Dégoût
Date de création :
Le 19 juin 2015
Nom Original :
Disgust
Créateur(s) :
Pete Docter
Apparition :
Cinéma
Télévision
BD
Livres
Jeux Vidéo
Parcs
Voix Originale(s) :
Mindy Kaling
Voix Française(s) :
Mélanie Laurent

Le portrait

rédigé par Claire Royo
Publié le 16 janvier 2021

Dégoût est l’une des émotions de Riley Andersen, personnage principal du film d’animation Vice-Versa, produit en 2015 par les studios Pixar. Vêtue d’une robe verte cintrée et d’un foulard violet noué à son cou, elle apparaît comme un personnage féminin à la pointe de la mode, se souciant fortement de son apparence. Avec sa peau, ses cheveux verts parfaitement coiffés, ainsi que ses cils démesurément longs, Dégoût pilote les émotions de la fillette aux côtés de Joie, Tristesse, Peur et Colère, au quartier cérébral. Elle possède elle aussi le pouvoir de générer des souvenirs à Riley, qui se transforment en boules de cristal vertes et sont stockées dans la mémoire à long terme. Son rôle est de guider la fillette dans sa vie, tendant vers un comportement prudent et réfléchi. Pour ce faire, Dégoût incarne la petite voix râleuse de la jeune fille, et apporte ainsi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme les autres émotions, l’événement du déménagement de la famille Andersen vers San Francisco vient chambouler ses repères : face à tous ces changements, Dégoût annonce le passage à l’adolescence de Riley, de par ses gestes et ses paroles, qui vont parfaitement dans le sens du comportement cliché d’une jeune adolescente…

Dégoût pendant les Premières Années de Riley

Dégoût est la quatrième émotion à faire son apparition à l'écran, après Joie, Tristesse et Peur. Elle apparaît au moment où Riley découvre pour la première fois le brocoli, aliment tant redouté par de nombreux enfants. Alors que Joie, Tristesse et Peur se demandent quel est ce nouveau légume, Dégoût entre en scène, sûre d’elle, telle une diva, et écarte ses acolytes de son passage en disant : « OK, excusez-moi, danger en vue, laissez faire les pros… Non mais c’est quoi cette horreur ? », en montrant du doigt la cuillère de brocoli. 

Les bras en l’air et en battant les cils, Dégoût fait une entrée remarquable à l’écran et dans le quartier cérébral : les autres émotions présentes se taisent et l’observent analyser le légume. Joie, en tant que voix narratrice, la présente alors en ces termes : « Elle, c’est Dégoût. Elle est là pour empêcher Riley de s’empoisonner, physiquement et socialement ». Le rôle de l’émotion verte est donc annoncé, et justifie son attitude et son apparence : Dégoût est le côté méfiant de Riley, qui va analyser les événements face auxquels les autres émotions ne savent comment réagir. Elle apporte une touche d’humour dans ses gestes et dans ses paroles, car son personnage est à la fois dans le snobisme et l’exagération. 

Dégoût poursuit son analyse à voix haute, « La couleur m’inspire pas, c’est pas top au niveau de la forme… Attendez, c’est du brocoli !! », et prend les commandes des émotions tout en se pinçant le nez, dégoûtée par le légume, pour que Riley renverse l’assiette dans un « Beurk ! » de dégoût. Le tout premier souvenir vert apparaît alors dans le quartier cérébral et sera envoyé à la fin de la journée, avec tous les autres souvenirs quotidiens, dans la mémoire à long terme. L'émotion conclut son action en passant la main dans ses cheveux et en annonçant, sûre d’elle, « Voilà ! Je viens juste de nous sauver la vie ! », et poursuit par « Je sais, je sais » pour répondre aux exclamations de soulagement des autres émotions. 

Dégoût laisse ensuite place à la dernière émotion apparaissant dans le quartier cérébral, Colère, qui prend le relai face au chantage de la privation de dessert faite par son père si la fillette ne finit pas son assiette. Dégoût apparaît souvent aux côtés des autres émotions, derrière Joie, qui s’impose comme le leader du quartier cérébral. C’est donc naturellement que, comme ses acolytes, l’émotion verte est choquée et déboussolée face à l’annonce du déménagement de Riley pour San Francisco. 

Dégoût après le Déménagement

Avant d’arriver à la nouvelle maison de Riley, Dégoût fait ses premières réflexions négatives traduisant l’impatience et l’agacement de la fillette. Le père de Riley annonce qu’il ne reste « plus que quelques rues avant d’arriver à notre nouvelle maison ! », et Dégoût répond après Colère « Enfin ! Ben c’est pas trop tôt ! Moi perso j’ai cru qu’on sortirait jamais de cette voiture ! », ce à quoi Joie s’empresse de répondre par des remarques positives, de manière à contrer cette réflexion et à empêcher que Riley ait une attitude ou bien une pensée négative. Joie en profite pour énumérer avec enthousiasme les maisons invraisemblables imaginées par Riley pendant le voyage, mais elle est très vite tempérée par l’émotion verte, qui la ramène au monde réel « Oui oui oui, ben calme ta joie, on habite pas dans des gâteaux ». 

Une fois entrée dans la nouvelle maison, qui ne plaisait à aucune d'entre elles de l’extérieur, toutes les émotions sauf Joie s’adonnent à des réflexions négatives, et Dégoût dit « C’est répugnant, doit y avoir un truc mort ici », avec sa voix hautaine. Un souvenir vert est créé, et vient à la suite de souvenirs de Peur : la journée n’est pour le moment pas très joyeuse pour Riley. Dégoût effleure les commandes en faisant la grimace, avant d’être encore une fois stoppé par Joie. Elle enchaîne en montrant du doigt d’un air horrifié le cadavre d’une souris, et répond à Joie qui disait que « personne n’est mort » en s’exclamant « À part cette souris !! », pour souligner la situation dramatique à laquelle la fillette fait face.

Les émotions découvrent avec Riley sa nouvelle chambre qui s’avère être elle aussi très décevante, et Dégoût renchérit sur la précédente découverte macabre : « À mon avis, elle s’est suicidée la souris ». L’émotion verte introduit ici un trait d’humour dans une situation à première vue décevante, et dédramatise ainsi la scène pour les spectateurs. Elle touche avec Peur, Tristesse et Colère le tableau des commandes, et ils provoquent ensemble plusieurs souvenirs de colère, de peur et de dégoût, avant d’être interrompus par Joie, qui tente encore une fois de tirer du positif de cette situation. Dégoût apparaît aussi dans la scène suivante, où Riley est dans une pizzeria avec sa mère : cette action destinée à leur remonter le moral s'avère elle aussi décevante, car la seule pizza servie est à base de brocoli… À la vue des légumes, Dégoût énonce donc « OK ! J’démissionne ». 

Peu après, la mère de Riley demande à sa fille son moment favori vécu durant le voyage : Dégoût dit avec une moue écœurée « C’que vous voulez, à part quand Papa chante », petite phrase humoristique parmi toutes les autres réponses des émotions. Au moment où Riley se remémore le souvenir de la photo devant la sculpture d’un dinosaure, Tristesse ne peut s’empêcher de toucher ce souvenir joyeux et le transforme ainsi de jaune, couleur de Joie, à bleu, sa propre couleur. Toutes les émotions se tournent alors vers Tristesse, et c’est Dégoût qui énonce à voix haute l’agacement des autres émotions : « Bien joué Tristesse, comme ça chaque fois que Riley repensera à ce moment, elle aura juste le cafard ! Bravo ». 

Le soir, l’émotion verte est devant le tableau des commandes aux côtés de Peur et Colère, qui vont devenir très vite ses acolytes principaux pendant que Joie et Tristesse sont envoyées dans la mémoire à long terme. Elle raisonne Peur sur la présence des ours avec une voix suffisante et lui demande de ne pas rentrer dans les détails quand il décrit son état physique de stress. Dégoût incarne ici parfaitement son émotion, mais cette fois-ci envers ses collègues : elle ne cherche pas à faire ressentir ce sentiment à Riley. Pareille à une diva, elle refuse d’écouter des exagérations ou bien des manifestations physiques peu « glamour » de la part des autres émotions. 

Elle encourage le discours de Peur et de Colère, qui affirment que le déménagement n’était pas une bonne idée, et rappelle la présence d’une « odeur et de [cette] crasse » dans la nouvelle maison. Elle participe ensuite à l’énumération des catastrophes arrivées depuis le déménagement et rappelle qu’à San Francisco, il y a des « pizzas infectes ». Dégoût répond vite à Joie qui leur dit « Ça pourrait être pire ! » en décrivant la situation dans laquelle se trouve Riley à ce moment-là : « Oui c’est sûr, on pourrait aussi dormir dans un duvet, par terre ! », et provoque le rire chez le spectateur, qui constate en effet que c'est le cas et que la situation ne possède pas beaucoup de points positifs. 

Dégoût appréhende le lendemain, jour de la rentrée de Riley dans une nouvelle école, et renchérit sur les remarques négatives de Peur et Colère, qui veulent rester à la maison, en faisant cette fois-ci une remarque sur l’apparence de la fillette : « on n'a rien à se mettre, ça va pas du tout le faire ! ». Mais toutes ces remarques sont oubliées quand la mère de Riley vient remercier cette dernière d’avoir su rester leur « petite fille joyeuse », malgré le changement d'habitudes que le déménagement engendre pour la fillette. Face à ce discours, Joie revient prendre les commandes, soutenue par les quatre autres émotions. Dégoût lui dit d’ailleurs « On est avec toi Joie ». L’émotion verte montre ici qu’elle sait reconnaître quand une situation est joyeuse et quand Joie doit prendre les commandes de la jeune fille.

Le lendemain, les émotions appliquent un plan d’attaque élaboré par Joie la veille, afin d’appréhender la journée de la rentrée de Riley du mieux possible. Chacun a un rôle à jour, plus ou moins important, et Dégoût est chargée par Joie de travailler à l’intégration de la fillette vis-à-vis de ses futurs camarades : « Va falloir que Riley sorte du lot. Mais tout en s’intégrant ! », ce à quoi l’émotion verte répond, sûre d’elle « T’inquiètes j’suis sur le coup, Riley sera tellement cool que toutes les autres filles en feront des cauchemars ! ». Dans cette scène, Dégoût est coquette et sûre d’elle : elle représente la confiance en soi et annonce chez Riley le passage à l’adolescence, période où l’image de la jeune fille et son acceptation dans un groupe tiennent une place importante. 

Avant de partir à l’école, la mère de Riley lui demande si elle souhaite être accompagnée pour son premier jour. Dégoût répond la première à la question avec une réponse à son image, hautaine et négative : « Papa et Maman, avec nous, en public, non merci trop la honte », et se dirige vers les commandes des sentiments de la fillette, avant d’être vite stoppée par Joie qui répond elle aussi par la négative, mais fait néanmoins sourire Riley. Dégoût a ici une réaction typique d’une adolescente qui désire montrer au monde son autonomie et annonce encore une fois que Riley se détache de l’enfance. Joie, qui est bien évidemment opposée à tout type de changement, décide donc de l’arrêter pour répondre plus agréablement aux parents, mais ne leur fait en revanche pas sentir le besoin de leur fille de commencer son émancipation. 

Dégoût réapparaît au moment où Riley est assise dans sa salle de classe et observe ses nouveaux camarades, notamment un groupe de trois filles habillées « à la mode » et maquillées. Quand Riley pose son regard sur elles, l’émotion verte s’empresse de die dire « OK, groupe de filles hyper cool à deux heures ». Joie lui demande alors « Qu’est-ce que t’en sais ? », et Dégoût s’empresse de lui répondre « Double boucle d’oreille, écharpe tube, mèche bleue, on a absolument besoin d’elles ». Dégoût a encore ici la réaction d’une adolescente face à Joie, qui ne semble pas tout à fait comprendre la situation et reste dans l’incrédulité. Elle poursuit et souhaite aller directement parler à ce groupe de filles, mais est arrêtée par Dégoût, qui lui dit « ça va pas la tête, pas question de leur parler, c’qu’on veut c’est qu’elles nous aiment », ce qui est assez contradictoire, surtout pour l’émotion jaune…
Si Dégoût fait la plupart du temps des remarques négatives, telle une petite voix râleuse, elle partage cependant les sentiments heureux de la fillette. Elle sourit quand elle visionne le souvenir du hockey sur le lac à côté de l’ancienne maison des Andersen dans le Minnesota, juste avant que Tristesse ne touche le souvenir et le transforme. 

Quand Riley commence à pleurer devant sa classe, Dégoût relève les chuchotements du groupe de filles qui semblent la juger. Cela n’aide pas à l’amélioration de l’état de la jeune fille, qui continue de pleurer tout en racontant ses souvenirs heureux et regrettés dans le Minnesota. L’émotion verte essaie ensuite en vain d’aider Joie à ôter la lecture du souvenir devenu triste et, dans la précipitation des événements, elle reste avec Peur et Colère aux commandes, car Joie et Tristesse ont été aspirées vers la mémoire à long terme. Les trois émotions ne paraissent pas enchantées d’être livrées à elles-mêmes et s’annoncent alors de nombreux moment difficiles à surmonter, à l’aide seulement des émotions les plus négatives comme pilotes. 

Dégoût Seule avec Peur et Colère

La première scène où Riley est uniquement pilotée par Peur, Dégoût et Colère est celle du dîner en famille, le soir de la rentrée d’école. Aucune émotion ne semble diriger la fillette qui paraît pensive au repas. Dégoût s’en aperçoit et affirme « Riley a l’air de faire super la tête, et pourquoi elle fait super la tête ? Joie saurait faire ce qu’il faut ». Colère lui explique que les îles de personnalité de la Riley ont cessé de fonctionner car Joie et Tristesse ont été aspirées avec les boules de souvenirs de la mémoire centrale qui alimentaient chacune des îles. Les îles de la famille, des bêtises, du hockey sur glace, de l’honnêteté et de l’amitié sont ainsi à l’arrêt.

Pendant le repas, et dans le but de redonner le sourire à la fillette, Peur propose d’imiter les réactions de l’émotion joyeuse jusqu’à son retour, ce à quoi Dégoût répond sur un ton sarcastique « Bonne idée ! Colère, Peur, Dégoût, tu trouves vraiment qu’on respire la joie de vivre ?! ». Même si le ton est assez froid, l’émotion verte dit vrai et n’hésite pas à voir la vérité en face : les trois émotions restantes au quartier cérébral inspirent généralement des souvenirs négatifs. Elles sont très vite forcées de prendre les commandes, et Peur et Colère poussent Dégoût à guider Riley pour cette fois. À la nouvelle enthousiaste de sa mère annonçant à la jeune fille qu’une équipe de hockey existe en ville, celle-ci répond, à l’image de l’émotion verte, d’un ton sarcastique « Ce serait génial… ». 

Bien entendu, cette réaction est loin d’être joyeuse et les deux émotions lui reprochent d’avoir fait réagir Riley ainsi : « C’était pas joyeux du tout ! », lui dit Peur, et Dégoût répond naturellement « Ben non, parce que la joie je sais pas faire ! ». Pour la seconde question, Dégoût pousse Peur aux commandes, qui ne parvient pas non plus à faire réagir positivement la fillette. Dégoût ne manque pas de lui faire remarquer, en lui disant encore sur un ton sarcastique « Oh magnifique, ça c’était vraiment trop la joie ! ». Dégoût est ainsi cette petite voix intérieure qui ne manque pas de souligner la réalité sur un ton à la fois agaçant et irritant. 

Elle apparaît à nouveau à l’écran alors que Riley est en conversation vidéo avec sa meilleure amie, restée dans le Minnesota. La jeune fille est confrontée au sentiment de jalousie, et Dégoût l’exprime très vite en découvrant la photo de la nouvelle joueuse de hockey dans l’ancienne équipe de Riley : « Euh non, alors là c’est tout sauf cool ». Cette remarque est confirmée par celle de Peur, qui exprime une angoisse face au constat que la fillette semble avoir été « remplacée », ou du moins que sa meilleure amie ait déjà tourné la page. Face à cela, Dégoût tente de raisonner ses deux acolytes en leur disant « On garde la pêche, c’est vraiment pas le moment de perdre une autre île ! ». Elle s’oppose verbalement à Colère au moment où il décide de prendre les commandes, mais ne l’empêche pas physiquement, comme l’aurait fait Joie, et Riley raccroche brutalement l’appel : l’île de l’amitié s’effondre alors. 

Pendant que Joie et Tristesse continuent leur long périple pour rejoindre le quartier cérébral, Riley se présente au match d’essai de l’équipe de hockey de la ville. Elle paraît nerveuse, et Dégoût illustre ce stress à travers plusieurs réflexions, traduisant aussi sa propre angoisse de voir les îles de personnalité s’effondrer les unes après les autres : « c’est sûr qu’on va avoir besoin de chance, l’île du hockey va s’effondrer si elle l’utilise ». Après la tentative désastreuse de Peur pour remplacer le souvenir fondamental de cette île, l’émotion verte constate avec dureté, et toujours en employant le vocabulaire d’un adolescent « Eh ben, comment c’est pas gagné ! ». Ce nouvel échec se solde encore une fois par l’énervement de Riley, causé par Colère : il commande à la jeune fille de quitter sur le champ le match, abandonnant ainsi ses chances d’entrer dans l’équipe de hockey. 

Malgré ses réflexions piquantes et agaçantes, Dégoût semble s’inquiéter du sort des îles de personnalité, et par conséquent du bien-être de la jeune fille. Elle remarque les éléments négatifs des situations, mais n’a pas de solution à proposer. L’émotion verte s’impose à certains moments comme leader, tentant de calmer Peur et Colère face à leur réaction excessive, mais n’a malheureusement pas le pouvoir de Joie… Une fois Riley rentrée chez elle, Dégoût réapparaît à l’écran et exprime oralement la frustration de la jeune fille : « Comment j’suis trop dégoûtée ! Franchement, San Francisco ça me gave ». Bien que la formulation soit rude et dans un langage « jeune », l’émotion verte met des mots sur la situation émotionnelle de la fillette : si Riley énonçait oralement ce mal-être, cela lui permettrait d’entamer une discussion avec ses parents, mais qui serait sans doute vouée à l’échec, car ni Tristesse ni Joie ne seraient là pour tempérer ses paroles. 

L’idée de Colère : la Fugue

Face au désarroi auquel les trois émotions sont confrontées, Colère propose d’introduire une idée dans la tête de Riley : la fugue, pour que Riley retrouve sa vie d’avant. Dégoût semble douter de cette idée mais constate que « Riley était plus heureuse dans le Minnesota, c’est sûr », sans paraître pourtant très convaincue. Alors que Colère se prononce pour cette nouvelle idée, Peur propose d’attendre le lendemain pour y repenser : Dégoût, peu sûre de ses opinions, ne sait que choisir face aux deux partis de ses acolytes, et c’est sans doute pour cela que rien n’est encore décidé. 

Les émotions reprennent du service dès lors que Riley est réveillée par Peur, à la suite d’un cauchemar provoqué par Joie et Tristesse, dans le but de rejoindre le quartier cérébral. Énervé par la situation, Colère propose à nouveau l’idée de la fugue : cette fois-ci, Dégoût acquiesce mais semble cependant peu confiante « Oui, on n'a pas le choix », tandis que Peur n’est toujours pas d’accord. Il suffit pourtant à Colère d’avoir un de ses acolytes d’accord avec lui pour placer l’idée dans la tête de Riley : celle-ci « percute » et l’idée se met alors en marche, sous les yeux notamment de Dégoût, peu rassurée. 

Dès que l’idée est acceptée par la fillette, Dégoût interroge Colère sur le plan à suivre pour la réaliser : elle lui demande ainsi, sur son ton habituel « D’accord, et comment on va dans le Minnesota tu peux me le dire ? ». Elle poursuit ses interrogations sur la manière dont Riley va payer le bus et se montre très choquée quand il répond simplement « on taxe Maman », et réplique « Tu ferais pas ça ?! », de manière à raisonner Colère et à lui faire prendre conscience qu’il suggère de réaliser un acte grave. 

Avant de monter dans le bus, le téléphone de Riley sonne : ce sont ses parents, inquiets de ne pas la voir rentrer. Face au coup de fil, Peur et Dégoût sont paniqués, et celle-ci dit « Ohlala, qu’est-ce qu’on fait ?! », mais comme Colère pilote les commandes des émotions de la fillette et que celui-ci reste impassible, le plan est suivi à la lettre et l’appel est ignoré. Les parents appellent une seconde fois, et Peur et Dégoût sont encore plus inquiets, mais s’en remettent au pilotage de Colère, qui commence à douter de son idée, sans pourtant stopper la jeune fille. Quand les trois émotions voient l’île de la famille s’effondrer à cause de leurs actions, ils souhaitent retirer de suite cette idée de la tête de Riley. C’est Dégoût qui essaie en premier, en vain, et Colère n’y parvient pas non plus : l’idée est coincée et les commandes des émotions commencent à se verrouiller. Le projet de fugue est tellement extrême que les émotions n’auront plus jamais accès à celles de la jeune fille. 

Comme les autres émotions, Dégoût est paniquée face à ce spectacle et propose de faire peur à Riley pour lui faire changer d’avis : malheureusement, le tableau des commandes est déjà verrouillé et Peur n’a plus accès aux émotions de la fillette. Peur énonce alors « c’est trop tard, on n’a plus accès aux sentiments de Riley » : Dégoût contemple la situation dramatique avec ses acolytes, d’un air grave, et sans aucune solution à apporter. 

Joie et Tristesse de retour au Quartier Cérébral

Quand Joie et Tristesse reviennent au quartier cérébral, elles sont projetées sur une de ses vitres et sont sur le point de tomber dans le vidage mémoire : il faut donc que Peur, Colère ou bien Dégoût trouvent un moyen de briser la vitre pour les faire entrer. Cette idée vient de Dégoût qui, voyant Colère s’énerver et s’enflammer sur sa tête, décide de l’énerver encore plus afin d’utiliser son feu pour faire fondre la vitre. Elle emploie ainsi son ton suffisant et énervant pour le provoquer : « J’ai une idée mais comme t’es beaucoup trop limité pour comprendre, […] ça passerait au-dessus de ton petit cerveau ! Alors c’est à moi de faire l’effort de me mettre à ton niveau ! Et comme t’as le Q.I. d’un bulot, ça va être dur, mais je vais quand même essayer, Colère ! ». Une fois le feu explosé sur sa tête, Dégoût enfile un masque de protection et arbore un sourire satisfait, montrant qu’elle a pris plaisir à énerver son acolyte et à parvenir à ses fins. 

Après avoir hissé les deux émotions à l'intérieur du Quartier Cérébral, Dégoût et les autres expliquent dans un brouhaha incompréhensible la situation dramatique, afin que Joie puisse la résoudre. Dégoût hurle ainsi « Joie, il faut que t’arranges ça, le temps presse ! » et est très étonnée que celle-ci choisisse Tristesse pour réparer ce gros problème. Dégoût, Peur et Colère n’ont pas fait le même cheminement que Joie, qui fait désormais confiance à l’émotion bleue et a compris sa grande utilité dans des moments difficiles comme celui-ci. Étant donné que les trois autres émotions ont été séparées d’elles pendant un certain temps, il est normal qu’elles soient choquées par cette scène où Joie fait confiance à Tristesse. 

Les quatre autres émotions paraissent agréablement surprises quand Tristesse parvient à retirer l’idée de la fugue du tableau de commande, et esquissent toutes un sourire de soulagement. Dégoût apparaît ensuite aux côtés de ses collègues qui contemplent ensemble leur vue sur les nouvelles îles de personnalité de Riley : elle réagit particulièrement à celle sur les fashion victims, en disant « j’veux une carte de crédit ». L’émotion verte incarne encore une fois l’archétype de l’adolescente accro au shopping. Puis, contemplant avec ses acolytes le nouveau tableau de commandes des sentiments de la jeune fille, elle fait remarquer un tout nouveau bouton à Joie, servant à déclencher la puberté, ce à quoi l’émotion jaune réplique « ça doit pas être très important… ». Cette dernière pointe humoristique souligne que Dégoût remarque le passage de Riley à l’adolescence, et que Joie a encore un certain chemin à faire pour accepter ce changement chez la fillette ! 

C’est pendant un match de hockey que Dégoût parle pour la dernière fois. Alors que les parents de Riley expriment leur grand enthousiasme à l’idée d’être venus supporter leur fille pour son premier match de hockey à San Francisco, Colère dit « Papa et Maman sont plutôt cool », et Dégoût s’empresse de répliquer « Mais oui, bien sûr qu’ils le sont, mais nous on s’la joue blazés ». Encore une nouvelle remarque clichée d’une jeune adolescente ayant honte du comportement trop exubérant de ses parents !

Dégoût chez les Autres Personnages de Vice-Versa

Comme Riley possède cinq émotions qui lui sont propres, les autres personnages humains de Vice-Versa ont eux aussi droit à une version personnalisée de Joie, Peur, Colère, Dégoût et Tristesse, qui reprennent pour chaque personnage leurs vêtements, attitude ou bien coiffure. Les parents de Riley, sa professeure et Jordan, son futur petit ami, ont donc eux aussi une version de Dégoût dans leur tête. Cette déclinaison sur plusieurs personnages généralise le fait que, pour chaque adulte ou enfant, homme ou femme, ses sentiments sont pilotés par les mêmes émotions, qui s’adaptent cependant à la personne pour laquelle elles sont présentes, tant sur le plan physique que sur la personnalité. Cela souligne l’aspect réaliste des émotions, et permet aux spectateurs de renforcer l’identification de leurs actions et ressentis à ce mode de fonctionnement émotionnel. 

Chez la mère de Riley, l’émotion pilote est Tristesse. Dégoût est présente avec les quatre autres émotions et est la première à s'étonner de la réaction de Riley au moment du dîner de famille. Elle s'exaspère ensuite que le mari fasse des « yeux de merlan-frit » quand son épouse tente de lui provoquer une réaction, une expression qu'elle reprend dans le court-métrage Premier Rendez-Vous ?

Chez le père de la fillette, Dégoût est masculine, comme toutes ses émotions, et est aussi à son image physique. La première fois qu’elle apparaît à l’écran, elle est montrée faisant la fête avec ses acolytes devant le souvenir d’un match de foot. Ce n’est pas l’émotion principale et elle est relayée ici aussi en bout de table. Elle participe pourtant à la mise en place du déclenchement du « poing sur la table », que le père s’apprête à utiliser contre sa fille insolente. L’émotion Dégoût du père de Riley réapparaît dans le court-métrage Premier Rendez-Vous ?, mais ne parle toujours pas et ne prend aucune décision majeure sur le comportement du personnage.

Pendant le générique de fin, les émotions de beaucoup de personnages secondaires sont montrées à l’écran, notamment celles de la professeure de Riley. Dégoût n’y est toujours pas l’émotion pilote, mais elle parle pour exprimer la détresse de la professeure pendant son cours, face à des élèves presque endormis.

Jordan, le jeune homme à qui Riley ramasse sa bouteille juste avant son premier match de hockey à San Francisco, possède lui aussi les cinq émotions, qui ne sont dans Vice-Versa reconnaissables que par leur couleur, car toutes sont paniquées face au fait que Riley lui adresse la parole. Elles ont aussi toutes une attitude relâchée et déconnectée de la réalité lorsqu’elles apparaissent dans le court-métrage Premier Rendez-Vous ? : Dégoût fait par exemple du skate pendant que Joie fait de la guitare.

Conception du Personnage

« Dégoût est très opiniâtre, extrêmement honnête et empêche Riley de s'empoisonner - à la fois physiquement et socialement. Elle garde un œil attentif sur les personnes, les lieux et les choses avec lesquels Riley entre en contact - que ce soit le brocoli ou la tendance de la mode de l’année dernière. Dégoût a toujours les meilleures intentions et refuse d'abaisser ses normes. » C’est ainsi que le site des studios Pixar décrit ce personnage. Si les autres émotions ont été évidentes à créer pour les réalisateurs, scénaristes et animateurs, Dégoût a été quant à elle plus complexe à imaginer et à cerner, tant sur son apparence que sur son rôle. Dans le documentaire Mixed Emotions, il est ainsi expliqué que « Dégoût a mis beaucoup de temps à être cernée. […] Nous avons fait je pense plus de design pour ce personnage que pour n’importe quel autre ».

Selon May Iosotaluno, coordinatrice artistique de Vice-Versa, « une grande partie de cela provenait de questions comme « voulions-nous qu'elle soit dégoûtante ou dégoûtée ? » Ce qui semble être une question simple, mais ne l’est pas en réalité ». En effet, les autres émotions sont à l’image de ce qu’elles incarnent : Joie est telle une étoile scintillante de bonheur et d’énergie, Tristesse est comme un gros nounours voûté par son pessimisme, Colère est dynamique et s’enflamme, et Peur est grand et fin, de manière à risquer le moins de choses et à prendre le moins de place possible. En ce sens, Dégoût doit-elle inspirer le dégoût ? Ou bien l’incarner par ses gestes et ses paroles ? Doit-elle avoir une apparence repoussante, ou bien être, à l’image de Sharpay Evans dans High School Musical - Premiers Pas sur Scène, « fabuleuse » physiquement et avoir une attitude méprisante, montrant qu’elle est dégoûtée par la plupart des choses qui l’entourent ? May Iosotaluno explique que cette question est restée en suspens pendant un certain temps, et que ce personnage a ainsi causé de nombreux problèmes lors des premiers essais graphiques : « Nous avons fait quelques premières ébauches, que nous avons essayé de dessiner comme dégoûtantes. […] J'ai l'impression que chaque film a ce personnage pour qui rien ne colle ». 

La solution de faire l’émotion dégoûtante ne semble donc pas fonctionner. Il faut alors tenter de la faire dégoûtée et, pour cela, quoi de mieux que de s’inspirer des expressions communes que fait le commun des mortels ? Chris Asaki, artiste en charge des personnages, a donc fait, selon le directeur artistique des personnages Albert Lonzano « une très bonne recherche, en trouvant simplement des images de gens dégoûtés ». Chris explique par la suite, toujours dans le documentaire Mixed Emotions : « les gens avaient cette manie commune, la tête en arrière, […] et leurs mains placées comme s'ils voulaient vomir, mais qu’ils ne pouvaient pas ». Plusieurs croquis reprenant les expressions dégoûtées ont donc été faits avec le visage de l’émotion verte. 

Si l’apparence ainsi que ses faits et gestes sont désormais cernés, il faut à présent doter ce personnage d’une distinction envers ses acolytes émotionnels, de manière à ce que le spectateur n’ait pas besoin d’entendre son nom pour comprendre quel sentiment elle incarne. Tony Fucile, dessinateur des animations, explique dans le documentaire Drawing Your Inner Child, « chacun de nos personnages émotionnels possède une lecture rapide, et pour Dégoût, qui est composée de plusieurs éléments différents, ces éléments ont besoin de travailler ensemble de manière élégante ». Dégoût s’avère donc complexe, car elle doit à la fois représenter une certaine classe et un raffinement dans ses vêtements, mais aussi laisser paraître le dégoût dans ses expressions et ses gestes. 

Tony Fucile poursuit ensuite en expliquant sa technique pour dessiner Dégoût en quelques coups de crayon, de manière à ce qu’elle représente son émotion : « Quand je dessine Dégoût, la première chose avec laquelle je commence habituellement c'est un demi-cercle, et ce genre de vague pour la bouche, qui est en quelque sorte un grognement qui se lit, je pense, parce que c'est à l'intérieur d'une forme simple. Et puis deux demi-cercles pour les yeux. Une partie de son travail dans le film consiste à empêcher Riley de faire des choses qui pourraient ne pas être bonnes pour elle. Elle n’est donc pas dégoûtante, mais dégoûtée ». 

Dégoût est doublée en version originale par l’actrice Mindy Kaling, ayant notamment doublé le personnage de Taffyta Muttonfudge dans le long-métrage Les Mondes de Ralph (2012), ou bien ayant incarné à l’écran Mme Qui dans le film Un Raccourci dans le Temps (2018). Dans la version française, Dégoût est vocalisée par Mélanie Laurent, qui a elle aussi incarné d’autres personnages d’animation, comme Satsuki dans Mon Voisin Totoro (1988) de Hayao Miyasaki, ou bien Mary Katherine dans Epic : La Bataille du Royaume Secret (2013). 

Mindy Kaling
Mélanie Laurent
Autres Apparitions

Dégoût apparaît brièvement avec toutes les autres émotions dans le court-métrage d’animation qui fait suite à Vice-VersaPremier Rendez-Vous ? (2015), quand Riley se prépare à sortir à la patinoire avec son petit ami Jordan. Quand la mère de Riley l’interroge sur son rendez-vous, elle parle pour critiquer son attitude exagérée et gênante, souhaitant paraître « cool » aux yeux de sa fille sa fille : « C’est vraiment n’importe-quoi, j’peux pas là », dit l’émotion verte en sortant de l’écran. 

Dégoût apparaît aussi dans le jeu Disney Infinity: 3.0 Édition, principalement développé par Avalanche Software et édité par Disney Interactive Studios en 2015 : Riley s’est endormie en regardant un film d’horreur, dispersant ses souvenirs dans le Monde de l’Imagination. Le joueur doit alors incarner les émotions de la jeune fille, dont Dégoût, pour rassembler tous ses souvenirs avant qu’elle ne se réveille. Dans l'opus, Dégoût est doublée par Tara Strong, une actrice canadienne ayant doublé de nombreux personnages de séries animées. L'émotion figure aussi dans les jeux développés pour smartphones Disney Emoji Blitz (Disney Mobile, 2016), Disney Crossy Road (Hipster Whale, 2016) et Disney Heroes : Battle Mode (PerBlue, 2018).

Dégoût dans les Parcs à Thèmes

Dégoût apparaît pour la première fois à la vue du public dans le Parc Disney California Adventure de Disneyland Resort, pendant la pré-parade annonçant la Pixar Play Parade, lors de la saison estivale de 2015. Vice-Versa a alors inspiré un char où toutes les émotions sont présentes, Dégoût y comprise, mais sous la forme d’audio-animatronics. 

Dans le même Parc, Dégoût peut aussi être vue au sein de l'attraction dédiée au film, intitulée Inside Out Emotional Whirlwind, qui a ouvert ses portes en 2019 sur Pixar Pier, la jetée dédiée aux productions des studios à la lampe de bureau. Les visiteurs embarquent ainsi à bord d’une des huit montgolfières appelées les « Memory Movers », représentant chacune une émotion de Riley, ou bien l’un des personnages de son imagination.

Pré-parade 2015
(Disney California Adventure)
Inside Out Emotional Whirlwind
(Disney California Adventure)

Contrairement aux deux émotions principales, Tristesse et Joie, Dégoût ne fait pas d’autre apparition dans les Parcs à thèmes. Elle est en revanche présente sur la glace du spectacle Follow Your Heart de la franchise Disney on Ice ! joué entre 2016 et 2018 dans plusieurs villes américaines telles que Vancouver, Los Angeles, Orlando, Edmonton, Boston et San Diego. La jeune fille y apparaît en effet entourée de son équipe de hockey et de ses cinq émotions.


Follow Your Heart (Disney on Ice !)

Semblable à Sharpay Evans dans la trilogie High School Musical, Dégoût est franche, snob, et prend grand soin de son apparence. Très drôle de par ses réactions exagérées et ses attitudes hautaines, c’est une émotion indispensable chez Riley, qui ne prend cependant pas une grande place dans sa personnalité, mis à part pour le rejet du brocoli… Sa place va sans doute changer au fil du temps car elle incarne parfaitement l’attitude typique d’une adolescente et la fillette entre justement dans cette période de sa vie à la fin du long-métrage. Tout au long de Vice-Versa, Dégoût est directe, tout en ayant en effet une attitude et une façon de parler d’adolescente : elle annonce ainsi le changement de Riley et ne peut que s’opposer à Joie, l’émotion pilote, qui refuse jusqu’à la fin du film d’accepter cette évolution. De par sa franchise et son honnêteté, Dégoût est néanmoins très importante. Elle n’hésite pas à dire tout haut ce que les autres émotions pensent tout bas, et cette franchise est à la fois un défaut, car ses propos peuvent blesser, mais aussi une qualité, car l’émotion fait évoluer les situations en énonçant leur problème.

Dégoût incarne donc parfaitement son émotion, toute en subtilité : physiquement, ce n’est pas dans son apparence qu’elle se reflète, mais dans ses gestes et ses expressions de visage. Personnellement, son émotion ressort à chaque phrase qu’elle prononce, chaque intonation qu’elle prend, ou chaque regard qu’elle lance. En plus d’être une émotion essentielle, Dégoût incarne aussi l’humour chez Riley et dans le film d’animation en général. Pareille au rôle d’un ami fidèle accompagnant l’héroïne, comme le caméléon Pascal dans Raiponce (2010) ou bien Mushu dans Mulan (1998), Dégoût introduit des pointes d’humour très bien amenées et bienvenues dans Vice-Versa, contribuant ainsi à sa qualité.

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