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Des Souris et des Hommes

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Publié le 01 octobre 2008

Walt Disney aimait à dire que « tout a commencé par une souris ». En réalité, ce n’était pas tout à fait exact, puisque bien avant Mickey, un petit lapin prénommé Oswald, tenait déjà le haut de l’affiche. Mais il est vrai que les petits rongeurs ont toujours occupé une place de choix dans les films de Walt Disney.

Que dire de Mickey Mouse, alter-égo de Walt, qui révolutionnait le cinéma d’animation en 1928, en devenant le premier personnage « parlant » de l’histoire du dessin animé. Bien entendu, le mérite revient aussi à sa chère fiancée Minnie, dont le « Yoo-Hoo » est resté dans les annales. Tous les deux ouvraient la voix à toute une série de rongeurs, vedettes des films de Disney depuis près de 80 ans, tantôt dans des rôles titres, tantôt comme seconds rôles.

Il faut dire que sans les souris et autres rongeurs, les héros et héroïnes de Disney n’auraient pas connu le même destin. Si on y regarde bien, les souris se sont rendues indispensables dans de nombreux dessins animés.

Imaginez. Sans souris, le petit Dumbo n’aurait jamais vaincu ses ennemis, peut-être jamais revu sa pauvre mère captive et n’auraient jamais appris à voler. Tout le mérite revient finalement à Timothée, cette petite souris habillée en Monsieur Loyal, véritable moulin à paroles, dont les actions ont déterminé le sort du pauvre éléphanteau aux oreilles trop grandes !

Imaginez. Sans souris, la pauvre Cendrillon n’aurait jamais été au bal et n’aurait jamais pu s’évader de sa tour pour prouver son identité au Grand Duc et ainsi épouser le Prince charmant. Tout le mérite revient à Gus, Jaq, et tous leurs compagnons apprivoisés par la belle princesse.

Imaginez. Sans souris, le petit Goliath II, petit éléphant miniature méprisé par son troupeau à cause de sa petite taille, n’aurait jamais obtenu la reconnaissance de ses parents. En effet, c’est grâce à une souris qu’il a su montrer sa bravoure, et sauver les autres éléphants complètement paniqués, devenant ainsi le leader du groupe.

Imaginez. Sans la petite souris Roquefort, Duchesse, O’Malley et les petits chatons de Madame de Bonnefamille seraient à Tombouctou, dans le fin fond du Mali, alors que le cupide Edgar profiterait de leur fortune dans l’opulence de la maison de Madame. En effet, c’est Roquefort qui court au péril de sa vie chercher la bande à Scatcat dans les mauvais quartiers de Paris, afin qu’elle vienne en aide aux pauvres chats, aux prises avec le majordome.

Imaginez. Sans Bernard et Bianca, la petite Penny et le jeune Cody seraient restés captifs, l’un au fond d’un bayou puant, et l’autre dans le désert australien. Là-encore, ce sont des petites souris justicières qui, au péril de leur vie, ont sauvé les humains des griffes d’ignobles crapules.

Imaginez. Sans l’immonde rat, le Clochard n’aurait jamais pu montrer sa bravoure et ainsi retrouver l’amour de la belle Lady. En effet, sans le Rat, le bébé des maîtres de Lady n’aurait jamais été en danger et le Clochard n’aurait pas connu son heure de gloire.

Imaginez. Sans les braves Rangers du Risque, Tic, Tac, Gadget et Jack, combien de pauvres victimes, humaines ou animales, auraient été opprimées par tous ces escrocs, voleurs, tortionnaires…

Imaginez. Sans la petite souris Amos, le grand Benjamin Franklin n’aurait pas inventé le poêle, ni les lunettes à double foyer, et n’aurait pas tenté l’expérience du cerf-volant. Et puis sans Amos, il n’y aurait pas eu de Déclaration d’Indépendance américaine !

Imaginez. Sans le brave Basil, la souris détective, assistée du Docteur Dawson et de la petite Olivia, la Reine Moustoria aurait été dévorée par l’immonde Félicia, et le Royaume des Souris seraient sous le joug du Professeur Ratigan (euh... Dois-je me réjouir de cela, finalement, moi qui porte comme pseudo Ratigan...)...

Imaginez. Sans Rémy, le héros de Ratatouille, Linguini serait resté un pauvre commis de cuisine, ignorant ses origines, seul et méprisé de tous, et condamné à vider les poubelles du Restaurant Chez Gusteau. En effet, c’est finalement grâce au petit rat que ce grand benêt d’apprenti cuisinier apprend le nom de son père, et parvient à se faire un nom dans le domaine de la gastronomie, réussissant même à séduire le plus sévère critique de la place, Anton Ego. Et puis sans le petit rat, le fourbe Skinner aurait transformé la meilleure table de Paris en une fabrique de plats à emporter et autres fritures immangeables, fourvoyant ainsi l’héritage laissé par le grand Auguste Gusteau.

Et puis, il ne faut pas oublier les seconds rôles, ces souris qui n’ont eu qu’un court moment de gloire. Parmi eux, la petite souris qui manque de se faire dévorer par Scar, au tout début du Roi Lion, montrant ainsi la cruauté de cet être abominable. Ou encore cette petite souris de Bambi, qui s’éveille en même temps que la forêt, et qui va recueillir une goutte de rosée pour sa toilette. Ou encore le petit loir endormi dans une théière dans Alice au Pays des Merveilles, qui offre au spectateur de grands moments d’hystérie et de comédie ! Et puis le brave Croquenote, l’organiste de l’église et l’ami fidèle de Frère Tuck, dans Robin des Bois, qui, avec son épouse, accepte de donner sa dernière pièce pour aider les plus démunis… Enfin, il ne faut pas oublier les rats, qui aident la belle princesse Gisèle à nettoyer l’appartement de Robert dans Il était une Fois.

Les studios Disney et les rongeurs, c’est donc une longue histoire, commencée il y a maintenant bien longtemps. Alors que Mickey va souffler ses 80 bougies en novembre prochain, il était temps de rendre hommage à ces petites créatures indispensables, drôles, émouvantes, et courageuses…

Et pour finir, une petite devinette. Qui vous aide à naviguer sur ZuzuDisney ? Encore une souris, bien sûr !