Dark Vador
Tome - 1 : Vador

Dark Vador - 1 : Vador
La couverture
Éditeur :
Panini Comics
Date de publication France :
Le 07 octobre 2015
Genre :
Comics
Auteur(s) :
Kieron Gillen (Scénariste)
Salvador Larroca (Dessinateur)
Nombre de pages :
168

Le sommaire

• Vador (I) : Dark Vador #1 (11/02/2015)
• Vador (II) : Dark Vador #2 (25/02/2015)
• Vador (III) : Dark Vador #3 (25/03/2015)
• Vador (IV) : Dark Vador #4 (08/04/2015)
• Vador (V) : Dark Vador #5 (13/05/2015)
• Vador (VI) : Dark Vador #6 (03/06/2015)

La critique

rédigée par
Publiée le 15 novembre 2019

Dark Vador - 1 : Vador entame de manière réussie un récit consacré à Dark Vador, placé comme jamais dans une posture difficile au sein de l’Empire. En instaurant progressivement les éléments d’une intrigue complexe qui met à rude épreuve le Seigneur Noir des Sith, l’opus se dévore et donne envie de découvrir la suite.

C’est à Kieron Gillen qu’est confiée la mission d’imaginer un pan de la vie de l’iconique Dark Vador. Né le 30 septembre 1975, le Britannique débute sa vie professionnelle en tant que journaliste spécialisé dans le jeu vidéo et la musique, écrivant dans de multiples journaux et magazines dont l’illustre The Guardian. En 2006, il rédige son premier scénario et crée la série de comics mêlant musique et fantaisie Phonogram. Deux ans plus tard, il débute sa collaboration avec Marvel Comics en écrivant les scénarios d’issues uniques puis d’arcs entiers, notamment dans Thor (Volume 3), Uncanny X-Men (Volume 1), Uncanny X-Men (Volume 2) ou Iron Man (Volume 5). Ses réussites lui donnent l’opportunité de scénariser la série Dark Vador sur 25 issues. À partir du personnage éponyme qu’il a créé dans cette dernière, il initie la très réussie Docteur Aphra. En parallèle, il est auteur des crossovers Vador : Abattu et La Citadelle Hurlante puis rédige les numéros 38 à 67 de la série Star Wars dont Les Cendres de Jedha et Mutinerie sur Mon Cala.

Le dessin est quant à lui l’œuvre de Salvador Larroca. Né en 1964 à Valence en Espagne, il débute dans l’univers des comics en 1993 au sein de la filiale britannique de Marvel après avoir travaillé en tant que cartographe. Il rejoint ensuite les États-Unis et dessine sur les titres Ghost Rider et Fantastic Four avant de devenir un spécialiste des mutants avec notamment Uncanny X-Men, X-Treme X-Men ou encore Ultimate X-Men. Au-delà de son travail sur Dark Vador, il dessine les numéros 26 à 55 de Star Wars dont les recueils La Guerre Secrète de Yoda, Des Rebelles Naufragés, Les Cendres de Jedha et Mutinerie sur Mon Cala.

Suite au rachat de Lucasfilm, Ltd par The Walt Disney Company et à la création d’un nouvel Univers Étendu de la saga intergalactique, Marvel décide donc d’explorer dans un premier temps des périodes bien connues des amateurs de la saga intergalactique. Aussi, les deux premières séries initiées en 2015, Star Wars et Dark Vador, suivent en parallèle les événements qui se déroulent pour les personnages clés du premier film après la destruction de l’Étoile Noire. Dans Dark Vador - 1 : Vador, il est ainsi fait référence à plusieurs reprises à Star Wars - 1 : Skywalker Passe à l’Attaque. Toutefois, si le lecteur gagne à suivre les deux séries simultanément, il est à noter que choisir de n’en lire qu’une à la fois n’entrave pas la compréhension de l’intrigue.
En situant le récit à cette période et avec ce personnage phare, Kieron Gillen livre une plongée dans un environnement particulièrement familier dès la première planche. L’action débute en effet au sein du palais de Jabba, sur Tatooine. Les décors, le bestiaire ainsi que la mise en scène de certaines cases reproduisent à la perfection l’atmosphère connue par le spectateur dans le premier acte de Star Wars : Le Retour du Jedi. De nombreuses références, et notamment visuelles, sont par ailleurs faites tout au long de ce volume à la prélogie et au passé de celui qui s’appelait encore Anakin Skywalker, notamment via un passage sur la planète Géonosis. L’opus s’inscrit ainsi pleinement dans la saga.

Mais l’intérêt premier de Dark Vador est de narrer l’histoire du personnage titre dans l’intervalle situé entre Star Wars : Un Nouvel Espoir et Star Wars : L’Empire Contre-Attaque. Défait dans le premier film, le Seigneur Noir des Sith apparaît en effet tout puissant au début de sa suite, qui se déroule trois ans plus tard. La série de comics tente donc d’expliquer ce changement de paradigme. Seul survivant de la destruction de l’Étoile Noire, Dark Vador a subi un échec important et se voit rudement mis à l’épreuve par l’Empereur, manipulateur qui le traite plus que jamais comme une marionnette. Ce dernier le somme d’obéir aux ordres du Général Tagge, qui le place sous la surveillance d’un sbire, le Lieutenant Oon-Ai. Considéré par beaucoup comme était dépassé et appartenant à un autre temps, Vador conserve cependant un voire plusieurs coups d’avance et sait comment se débarrasser rapidement d’une surveillance encombrante. Son état psychologique reste néanmoins particulièrement fragile. Vador vit, il est vrai, toujours mal sa transformation en homme machine et n’assume pas cette caractéristique. Il souhaite dès lors affirmer son humanité, qui trouvera lieu à s’exprimer selon lui au travers de la dimension spirituelle de l’Ordre Sith.
La plupart de ses actions au sein du premier arc, intitulé sobrement Vador et qui compose l’intégralité de ce volume en six issues, visent à poursuivre ses propres desseins dans le dos de l’Empire. Nourrissant une obsession pour Luke Skywalker depuis qu’il a échoué à abattre son X-Wing dans les tranchées de l’Étoile Noire, Vador missionne les chasseurs de prime Boba Fett et le Wookie Krrsantan le Noir afin de le trouver. Cette fixation connaît un nouveau rebondissement en fin de volume, prometteur pour la suite.

Dark Vador - 1 : Vador intéresse également en s’éloignant des sentiers battus et explorant de façon plus large la galaxie. C’est ainsi le cas avec des vaisseaux inédits ou avec une intrigue qui mène vers des personnes ayant subi des modifications cybernétiques. Ces êtres transformés sont censées représenter une nouvelle forme d’évolution amenée à dominer l’univers de demain en évitant les faiblesses des espèces naturelles telles que le ressenti de la douleur. Le personnage de Cylo IV, allié de l’Empereur, présente une complexité qui suscite les interrogations. Il peut d’ailleurs être regretté que ce volume ne développe pas suffisamment certains éléments présentés, engendrant par là même une certaine frustration sans doute liée à son objet introductif.

L’autre point fort de ce premier arc est d’introduire un personnage majeur inédit, qui bénéficie d’ailleurs depuis de sa propre série : le Docteur Aphra. Jeune femme archéologue n’hésitant pas à jouer avec les frontières de la morale, elle se place d’une certaine manière à l’opposé d’Indiana Jones, une référence appuyant d’ailleurs cet état de fait dans les dialogues. Accompagnée par 0-0-0 et BT-1, deux droïdes tueurs au design pourtant familier, elle peut en effet être sans pitié. Bavarde, elle a une relation inégalitaire avec le taiseux Dark Vador qui donne droit à des situations cocasses. Disparaissant un peu trop vite du dernier acte de ce récit, elle demande à être revue dans les arcs suivants...

Le dessin de Salvador Larroca sait, quant à lui, offrir des planches magnifiques aux décors profonds et soignés, notamment dans l’espace. Le design des vaisseaux est très imaginatif et pousse à s’attarder sur certaines cases. Il en va de même pour le dessin de certains personnages, Dark Vador en tête, mais également Aphra qui possède un visage très expressif. Malheureusement, certaines scènes d’action s’avèrent peu lisibles tandis que le visage de plusieurs humains laisse à désirer. Celui de l’Empereur est ainsi particulièrement raté dans la dernière partie du volume et ne parvient jamais à convaincre.

Dark Vador - 1 : Vador se dévore sans effort en plaçant le personnage le plus iconique de la saga Star Wars dans une situation difficile. Il offre un certain nombre de promesses avec des intrigues non résolues, quitte à frustrer légèrement le lecteur pressé qui n’aura qu’une envie : découvrir la suite !

Poursuivre la visite

1985 • 2019

Les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.