Lucy in the Sky
L'affiche du film
Titre original :
Lucy in the Sky
Production :
Pacific Standard
26 Keys Productions
TSG Entertainment
Date de sortie USA :
Le 4 octobre 2019
Genre :
Drame
Réalisation :
Noah Hawley
Musique :
Jeff Russo
Durée :
124 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

De retour de sa première mission dans l’espace, l’astronaute Lucy Cola éprouve d’importantes difficultés à retrouver une vie normale sur Terre, auprès de son époux et de sa nièce. N’écoutant que son obsession de retourner dans l’espace au cours d’une prochaine mission, elle met son corps et son mental à rude épreuve, perdant pied peu à peu.

La critique

rédigée par
Publiée le 20 avril 2021

Lucy in the Sky voit Noah Hawley mettre en scène avec réussite une Natalie Portman parfaite dans le rôle d’une astronaute déboussolée qui trouve la vie sur Terre insignifiante après la fin d’une mission dans l’espace. Intéressant à plusieurs égards, le long-métrage pâtit cependant d’un scénario perfectible négligeant ses seconds rôles.

La conquête spatiale et ses acteurs font rêver Hollywood depuis toujours. Avant juillet 1969, si l’Homme est déjà allé dans l’espace, le rôle de l’astronaute relève bien souvent de la science-fiction tant qu’il n’a pas posé le pied sur la lune, à l’image de 2001, L'Odyssée de l'Espace en 1968. Le cinéma rend ensuite hommage à ces hommes hors du commun dans L’Étoffe des Héros (1983), ayant fait en 2020 l’objet d’un remake sous la forme d’une série originale National Geographic diffusée sur Disney+. Puisqu’aucun exploit n’est possible sans danger, le 7e art signe également des films catastrophe dans l’espace, qu’ils soient basés sur des faits réels comme dans Apollo 13 (1995) ou purement fictionnels comme avec Gravity (2013), qui s’attarde sur l’intimité des astronautes.
La décennie 2010 voit en effet les cinéastes se focaliser sur les femmes et les hommes qui font la conquête de l’espace. Les Figures de l’Ombre (2017) reste au sol et narre l’histoire des calculatrices afro-américaines de la NASA qui ont permis à Neil Armstrong d’être le premier homme à fouler le sol lunaire. Ce dernier se voit ensuite consacrer un excellent biopic avec First Man : Le Premier Homme sur la Lune (2018), qui présente le quotidien et les sacrifices de cet homme entré à jamais dans l’histoire. Le cinéma français n’est pas en reste, le très bon Proxima (2019) présentant les difficultés d’une astronaute interprétée par Eva Green à concilier son métier exigeant et son rôle de mère.

Au-delà des excursions lunaires, des navettes spatiales étriquées et des fusées incandescentes, la caméra s’intéresse donc désormais davantage aux conséquences de ces destins exceptionnels sur la vie normale des astronautes, qui se déroule bien souvent derrière les murs d’un pavillon de banlieue. Lucy in the Sky est, comme indiqué dans ses premières minutes, “inspiré de faits réels”. La vie de l’astronaute Lisa Nowak a en effet nourri le scénario. Née le 10 mai 1963, cette ingénieure spécialisée dans l’aéronautique et l’aérospatial rejoint la Marine où elle devient pilote. Elle intègre ensuite la NASA en 1996 et participe en 2006 à une mission Discovery, restant un peu moins de 13 jours dans l’espace. Après son retour, son mariage vole rapidement en éclats alors qu’elle entretient durant un temps une relation avec William Oefelein, un autre astronaute. Plus tard, en février 2007, elle est arrêtée à l’aéroport international d’Orlando après avoir agressé Colleen Shipman, une officière de l’US Air Force également engagée avec Oefelein. Licenciée par la NASA, elle finit par plaider coupable des délits qui lui sont reprochés.
Ici, le thème central de l’opus consiste donc en un questionnement sur l’intérêt de la vie une fois que l’objectif qui la guidait jusqu’alors est atteint. Lucy Cola, le personnage principal de Lucy in the Sky, a presque littéralement touché la lune en se rendant dans l’espace, un accomplissement vers lequel la vie tout entière de l’astronaute de la NASA était centrée jusqu’alors. Dès son retour, après avoir connu l’immensité de l’infini, la vie sur Terre lui semble étriquée, insignifiante et dénuée de tout intérêt. Un sentiment qui semble partagé par ses collègues ayant connu une expérience similaire, bien qu’il soit exacerbé chez la jeune femme qui plonge peu à peu dans une forme de dépression nerveuse incontrôlable.

Lucy in the Sky est initialement nommé Pale Blue Dot (littéralement “un point bleu pâle”), reprenant le nom donné par l’astronome Carl Sagan à une photographie de la Terre prise le 14 février 1990 depuis la sonde Voyager 1, à une distance de 6,4 milliards de kilomètres. L’actrice Reese Witherspoon (Fashion Victime, Un Raccourci dans le Temps) est à la production et doit interpréter le rôle principal selon un script rédigé par Brian C. Brown et Elliott DiGuiseppi. La comédienne cède finalement sa place en haut de l’affiche à Natalie Portman afin de tourner la Saison 2 de Big Little Lies, mais reste en qualité de productrice. Entre-temps, Noah Hawley rejoint la production du long-métrage avec sa société 26 Keys Productions et se voit finalement désigné pour le réaliser, une première pour lui au cinéma.

Né en 1967 à New York d’une mère activiste et auteure d’essais portant notamment sur le féminisme et d’un père homme d’affaires, Noah Hawley est diplômé de sciences politiques en 1989 au Sarah Lawrence College. La première partie de sa carrière le voit assurer des conseils juridiques dans des affaires de maltraitance sur des enfants ou travailler dans la programmation informatique pour des cabinets d’avocats. Il se lance ensuite dans l’écriture de romans, le premier d’entre eux, A Conspiracy of Tall Men, étant publié en 1998. Parmi les cinq romans dont il est l’auteur, Le Bon Père (2013) et Avant la Chute (2018) sont traduits en français chez Gallimard.
Hawley débute entre 2005 et 2008 dans la fiction audiovisuelle en écrivant six épisodes sur les trois premières saisons de la série Bones de 20th Television. En 2014, il crée l’excellente série d’anthologie Fargo pour FX, dont l’univers est directement inspiré du film éponyme (1996) des frères Coen. Primée aux Emmy Awards, la série est renouvelée et connaît quatre saisons jusqu’en 2020 en attirant des acteurs de renom comme Martin Freeman, Kirsten Dunst, Ewan McGregor ou Chris Rock. Il crée également en 2017, toujours pour FX, la série Marvel Legion, qui propose durant ses trois saisons une vision audacieuse et originale des super-héros. Noah Hawley développe enfin une série basée sur la franchise Alien, annoncée en décembre 2020 et dont la diffusion est prévue sur Hulu aux États-Unis et sur Disney+ en France ainsi que dans les autres pays proposant l’univers Star.

Lucy in the Sky constitue la première réalisation pour le cinéma de Noah Hawley, le néo-cinéaste ayant vu son précédent projet, une adaptation des comics Doctor Doom pour 20th Century Fox, annulé suite à l’acquisition du studio par The Walt Disney Company. Le metteur en scène s’en sort alors brillamment, la beauté des images et le soin apporté aux différents cadrages et mouvements de caméra différenciant clairement le film de la production cinématographique habituelle en offrant un style contemplatif qui reste dynamique et ne provoque pas pour autant l’ennui.
Hawley utilise en effet les techniques purement cinématographiques comme un moyen narratif. Les changements de format intempestifs au cours de l’opus reflètent en temps réel l’état d’esprit de Lucy, le 4/3 symbolisant le cadre dans lequel se sent désormais coincée l’astronaute ayant goûté à l’immensité d’un espace en cinémascope. Les vues de haut sont également récurrentes, restituant la vision surélevée désormais omniprésente dans l’imaginaire de Lucy. Tout au plus, le spectateur pourra reprocher au montage d’abuser d’images en flash (et en flashback) lorsque l’esprit de Lucy divague, mais ce parti pris reste cohérent avec la montée d’une forme de folie chez le personnage. Les jeux de fondus, où la lune se confond avec le visage de Lucy, sont également réussis, tandis que les spectateurs friands de symboles verront dans la boule de bowling que lance l’astronaute une allégorie de la planète Terre, à laquelle la sphère bleue ressemble fortement.

S’il est à l’aise avec l’image, Noah Hawley a de plus le privilège de mettre en scène l'une des plus grandes comédiennes de sa génération, Natalie Portman. Née le 9 juin 1981 à Jérusalem, l’actrice israélo-américaine est révélée à l’âge de treize ans dans Léon (1994) de Luc Besson. Après avoir enchaîné plusieurs rôles mineurs au cinéma et le rôle titre d’une adaptation théâtrale du (Le) Journal d’Anne Frank, elle est révélée au plus grand nombre en incarnant Padmé Amidala dans la prélogie de la saga Star Wars. Après avoir ému les spectateurs du chef d’œuvre Garden State (2004) aux côtés de Zach Braff, elle n’hésite pas à changer d’apparence physique pour la dystopie V pour Vendetta (2005) ou à jouer le rôle exigeant d’une danseuse de ballet dans Black Swan (2010), qui lui vaut de remporter l’Oscar de la Meilleure Actrice. Portman rejoint ensuite l’Univers Cinématographique Marvel en incarnant Jane Foster, qui vit une romance avec le super-héros divin d’Asgard dans Thor (2011) et Thor : Le Monde des Ténèbres (2013). Elle fait également preuve de son extraordinaire habileté pour composer un rôle en jouant parfaitement une Jacqueline Kennedy endeuillée dans Jackie (2016).

Natalie Portman est parfaite en tant que Lucy Cola, rendant crédible la montée de sa folie à mesure que son envie obsessionnelle de retrouver l’espace devient incontrôlable et la guide vers une dangereuse hystérie. À l’aise dans les scènes de dialogue, la comédienne exprime également les émotions de son personnage au travers d’un regard qui va de la béatitude, lorsqu’elle contemple la Terre dans sa combinaison depuis l’espace, à l’absence, quand elle répète les checklists de la NASA dans sa tête comme un moyen de se rassurer. La fuite en avant du personnage semble alors irrésistible, tout comme son désir physique pour son collègue Mark Goodwin, qui constitue une échappatoire aussi intense que furtive à son mal-être. Son affection pour sa grand-mère est également autant palpable que sa relation étrange avec elle est savoureuse au cours de quelques scènes. Cette dernière semble d’ailleurs être la seule personne - et même la seule chose - à laquelle tient désormais Lucy Cola sur Terre. Dans l’ensemble, Natalie Portman magnifie donc grâce à sa palette de jeu la complexité d’un personnage à l’écriture réussie.

Ce constat ne peut malheureusement pas être généralisé aux seconds rôles de Lucy in the Sky, qui en forment le véritable talon d’Achille en ne parvenant pas à dépasser l’archétype dans lequel ils sont enfermés, simples faire-valoir d’un scénario qui n’a pas su exploiter leur potentiel. Jon Hamm interprète Mark Goodwin, le collègue astronaute de Lucy avec qui elle entretient une relation extra-conjugale. L’acteur, principalement connu pour son rôle dans la série Mad Men (2007-2015) et notamment apparu dans Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) et dans Le Cas Richard Jewell (2019), est ici irréprochable. Il est parfaitement crédible dans ce rôle d’astronaute qui séduit par un certain sens du cynisme et du détachement. Visiblement porté sur la boisson tout en parvenant à résister à cette addiction pour en assouvir une autre, celle de retrouver l’espace, il enchaîne les conquêtes et séduit ainsi Lucy. Il reste honnête avec elle et constate rapidement que la situation le dépasse. Malheureusement, la relation entre les deux protagonistes n’est pas davantage développée, de même que le passif du personnage, qui a le potentiel d’être plus profond que ce qui est montré à l’écran.
Il en va de même pour Erin Eccles, jouée par une Zazie Beetz qui n’a pas l’occasion de montrer ici le talent dont elle a déjà fait preuve dans Atlanta (depuis 2016) pour FX, Easy (2016-2019) pour Netflix ou sur grand écran dans Joker (2019). Son personnage, dont l’importance est pourtant notable dans le virage pris par Lucy, ne dépasse jamais la fonction qui lui est attribuée et apparaît dans des scènes anecdotiques. La séquence du restaurant, par exemple, aurait pourtant été l’occasion parfaite pour offrir à la comédienne des dialogues la mettant en valeur.

Les proches de Lucy ne sont pas plus gâtés et sont encore davantage superflus. Drew Cola, son époux interprété par Dan Stevens (La Nuit au Musée : Le Secret des Pharaons, La Belle et la Bête), qui retrouve Hawley après Legion, remplit ainsi la fonction de mari trompé, impuissant malgré son évidente bienveillance face aux troubles de son épouse. La grand-mère de Lucy est quant à elle davantage intéressante bien que trop peu présente à l’écran. Truculente et jouée par Ellen Burstyn (L’Exorciste, Requiem for a Dream), elle revêt une complexité plus importante et offre des échanges riches face à Lucy, durant lesquels les grossièretés masquent mal une affection partagée.
L’échec le plus important du scénario est sans doute celui de l’écriture de Blue Iris, la nièce de Lucy jouée par Pearl Amanda Dickson (Legion). Si l’actrice ne déshonore pas durant les quelques scènes où elle est mise en avant, le spectateur ne saisit pas l’intérêt du personnage pendant la plus grande partie du long-métrage. Malgré l'évocation à demi-mot de son histoire difficile, sa relation avec sa tante n’est que trop peu développée au cours du film, si bien que le spectateur ne comprend pas pourquoi la jeune fille y est aussi présente. Elle semble d’ailleurs être placée dans un coin dans la plupart des scènes dans lesquelles elle apparaît, sans avoir aucun impact sur l’intrigue. Sa présence paraît enfin se justifier à la fin du long-métrage, mais sans aucun impact émotionnel tant la construction du personnage est inexistante. Là encore, un dialogue bien construit aurait sans doute été suffisant, une scène de discussion entre la jeune fille et Lucy - totalement anodine dans le montage présenté - semblant parfaitement indiquée.

Ces manquements sont d’autant plus regrettables que le scénario offre parfois quelques dialogues intéressants, comme l’illustre une scène réussie entre Natalie Portman et Nick Offerman (Parks and Recreation, Fargo), qui interprète ici un thérapeute de la NASA. Mais l’écriture dans son ensemble manque de liant et n’est pas à la hauteur de la mise en scène et des interprètes. Un dialogue présente par ailleurs une erreur scientifique factuelle sur la rotation de la Terre autour du Soleil, si flagrante que le spectateur peut se questionner sur son caractère involontaire. L’erreur constitue-t-elle une gaffe impardonnable ou illustre-t-elle la volonté maladroite - et tout bonnement ratée - des scénaristes de faire ressentir la désorientation de Lucy ? 
Il ressort donc de Lucy in the Sky un sentiment d’inachevé. Au vu du talent d’écriture démontré par Noah Hawley sur ses séries Fargo et Legion, dont il a écrit la majorité des épisodes, il peut être regretté de ne pas l’avoir vu retravailler le script de Brian C. Brown et Elliott DiGuiseppi et de s’être cantonné à un rôle de metteur en scène, qu’il a endossé avec brio. De quoi alimenter la curiosité sur ses futurs projets.

L’emprise du cinéaste sur Lucy in the Sky se remarque également avec sa musique, composée par l'un de ses collaborateurs habituels, Jeff Russo. Né le 31 août 1969, ce dernier est notamment connu pour avoir fondé les groupes de rock Tonic et Low Stars. Composant les bandes originales de quelques films indépendants dont About Cherry (2012) et Lizzie (2018), il signe également la musique des séries Fargo et Legion, déjà aux côtés de Hawley. Sa partition pour Lucy in the Sky est dans l’ensemble réussie, collant à l’ambiance du long-métrage et accompagnant crescendo les problèmes de Lucy. Un bémol peut néanmoins être soulevé sur la musique symphonique jouée lors d’une scène de rapprochement entre Lucy et Mark, probablement trop grandiloquente. 
Le long-métrage met également en avant une sélection réussie de morceaux allant de la country (Blue Shadows On the Trail du bien nommé groupe Riders in the Sky) au rock (Polk Salad Annie de Tony Joe White), en passant par le dance-rock indé (Private Idaho de The B-52’s).

Il est enfin impossible de ne pas évoquer le célèbre morceau ayant inspiré le titre final du film, Lucy in the Sky With Diamonds des (The) Beatles, principalement écrit par John Lennon et apparaissant sur leur mythique album de 1967, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Une reprise très réussie de la chanson, arrangée par Jeff Russo et interprétée par la chanteuse irlandaise Lisa Hannigan et Russo lui-même, constitue d’ailleurs la bande son d’une scène forte de l’opus, tant musicalement que visuellement et émotionnellement. Une véritable réussite ! Outre cette séquence, l’homonymie entre les personnages du film et de la chanson ainsi que la mention au ciel, les points communs entre les deux œuvres semblent plus ténus. La chanson, ouvertement tirée dans son écriture d’Alice au Pays des Merveilles et de De l'Autre Côté du Miroir de Lewis Carroll, a été inspirée par un dessin du fils de Lennon, alors âgé de trois ans, représentant une camarade de maternelle. Si le musicien a toujours nié la thématique de la drogue pour ce morceau malgré ses paroles psychédéliques et ses célèbres initiales rappelant un psychotrope à l’époque prisé par le Fab Four, les cinéastes auraient pu voir un parallèle avec l’addiction du personnage du film depuis son retour de l’espace. Aucune déclaration ne va cependant dans ce sens. Du reste, les deux Lucy partagent assurément un parcours initiatique et ésotérique.

Lucy in the Sky est projeté le 11 septembre 2019 au Festival International du Film de Toronto, avant de sortir sur les écrans américains le 4 octobre 2019. L’échec commercial est alors gigantesque, le film n’engrangeant que 55 000 dollars au cours de son premier week-end. Au total, sa recette s’élève à 326 000 dollars dans le monde, alors que le budget du long-métrage est estimé à plus de 21 millions de dollars.
La catastrophe est également critique, la presse spécialisée reprochant principalement au scénario son caractère confus. Alors que certains louent le jeu de Natalie Portman, la plupart soulignent la pauvreté de l’écriture des personnages. D’autres ont également peu goûté à la réalisation et aux images audacieuses de Hawley. Le film semble être entré dans une spirale négative où son échec industriel a renforcé la tendance à n’en voir que ses défauts, le conduisant à recevoir le piteux score de 21% de critiques positives sur l'agrégateur Rotten Tomatoes. Si Lucy in the Sky possède assurément des défauts, il ne mérite aucunement un tel déferlement négatif qui a pour malheureuse conséquence de dissuader encore davantage les spectateurs, déjà si peu nombreux lors de sa présence en salles, de le visionner.

Initialement prévue en France le 18 mars 2020, la sortie de Lucy in the Sky est reportée en raison de la fermeture soudaine des salles de cinéma imposée par l’épidémie de COVID-19, avant d’être tout bonnement annulée. Le long-métrage est finalement rendu accessible aux spectateurs français sur Disney+ lors du lancement de Star, le sixième univers de la plateforme, le 23 février 2021. Notamment proposé aux côtés d’un autre film de Searchlight Pictures inédit dans l'hexagone, Downhill, le film débarque dans l’anonymat le plus total, sans apparaître dans les campagnes publicitaires ni être mis en avant sur la plateforme, témoignant de l’échec considérable qu’il représente pour le studio. Cette nouvelle accessibilité auprès du public français constitue pourtant une belle opportunité de se forger une opinion sur ce long-métrage aussi critiqué que susceptible d’attiser la curiosité des cinéphiles.

Lucy in the Sky constitue un premier film intéressant pour Noah Hawley. Profitant du talent immense de Natalie Portman, le cinéaste offre en effet des images et des idées qui frôlent souvent la virtuosité. Le scénario n’est cependant pas à la hauteur et pèche par une forme de déséquilibre pénalisant les seconds rôles et la cohérence de l’ensemble. Toutefois, et malgré ses imperfections, Lucy in the Sky ne mérite à l’évidence ni son cuisant échec commercial, ni la virulence des critiques à son égard.

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