Hayley Mills

Hayley Mills
Date de naissance :
Le 18 avril 1946
Lieu de Naissance :
Marylebone, Londres, au Royaume-Uni
Nationalité :
Britannique
Profession :
Actrice

La biographie

rédigée par Karl Derisson
Publié le 06 mars 2022

Tout au long de sa carrière, Walt Disney a cherché à mettre en lumières de jeunes talents à qui il a offert le haut de l’affiche. Virginia Davis, Bobby Driscoll, Annette Funicello, Tommy Kirk ou bien encore Kevin Corcoran sont ainsi devenus, en moins qu’il n’en faut pour le dire, de véritables vedettes au même titre que la ravissante Hayley Mills, éternelle Pollyanna.

Hayley Catherine Rose Vivien Mills naît le 18 avril 1946 à Marylebone, dans le centre de Londres, au Royaume-Uni. Son père, John Mills, est déjà un acteur renommé dont la carrière a commencé dès la fin des années 1920 avec de beaux succès au cinéma comme Mary Tudor et Heureux Mortels. Sa mère, Mary Hayley Bell, est pour sa part une comédienne et écrivaine elle-même couronnée de succès, en particulier au théâtre avec des pièces comme Men in Shadow et Angel.

Les Yeux du Témoin (1959)
Pollyanna (1960)

Élevée aux côtés de sa sœur Juliet Mills, qui deviendra également actrice, et de son frère Jonathan, futur scénariste, Hayley Mills se fait remarquer sur les écrans dans Les Yeux du Témoin de J. Lee Thompson (1959). La jeune fille de douze ans partage alors l’affiche avec son père et décroche le prix spécial du jury lors de la Berlinale 1959. Le film lui vaut aussi de remporter le BAFTA du Nouveau Venu dans un rôle principal.

Couronné d’un énorme succès au Royaume-Uni ainsi qu’aux États-Unis, Les Yeux du Témoin permet à Hayley Mills de se bâtir une belle popularité qui lui vaut surtout d’être repérée par Bill Anderson, l’un des producteurs des studios Disney qui glisse son nom aux oreilles de Walt. Le cinéaste est en effet à la recherche d’une adolescente pour interpréter le rôle de Pollyanna, la jeune orpheline héroïne de son prochain long-métrage adapté de l’œuvre d’Eleanor Porter. Mills fait rapidement mouche. Disney, qui la rencontre lors d’une entrevue à l’Hotel Dorchester de Londres, est conquis. Un contrat de cinq ans est signé. Disney doit néanmoins composer avec John Mills, le papa qui lorgne sur le rôle du patriarche dans le prochain film d’aventure des studios, Les Robinsons des Mers du Sud. Des négociations s’ouvrent. Elles sont parfois laborieuses. Pour obtenir Hayley, Walt Disney doit alors engager son père. Pas le choix... L’affaire est donc conclue. Hayley est ainsi engagée pour interpréter Pollyanna pendant que son père, lui, prête ses traits au papa Robinson.

La Fiancée de Papa (1961)
Whistle Down the Wind (1961)

Devant la caméra de David Swift, le réalisateur, Hayley Mills s’amuse follement. Le rôle de Pollyanna, jeune fille espiègle, semble taillé sur mesure pour elle. Son bonheur rayonne littéralement à l’écran. Les scènes tragiques sont vraiment touchantes. Hayley parvient à conquérir ses partenaires à l’écran, Jane Wyman, Richard Egan, Karl Malden et Adolphe Menjou. Elle séduit aussi les équipes techniques et Walt Disney lui-même qui visite de temps en temps le plateau de tournage. La comédienne emporte également le cœur de la critique et celui du public. Dès sa sortie en salle, le 19 mai 1960, Pollyanna est couronné de succès. La profession elle-même salue la performance en offrant à Hayley Mills le Golden Globe Award de la Star de l’année et l’ultime Oscar de la Jeunesse que reçoit pour elle Annette Funicello.

Les Enfants du Capitaine Grant (1962)
Summer Magic (1963)

Bien décidé à surfer sur ce succès incroyable, Walt Disney entend évidemment transformer l’essai. Il offre alors à Hayley Mills le rôle des jumelles Sharon et Susan dans La Fiancée de Papa, la transposition de Deux pour Une du romancier allemand Erich Kästner (1961). Une fois encore, l’actrice se retrouve devant la caméra de David Swift. Une fois encore, elle charme tous ses partenaires, notamment Maureen O’Hara et Brian Keith qui partagent avec elle le haut de l’affiche. Le public est une fois encore au rendez-vous pour rire et pleurer devant ce qui est, une fois encore, un beau triomphe. Couronnée par un Laurel Award et nommée aux Golden Globes, Hayley Mills confirme alors son statut de star de cinéma. Elle devient au passage une star de la chanson grâce à son interprétation de Let’s Get Together, une composition des frères Richard et Robert Sherman qui se place à la huitième position des charts américains durant de nombreuses semaines.

Mystère sur la Falaise (1964)
La Baie aux Émeraudes (1964)

Vivant une bonne partie de l’année aux États-Unis avec sa famille, Hayley Mills est de retour au Royaume-Uni pour interpréter Kathy Bostock dans Whistle Down the Wind, l’adaptation de l’un des romans de sa mère supervisée par Bryan Forbes (1961). Là aussi, le succès est au rendez-vous. Whistle Down the Wind permet ainsi à Hayley Mills d’être élue plus grande star au Royaume-Uni en 1961 et de recevoir une nomination aux BAFTA. Invitée par son père à refuser le rôle principal de Lolita que lui propose Stanley Kubrick, la comédienne est rapidement de retour chez Disney pour jouer Mary Grant dans Les Enfants du Capitaine Grant, le prochain film de Robert Stevenson inspiré de l’œuvre de Jules Verne (1962). La comédienne partage l'écran avec Maurice Chevalier, George Sanders, Wilfrid Hyde-White, Keith Hamshere et Michael Anderson. C’est un énième succès critique et populaire. Mills confirme son statut de star internationale. À Disneyland, la foule se presse notamment pour l'apercevoir aux côtés de Walt et de sa famille avec qui elle découvre le Swiss Family Treehouse quelques jours avant son inauguration le 18 novembre 1962.

Pressentie pour interpréter Cassandra dans I Capture the Castle d’après le livre de Dodie Smith dont les studios Disney ont acquis les droits, Hayley Mills est désormais une belle jeune femme de quinze ans lorsqu’elle reçoit le rôle de Nancy Carey dans Summer Magic d’après l’œuvre de Kate Douglas Wiggin. Une fois encore nommée aux Golden Globes, elle enchaîne ensuite par Mystère sur la Falaise, une production anglo-américaine réalisée par Ronald Neame avec Deborah Kerr et son père, John Mills (1964). Walt Disney lui confie ensuite le rôle de Nikky Ferris dans La Baie aux Émeraudes, un film tourné en Grèce par James Neilson avec Pola Negri, Eli Wallach et Peter McEnery (1964).

L'Aventure est au Large (1965)
L'Espion aux Pattes de Velours (1965)

Charmant un nouveau public d’adolescent, Hayley Mills est dirigée par Richard Thorpe dans L’Aventure est au Large, un film anglais dans lequel elle donne une nouvelle fois la réplique à son père ainsi qu’à James MacArthur, Lionel Jeffries et David Tomlinson (1965). Elle enchaîne ensuite avec Sky West and Crooked, un drame réalisé par John Mills (1965). Inspiré d’un autre roman de sa mère Mary Bell, le film est un échec commercial. Hayley Mills fait ensuite le choix de ne pas renouveler son contrat avec les studios Disney et joue une derrière fois pour Walt en incarnant le rôle de Patti Randall dans la comédie L’Espion aux Pattes de Velours de Robert Stevenson avec Dean Jones, Dorothy Provine, Ed Wynn et Roddy McDowall (1965). Le succès est alors au rendez-vous.

The Daydreamer (1966)
Peter Pan (1966)

Devenue en six ans une énorme vedette dans le monde entier, Hayley Mills apparaît en 1966 dans The Trouble With Angels, The Family Way et le film d’animation The Daydreamer dans lequel elle prête sa voix à la Petite Sirène. La même année, elle fait ses débuts au théâtre dans Peter Pan, une énième adaptation de l’œuvre de James Barrie montée dans le West End. Déclinant des rôles jugés trop « disneyens » dans des longs-métrages comme L’Extravagant Docteur Doolittle afin de changer son image auprès du public et tenter des expériences cinématographiques totalement différentes, l’actrice voit les propositions se raréfier. Obligée de payer des impôts conséquents qui, au final, lui font perdre une grande partie de la fortune accumulée grâce aux productions Disney, elle apparaît dans Africa: Texas Style dans lequel elle n’est même pas créditée (1967) et Pretty Polly (1967). Elle retrouve ensuite le réalisateur de The Family Way, Roy Boulting, qui la dirige dans Sous l’Emprise du Démon (1968).

Sous l'Empire du Démon (1968)
Endless Night (1971)

Mariée en 1971 à Boulting de trente-trois ans son aînée, Hayley Mills apparaît dans six films durant la décennie 1970 : Take a Girl Like You (1970), Mr. Forbush and the Penguins (1971), Endless Night d’après Agatha Christie (1971), What Changed Charley Farthing (1974), Deadly Strangers (1974) et The Kingfisher Caper (1975). À la télévision, elle est créditée dans un épisode de la série Thriller (1974). Durant la même décennie, elle monte sur scène dans Three Sisters (1970), The Wild Duck (1970), Trelawny of the ‘Wells’ (1972), A Touch of Spring (1975), Rebecca (1977), My Fat Friend (1978), Hush and Hide (1978) et L’Importance d’Être Constant (1979). Maman de Crispian Mills et du jeune Jason Lawson, son second fils eu avec l’acteur Leigh Lawson, Hayley voit finalement son mariage se solder par un divorce en 1977...

Après avoir choisi d’abandonner sa carrière, Hayley Mills revient à la télévision en 1979 puis 1980 dans La Croisière s’Amuse. En 1981, elle devient Tilly Grant dans la mini-série The Flame Trees of Thika d’après les mémoires d’Elspeth Huxley. Le succès est là et donne l’envie à Mills de revenir sur les écrans ; le petit écran surtout dans Bizarre, Bizarre (1983) puis Grimm’s Fairy Tales and Storybook Series (1984). Elle réapparaît ensuite dans La Croisière s’Amuse en 1985, puis joue dans Arabesque avec Angela Lansbury (1986) et Histoires Fantastiques (1986). Après avoir narré l’émission Disney Animation: The Illusion of Life diffusée en 1981, la comédienne est initialement pressentie pour doubler la princesse Eilowny dans Taram et le Chaudron Magique. L’actrice Susan Sheridan lui est cependant préférée.

La Croisière s'Amuse (1979)
Papa Épouse Maman (1986)

Les studios Disney lui proposent néanmoins de reprendre ses rôles de Sharon et Susan dans les téléfilms Papa Épouse Maman, Les Femmes de Papa et Lune de Miel à Hawaï, les suites de La Fiancée de Papa diffusées respectivement en 1986, 1989 et 1990. Elle reçoit en outre le rôle principal de la série Bonjour, Miss Bliss diffusée sur Disney Channel et finalement retirée de l’antenne après seulement treize épisodes (1988-1989). En 1990, le Disney Channel Premier Film Back Home complète sa filmographie. Le théâtre occupe toujours une bonne partie de son emploi du temps avec les pièces The Summer Party (1980), Tally’s Folly (1982), Dial M for Murder (1983), Secretary Bird (1983) et Toys in the Attic (1985). Au cinéma, elle partage l'affiche avec Peter Ustinov, Lauren Bacall, Carrie Fisher et David Soul dans le classique Rendez-Vous avec la Mort de Michael Winner d'après le roman éponyme d'Agatha Christie.

Bonjour, Miss Bliss (1988-1989)
Rendez-Vous avec la Mort (1988)

En 1990, Hayley Mills joue Sally Ryan dans After Midnight,  Anna Leonowens dans la pièce Le Roi et Moi de Rodgers et Hammerstein montée en Australie en 1991 puis prête sa voix à Hilary dans Le Lutin Magique (1994). À l’affiche du (Le) Songe d’une Nuit d’Été, elle incarne Gertrude dans Hamlet de William Shakespeare. Reprenant son rôle d’Anna en 1997 lors d’une tournée américaine, l’actrice revient aux studios de Burbank le 16 octobre 1998 afin de recevoir un Disney Legends Award pour l’ensemble de sa carrière. Elle est alors accompagnée du comédien Firdous Bamji, son nouveau compagnon de vingt ans son cadet.

Le Roi et Moi (1991)
Cérémonie des Disney Legends Awards (1998)

En 2000, Hayley Mills intervient dans le documentaire Sir John Mills’ Moving Memories, un film sur la vie de son père réalisé par Marcus Dillistone et produit par son frère Jonathan Mills. Couronnée par un Theatre World Award pour la pièce Suite in Two Keys de Sir Noël Coward avec Judith Ivey, elle poursuit son aventure théâtrale avec le rôle de Desiree Armfeldt dans A Little Night Music produite à Seattle (2001). Mills prête ensuite ses traits à Terri dans 2BPerfectlyHonest (2004) puis campe Hildy dans le court-métrage Stricken (2005). Elle est interviewée pour le documentaire Pola Negri: Life is a Dream in Cinema (2006). Elle incarne Caroline Du Plessis dans dix-neuf épisodes de la série Vie Sauvage (2007-2012).

Vie Sauvage (2007-2012)
Mandie and the Cherokee Treasure (2010)

Après s’être vue diagnostiquer un cancer du sein en avril 2008, une maladie qu’elle fait le choix de soigner avec des soins alternatifs, Hayley Mills apparaît en 2010 dans Mandie and the Cherokee Treasure d’après les livres à succès Mandie de Lois Gladys Leppard. Après Un Cadeau Inattendu en 2011, elle est choisie pour interpréter Ursula Widdington dans Ladies in Lavender montée au Royal & Derngate Theatre de Northampton en 2012. Reprenant ce rôle lors d’une tournée dans tout le Royaume-Uni, elle est l’invitée d’un épisode de la Saison 16 d’Inspecteur Barnaby en 2014. L’année suivante, elle partage la scène avec sa sœur Juliet et son beau-frère Maxwell Caulfield dans la comédie Legends!, une pièce de James Kirkwood produite en Australie. Trois ans plus tard, elle est Isobel Mahon dans Party Face jouée sur la scène du City Center de New York.

Ladies in Lavender (2011)
Inspecteur Barnaby (2014)

Mum dans la comédie fantastique de Noël Last Train to Christmas de Julian Kemp (2021), Hayley Mills publie ses mémoires, Forever Young: A Memoir, en septembre 2021, l’occasion de se souvenir de certains grands moments de sa vie, de ses bonheurs et de ses regrets, notamment la perte de son Oscar, subtilisé au sein même de sa maison de Londres à la fin des années 1980 pendant qu’elle participait au tournage de Bonjour, Miss Bliss pour Disney. La situation, regrettable, est alors réparée par l’Académie des Arts et Sciences du Cinéma américaine qui, le 9 janvier 2022, décide par l'intermédiaire de son président David Rubin de remettre à l’actrice une nouvelle statue.

Last Train to Christmas (2021)
Hayley Mills et David Rubin (2022)

C’est ainsi une Hayley Mills heureuse et très émue que les journalistes photographient ce jour de janvier 2022. « Je suis infiniment reconnaissante envers l’Académie d’avoir trouvé un moyen de me rendre cette récompense que j’ai tant aimée », confie alors la comédienne de soixante-quinze ans que Walt Disney qualifiait de « plus grande découverte cinématographique depuis vingt-cinq ans » et qui, des décennies plus tard, continue de toucher le public grâce à son incarnation magnifique de Pollyanna et ses interprétations sans fausse note de Susan et Sharon...

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