Avengers
Endgame

Titre original :
Avengers : Endgame
Production :
Marvel Studios
Date de sortie USA :
Le 26 avril 2019
Genre :
Fantastique
IMAX
3-D
Réalisation :
Anthony Russo
Joe Russo
Musique :
Alan Silvestri
Durée :
181 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Après l'écrasante victoire de Thanos, les Avengers survivants cherchent une solution...

La critique

rédigée par
Publiée le 01 mai 2019

Avengers : Endgame ne ressemble à aucun autre film de super-héros. Avengers : Endgame ne ressemble en fait à aucun autre film ! Véritable apothéose d’un genre, il propose un spectacle démentiel où se mêlent tragédie, désespoir, action, humour, drame, héroïsme et bravoure. La quintessence d’un âge d’or débuté avec Iron Man en 2008.

Avant même sa sortie en salles, Avengers : Endgame a bénéficié d’une campagne de communication redoutablement efficace. Bande annonce minimaliste jouant sur la nostalgie, teaser cryptique, ou encore affiches de personnages sobres et directes. En réalité, Marvel Studios n’a quasiment rien montré de son film événement pour conserver toute la surprise en salles. L’attente était d'ailleurs telle qu’il n’était pas nécessaire de trop en dévoiler, le public, déjà acquis à sa cause, se déplacerait évidemment en masse. Dans le but de suivre cette logique, cette critique ne révèle donc rien de l’intrigue générale du film. Néanmoins, elle parle des sentiments qu’Avengers : Endgame provoque et fait naturellement référence à des éléments de l'histoire, de façon indirecte, en restant le plus abstrait possible. Ainsi, si une majorité de spectateurs ne sera pas incommodée par la lecture, il convient de préciser pour les plus passionnés qu’une découverte sans connaissance des faits du film ou des différents avis dessus reste le meilleur moyen d’apprécier Avengers : Endgame.

Avant même de parler de l'opus, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Avengers : Endgame existe grâce à une équipe d’artistes et de techniciens talentueuse et nombreuse. Mais il n’aurait jamais pu voir le jour sans la volonté d’un homme en particulier : Kevin Feige, à la tête de Marvel Studios. Le producteur, aidé d’Avi Arad lors des débuts de Marvel Studios, est en effet parti d’un postulat simple : recréer au cinéma ce qui se fait en comics depuis des années, à savoir, introduire des personnages séparément avant de les réunir ensemble dans des films événements. Il a donc posé durant dix années toutes les pierres de son monde, le Marvel Cinematic Universe, en prenant le temps de construire cet univers partagé. Marvel Studios est alors devenu une machine bien huilée qui a fédéré régulièrement un nouveau public en introduisant de nouvelles franchises dans le MCU. Un modèle qui a donné des idées aux autres majors d’Hollywood, sans jamais rencontrer le même succès. Warner s’est ainsi effondré au bout de trois films avec son Worlds of DC, et Universal n’a jamais réussi à lancer son Dark Universe, inspirés des monstres classiques tel que Dracula ou la créature de Frankenstein. En cause, des films mal produits et surtout, une volonté de rassembler trop vite un univers en construction. Marvel Studios n’a, au contraire, jamais fait cette erreur et a toujours estimé que les films solos de ses personnages devaient avant tout se suffire à eux-mêmes. Onze ans après Iron Man, vingt-deux films plus tard, Avengers : Endgame a donc la lourde tâche de venir offrir une conclusion à cette grande épopée, connue désormais sous le nom de The Infinity Saga ou La Saga de l’Infinie

Un claquement de doigt et l’équilibre de l’univers est bouleversé. Alors que la fin tragique d’Avengers : Infinity War résonne encore, les survivants pansent leurs plaies et doivent affronter l’après. Que faire à la suite d'un tel échec ? Comment rebondir, comment (sur)vivre ? Car le thème principal d’Avengers : Endgame est bien l’acceptation. L’acceptation de son passé, de ses erreurs, de ses défauts. Tout au long du Marvel Cinematic Universe, les héros sont devenus des icônes, des demi-dieux emprunts de mythologie, des figures irremplaçables, trop loin parfois des gens ordinaires qu’ils sont censés protégés. Le film vient détruire cette sensation et montre, dès le début, des héros plus humains que jamais qui ne ont du mal à digérer leur échec cuisant. Un échec qui a condamné la moitié de la population de la planète. Avengers : Endgame se révèle alors comme un mélange audacieux du drame intimiste et du blockbuster super-héroique à l’ambition démesurée. Et cette recette, inédite à ce point dans le Marvel Cinematic Universe fonctionne car les personnages placés au centre de l’action sont intrinsèquement liés à cette saga et ont évolué dedans au cours des vingt-et-un films précédents.

Les Original Six sont donc le cœur même d’Avengers : Endgame. Captain America, Iron Man, Thor, Hulk, Black Widow, et Hawkeye forment, en effet, le noyau dur des Avengers. Les premiers, ceux par qui tout a commencé en 2012 dans Marvel’s Avengers. Ils appréhendent, chacun à leur façon, leur défaite. Certains en sortent grandis, d’autres détruits. Quelques-uns arrivent à l’accepter, la majorité ne peut plus avancer. Stephen McFeelye et Christopher Markus, qui signent le scénario, prennent ici plaisir à maltraiter ces personnages iconiques en les confrontant à leur plus grande perte. Ils connaissent ainsi tous une transformation qui peut soit séduire, soit décevoir, soit choquer. Mais les choix sont cohérents et si un Avengers en particulier va faire beaucoup parler, c’est agréable de voir des personnages qui ne sont pas figés. Non, ces héros ne sont pas invincibles ! Ils peuvent échouer, perdre pied, et changer. Ils n’ont pas à être toujours ce que le monde (et le public) attend d’eux. C’est d’autant plus vrai que Marvel a eu l’occasion dans le passé d’offrir à ces figures des moments grandioses. Et quand le fond est atteint, la seule solution est de remonter ou périr.

Si les personnages sont connus, leurs interprètes sont quasiment devenus indissociables des héros qu’ils incarnent. Et après des années de bons et loyaux services, ils rempilent tous encore une fois. Chris Evans et Robert Downey Jr. portent logiquement le film sur leurs épaules fracassées. Le premier est le leader incontesté des Avengers, Steve Rogers. Le second est l’inoubliable Tony Stark. Les deux acteurs ont rarement été aussi charismatiques. Leur relation est passionnante à suivre, surtout après les mots dits et les actions faites dans Captain America : Civil War. Ils sont tous deux incroyables de justesse, aidés par des dialogues pertinents. À leurs côtés, Chris Hemsworth (Thor) et Mark Ruffalo (Hulk) assurent, à première vue, la partie la plus comique de l'opus. Mais en y regardant de plus près, leurs conditions - peu enviables - montrent qu’ils luttent comme ils peuvent après la défaite face à Thanos. Les deux comédiens assument leurs personnages jusqu’au bout. Enfin, Scarlett Johansson et Jeremy Renner reforment le duo vu et aimé dans Marvel’s Avengers. Natasha a bien évolué depuis ses débuts, a appris à faire confiance et n’est plus la même Black Widow. L’actrice livre ici l'une de ses meilleures prestations dans ce rôle. Quand à Clint, il tombe dans un chemin tortueux après son absence remarquée dans Avengers : Infinity War. Son retour est un réel plaisir, l’acteur s’en donnant à cœur joie et s’extirpant de cette condition de second couteau qu’il a trop souvent eue. Dégageant une classe immense, le film fait décidément honneur au personnage d’Hawkeye.

Autour des six Avengers fondateurs gravitent plusieurs personnages attachants et connus. Ils sont toutefois moins développés que les Original Six mais c’est là une volonté affichée des scénaristes et des réalisateurs. Rocket Raccoon, le raton laveur le plus délirant de la galaxie est toujours aussi hilarant avec son mauvais caractère, ses répliques cinglantes et son cynisme assumé, magnifié par les intonations et expressions de Bradley Cooper. Don Cheadle, le sympathique War Machine et Brie Larson, la fantastique Captain Marvel complètent la galerie avec assurance. Paul Rudd, le détonnant Ant-Man convainc grâce surtout à son capital sympathie tandis que Karen Gillan, Nebula, offre une prestation tout en nuance. Évidemment, Thanos est de retour, toujours aussi bien interprété par Josh Brolin. Mais s’il était le personnage principal d’Avengers : Infinity War, bénéficiant d’un développant et d’un temps à l’écran très important, ce n’est pas le cas dans Avengers : Endgame. Les héros sont à l’honneur et Thanos a plus une stature d’ennemi à vaincre que dans le précédent Avengers où il volait complètement la vedette à tous les autres.

Le ton d’Avengers : Endgame est, dès le départ, étonnamment sombre. Le film a un aspect minimaliste surprenant pour une production de ce calibre. Il laisse ses personnages parler. Des personnages suffisamment connus par le public pour qu’il soit attaché à eux. Le récit sait les développer, et prendre le temps de s’attarder sur leurs interactions qui se révèlent être parfois surprenantes, déchirantes ou au contraire touchantes. Les dialogues sont, à ce titre, bien meilleurs que dans d’autres films Marvel. Plus naturels, moins écrits. Un sentiment de normalité s’installe vite dans l'histoire qui n’a pourtant rien de normale. Mais les scénaristes n’oublient évidemment pas de distiller dans ce climat de tristesse plusieurs touches d’humour, marque de fabrique de Marvel Studios. Certains passages sont vraiment drôles à souhait, d’autres un peu moins subtils selon le degré d’appréciation de chacun. Mais l’humour reste bien dosé dans l’ensemble et les frères Russo, réalisateurs du film, ne sacrifient pas l’émotion ou l’héroïsme. En fait, ils comprennent une chose que le public, d’autres studios ou même d’autres films Marvel ont trop souvent tendance à oublier : rien n’est jamais totalement sombre ou totalement drôle dans la vie. La comédie ne peut exister que quand le drame est présent et vice versa. Se borner à ne vouloir que de la gravité, sans apprécier les moments plus légers est aussi absurde que ne pas instaurer de la dramaturgie dans la comédie. Mieux encore, ces saines respirations donnent plus d’impact au ton grave qui lie tout le film.

Mais avec cette épopée qui reste le plus souvent dramatique, Marvel Studios vient surtout toucher la corde de l’émotion et de l’identification. L’émotion car le film sait jouer sur les attentes du public et sur des éléments annoncés ou simplement évoqués brièvement (parfois sans mot et à travers de petites scènes passant pour des détails) durant presque dix années. La charge émotionnelle que provoquent certaines séquences est ainsi énorme. Quant à l’identification, elle vient car Avengers : Endgame n’oublie pas qu’il s’adresse aussi à des lecteurs de comics, plus ou moins jeunes, qui voient sur grand écran ce qu’ils n’auraient jamais pu imaginer possible il y a encore quelques années en tournant les pages d'un album. Le film est une lettre d’amour pour ses personnages et pour le public qui les a suivis. Avengers : Endgame a une autre particularité, inédite encore pour une production Marvel Studios : Il vient clore une saga de vingt-deux films ! Cette sensation de conclusion, qui permet d’imaginer toutes les hypothèses possibles avant de le voir, offre à ce final une ambiance unique et une caractéristique bien spéciale. Tout est différent puisque c’est fini ! Le Marvel Cinematic Universe continuera certes mais une grande page se tourne avec la fin naturelle de certaines intrigues et de plusieurs arcs narratifs. Des conclusions qui sont fortes émotionnellement et remplissent toutes leurs promesses.

En réalité, pendant longtemps, les films du Marvel Cinematic Universe ont pris le soin d'en garder sous le coude. Et cela a souvent été reproché. Comme si les opus n’allaient pas assez loin, que le studio n’allait pas jusqu’au bout de ses idées et qu’au final chaque film ressemblait au précédent. Pourtant, dès le départ, Kevin Feige, avec l’aide de Joss Whedon, réalisateur de Marvel’s Avengers et Avengers : L'Ère d'Ultron, précisait qu’il voulait en conserver le plus possible pour le final du grand final. Or, Avengers : Endgame est ce final tant attendu et Marvel Studios offre là sa conclusion épique, fantasmée depuis la scène post-générique de Marvel’s Avengers et la première apparition de Thanos.

En 3 heures, Avengers : Endgame a le temps de construire son histoire. Si certains éléments sont prévisibles (mais bien amenés), d’autres sont de véritables surprises. Mais surtout, l'opus ne fait pas l’erreur d’être une redite d’Avengers : Infinity War ! Il part du principe que les spectateurs ont vu le précédent film et propose une vision différente, une ambiance propre et une construction nouvelle. Les deux films, un temps nommés Avengers : Infinity War Part I et Avengers : Infinity Part II, constituent donc un diptyque qui se complète. Cette situation peut frustrer mais découle en réalité d’une logique implacable. La guerre est passée, il est temps d’assister à la phase finale. Certains aspects du scénario vont déclencher de nombreux débats tant ils sont propres à plusieurs interprétations. Les plus pointilleux trouveront également quelques incohérences ou non-sens qui sont toujours dommageables. Le métrage, de par sa durée, ne s'épargne pas, en outre, quelques longueurs lors de son deuxième acte comme c'est souvent le cas dans ce genre de production. Mais dans l’ensemble, il tient largement la route et les quelques points qui posent questions peuvent également être des pistes volontairement ouvertes par Marvel Studios. L’avenir le dira… En fait, tout ceci n’a que peu d’importance. Car la force d’Avengers : Endgame - c’est à redire - réside bien dans l’émotion et la bravoure qu’il transmet.

Derrière la caméra se trouvent à nouveau Joe et Anthony Russo. Vétérans du Marvel Cinematic Universe, ils signent là leur quatrième long-métrage après Captain America : Le Soldat de l’Hiver, Captain America : Civil War et Avengers : Infinity War. Avec Avengers : Endgame ils proposent une réalisation moins marquante que dans leur précédent film mais qui dispose néanmoins de plusieurs plans magnifiques, sublimés par les équipes talentueuses d’Industrial Light & Magic qui signent ici des effets visuels éblouissants. Quelques scènes paraissent toutefois un peu brouillonnes et l'opus aurait sans doute mérité, par moments, une meilleure gestion de la mise en scène. Heureusement, les réalisateurs sont au rendez-vous pour iconiser quand il le faut certains personnages, assurant toujours une belle mise en valeur des héros.

Naturellement, Avengers : Endgame se doit d’être apprécié par rapport à l’ensemble du Marvel Cinematic Universe. Avec vingt-et-un films avant lui, et puisqu’il fait office de conclusion de cette saga, il est inconcevable de pouvoir le découvrir sans avoir connaissance du reste du Marvel Cinematic Universe. D’une part, l’impact émotionnel serait réduit à néant, et surtout, la trame scénaristique suivie en deviendrait totalement incompréhensible. Il peut être également utile de couper court à une tendance trop souvent répandue : celle de voir les films du MCU dans l’ordre chronologique de narration et non de sortie. Cette façon de faire n’a pas lieu d’être ! Elle vient démolir tout le travail accompli pendant onze ans. Même si Kevin Feige avait un plan de base bien défini, son univers s’est, en effet, construit brique par brique. Il s’est adapté aux circonstances, aux retombées critiques et économiques des premiers films pour en arriver à Avengers : Endgame. Mais surtout, il a instauré cette notion désormais plébiscitée par le public, de la scène post-générique. Une petite scène (parfois plusieurs), qui se trouve au milieu ou à la fin du générique et vient annoncer l'opus suivant. En regardant le MCU selon la narration chronologique, toutes ces scènes perdent de leur utilité et le spectateur se retrouve devant un non-sens absolu. Une bonne fois pour toute : la seule façon d'apprécier légitimement le MCU, c’est de le regarder par ordre de sortie des films ! Il a été pensé et construit comme cela et il est important de débuter cette saga par Robert Downey Jr. s’écriant à la presse « I am Iron Man » (Je suis Iron Man).

Dès 2008 commence donc la phase I du Marvel Cinematic Universe, nommée Avengers Assembled (il s’agit d’ailleurs de la seule phase portant un nom). Iron Man et L’Incroyable Hulk ouvrent le bal, avant d’être rejoints par Iron Man 2, Thor et Captain America – First Avenger. Les membres principaux sont alors introduits, et Marvel Studios fait appel à Joss Whedon pour réunir ce beau monde dans Marvel’s Avengers. Avec la phase II c’est le moment de la confirmation. Les personnages doivent pouvoir encore assurer seul, sans dépendre des autres Avengers. Iron Man 3, Thor : Le Monde des Ténèbres et Captain America : Le Soldat de l’Hiver poussent les héros dans leur retranchement. Cette seconde phase est ensuite l’occasion de présenter une nouvelle équipe avec Les Gardiens de la Galaxie. Avengers : L'Ère d'Ultron offre alors un second tour de piste réussi pour les Avengers tandis qu'Ant-Man vient conclure cette phase. Avec la troisième, c’est l’heure des nouvelles franchises et des grands rassemblements. Captain America : Civil War lance d'ailleurs la phase en fanfare. Suivent Doctor Strange et Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2. Spider-Man a droit enfin à son premier film solo dans le MCU avec Spider-Man : Homecoming et Thor : Ragnarok bouleverse l’univers du dieu asgardien. Vient par la suite le phénomène social Black Panther juste avant la réunion dantesque d’Avengers : Infinity War. Ant-Man et la Guêpe passe inaperçu avant que Captain Marvel introduise pour la première fois une héroïne au premier plan. Mais alors qu’Avengers : Endgame est attendu pour conclure cette phase et avec elle The Infinity Saga, Kevin Feige annonce que Spider-Man : Far From Home se situe bien dans la phase 3 et en sert donc d’épilogue.

Avengers : Endgame est de la sorte une conclusion qui fait référence à de nombreux éléments vus dans les films précédents. Il sait d’ailleurs s’en amuser et les réutiliser. Encore plus que dans les autres films du MCU, il dispense des clins d’oeils ou easter eggs savoureux, des caméos prestigieux et des pistes posées pour le futur du MCU. Plus étonnant encore, il fait le lien avec une série Marvel Television. Depuis le succès de Marvel’s Avengers, le MCU s’est, en effet, exporté vers la télévision avec plusieurs séries liées au MCU : Les Agents du S.H.I.E.L.D., Agent Carter, Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist, The Defenders, Inhumans, The Punisher, Runaways et Cloak & Dagger. Malheureusement, les liens se sont vite avérés quasiment nuls au point de croire que l’univers connecté entre cinéma et télévision n’était en réalité qu’une illusion destinée à satisfaire théoriquement les passionnés. Avengers : Endgame répare – de façon très légère – cette erreur.

Alan Silvestri revient, quant à lui, composer la musique après Captain America – First Avenger, Marvel’s Avengers et Avengers : Infinity War. Il signe là une partition toute en nostalgie, qui sait réutiliser des thèmes forts de certains Avengers, mais aussi en introduire de nouveaux. S’il a été souvent dit que la plupart des films Marvel n’arrivait pas à être mémorable du point de vue musical, les Avengers ont depuis toujours eu une signature sonore bien définie et le compositeur prend ici plaisir à la réutiliser, la transformer et changer les variations. Les créations inédites sont également de belle facture, donnant à l'opus tout entier une vraie identité musicale. C’est bien simple : la bande originale d’Avengers : Endgame est la meilleure musique composée pour le Marvel Cinematic Universe. Mieux encore, les réalisateurs savent utiliser le silence pour souligner certaines scènes. Dans un univers souvent bruyant, cette utilisation de l'absence de bruit vient renforcer l’aspect tragique de l’ensemble et valorise les morceaux de Silvestri.

Avec une telle attente et une sortie quasi-simultanée dans le monde entier la même semaine, il était évident qu’Avengers : Endgame pulvériserait quelques records. La réalité est au-delà des estimations, déjà folles. Lors de son premier weekend d’exploitation sur le sol américain, le blockbuster rapporte en effet quelques 357.1 millions de dollars sachant que le record du meilleur week-end d’ouverture était alors détenu par Avengers : Infinity War et ses 257.7 millions de dollars… Soit 99.4 millions de dollars en plus ! Au niveau international, les chiffres sont tout aussi incroyables. En l’espace de cinq jours, il atteint la modique somme d’1.224 milliard de dollars. Les regards se tournent alors vite vers Avatar et ses 2.787 milliards en fin de carrière. Pour la première fois depuis la sortie du film de James Cameron, il a face à lui un réel challenger pouvant le détrôner.

Avengers : Endgame est une jouissance folle. Peu importe les défauts ou les imperfections, il propose un tourbillon d’émotions et d’héroïsme. Un (premier) grand final épique pour le Marvel Cinematic Universe !

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