Quatre Bassets pour un Danois

Quatre Bassets pour un Danois
L'affiche du film
Titre original :
The Ugly Dachshund
Production :
Walt Disney Productions
Date de sortie USA :
Le 4 février 1966
Genre :
Comédie
Réalisation :
Norman Tokar
Musique :
George Bruns
Durée :
90 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Alors que la chienne teckel chérie par son épouse Fran donne naissance à trois adorables chiots, Mark Garrisson se laisse convaincre à la clinique vétérinaire d'adopter, en plus, un chiot danois...

La critique

rédigée par
Publiée le 28 mars 2021

Quatre Bassets pour un Danois est le type même de la comédie "façon Disney" des années 60. Un scénario très simple. Du comique de situation. Des chutes en tout genre ! Et le tout mené par un Dean Jones détonant dont c'est, ici, la deuxième participation à un long-métrage Disney. Le spectateur obtient alors un film léger, sans prétention aucune, si ce n'est, celle de le divertir...

Le succès du film Quelle Vie de Chien ! en 1959 convainc Walt Disney que les comédies sont un genre à la fois facile à produire mais qui plaît également particulièrement au public bien plus aisément qu'un long-métrage d'aventure ou qu'un drame. Dans les années 1960, les studios Disney vont donc devenir ambassadeur du genre de la comédie familiale par excellent avec des classiques comme Monte là-d'ssus (1961) et sa suite Après Lui, le Déluge (1963), La Fiancée de Papa (1961) ou L'Espion aux Pattes de Velours (1965) mais aussi avec des opus un peu moins connus comme Bon Voyage ! (1962), The Misadventures of Merlin Jones (1964) et sa suite Un Neveu Studieux (1965). Si les films ont été reçus de façons diverses par les critiques, tous ont par contre été des succès au box-office, en particulier auprès des enfants plébiscitant des programmes divertissant et drôles. Des décennies après, nombreux sont devenus cultes. C'est le cas de Quatre Bassets pour un Danois.

Quatre Bassets pour un Danois est à la base une adaptation lointaine d'un roman éponyme en anglais, The Ugly Dachshund, signé de Gladys Bronwyn Stern. L'autrice est ainsi née le 17 juin 1890 à North Kensington à Londres. Elle écrit son premier roman Pantomime en 1914 à l'âge de 24 ans mais obtient son premier succès critique deux ans plus tard avec Twos and Threes. Ses plus plus grandes ventes viendront, par contre, de sa série de romans The Matriarch, dont le premier volume, Tents of Israel, est publié en 1924 et le dernier, The Young Matriarch, en 1942. Elle s'essaie aussi aux biographies, mémoires et nouvelles. Elle publie son dernier dernier livre, le roman Promise Not to Tell, en 1964 avant de mourir en Angleterre le 28 septembre 1973.

The Ugly Dachshund est donc un roman un peu à part dans la bibliographie de G. B. Stern. D'abord arrivé en librairie en 1938, le livre a été republié juste après la guerre mais est ensuite tombé dans l'oubli avant qu'un éditeur ne décide de le ressortir en 1998. Se rapprochant plus de la fable à la façon du (Le) Vilain Petit Canard de Hans Christian Andersen, il narre ainsi la vie d'un groupe de chiens, un danois entouré de cinq bassets, vivant dans le sud de la France, l'histoire étant racontée du point de vue des chiens, parlant et discutant entre eux, tandis que les maîtres sont, quant à eux, de simples "jambes". Durant de longues années, le danois ne va pas rencontrer d'autres chiens mis à part ses "colocataires". Il est ainsi persuadé d'être lui-même un basset se traînant toujours à terre, imitant ses frères et sœurs, et ne s'élevant jamais de toute sa hauteur. Malgré cela, il ne comprend pas pourquoi les "jambes" ne sont pas gentils avec lui et le traitent différemment des autres chiens de la maison. Sa vision des choses change quand d'autres chiens, de races différentes, s'invitent dans sa demeure...

Walt Disney découvre le roman et décide de confier au scénariste Albert Aley le soin de l'adapter. Ce dernier a d'ailleurs bien compris le message : le film des studios Disney s'avère au final n'être qu'une version très lointaine du livre, gardant uniquement le titre du roman ainsi que sa thématique, et encore il n'en fait pas l'élément central du récit. Certes, un danois se retrouve élevé avec des teckels et a tendance à calquer son comportement sur celui de ses congénères. Mais pour le reste, tout est changé, à commencer par les noms des chiens remplacés par Brutus pour le danois, Danke pour la mère basset, Wilhelmine, Heidi et Chloé pour ses trois filles. De même, le nombre des toutous est diminué par rapport au livre puisque le roman comptait deux jeunes mâles teckels et deux jeunes femelles teckels qui se transforment donc dans le long-métrage en trois jeunes femelles teckels. Ce changement a pour but de créer une guerre des sexes avec d'un côté le maître de maison et le danois, et de l'autre sa femme et les teckels. Le scénariste déplace également le lieu de l'action passant du sud de la France à une banlieue américaine. De plus, si les humains étaient juste des jambes dans le roman, non seulement ils sont désormais de vraies personnes dans leur entièreté mais en plus ils deviennent les rôles principaux de l'histoire : Mark Garrison, un artiste publicitaire travaillant chez lui, et son épouse Fran, femme au foyer. Les chiens, eux, ne parlent pas et sont plutôt le déclencheur des situations comiques. L'ambiance générale évolue aussi grandement puisque partant d'une fable émouvante, le film lorgne surtout sur le comique de situation.

Quatre Bassets pour un Danois s'amuse en effet à proposer pas moins de trois longues scènes où les chiens mettent un désordre pas possible. La situation est à chaque fois la même. Les teckels qui passent pour des anges auprès de Fran sont toujours à l'origine des bêtises. Malheureusement, le pauvre danois, à cause de son gabarit, est accusé d'avoir déclencher les catastrophes alors qu'il essaye d'arrêter les petites pestes ou simplement de les suivre.
La première scène s'ouvre alors que les deux époux vont dans l'atelier de peinture de Mark afin que Fran et Danke prennent la pose pour l'artiste. Brutus, Wilhelmine, Heidi et Chloé restent eux dans la salon. Mais les trois pestes commencent à s'amuser avec les pelotes de laine et le tricot que Fran avait laissé en plan. Elles en mettent alors partout, tirant des fils dans tous les sens. Le pauvre Brutus est ainsi pris au piège, ne pouvant plus bouger sans provoquer une catastrophe. Quand leurs maîtres reviennent, les trois chipies se dépêchent de revenir dans leur panier, faisant que le danois se voit instantanément accusé du désordre. Le tournage de la scène est particulièrement inventif, transformant le décor en une partie de dominos : les acteurs, en tirant sur un seul fil, font alors tomber tous les accessoires du salon.
La deuxième scène se déroule au premier tiers du film quand les trois teckels s'amusent dans l'atelier de Mark. Brutus essaye de les arrêter mais avec sa taille, il ne fait qu'empirer les choses. Les chiens vont ainsi renverser les chevalets, casser les statues, marcher sur les tableaux en étalant la peinture, faire éclabousser un sac de plâtre et répandre ainsi la poussière dans toute la pièce. Mais le moment le plus amusant est sûrement celui où les teckels utilisent un tableau, qu'elles ont aspergé d'huile et de peinture, pour s'en servir de toboggan en glissant dessus. Et une fois de plus, le pauvre Brutus est accusé des dégâts, tandis que les trois petites chiennes passent une nouvelle fois pour des anges. Là encore, la réalisation de la scène est particulièrement ambitieuse dans sa chorégraphie comme dans le dressage des animaux.
La troisième et dernière scène de destruction se passe aux deux tiers du film quand les Garrison organisent une garden party pour leurs voisins et amis. Ils ont été, cette fois-ci, prévoyants en enfermant les chiennes d'un côté et attachant Brutus de l'autre. Sauf que Chloé arrive à s'enfuir et vient voler l'os du danois. Ce dernier va alors se mettre à la poursuivre en arrivant à se détacher. Et il provoque alors un véritable chaos. La nourriture et les boissons sont renversés et volent dans tous les sens ; les invités bousculés ; le traiteur et les serveurs effrayés. La scène, très drôle, se termine avec le chapiteau éphémère, monté au dessus de la mare, qui s'écroule emportant avec lui de nombreux convives qui plongent dans l'eau et se retrouvent alors complètement trempés. La séquence est peut-être la moins inventive des trois mais elle s'avère la plus ambitieuse dans son nombre de figurants et dans son scope. Elle fonctionne aussi à merveille car la conclusion de ce désordre fera forcément rire les spectateurs.

Au-delà des bêtises des animaux, Quatre Bassets pour un Danois se moque aussi gentiment de la police. Dès le début du film, Mark et Fran Garrisson partent en urgence à la clinique vétérinaire. Un policier les arrête alors pour excès de vitesse mais quand il pense que Fran va avoir un bébé, il les escorte directement à l'hôpital. Il se rend finalement compte qu'il a été trompé et va se faire un malin plaisir de donner une collection d'amendes au pauvre Mark. Il est impossible, pour le spectateur, de ne pas avoir de la sympathie pour le pauvre artiste tellement la réaction de l'agent de circulation est disproportionnée. Mais à sa décharge, le comportement du couple l'est tout autant à considérer la naissance des chiots comme une urgence nécessitant de ne pas respecter les limitations de vitesse. Néanmoins, un peu plus tard dans le film, Brutus va venger son maître. Le policier recroise en effet le chemin des Garrisson alors qu'il surveille leur quartier. Un soir, il suspecte un voleur de rôder près de la maison du couple. Il ne s'agit en réalité que de Mark qui est resté coincé à l'extérieur de chez lui. Mais alors que le policier vient voir ce qu'il se passe, le danois le menace et l'agent n'a pas d'autre alternative que de monter dans un arbre en y passant la nuit le temps que le maître se réveille. Il faut avouer que le public rit de bon cœur du malheur du policier, ce dernier payant alors pour tous ses collègues qui, dans la vraie vie, ont dressé des amendes abusives.

Le dernier tiers de Quatre Bassets pour un Danois se concentre, lui, sur la préparation puis la participation de Brutus à un concours canin. Mark Garrisson, sur les conseils de son vétérinaire, veut en effet démontrer que son chien est aussi un champion. Il veut aussi prouver à sa femme que le danois vaut plus que ce qu'elle ne pense, l'ayant catalogué dès son arrivée dans la maison comme une catastrophe ambulante. Mark va donc apprendre à son chien à se tenir bien droit et à se comporter comme un fier représentant de sa race. Mais lors du concours, le maître doit surtout se débrouiller pour que son chien ne tombe pas de façon impromptue avec un teckel afin que ses efforts ne soient pas anéantis par un simple regard. Dans cette longue séquence, le film se permet donc de reprendre légèrement la thématique du livre même si cela reste dans le domaine de la comédie. Le passage du concours est notamment amusant quand Brutus remarque une dame un peu guindée avec son basset. Le chien de Mark se met alors à se traîner par terre, faisant honte à son pauvre maître qui ne comprend pas ce qui arrive à Brutus. La séquence propose également un joli clin d'œil au film d'animation Les 101 Dalmatiens. En effet, au début du concours, certains maîtres avec leur chien sont présentés. Et comme dans le long-métrage de 1961, il est amusant de voir la ressemblance frappante du physique des humains avec leur animal, que cela soit un caniche, un bulldog, un basset hound ou un terrier écossais.


Au-delà de sa thématique propre, Quatre Bassets pour un Danois est une comédie qui fleure bon les années 60. Il sera d'abord apprécié les décors en studio pour la maison et le jardin, donnant à l'ensemble un aspect nostalgique digne des anciens films d'Hollywood. Il y a quelques scènes en extérieur, pour la plupart réalisées dans le main street des studios, ceux où les décors ne proposent que les façades des maisons. Seule une poignée de séquences sur la route nationale a en fait vraiment été tournée en dehors des plateaux des studios. Pour le reste, il y a un côté cocooning dans la vie de ce couple où lui travaille en tant qu'artiste dans son atelier tandis que sa femme s'occupe principalement de ses chiens et de ses réceptions. Le long-métrage donne ainsi une image idyllique de cette époque comme étant insouciante et facile. Le film est surtout très conservateur dans son approche. À ce propos, il sera d'ailleurs amusant de noter la bonne remarque sexiste dans sa conclusion où le mari veut que les choses redeviennent normales : lui, travaille ; elle, s'occupe de la maison (et même explicitement du ménage dans le doublage français). La révolution sexuelle n'est pas encore pour tout de suite dans les films Disney ! Il ne faut pas, pour autant, en vouloir au long-métrage qui était vraiment ancré dans son époque et ne cherchait aucunement à être subversif, comme le prouve d'ailleurs la chambre du couple marié composé... de deux petits lits séparés par une table de nuit ! Il sera aussi pardonné les stéréotypes des traiteurs japonais clairement outranciers. En dépit de ces erreurs de jeunesse des studios Disney, fruits d'une époque où ce genre de considérations n'était pas aussi sensible auprès du public qu'aujourd'hui, Quatre Bassets pour un Danois n'est reste pas moins un long-métrage inoffensif qui veut juste faire rire les spectateurs, sans bousculer qui que ce soit.

Si malgré ses défauts, Quatre Bassets pour un Danois reste un film apprécié du public des décennies plus tard, c'est sans aucun doute grâce à ses acteurs aussi attachants que chaleureux.
Le premier d'entre eux est assurément Dean Jones, l'acteur fétiche des studios Disney du milieu des années 60 à la fin des années 70. Il commence, il est vrai, sa carrière avec le film culte L'Espion aux Pattes de Velours en 1965. Il continue ensuite avec un bon nombre de longs-métrages dont certains sont aussi devenus mémorables : Quatre Bassets pour un Danois (1966), Singes, Go Home ! (1967), Le Fantôme de Barbe Noire (1968), Le Cheval Aux Sabots d'Or (1968), Un Amour de Coccinelle (1969), La Cane aux Œufs d'Or (1971), 3 Etoiles, 36 Chandelles (1972), Un Candidat au Poil (1976) et La Coccinelle à Monte-Carlo (1977). Par la suite, il revient à ses premiers amours via la mini-série télévisée Herbie, un Amour de Coccinelle en 1982 mais également dans trois remakes des années 60 réalisés dans les années 90 : Un Cerveau Artificiel (1995), Le Nouvel Espion aux Pattes de Velours (1997) et Un Nouveau Départ pour la Coccinelle (1997). Pour qualifier ses rôles chez Disney, Dean Jones disait souvent qu'il ne jouait pas vraiment car ils ne nécessitaient pas une grande panoplie de jeu. Il se dévalorisait alors réellement tant il avait une belle capacité à rendre ses personnages à la fois drôles et attachants. D'ailleurs, si ses films ont eu autant de succès, c'est évidemment aussi grâce à son apport. Ici, dans Quatre Bassets pour un Danois, il tient le rôle de Mark Garrisson, cet artiste qui se fait envahir par la passion dévorante de sa femme pour les teckels. Le personnage est ainsi très drôle lorsqu'il s'énerve quand les chiens de son épouse lui gâchent la vie. Il est aussi de mauvaise foi quand il passe ses nerfs sur sa femme et ne remarque pas ce qu'elle fait pour lui. Mais, il peut aussi paraître très tendre quand il essaye de se faire pardonner auprès d'elle. Il faut aussi souligner la qualité du doublage français assuré par Dominique Paturel, qui développe plus encore le charme du personnage. Walt Disney sera en tout cas ravi de la deuxième participation de Dean Jones à un film Disney, le premier où il tient le premier rôle. À tel point d'ailleurs que Maître de l'Animation lui assignera très vite un nouveau rôle pour faire rapidement de lui une des égéries masculine du studio Disney.

Suzanne Pleshette voir ici sa première participation à un film Disney. Elle était particulièrement ravie de participer à une production du studio de Mickey. À cause de sa voie grave, elle avait en effet tendance jusqu'à maintenant à obtenir plutôt des rôles de femmes fatales. Walt Disney pense, au contraire, que son timbre ne l'empêche en rien de camper des femmes plus conventionnelles. Il faut dire qu'ici, l'actrice est parfaite dans le rôle de Fran Garrisson, obnubilée par ses caniches, et reprochant beaucoup de choses à son mari sans se rendre compte qu'elle peut elle-même être clairement excessive. Elle reste tout de même attentionnée comme le montre le cadeau d'anniversaire surprise qu'elle fait à Mark. Pour la petite histoire, Suzanne Pleshette adorait également les chiens et était d'ailleurs, à l'époque du tournage, la propriétaire d'un Yorkshire nommée Missy. Sauf que sa chienne n'appréciait pas du tout que sa maîtresse revienne avec l'odeur d'autres animaux. Pour éviter tout souci, l'actrice devait donc se doucher et changer de vêtements tous les soirs avant de rentrer chez elle. Walt Disney sera, en tout cas, ravi de sa participation et Suzanne Pleshette aura ainsi une longue carrière au sein des studios Disney. Elle retrouve d'ailleurs l'acteur Dean Jones dans le film de 1968 Le Fantôme de Barbe Noire. Elle jouera de nouveau à ses côtés dix ans plus tard dans Un Candidat au Poil. Entre temps, elle tourne dans L'Honorable Griffin (1967) tandis que bien des années après, elle assumera la voix de Zira dans Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu (1998).

Le reste du casting est plus anecdotique, même si l'acteur Charlie Ruggles est tout de même très présent dans le rôle du Dr. Pruitt, le vétérinaire du couple Garrisson. L'artiste a déjà participé à d'autres films Disney comme La Fiancée de Papa en 1961 et Après Lui, le Déluge en 1963 puis sera vu également dans Demain... des Hommes en 1966. Il a également fait la voix du personnage de Benjamin Franklin dans le moyen-métrage animé Franklin et Moi, en 1953.
Le policier, l'Officier Carmody, est interprété, quant à lui, par Kelly Thordsen. Ce dernier continuera à jouer dans les films Disney, notamment en tant que policier dans Le Fantôme de Barbe Noire (1968) et Charley et l'Ange (1973). Il sera vu également dans les téléfilms Smoke (1970) et Le Monstre de la Baie aux Fraises (1971).
Deux autres détails intéressants sont à soulignés dans le casting. Le premier concerne l'acteur Dick Wessel qui interprète l'éboueur. Il meurt en effet juste après le tournage principal. Certaines de ses phrases doivent pourtant être changées durant la phase de montage. Hors, pour éviter de devoir retourner la scène, le réalisateur Norman Tokar fait finalement appel à Paul Frees (la voix officielle de Ludwig Von Drake) pour redoubler l'acteur. Le second détail à noter est la participation du chien Duke, qui a joué six ans plus tôt dans Les Robinsons des Mers du Sud (1960), et qui est ici l'un des danois qui tient le rôle de Brutus.

Pour mettre en image Quatre Bassets pour un Danois, Walt Disney joue à l'évidence la sécurité et fait appel, pour la réalisation, à Norman Tokar, un grand habitué de ses studios qui a déjà signé pour eux, au cinéma, Compagnon d'Aventure (1962), Sam, l'Intrépide (1963), Les Pas du Tigre (1964) et Calloway, le Trappeur (1965) mais aussi Sammy, Le Phoque (1962) et Kilroy (1965) pour la télévision. Il continuera d'ailleurs à être une valeur sûre des studios puisque il réalisera par la suite les films Demain... des Hommes (1966), Le Cheval Aux Sabots d'Or (1968), Un Raton Nommé Rascal (1969), Les Boatniks - Du Vent Dans les Voiles (1970), 3 Etoiles, 36 Chandelles (1972), Le Gang des Chaussons aux Pommes (1975), La Folle Escapade (1976), La Course au Trésor (1978) et Le Chat Qui Vient de l'Espace (1978) mais aussi le téléfilm A Boy Called Nuthin' (1967). Pour Quatre Bassets pour un Danois, Norman Tokar propose une réalisation classique, très proche de celle de Sammy, Le Phoque qu'il avait signée pour la télévision. Il s'attache principalement à rendre ses deux personnages attachants tout en mettant parfaitement en scène les comiques de situation, notamment les séquences particulièrement amusantes où les chiens font des bêtises. Objectivement, le film n'est pas du tout ambitieux d'un point de vue artistique. Mais pour sa défense, ce n'est pas non plus son but. Son objectif premier est seulement de divertir son public avec des séquences cocasses. Et il y arrive parfaitement bien.


Sortie conjointe avec Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel

Quatre Bassets pour un Danois sort le 4 février 1966 accompagné, en première partie, du moyen-métrage animée Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel. Si le cartoon est salué par la critique, le film à prises de vues réelles laisse au mieux indifférent. Il n'en est pas de même pour le public qui se rue dans les salles pour le voir. Il rapporte alors 6 millions de dollars, ce qui pour l'époque est un bon résultat surtout au vu de son budget resserré. En France, l'opus arrive en salles le 22 mars 1967 mais ne brille pas beaucoup au box-office, rassemblant à peine 700 000 entrées, très loin dans le classement annuel. Quatre Bassets pour un Danois a finalement droit à une diffusion dans l'émission d'anthologie américaine Walt Disney's Wonderful World of Disney, en se voyant divisé en deux parties diffusées les 3 et 10 novembre 1968.

Quatre Bassets pour un Danois est le genre de comédie toute simple, au scénario léger, dont l'alchimie des acteurs et l'ambiance nostalgique sont les atouts indéniables. Objectivement loin d'être le meilleur long-métrage produit du vivant de Walt Disney, il n'en demeure pas moins charmant et drôle. Le public aime ainsi le revoir régulièrement tellement il propose un voyage vers une époque fantasmée où tout semblait plus simple et où deux galipettes de chiens suffisaient pour retrouver le sourire.

L'équipe du film

1931 • 2015
Acteur
1914 • 1983
Compositeur
1901 • 1966
Producteur

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