Hôtels Disney

Un peu d’histoire...

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Toute destination Disney dans le monde entier est synonyme de séjours. Ainsi, une escapade dans un Parc Disney peut être journalière mais l’offre récréative opulente et attractive pousse le visiteur à étendre son voyage à plusieurs jours afin de prolonger le rêve. Les Resorts Disney, nés à travers le monde depuis 1955, proposent ainsi une multitude d’activités incluant des Parcs à thèmes (même si trois Resorts estampillés Disney dans le monde ne disposent pas de ce type d’infrastructures) mais aussi des zones de shopping, de loisirs et de restauration libres d’accès (Disney Village à Disneyland Paris, Disney Springs à Walt Disney World Resort et bien d’autres) et surtout des aménagements hôteliers permettant de faire durer la magie aux standards Disney. Les visiteurs optant pour ce choix d’hébergement s’attendent ainsi à une expérience qualitative à la hauteur de la marque tout en baignant dans l’univers Disney, n’interrompant jamais le rêve en cours.

Dès 1955, Walt Disney avait déjà prévu des logements sur place pour ses visiteurs du Disneyland Park sans pour autant avoir la majesté de ses successeurs. Le dénommé sobrement Disneyland Hotel, premier Hôtel à porter le nom de la compagnie aux grandes oreilles et ce pour 99 ans selon le contrat de l’époque, n'était pas, en effet, à l’ouverture, une propriété Disney. Il appartenait à la société Wrather Company, du nom de son créateur Jack Wrather, entrepreneur américain et ami de Walt Disney. Ce dernier n’avait en fait plus de fonds nécessaires pour un complexe hôtelier (ayant déjà explosé les budgets pour son Parc à des montants avoisinant les dix-sept millions de dollars) et demanda à Wrather de s’en charger sur un bout d’orangeraie à quelques pas du Parc. Sans vraiment de charme disneyen, l’Hôtel à l’architecture internationale avec ses tours de verre et de béton a le mérite d’accueillir, depuis le 5 octobre 1955, plus de trois cents chambres dans les premières années puis plus de neuf cents chambres par la suite, une piscine olympique, des magasins et quelques restaurants. Mais voilà, après le succès du premier Parc à thèmes au monde, des hôtels de seconde zone vont parasiter les alentours de Disneyland au grand dam d'un Walt complètement démuni face à cette invasion de ces motels sordides et ces bandes d'asphaltes sans recherche esthétique qu'il trouve loin des standards de sa destination.

Des années plus tard, lorsque l’implantation d’un Resort en Floride se fait de plus en plus concrète, Walt a retenu la leçon et surtout le facteur limitant monétaire n’en est plus un : ce ne sont pas moins de onze mille hectares qui sont achetés dans le secteur d’Orlando sous couvert de sociétés écrans pour garder intact le secret d’un nouveau complexe. Ici, il peut enfin contrôler tous les aspects extérieurs du Parc (le Magic Kingdom) et imposer sa vision de la gestion spatiale du terrain. Walt Disney ne pourra malheureusement pas voir le jour de son ouverture mais son vœu d’un complexe à l’unité artistique respectée, au design soigneusement supervisé par les équipes artistiques de Disney, est réalisé. À l’ouverture de Walt Disney World Resort en 1971, deux Hôtels Disney, appelés Resorts, sont à la disposition des visiteurs (et un troisième le mois suivant), chacun plongé dans son univers propre, son histoire unique développée talentueusement par Walt Disney Imagineering. Le choix d’immersion reste varié et qualitatif : le Disney’s Polynesian Resort offre un séjour relaxant sous la chaleur tropicale des mers du Sud, le Disney's Contemporary Resort surprend avec son allure architecturale en A traversée par le Walt Disney World Monorail System devenant une icône instantanée de la destination et Disney’s Fort Wilderness Resort & Campground (dès novembre 1971) propose une myriade d’activités au cœur d’une forêt de pins et de cyprès, sur les berges de Bay Lake. Le Resort floridien remportant un franc succès, l’offre hôtelière, un temps endormi, se développe ensuite de manière exponentielle sous la direction de Michael Eisner avec le Disney’s Caribbean Beach Resort (1988), le Disney’s Grand Floridian Resort & Spa (1988), le Disney’s Yacht Club Resort (1990), le Disney’s Beach Club Resort (1990) ou encore le Disney’s Coronado Springs Resort (1997) pour ne citer qu'eux, portant le nombre à plus de trente Hôtels Disney !

La première exportation du concept de Parcs Disney en dehors des États-Unis se traduit par l’ouverture de Tokyo Disneyland en 1983, un complexe dont The Walt Disney Company n’est pas propriétaire au profit d'Oriental Land Company qui acquiert, pour l'exploiter, la licence Disney. À l’époque, le succès d’un tel Parc américain n’étant aucunement assuré à l'étranger, The Walt Disney Company décide simplement d’octroyer les droits de la marque sans financer le projet qui ne comportait aucun Hôtel Disney à son ouverture (le premier - Disney Ambassador Hotel - n'arrivera qu’en 2000) ! Le Parc tokyoïte attire pourtant vite les foules et rassure Disney quant à l’implantation de Resorts ailleurs que sur le sol américain : comme en Europe par exemple, si chère à Walt Disney ! Le projet français d’Euro Disney Resort (qui deviendra plus tard Disneyland Paris), en collaboration étroite avec le gouvernement français (avec un montage financier inédit puisque 51 % du capital du projet sera vendu à la bourse de Paris en novembre 1989), est sans précédent. Il sera en effet, le plus grand Resort Disney au monde à l’ouverture ! Les superlatifs ne s'arrêtent pas là car il est également, en 1992, le Resort Disney qui propose une offre hôtelière la plus diversifiée au monde avec pas moins de sept Hôtels Disney, à la thématique propre, méticuleusement exécutée par Walt Disney Imagineering.

Et il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses à moins de vingt minutes à pied des Parcs (pour la grande majorité) ou en quelques minutes par le biais des navettes gratuites proposées au pied des Hôtels. Chaque complexe hôtelier offre une expérience unique, certifiée qualité Disney, avec des équipements et infrastructures variés. Le plus éloigné, tout au sud du complexe est le Disney’s Davy Crockett Ranch (ouvert sous le nom de Camp Davy Crockett dès 1991). Ce campement du Far West et ses 500 bungalows en pleine forêt, baigné dans la légende du célèbre trappeur au couvre-chef fait de peau de raton laveur, Davy Crockett. Au Nord des avenues Goscinny et Jules Verne, se trouvent deux Hôtels Disney, séparés par les eaux nourricières du Rio Grande. Comme le fleuve servant de frontière géographique naturelle entre les États-Unis et le Mexique, à Disneyland Paris, le Rio Grande en fait tout autant. Au nord du cours d’eau, les visiteurs peuvent séjourner dans une véritable ville du Far West au Disney’s Hotel Cheyenne, quintessence de l’Ouest américain où cowboys et indiens cohabitent paisiblement. Au sud de l’affluent frontalier, s’est développé le Disney’s Hotel Santa Fe, sous la forme d’une quarantaine de pueblos mexicains séparés en Trails mettant à l’honneur différents éléments symboliques de la région. Le parking-cinéma fait même face à une gigantesque affiche de Blondin (Clint Eastwood dans Le Bon, la Brute et le Truand) accueillant les touristes en quête d’une pause méritée. Le Rio Grande et son cours serpentant la zone se jette dans le Lac Disney autour duquel trois établissements de renom se sont établis.

À l’est du plan d’eau, le majestueux Disney’s Sequoia Lodge se cache derrière sa forêt épaisse de conifères et de cèdres importés des États-Unis et du Canada. Dans un style inspiré des refuges des parcs nationaux du Montana comme le Yellowstone, l’Hôtel est un parfait havre de paix loin de l’agitation des parcs. À sa droite, le Disney’s Hotel New York s’élance vers les cieux avec ses grattes-ciels de verre et d’acier évoquant l'effervescence urbaine de la Grosse Pomme, New York. Conçu par l’architecte Michael Graves, l’Hôtel s’étend sur trois ailes et comporte un centre de convention. En face, au sud du Lac Disney, les lignes gracieuses d’une station balnéaire de la Nouvelle-Angleterre rivalise avec les buildings de Manhattan. Le Disney’s Newport Bay Club, plus grand Hôtel de Disneyland Paris et, à son ouverture, l’hôtel de l’Europe de l’Ouest possédant le plus de chambres, charme par son architecture typique de la Côte Est. Inspiré des hôtels de plaisance de la fin du XIXème siècle, il rappelle la structure et l'autarcie d'un bateau de croisière. Enfin, en remontant Disney Village Street en direction des Parcs, un massif bâtiment aux tons pastels roses et blancs a l’honneur de porter le nom du Parc ouvert en 1992, Disneyland Park. Le Disneyland Hotel, au luxe sans égal, est le premier joyau - massif - du Parc Disneyland rencontré visuellement par les visiteurs et laisse une trace indélébile dans leurs mémoires. Il est également la porte inévitable au Royaume Magique et joue en cela un rôle qu’aucun ne peut se targuer d’avoir.

L’immersion est donc au cœur de ces établissements sans oublier leurs caractéristiques intrinsèques respectant les exigences et le niveau de confort d’un complexe hôtelier en France. Ainsi, il est possible de retrouver au sein de Disneyland Paris, des Hôtels deux étoiles (Disney’s Hotel Cheyenne, Disney’s Hotel Santa Fe), trois étoiles (Disney’s Sequoia Lodge, Disney’s Davy Crockett Ranch), quatre étoiles (Disney’s Hotel New York, Disney’s Newport Bay Club) et même cinq étoiles, le Disneyland Hotel pouvant dès lors prétendre au titre de « Palace » selon des critères bien spécifiques. Pour mieux aiguiller ses visiteurs, le Resort possède son propre système de classifications de ses Hôtels sous forme de clés : de deux à cinq clés, elles sont délivrées en fonction des activités proposées, du prix et du standing de l'Hôtel. Pour la maintenance de ce parc hôtelier de plus de 5700 chambres à ces standards de haute qualité, les Hôtels Disney font donc l’objet de constantes réhabilitations (comme le Disney’s Newport Bay Club de 2013 à 2016, le Disney’s Sequoia Lodge de 2011 à 2012 ou le Disney’s Hotel Cheyenne) amenant même les équipes à une rethématisation partielle voire totale incluant ou non un changement de leurs toponymes. Le Disney’s Hotel Santa Fe devient ainsi le pied à terre des héros de la franchise Pixar Animation Studios, Cars, et connaît des changements majeurs comme son légendaire panneau arborant un Clint Eastwood chasseur de primes au profit d’une vue sur Radiator Springs avec Flash McQueen et Sally Carrera en premier plan. Le Disney’s Hotel Cheyenne accueille les personnages de Toy Story tandis que Bambi et ses amis prennent d’assaut le Disney’s Sequoia Lodge. L’une des plus grandes rénovations reste celle du Disney’s Hotel New York qui est investi par les super-héros de Marvel Studios et change pour l’occasion de nom, le Disney’s Hotel New York - The Art of Marvel ouvre dès 2020. Dans un tout autre registre, le Disney’s Davy Crockett Ranch se voit enlever son étiquette d’Hôtel Disney pour être relégué au rang d’une nouvelle gamme d’hébergements, les Disney Nature Resorts, dès le 9 octobre 2018 et rejoint ainsi Villages Nature Paris inauguré l’année précédente.

Bien que les visiteurs n’aient que l’embarras du choix en termes d’offres hôtelières annexes telles que les hôtels partenaires (Hôtels du Val de France et du Golf) ou les Disney Nature Resorts (Villages Nature Paris, Disney’s Davy Crockett Ranch), les Hôtels Disney offrent une expérience unique dans des univers thématiques impressionnants de réalisme et de qualité incomparable, le tout agrémenté de la touche Disney, ingrédient déterminant de la recette du succès.

Les Hôtels

1992 • 2019
Disneyland Hotel
Critique(s) : 000 / 000
1992 • 2019
Disney's Hotel New York
Critique(s) : 000 / 000
1992 • 2019
Critique(s) : 001 / 043
1992 • 2019
Disney's Sequoia Lodge
Critique(s) : 000 / 000
1992 • 2019
Disney's Hotel Cheyenne
Critique(s) : 000 / 000
1992 • 2019
Disney's Hotel Santa Fe
Critique(s) : 000 / 000

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