperçus dans le long-métrage, et leur offre est correctement conçue pour répondre autant aux besoins matériels et vestimentaires des visiteurs qu’à leurs envies culinaires. La décoration sélectionnée renforce aussi l’aspect hivernal des lieux, notamment avec l’implémentation de neige artificielle sur les toits des maisonnettes et l’ajout d’éléments ostensibles dans les nacelles de la grande roue du Vieux Moulin, dont même les ailes se retrouvent affublées d’illuminations nocturnes. D’un autre côté, Le Petit Théâtre ouvre afin de permettre aux enfants d’assister à des spectacles de marionnettes pendant que les parents parcourent les étals.

Cette première saison s’avère satisfaisante pour le Resort si bien que la deuxième en 2003 introduit un court spectacle musical baptisé Le Medley Musical de Belle pour davantage égayer l’ensemble et donner vie et cohérence au village créé. Le Village de Noël de Belle sera ainsi au rendez-vous pour les deux années suivantes. Mais la saison 2005-2006 marque un tournant dans son histoire. À la suite du désintéressement du public, les spectacles du (Le) Petit Théâtre et Le Medley Musical de Belle prennent fin cette année-là. Le village de Noël revient néanmoins pour les six hivers suivant. La saison hivernale 2011-2012 est alors la dernière à recevoir les chalets du village de Belle. Non renouvelé depuis, ce marché de Noël n’est dès lors plus qu’un lointain souvenir des hivers festifs qui animaient Fantasyland. Il demeure aujourd'hui le prédécesseur d’autres marchés de Noël qui lui ont succédé depuis dans le Resort. Certains exemples viennent à l’esprit comme les marchés de Noël installés près de Disney Village ou, plus emblématiquement, L’Hiver Gourmand de Disneyland Paris qui transforme dès novembre 2018 la Place de Rémy au Parc Walt Disney Studios.

Le tout premier marché de Noël de Disneyland Paris, non content de proposer un grand nombre de produits pour la saison, pousse son rôle jusqu’à donner vie au conte avec force et détails. Les visiteurs qui ont eu l’occasion de le connaître se souviendront encore longtemps des hivers où ils ont pu flâner dans ses allées enneigées aux côtés de Belle.

Poursuivre la visite

Le Forum et les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.