Bing Bong
Date de création :
Le 19 juin 2015
Nom Original :
Bing Bong
Créateur(s) :
Pete Docter
Apparition :
Cinéma
Télévision
BD
Livres
Jeux Vidéo
Voix Originale(s) :
Richard Kind
Voix Française(s) :
Didier Gustin

Le portrait

rédigé par Claire Royo
Publié le 05 décembre 2020

Bing Bong est l’ami imaginaire de Riley Andersen, héroïne du film d’animation Vice-Versa, produit en 2015 par les studios Pixar. Alors qu'elle vit un déménagement du Minnesota à San Francisco et passe de l’enfance à l’adolescence, les émotions personnifiées de la fillette sont elles aussi déboussolées. Joie, son émotion principale, est envoyée avec Tristesse par accident dans la mémoire à long terme où sont stockés tous les souvenirs de Riley depuis sa naissance. C’est là-bas que les deux émotions rencontrent Bing Bong, errant dans les méandres des souvenirs. Avec sa silhouette rassurante, surprenante et haute en couleur, car uniquement issue de l’imaginaire de la fillette, Bing Bong était très important pendant son enfance : Joie, dans sa quête pour retourner au quartier cérébral, se fait alors une mission de ramener l’ami imaginaire dans les pensées de Riley. Cette quête est cependant vouée à l’échec dès son commencement, car le personnage de Bing Bong appartient au passé de la jeune fille : il est implacablement destiné à être oublié…

Dessine-Moi un Ami Imaginaire

Bing Bong apparaît pour la première fois dès les premières minutes du film, sous forme de dessin, alors que Joie est en voix off et présente l’enfance heureuse de Riley à travers plusieurs scènes de jeu. La jeune fille est ainsi montrée en train de dessiner sur un mur de sa maison une sorte d’animal rose souriant, avec une trompe d’éléphant, un gros ventre, des pattes rayées jaune et rouge comme s’il avait des chaussettes, une veste avec une fleur multicolore et un chapeau. À côté de lui se trouve un petit chariot sur roulettes avec un balai projetant un arc-en-ciel : il s’agit de sa fusée à propulsion, qui s’allume quand Riley chante « Qui aime bien jouer avec moi ? Bing Bong ! Bing Bong ! », et qui permet à l’ami imaginaire et Riley d’aller sur la Lune. Pendant qu’elle dessine, la fillette chante d’ailleurs cette chanson : cette scène est en fait un clin d’œil introductif au personnage de Bing Bong, qui sera développé plus tard dans le film.

Bing Bong dans Vice-Versa

La véritable apparition de Bing Bong se fait donc bien plus tard dans la mémoire à long terme, quand Joie et Tristesse cherchent leur chemin afin de revenir au quartier cérébral. La situation est alors complexe pour la fillette qui a perdu son équilibre émotionnel. Joie ne perçoit pas le besoin d’évolution de Riley, qui semble de plus en plus déboussolée, et cherche à tout faire pour maintenir ses souvenirs d’enfance heureux. Bing Bong apparaît alors comme le symbole de l’âme d’enfant de la jeune fille, et c’est donc avec de grandes exclamations que Joie le rencontre. Fredonnant sa chanson phare qu’il chantait avec Riley, il est montré en train de sélectionner des boules de souvenirs à emmener avec lui. Attirée par son chant, Joie arrive jusqu’à lui en traînant Tristesse derrière elle. 

Quand Joie annonce sa présence, Bing Bong hurle de peur et s’enfuit dans les couloirs interminables des souvenirs. S’ensuit dès lors une course-poursuite entre lui et Joie, qui parvient finalement à le rattraper. En tentant de s’échapper, Bing Bong se cogne d'ailleurs à un chariot, une maladresse qui permet à Joie d’entamer la conversation. En réalité, elle ne reconnaît pas tout de suite l’ami imaginaire même si elle sent qu'il ne lui est pas totalement étranger. Il lui répond alors un anachronique « Oh t’es pas la première à me dire ça, je ressemble à tout le monde ». Il est alors très surpris quand Joie se souvient de lui, et commence à baisser sa garde, de plus en plus joyeux. Quand il apprend l'identité des deux émotions de Riley, Bing Bong est étonné de leur présence dans la mémoire à long terme et s’empresse de dire « Sans toi Riley sera malheureuse comme tout, on peut pas laisser faire ça, il faut qu’on te ramène ! Oh, j’ai une idée ! Suivez-moi ! ». 

Comme de nombreux personnages, à commencer par Joie, Bing Bong n’accorde aucune importance à Tristesse et s’empresse d’évoquer ses souvenirs de jeu avec la fillette : les concerts imaginaires quand il jouait à chat avec la fillette et qu’il courait perché au plafond, leur fusée qui « marche à la chanson propulsion », tout ceci ravive de beaux souvenirs aux deux personnages et encourage implicitement Joie à tout faire pour préserver l’âme d’enfant de Riley. 

Après s’être remémoré tous ces beaux souvenirs, Tristesse s’immisce dans la conversation et, d’un air interrogateur, demande « Et... Qu’est-ce que t’es censé être exactement ? ». Cette question fait sortir l’émotion jaune et Bing Bong de leur état de joie et de rêve, comme pour les faire revenir brusquement à la réalité. C’est à ce moment-là que l’ami imaginaire donne une description très précise de son apparence physique : « C’est pas tout à fait clair. J’ai le ventre en barbe à papa, et pour le reste, je tiens un peu du chat, un peu de l’éléphant et un peu du dauphin ». Cette apparence regroupe sans doute en un être imaginaire la plupart de ce que Riley aimait étant enfant : la queue touffue d’un chat, de la barbe à papa rose, douce et réconfortante, la trompe rigolote d’un éléphant, et le cri tout aussi joyeux du dauphin. Bing Bong appartient bel et bien au passé de la fillette, et lui apparaîtrait à présent ridicule ou trop abstrait. 

Quand Joie lui demande la raison de sa présence dans les couloirs des souvenirs de Riley, il répond, embarrassé et de plus en plus triste : « Y a de moins en moins de rôles pour les amis imaginaires ces derniers temps, alors je… Disons que... », et finit les larmes aux yeux. Face à sa réaction, Joie s’empresse de lui remonter le moral : « Ne sois pas triste, j’te promets que quand j’serai revenue au quartier cérébral, je ferai en sorte que Riley se souvienne de toi », sous les yeux très étonnés de Tristesse. Bien sûr, à ces mots, Bing Bong saute de joie et, dans la précipitation, se fait mal à sa jambe. Il s’assied alors et pleure, mais au lieu d’avoir des larmes qui coulent, ce sont des bonbons qui jaillissent de ses yeux ! Même dans la tristesse, Bing Bong a été imaginé pour faire plaisir à la fillette qui devait à l’époque raffoler des bonbons, comme la plupart des enfants.

Cette scène confirme que Joie n’a aucunement conscience que Riley grandit et s’émancipe peu à peu de son enfance, car elle souhaite faire revenir l’ami imaginaire dans sa vie alors qu’il est rattaché à ses plus jeunes années. Après avoir prêté son sac imaginaire à Joie, Bing Bong guide les deux émotions vers la gare de l’imaginaire pour monter à bord du train de la pensée, afin de regagner au plus vite le quartier cérébral. Il les fait passer par un « raccourci » qui s’avère être l’entrepôt des pensées abstraites, un lieu donc très dangereux. Malgré les mises en garde de Tristesse, Joie décide de faire confiance à l’ami imaginaire : le trio se retrouve alors enfermé, et passe par les trois phases de destruction des pensées, pendant laquelle ils changent trois fois d’apparence. 

Ce passage souligne encore une fois que Bing Bong appartient à l’enfance de Riley et qu’il n’a malheureusement plus sa place à ses côtés, car il n’a pas conscience du danger et ne fait preuve d'aucune prudence. Joie n’aurait pas dû lui faire confiance et aurait dû prendre au sérieux les avertissements de Tristesse qui s’est documentée sur la mémoire à long terme, connaissant son plan et ses pièges par cœur. L’ignorance de l’ami imaginaire est d’ailleurs mise en avant au moment où il croit bien lire le panneau de défense d’entrée de l’entrepôt : « Regardez : D A N G E R : raccourci ! ». Une fois sortis, Bing Bong se retourne et dit, crédule, « Wouah, on n'aurait jamais dû entrer, c’était trop dangereux, ils auraient dû mettre une pancarte ! ». À travers ce trait d’humour, Bing Bong confirme son inconscience et montre qu’il réagit comme un enfant, tirant des leçons de ce qu’il vient de vivre. 

Après avoir manqué le train, les trois amis se dirigent vers la dernière gare avant l’arrêt au quartier cérébral, guidés encore une fois par Bing Bong. Cette fois-ci, et devant le même enthousiasme de la part de l’ami imaginaire, Joie se méfie et demande à Tristesse confirmation de l’itinéraire. Ils arrivent ainsi dans le Monde de l’Imaginaire où Bing Bong est « ici comme chez [lui] ». Le bonhomme rose en fait alors la visite guidée aux deux émotions : elles découvrent ainsi la forêt des frites, la tour des trophées, le village des nuages, le sol de volcan, le château de cartes, où Bing Bong récupère sa fusée, et une petite nouveauté, la machine à petit ami imaginaire. Devant cette dernière attraction, les trois amis s’arrêtent et adoptent des réactions particulières : pendant que Tristesse semble emballée, Joie et Bing Bong apparaissent dégoûtés et dans l’incompréhension, sans doute parce que le petit ami symbolise l’entrée de Riley dans l’adolescence, chose que ni l’ami imaginaire ni l’émotion jaune ne souhaitent. Bing Bong réagit à l’apparition du petit ami imaginaire en disant « C’est qui c’ui là ? […] Oh, mais d’où il sort lui, j’lai jamais vu ? […] c’est pas grave ». Il change totalement de sujet, en ignorant ce nouveau personnage dans le monde de l’imaginaire. 

Quand Bing Bong réapparaît, le spectateur voit à travers ses yeux la destruction de nombreux éléments présents dans le monde de l’imagination : la baraque en biscuits, le pic du poney d’or, le palais de la princesse des rêves, ou encore l’académie des nounours. Tout laisse à penser que Riley grandit et change de centres d’intérêt en même temps qu’elle perd ses anciennes îles de personnalité. Bing Bong assiste, triste et démuni, à leur démolition, sans très bien comprendre ce qui est en train de se passer, et subit lui aussi ce changement radical quand sa fusée à propulsion est elle aussi embarquée et jetée dans le vidage mémoire. Il réplique alors « Attendez, on s’en sert encore Riley et moi, il reste encore une réserve de chansons propulsion ! », mais son vaisseau est malgré tout jeté.

En regardant sa fusée tomber « aux oubliettes », l’ami imaginaire s’interroge non plus sur son sort, mais sur les envies de la fillette : « C’est pas possible que Riley veuille plus de moi ». Vite rejoint par Joie et Tristesse, il reste au bord du vidage mémoire où tous les souvenirs obsolètes de la jeune fille sont jetés et oubliés peu à peu. L’émotion jaune tente alors de le faire rire, mais la tristesse de l’ami imaginaire est trop grande. L’émotion bleue essaie à son tour : sans chercher à lui changer les idées, Tristesse l’écoute, lui parle et se remémore avec lui certains souvenirs. Il lui avoue ainsi « C’était tout ce qu’il me restait de Riley […]. Une fois on a même remonté le temps, on a pris deux p’tits déjeuners ce jour-là […], elle a adoré ça, c’était ma meilleure amie ». Après avoir pleuré dans les bras de Tristesse, le personnage déclare « ça va mieux maintenant », et se remet en chemin vers la gare : en l’écoutant, et en acceptant sa tristesse, l’émotion bleue est parvenue à apaiser Bing Bong, sous les yeux ébahis de Joie. 

Bing Bong semble peu à peu se rendre compte que les centres d’intérêt de Riley changent et évoluent en même temps qu’elle grandit. Ce personnage est, comme Joie, très lié à l’enfance de la fillette, car c’est pendant cette période qu’il a eu le plus d’importance à ses yeux. Comme Joie, il est très attaché à tous les éléments qui rappellent cette période, comme la licorne arc-en-ciel qu’il considère comme une « star » des rêves de Riley. Après avoir été enfermés dans l’entrepôt du subconscient de Riley, lieu où les éléments perturbateurs sont retenus, à la suite de la tentative de sabotage du rêve de la fillette, les trois amis parviennent à la réveiller et à monter une nouvelle fois à bord du train de la pensée. Dans l’un des wagons, Bing Bong regarde un souvenir récent de la jeune fille et dit « Wouah, c’est Riley ? Elle est grande maintenant, elle tiendra pas dans ma fusée, comment on va aller sur la Lune ? ». À travers cette simple question pratique, Bing Bong commence à s’interroger sur sa place aux côtés de la jeune fille aujourd’hui : Riley semble trop grande, autant physiquement qu’émotionnellement, pour jouer encore avec son ami imaginaire. 

Alors que l’île de la famille s’effondre, Bing Bong et Joie tombent dans le vidage mémoire et sont fatalement destinés à être oubliés à leur tour. Joie est cependant un élément fondateur de la fillette, aussi reste-t-elle lumineuse dans ce trou noir tandis que Bing Bong s’efface peu à peu : le processus d’oubli a commencé sur lui, car il ne fait plus partie des pensées de Riley à présent. Il rejoint vite Joie et tente de la raisonner dans ses tentatives de sortir de cet endroit : « Tu ne comprends pas ce qu’il se passe ?! On sortira jamais d’ici, Riley nous a oubliés ! ». 

Si tout annonce que Bing Bong ne sortira jamais du vidage mémoire, Joie est cependant destinée à remonter à la surface, et c’est l’ami imaginaire qui l’aide à y parvenir en retrouvant et utilisant sa fusée propulsion. Après deux tentatives vaines pour atteindre la surface avec la fusée, Bing Bong se rend compte que son bras gauche a pratiquement disparu : il prend alors conscience que Joie ne parviendra pas à sortir de ce trou s’il reste à bord de la fusée, car il appartient désormais au passé. Il se tourne vers l’émotion jaune et lui dit « Allez Joie on recommence, je sens que ça va marcher cette fois », avec sa main tendue et un sourire sincère, rempli de douceur, comme s’il avait enfin compris et accepté son sort. Quand ils montent propulsés dans la fusée, Bing Bong ne cesse de crier à l’émotion de chanter plus fort pour que la fusée ne s’arrête pas, puis il saute de son vaisseau, laissant Joie parvenir au sommet seule. Dans sa précipitation, Joie ne s’est pas aperçue que l’ami imaginaire n’était plus à ses côtés. Au moment où elle se penche vers le vidage mémoire, elle le voit, juste avant de disparaître, sauter de bonheur face à cette réussite : « Haha ! Tu as réussi ! Cours, cours sauver Riley ! Emmène-là sur la Lune pour moi, d’accord ? ». Bing-Bong s’estompe alors, pour finalement s’effacer totalement, le sourire aux lèvres. 

Conception du personnage

« Avec la trompe d'un éléphant, la queue d'un chat et le corps de barbe à papa, Bing Bong est l'ami imaginaire de Riley. (Vous devez vous rappeler que lorsque Riley avait trois ans, il faisait fureur.) Malheureusement, il est sans travail depuis que Riley a eu quatre ans et il est désespéré d’être laissé pour compte alors que Riley grandit ». C’est ainsi que le site des studios Pixar présente ce personnage au public : avec son apparence insolite et ses vêtements rapiécés, Bing Bong a en effet l’air d’un ami imaginaire sans profession ni maison, cherchant désespérément sa place dans les méandres de la mémoire de Riley. Bing Bong devait avoir une apparence à la fois réconfortante, joyeuse, mais aussi refléter la précarité de sa situation, étant donné qu’il n’a plus sa place auprès de Riley. 


Esquisses du personnage

L’inspiration d’un ami imaginaire ressemblant en partie à un éléphant n’est pas venue par hasard : comme l’explique l’artiste chargé du design des personnages Chris Sasaki dans Drawing Your Inner Child : « Il y a tellement d'options parmi lesquelles choisir ou où commencer un ami imaginaire, mais heureusement Pete a mentionné qu'il avait un ami imaginaire quand il était enfant et que c'était un éléphant. L'éléphant était un peu le point de départ ». À cet éléphant ont notamment été ajoutés la queue d’un chat et le ventre en barbe à papa, deux éléments à la fois doux et réconfortants qui sont généralement très appréciés des enfants.

Chris Sasaki continue sa description, et explique à propos de Bing Bong que « sa personnalité est très sympathique, et nous avons donc voulu pousser un peu là où nous avons obtenu beaucoup d'angles, plus de formes douces. […] Nous nous sommes inspirés de vêtements de vaudeville, avec comme code le chapeau, et nous avons même ajouté la fleur du costume de clown. Nous voulions vraiment qu’il se sente comme un acteur égaré, parce qu'il était un ami imaginaire perdu et oublié. […] Même après le processus de dessin, Bing Bong est devenu de mieux en mieux, presque au point où il est devenu réellement vivant, et pas seulement un dessin ». L’apparence de l’ami imaginaire est donc un savant mélange de diverses références, et reflète son caractère doux et joyeux. 

Mais pourquoi intégrer un ami imaginaire dans l’histoire ? Sans doute pour qu’un personnage incarne à lui seul l’enfance de la fillette et qu’il soit confronté directement à la fatalité de son passage à l’adolescence. Dans les premières ébauches du film, Joie devait tomber dans le vidage mémoire avec Peur, mais comme l’explique Pete Docter dans le documentaire Story of the Story « Nous nous sommes aperçus très tôt qu’il s’agissait en grande partie du fait de grandir, nous l’avons jumelée avec un ami imaginaire : Bing Bong ». 

En version originale, Bing-Bong est doublé par l’acteur et comédien américain Richard Kind. Principalement connu pour ses rôles du Docteur Mark Devanow dans la série Dingue de Toi (de 1992 à 1993) et de l’attaché de presse Paul Lassiter dans la série Spin City (1996-2002), il a doublé plusieurs personnages dans d’autres films Disney et Pixar : la sauterelle Plouc dans 1001 Pattes (a bug's life), Van dans Cars - Quatre Roues et ses suites et l’anaconda Harry dans The Wild (2006). Pour la version française du film, c’est l’acteur et imitateur Didier Gustin qui lui prête sa voix, incarnant ainsi un nouveau personnage Disney-Pixar après avoir incarné Kuzco dans Kuzco, l'Empereur Mégalo (2001) et Kuzco 2 : King Kronk (2005), le singe Flunky dans Le Livre de la Jungle 2 (2003) et le koala Nigel dans The Wild

Richard Kind
Didier Gustin
Autres Apparitions

Contrairement aux autres personnages de Vice-Versa, mais tout à fait logiquement, Bing Bong n’apparaît pas dans le court métrage Premier Rendez-Vous ? (2015) faisant suite au film. Il ne fait donc pas d’autres apparitions cinématographiques, mais est en revanche présent dans plusieurs livres dérivés de Vice-Versa, ainsi que dans certains jeux vidéo comme Disney Emoji Blitz (Disney Mobile, 2016), Disney Crossy Road (Hipster Whale, 2016), LEGO The Incredibles (Traveller’s Tales, 2018) et est le héros à sauver dans le jeu en ligne Inside Out Save Bing Bong (2016).

LEGO The Incredibles (2018)
Disney Emoji Blitz (2016)
Bing Bong dans les Parcs à Thèmes

Dans les Parcs Disney, l’ami imaginaire n’est présent qu'à Disneyland Resort. Dans le Disneyland Park, il apparaissait en effet sortant d’une montagne de boules de souvenirs, intégré avec sa fusée dans un char sur lequel défilaient Joie et Tristesse, lors de la parade Pixar Fest en 2018. 


Char 2018 - Pixar Fest
(Disneyland Park)

Le personnage a aussi inspiré une boutique dont il est l’effigie dans le Parc Disney California Adventure : il s’agit de la boutique Bing Bong Sweet Stuff, ouverte depuis 2018 sur le Pixar Pier. Dans ce magasin de friandises et de souvenirs, une grande sculpture du personnage est présente, assis sur sa fusée et encadré d’un immense arc-en-ciel illuminant toutes ses sucreries, qu’il fabrique en pleurant de joie ! 


Bing Bong Sweet Stuff
(Disney California Adventure)

Il n’est pas rare de voir des personnages issus des films d’animation Disney ou Pixar mourir au cours de l’histoire. Ce sont en général des parents ou des proches qui quittent prématurément le héros ou l’héroïne, de manière à ce qu’il ou elle puisse se construire seul(e) et avoir cette fierté de réussir ses aventures sans une aide familiale. Dans Vice-Versa, l’émancipation ne se fait pas vis-à-vis des parents de Riley, qui restent à ses côtés jusqu’à la fin du film. L’intrigue principale étant la manière dont Riley quitte l’enfance et entre dans l’adolescence, son émancipation doit se passer au cœur de ses émotions : Bing Bong incarne donc ce personnage auquel la fillette, mais aussi Joie, son émotion leader, doivent se détacher pour laisser place à de nouveaux centres d’intérêt et à un nouveau monde imaginaire. Si la disparition de Bing Bong est inévitable, il n’empêche qu’elle parvient à toucher aux larmes tout spectateur sensible. En plus de ce rôle, l’ami imaginaire incarne aussi la joie et l’insouciance de l’enfance : il est totalement transparent, ne peut cacher ses émotions et s’avère être d’une grande aide pour Joie et Tristesse dans leur quête. Son unique motivation est d’accompagner Riley dans sa vie et de tout faire pour la protéger et la faire rire. En acceptant qu’elle n’a désormais plus besoin de lui pour toutes ces choses, il admet aussi la fatalité de son destin et s’évapore dans un dernier sourire.

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