Seul au Monde
L'affiche du film
Titre original :
Cast Away
Production :
20th Century Fox
DreamWorks Pictures
ImageMovers
Playtone
Date de sortie USA :
Le 22 décembre 2000
Genre :
Aventure
Réalisation :
Robert Zemeckis
Musique :
Alan Silvestri
Durée :
143 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Employé d’une compagnie de livraison, Chuck Noland accepte d’acheminer un colis urgent pour la Malaisie, alors qu’il passait le Réveillon de Noël avec sa fiancée et sa famille. Hélas, victime d’un grave incident, son avion s’écrase dans le Pacifique. Seul rescapé du crash, Chuck échoue sur une île déserte, loin de toute civilisation, où il doit apprendre à survivre.

La critique

rédigée par
Publiée le 29 juin 2019

Au premier abord, certains films paraissent classiques, au sujet attendu, simple et sans réelle surprise. Parfois, à l'arrivée, quelques uns ressortent du lot et restent dans les mémoires, marquant au passage tout un public. Sorti au début des années 2000, Seul au Monde est de ceux-là en reprenant intelligemment le thème de Robinson Crusoé pour délivrer un divertissement tout à fait honnête, juste et réaliste. Mettant en scène la fragilité de l’être humain, son réalisateur, Robert Zemeckis, livre, en parallèle, une réflexion pertinente sur le sens de l’existence.

La genèse de Seul au Monde remonte au milieu des années 1990. Alors au sommet de sa carrière dès 1984 avec Splash, puis Big (1988), Turner & Hooch (1989) et Nuits Blanches à Seattle (1993), Tom Hanks fait la connaissance du scénariste William Broyles Jr. (Haute Voltige, La Planète des Singes (2001), Le Pôle Express) sur le tournage d’Apollo 13 (1995), écrit par ce dernier. L’acteur réfléchit depuis peu à une relecture du mythe de Robinson Crusoé, à savoir un film sur un homme moderne coincé sur une île déserte, sans eau ni nourriture. Il en fait part à Broyles, qui se montre intéressé et les deux hommes se penchent sur l’élaboration d’un scénario. Néanmoins, faute de temps et de matière suffisante, le projet mettra plus de cinq ans à voir le jour. Les premiers éléments de l’intrigue apparaissent ainsi après la lecture, par Tom Hanks, d’un article consacré à l’entreprise américaine FedEx, spécialisée dans le transport international de colis, notamment par avion. L’acteur se documente sur la compagnie et avec l’aide de Broyles, décide de centrer son film sur un personnage qui travaillerait pour ladite société et dont le métier serait de lier les populations du monde entier entre elles à travers ses livraisons. Les deux hommes se demandent ensuite ce qui se passerait si le personnage disparaissait au cours d’un vol et se retrouvait seul sur une île, coupé du monde et sans moyen de communication. D’autres interrogations se présentent, notamment sur son quotidien dans une nature hostile.

Afin d’apporter des réponses et enrichir l'histoire, William Broyles Jr. prend la décision de partir plusieurs jours sur une île proche de la Mer de Cortes, au large du Mexique, accompagné de deux spécialistes en technologie primitive. Au cours de son périple, qui durera une semaine, le scénariste est plongé dans les mêmes conditions que le personnage de Chuck Noland. Livré à lui-même, il doit, par ses propres moyens et sans aide extérieure, apprendre à localiser une source d’eau potable, fabriquer un couteau à l’aide d’une pierre, faire un feu, se trouver à manger et cuisiner sans le matériel nécessaire. Un séjour particulièrement rude et pénible, qui lui servira tout de même de base pour rédiger son script. Forts de l’expérience vécue, il discute avec Hanks des thèmes abordés et la direction à prendre pour le film. Tous les deux s’accordent sur un homme isolé qui, tout en cherchant un moyen de rentrer chez lui, doit se réinventer, se battre pour rester en vie. Pour cela, il lui faut se débarrasser de tout artifice et se focaliser uniquement sur le nécessaire. En 1997, Tom Hanks et William Broyles Jr. mettent alors un point final à leur scénario. Le film sera produit conjointement par 20th Century Fox, Playtone, société fondée par Hanks et le producteur Gary Goetzman, mais aussi DreamWorks Pictures et ImageMovers, appartenant respectivement à Steven Spielberg et Robert Zemeckis.

Né le 14 mai 1952 à Chicago, Robert Zemeckis obtient une licence de cinéma en 1973 à l’Université de Californie. La même année, il réalise le court-métrage A Field of Honor, qui remporte l’Oscar du meilleur film étudiant. Zemeckis attire alors vite l’attention de Steven Spielberg, qui participera à son long-métrage Crazy Day (1978). C’est en 1984, avec À la Poursuite du Diamant Vert, qu’il connaît son premier succès. Suivront d’autres films célèbres dans les années 1980 et 1990 dont la trilogie Retour Vers le Futur, Qui Veut la Peau de Roger Rabbit (1987), La Mort Vous Va Si Bien (1992), Contact (1997). Les décennies suivantes lui sont tout aussi fastes : Le Pôle Express (2004), Le Drôle de Noël de Scrooge (2009), Flight (2012), Alliés (2016), Bienvenue à Marwen (2018).
Robert Zemeckis se voit ensuite offrir le poste de metteur en scène, Seul au Monde signant là sa deuxième collaboration avec Tom Hanks après Forrest Gump (1994). L’acteur sera après à l’affiche du (Le) Terminal (2004), Dans l’Ombre de Mary - La Promesse de Walt Disney (2013), Le Pont des Espions (2015) et Pentagon Papers (2017).
La distribution compte également deux autres comédiens de renom : Helen Hunt (Peggy Sue s’est Mariée, Ce que Veulent les Femmes, la série Dingue de Toi), Chris Noth (Sex & the City, The Good Wife, New York, Section Criminelle) et Nick Searcy (Le Fugitif, La Forme de l’Eau - The Shape of Water, la série Justified). Enfin, pour les prises de vue, l’équipe explore la majeure partie du Pacifique Sud pour fixer son choix vers Monuriki, un archipel volcanique situé près de l’île Viti Levu, au nord-ouest des Fidji.

Dans Seul au Monde, il est donc question de Chuck Noland, un jeune cadre employé d’une société de transport. Dévoué à son travail, il parcourt sans arrêt le monde afin de livrer des courriers à leurs destinataires. La veille de Noël, il doit ainsi remettre en urgence un colis à un client à l’autre bout de la planète. Hélas, son avion sombre dans les eaux du Pacifique suite à une tempête. Unique survivant de l’accident, Chuck réussit à rejoindre à la nage une île déserte, éloignée de tout. Tout en cherchant à joindre d’éventuels secours, il tente alors de survivre tant bien que mal et doit surmonter la faim, la soif et la solitude. Si le film est avant tout un projet initié par Tom Hanks, le rôle de Robert Zemeckis ne se limite pas à celui de simple réalisateur. À travers le parcours de son héros, il offre, en effet, une belle réflexion sur le sens de la vie et les valeurs contemporaines. L'opus jette ainsi, dès le début, un regard critique sur l’homme moderne. Ingénieur pour l’entreprise FedEx, Chuck Noland vit, il est vrai, constamment dans l’urgence, entre décalages horaires et contraintes géographiques. Dynamique et efficace, il fait souvent passer sa carrière avant ses proches, dont sa fiancée Kelly. La quarantaine passée et issu d’un milieu modeste, il subit malgré tout une pression constante à cause de ses voyages incessants. Très impliqué dans son métier, cette situation ne joue pas pour autant sur l’amour qu’il porte à la femme qu’il aime passionnément, savourant tous les rares instants qu’il passe avec elle quand il n’est pas accaparé par son emploi. Avec Kelly, ils forment ainsi un joli couple, menant une vie visiblement sans histoire, à l’abri du besoin.

Cela ne fait pas pourtant de Chuck un homme heureux. S’il a tout pour être comblé, sa situation l’incite à voyager tout le temps, ce qui l’empêche de profiter pleinement de son temps libre. Chuck travaille à un rythme effréné et sa réussite professionnelle le fait passer à côté de sa famille et de sa future femme. Son mode de vie plutôt aisé implique en échange des sacrifices en faveur de son emploi, à savoir abandonner ces instants précieux qui, parfois, lui sont arrachés. Même lors du Réveillon de Noël, pendant le repas de famille, alors que tous discutent ensemble et passent du bon temps, Chuck paraît isolé et écarté du reste du groupe. Totalement déconnecté des autres, il a l’air absent et reste accroché à son bipper en cas d’imprévus de dernière minute. C’est d’ailleurs cette urgence qui le conduira à prendre un vol pour la Malaisie et le séparera de ses proches. Seul au Monde propose donc un premier acte particulièrement intéressant. Après une introduction efficace sous forme de réquisitoire contre l’obsession du rendement et la société de consommation, il opère un changement brusque d’environnement à la fois pour son personnage principal et son spectateur. Suite à l’accident de son avion, Chuck se retrouve, en effet, seul et désemparé sur une île déserte. Ainsi commence l’essentiel du film. L’homme accaparé par son travail, parcourant le monde dans tous les sens afin de respecter les délais est désormais coincé dans un lieu figé dans l’espace et le temps, chaque jour qui passe prenant des allures d’éternité. Le héros, dont la vie était organisée entre travail et vie de famille, est désormais confronté à la solitude, tout comme le public, qui s’attache aussitôt au personnage.

Dès lors, Chuck est non seulement loin de toute civilisation, mais aussi hors du temps ; le film puisant là toute sa force. Le crash de l’avion, surprenant et par moments effrayant, et l’arrivée sur l’île marquent en effet une rupture brutale avec l’univers personnel du héros et tout le temps passé sur ce morceau de terre fera office de renaissance. Robert Zemeckis consacre environ une centaine de minutes (sur 2h20 de film) très silencieuses et presque sans dialogue à décrire le quotidien sur l’île pour mieux permettre de s’identifier au personnage. Le spectateur est logé à la même enseigne que Chuck et ressent la même impression d’isolement et d’étirement du temps. Il compatit aussi lorsqu'il perd la raison au fur et à mesure que les heures, jours et semaines s’écoulent et qu’il comprend progressivement qu’il ne peut pas être sauvé. Pour ajouter encore plus de réalisme à son film, Robert Zemeckis joue beaucoup sur la durée. Le temps perçu par le héros, qui en perd peu à peu la notion, n’est pas le même que celui affiché sur une horloge. Ses victoires, ses échecs, sa santé et même la douleur font que les instants paraissent courts ou longs et le réalisateur parvient à retranscrire cette idée par la structure même de son film. La réussite de Seul au Monde repose ainsi en partie sur cette modification de la perception du temps, le spectateur ressentant à son tour une déformation des minutes qui s’écoulent au fil de l’intrigue. Tout bascule dès que survient le bond temporel, où le film dévoile ce qu’est devenu Chuck après quelques années seul sur l’île. Dès lors, le public ne partage plus cette déformation du temps, mais découvre comment elle a impacté le personnage sur son état physique et mental. Seul au Monde est donc un film sur la fragilité, autant physique que morale, de l’être humain face au temps qui passe.

Cette même faiblesse transpire à chaque tentative d’évasion de Chuck qui se solde par un échec. L’île étant entouré d’une gigantesque barrière de corail, le premier essai s’achève dans la douleur et le sang et le héros finit par abandonner. Il se résout à vivre dans une grotte, mais trouve pourtant de quoi survivre grâce aux nombreux colis qui se sont échoués avec lui et lui rappellent son métier. C’est en découvrant leur contenu qu’il reprend espoir, chaque objet ou ustensile lui permettant ainsi de survivre, réduire sa souffrance et rendre sa pénitence plus supportable. Chuck parvient à se reconstruire, s’occuper et tromper l’attente et la solitude. Une remise sur pied autant matérielle que spirituelle, grâce aussi au “personnage” de Wilson, ce ballon de volley sur lequel Chuck dessinera un visage et qui lui servira de compagnon. En lui parlant, le naufragé échappe à l’isolement et s’ouvre aux autres, contrairement au début du film.
Une idée sympathique qui a failli ne pas voir le jour, la première version du scénario prévoyant que Noland sombrait dans la schizophrénie et se parlait à lui-même. Robert Zemeckis propose vite d’ajouter une présence extérieure par le biais de Wilson, sous prétexte que les dialogues entre deux personnalités auraient conduit à l’exagération et au surjeu. Pour autant, les “échanges” entre Chuck et Wilson n’empêchent pas le spectateur de s’interroger sur l’état mental du héros. Si cette personnification du ballon de volley est un moyen pour lui de combler sa solitude, ne s’agit-il pas toutefois d’une preuve de sa démence ? Une contradiction auquel le film n’apporte pas de vraie réponse, mais qui poursuit le spectateur même après le visionnage, laissant une marque dans son esprit malgré une intrigue plutôt basique.

Mais Seul au Monde n’est pas uniquement l’histoire d’un homme qui survit au milieu d'obstacles qui se dressent sur son chemin en trouvant un moyen de les accepter et de les surmonter quoi qu’il arrive. Il s’agit aussi de survie de l’esprit humain dans une situation qui pousse au désespoir et à la folie. Il y est question d’espoir et de rédemption. Chuck passe d’employé pris par ses obligations à celui d’être prenant conscience du monde qui l’entoure, quitte à retourner à l’état primitif. La transformation physique du personnage en est l’exemple le plus flagrant. Amaigri, hirsute et réduit à l’état sauvage, il retourne au stade d’homme des cavernes, dessine son parcours sur les parois de la grotte qui lui sert d’abri et construit des outils avec tous les objets qu’il trouve. Cette évolution, logique et vraisemblable, évoque la renaissance du héros, désormais un homme neuf.
Le séjour sur l’île fonctionne donc comme une thérapie pour le personnage principal, qui réapprend à vivre en utilisant les ressources que la nature lui fournit dans un premier temps, pour les associer par la suite aux innovations créées par l’homme. Pourtant, Chuck garde un lien avec le monde extérieur grâce à la montre que Kelly lui a offerte : une manière pour lui de se souvenir de son ancienne vie et de garder espoir. Seul au Monde est donc aussi un film sur la mémoire et l’altération des souvenirs au fil du temps. Ainsi, le scénario rappelle à plusieurs reprises que seule la vie de Chuck en dehors de l’île est en pause, alors qu’à l’autre bout du monde, personne ne l’attend, tous le croient mort et continuent à vivre en son absence. La conclusion, sous forme mélancolique mais pleine de possibilités pour le héros, en fait le triste constat.

Seul au Monde ne serait en outre rien sans la prestation tout à fait remarquable de Tom Hanks. En naufragé involontaire, il porte le film à lui seul et capte rapidement l’attention en faisant ressortir toute la détresse de Chuck Noland. Malgré la quasi-absence de répliques et l’inconsistance des personnages, l’acteur fait preuve d’un talent extraordinaire et parvient à bouleverser par son unique présence. Comme lui, le spectateur souffre et tremble. Sans dire un mot durant une grande majorité du film, il tient ici l'un de ses plus grands rôles grâce à son jeu profond et terriblement réaliste. Les autres acteurs, très peu présents dans l'opus, restent tout de même sympathiques et leur interaction avec le héros donnent lieu à des scènes émouvantes, notamment au regard de la suite des événements. Même s’il ne les a pas beaucoup vus, le spectateur finit par les regretter tout comme le héros.
Robert Zemeckis effectue, quant à lui, un excellent travail de mise en scène. Minimaliste et inventive, elle plonge immédiatement le public dans une aventure inoubliable et saisissante. Sa réalisation et les décors autant paradisiaques qu'angoissants entrent en communion avec l’environnement et surtout son Robinson Crusoé. En plaçant un homme ordinaire dans un lieu extraordinaire, faisant face à la nature et à lui-même, Zemeckis signe une aventure profondément marquante, où chaque victoire, aussi petite soit-elle, est un émerveillement et chaque déconvenue, une tragédie insurmontable. Un parti risqué que le réalisateur remporte haut la main, le film maintenant l’attention jusqu’au dernier plan. Reste à regretter une avalanche de bons sentiments, une dramatisation abusivement forcée et des longueurs qui font perdre le fil de l’histoire à certaines occasions.

Un dépaysement total pour un film dont la production s’est étalée sur deux périodes différentes, entre 1998 et 2000. Après qu’une majorité de l'opus est tournée, l’équipe fait, en effet, une pause d’un an pour permettre à Tom Hanks de perdre du poids et se laisser pousser la barbe et les cheveux, afin de ressembler le plus possible à un naufragé. Au cours de la pré-production, l’acteur avait d'ailleurs pris plus de vingt kilos. Son objectif était clair : rendre la transformation de son personnage encore plus dramatique. Durant cet arrêt forcé, Robert Zemeckis utilise d'ailleurs une partie de l'équipe de Seul au Monde pour réaliser Apparences, sorti à quelques mois d’intervalles. Par la suite, tout ce beau monde retourne aux Fidji et connaît alors bien des difficultés à s’habituer de nouveau au climat local au point que certains membres, dont des caméramans, tombent malades.

La musique du film est, elle, assurée, par Alan Silvestri, compositeur ayant collaboré à plusieurs reprises avec Robert Zemeckis : la trilogie Retour Vers le Futur, Qui Veut La Peau de Roger Rabbit, Forrest Gump et Le Pôle Express. En parallèle, le musicien a signé les scores de nombreux films Disney dont Lilo & Stitch, Hannah Montana - Le Film, Captain America - First Avenger, Marvel’s Avengers et ses suites (Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame). Très minimaliste, la bande son de Seul au Monde marque surtout par son absence de musique. Seuls quelques effets sonores, évoquant la nature tels des cris d’animaux, notamment des chants d’oiseaux et bruits d’insectes, arrivent en effet aux oreilles du public. Présents une large partie du récit, tous ces sons accentuent la sensation de solitude et le sentiment d’isolation vécus par le personnage principal. L’unique piste originale du film est ainsi le thème entendu dans le générique de fin.

Seul au Monde débarque dans les salles américaines le 22 décembre 2000 et connaît un grand succès auprès des spectateurs et des critiques. Projeté dans plus de 2 500 cinémas aux États-Unis, il amasse 30 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation. Les semaines suivantes, il poursuit sur sa lancée et à terme rapportant environ 430 millions de dollars au box-office pour un budget de 90 millions. En France, il sort un mois après, le 24 janvier 2001, et connaît la même réussite avec, toute proportion gardée, 1,5 million d’entrées. En outre, Seul au Monde reçoit un accueil chaleureux de la part des critiques. Les journalistes plébiscitent la réalisation ingénieuse de Robert Zemeckis, l’intelligence du scénario et la prestation engagée et incroyablement humaine de Tom Hanks. Seule la longueur de l'ensemble et le manque d’originalité de l’intrigue sont pointées du doigt. La réputation de l'opus est telle qu’il est régulièrement cité voire parodié dans d’autres oeuvres au cinéma et à la télévision. Seul au Monde obtient également plusieurs nominations aux cérémonies de remises de prix, notamment aux Oscars de 2001 où il est nommé dans les catégories de Meilleur Acteur (Tom Hanks) et Meilleur Mixage Sonore. Il remporte par ailleurs les Prix de Meilleur Acteur dans un film dramatique (Tom Hanks) aux Golden Globes 2001, Meilleure Musique d’un blockbuster (Alan Silvestri) remis par l’American Society of Composers, Authors and Publishers, Meilleure Actrice dans un second rôle dramatique (Helen Hunt) aux Blockbuster Entertainment Awards 2001 et Meilleure Composition Instrumentale (Alan Silvestri) aux Grammy Awards 2002. D’autres nominations sont à noter, comme celle de Meilleur Acteur (Tom Hanks) aux British Academy Films and Television Awards 2001.

S’il souffre de quelques longueurs et d’une intrigue banale, Seul au Monde n’en demeure pas moins une fable touchante et authentique sur les rapports entre l’homme, la nature et le temps. Magnifié par le talent de son réalisateur et la performance de sa vedette principale, il transporte son spectateur dans une aventure inoubliable.

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