L'Art de la Danse

L'Art de la Danse
L'affiche
Titre original :
How to Dance
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 11 juillet 1953
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Jack Kinney
Musique :
Joseph S. Dubin
Firehouse Five Plus Two
Durée :
6 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Dans la série des "How to...", Dingo apprend comment danser...

La critique

rédigée par
Publiée le 09 décembre 2020

L'Art de la Danse fait revenir la fameuse collection des "How to..." pour le plus grand bonheur des spectateurs...

En 1937, Dingo perd sa "voix" à la suite du départ de Pinto Colvig du studio de Mickey. Le personnage, privé un temps de ses vocalises originales, les retrouvera toutefois en 1941 à la faveur du retour de son doubleur initial, et ce jusqu'au décès de ce dernier, en 1967. Dans l'intervalle, la technique de la narration, qui permet à Dingo de rester aphone, est plébiscitée. Disney, bien décidé à sauver coûte que coûte son gaffeur attitré, contourne, en effet, la difficulté rencontrée en le mettant en scène dans des aventures commentées par voix-off. L'artiste John McLeish se voit ainsi chargé du commentaire audio de toutes les péripéties de Dingo. À l'origine, il pense participer à un programme éducatif et utilise donc un ton grave et sérieux. Se rendant compte de sa méprise, il entreprend de modifier son intonation afin de la rendre burlesque. Mais c'est sans compter sur l'intervention des réalisateurs qui le convainquent de revenir à sa prestation première, idéale pour instaurer un contraste hilarant entre le récit et la nature des images qui le supportent. La série des "How to..." est née. Le court-métrage Dingo Fait de l'Équitation, surprenant d'humour décapant, l'inaugure de façon magistrale. RKO Pictures, le distributeur exclusif de Disney à l'époque, trouve le cartoon tellement réussi qu'il décide de l'inclure dans le long-métrage Le Dragon Récalcitrant, pensant qu'il toucherait ainsi un plus large public.

L'Art de la Danse propose aussi une magnifique caricature de Firehouse Five Plus Two. Ce groupe est à l'origine composé de sept artistes du département animation (Ward Kimball au trombone, Frank Thomas au piano, Ed Penner au tuba, Monte Mountjoy aux percussions, Clarke Mallery à la clarinette, Harper Goff au banjo et Danny Alguire au cornet), vêtus d'uniformes et de casques de pompiers. Il s'est vite spécialisé dans l'interprétation de morceaux de jazz Dixieland, qu'il interprète lors de spectacles organisés le soir, au sein même des studios Disney, ainsi que lors de fêtes locales. Ensemble, les artistes enregistrent une bonne douzaine d'albums et rencontrent alors un énorme succès, en apparaissant aussi bien à Disneyland qu'à la télévision, dans les émissions de Walt Disney, bien sûr, mais pas uniquement. La cartoon offre également un autre clin d'œil: l'école de danse que fréquente Dingo s'appelle en effet "Atencio's School of Dance", une référence à l'artiste des studios Disney, X Atencio.

Le cartoon commence donc en démontrant l'importance du rituel social que constitue la danse chez l'homme, et ce depuis la préhistoire. L'une des scènes pour illustrer le propos, précisément celle avec la vahiné, est d'ailleurs reprise d'un ancien cartoon de Dingo, Hello, Aloha, sorti l'année précédente. À l'ère moderne, les hommes ont visiblement perdu cette pratique qui relevait de l'instinct et par timidité, n'osent plus aller se déhancher sur une piste de danse, trouvant toutes les excuses du monde pour rester scotchés sur leur chaise. Mais la bonne nouvelle est que la danse peut s'appendre ! Le narrateur propose ainsi à Dingo de se lancer en commençant grâce à un manuel reprenant les bases. L'apprentissage est alors censé être aussi simple que l'ABC de la lecture et le 123 du calcul ; mais voilà : le schéma des pas indiqué à l'écran est si alambiqué qu'il contredit comiquement cette idée de facilité.

Il est alors temps pour Dingo de danser avec une partenaire. Une excellente idée de gag se met aussitôt en place. Le maladroit danseur décide en effet de louer un mannequin sur roulette à une couturière pour apprendre les pas à deux mais sans avoir peur du ridicule. La séquence est particulièrement amusante car le chevalet semble prendre vie quand notamment Dingo lui fait boire un rafraîchissement alcoolisé qui rend l'objet pompette ou quand il a les mains trop baladeuses et que le mannequin s'en offusque. Pourtant, l'essai ne s'avère pas vraiment concluant entre Dingo qui s'aide des roulettes pour se déplacer et le courant bien trop électrique (au sens littéral du terme puisque l'un des pieds du mannequin se coince dans une prise) qui passe entre les deux. Dingo décide finalement de prendre des cours de danse où il apprend toutes sortes de farandoles, du ballet traditionnel au kazatchok russe en passant par la gigue irlandaise. Le jeune élève passe alors une dernière épreuve où il danse admirablement bien avec une jolie jeune fille (assise sur un tabouret à roulette caché par sa robe et se laissant conduire sans difficulté). Dingo est donc fin prêt pour aller en soirée et alors que la musique se lance, il se retrouve dans une cohue énorme dont il a du mal à se dépêtrer : la danse n'est décidément pas faite pour lui...

L'Art de la Danse est un cartoon amusant où les différents clins d'oeil sont un régal pour le fan Disney.

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