Kocoum
Date de création :
Le 23 juin 1995
Nom Original :
Kocoum
Créateur(s) :
Michael Cedeno
Apparition :
Cinéma
Voix Originale(s) :
James Apaumut Fall
Voix Française(s) :
Tanguy Goasdoué

Le portrait

rédigé par Karl Derisson
Publié le 13 mars 2021

Au début des années 1990, les studios Disney se lancent dans l’adaptation sur grand écran d’un pan mémorable de l’histoire américaine, l’arrivée en 1607 des colons de la Virginia Company et leur rencontre avec les Amérindiens de la tribu des Powhatans. Axée sur la légende de la princesse Pocahontas qui épousa en 1614 le capitaine John Rolfe, les artistes peuplent alors le script de nombreux personnages inspirés de la grande Histoire parmi lesquels l’héroïne du film, évidemment, mais aussi les colons John Smith et John Ratcliffe, le grand chef Powhatan et le guerrier Kocoum dont la vie est cependant largement édulcorée pour répondre aux impératifs du scénario…

Kocoum, une Figure énigmatique et méconnue de l'Histoire

Lorsqu’ils s’attèlent à la réalisation de Pocahontas, une Légende Indienne, les réalisateurs Eric Goldberg et Mike Gabriel ainsi que toute leur équipe souhaitent absolument créer un film réaliste loin des contes de fées traditionnels dans lesquels tout finit bien pour l’héroïne. Cette volonté est d’ailleurs d’autant accrue que le scénario de Carl Binder, Susannah Grant et Philip Lazebnik s’inspire de faits réels remontant au début du XVIe siècle et de personnalités ayant vraiment existé.


Pocahontas sauve la vie de John Smith, chromolithographie, Chromo. Lith. Company, 1870.

Parmi elles figure en particulier Kocoum, le fier guerrier de la tribu dont l’existence est en réalité bien différente de celle présentée dans le film. Loin d’être un Powhatan, Kocoum appartient en effet à la tribu rivale des Patawomecks, un peuple vivant sur les berges du fleuve Potomac. Frère du chef lopassus, il assiste comme les autres Amérindiens au débarquement des Anglais sur les rivages de Virginie. Mais plutôt que de s’en faire des ennemis, les Patawomecks décident de s’allier avec les colons à l’époque dirigés par le capitaine Samuel Argall afin de lutter à leurs côtés contre la tribu des Powhatans. La guerre fait rage durant tout l’été 1609 après que les Britanniques ont réussi à s’emparer de la James River. Les morts se comptent par milliers dans les deux camps. Mataoaka, la fille du chef des Powhatans déjà surnommée Pocahontas, la « Petite capricieuse », aurait alors tenté une médiation. Se livrant aux Patawomecks, elle serait arrivée dans le village de Passapatanzy où elle se serait entretenue avec le chef Iopassus. Tous les deux seraient ensuite tombés d’accord sur la nécessité d’une paix durable entre leur deux peuples, et ce, dans le but de faire front contre les envahisseurs venus d’Europe. Pour sceller cette union, Pocahontas aurait ainsi épousé Kocoum ; tous les deux ayant une fille, Ka-Okee.

L’alliance des Powhatans et des Patawomecks provoque immédiatement la colère des Anglais qui décident de contre-attaquer. Le capitaine Argall donne l’assaut. La guerre reprend de plus belle. En mars ou avril 1613, Pocahontas est capturée. Kocoum est tué. L’avenir de leur enfant est inconnu… Désormais prisonnière des Européens, Pocahontas aurait subi maintes formes de violence. Apprenant finalement la langue anglaise, elle aurait servi de médiatrice, une fois encore, pour ramener la paix. Reprochant à son père d’avoir sacrifié sa fille, elle aurait décidé de rester auprès de ses geôliers. Elle épouse le planteur John Rolfe le 5 avril 1614 puis quitte son continent pour Londres, où elle décède en 1617…

L’existence de Kocoum est encore débattue aujourd’hui. Le guerrier Patawomeck a-t-il réellement existé ? Le doute persiste toujours. Son nom n’est mentionné que dans l’œuvre de l’écrivain William Strachey, l’une des principales sources d’information sur la colonisation. Certains pensent alors que l’auteur aurait fait une mauvaise interprétation du mot « kokoraw » qui signifie « Capitaine » en langue indienne. Strachey n’aurait-il par conséquent pas ajouté involontairement un protagoniste dans l’histoire en voulant en réalité parler du capitaine John Rolfe ?

Kocoum, "Brave parmi les braves"

Kocoum entre dans le film lorsque Pocahontas revient au village. Débarquant de son radeau avec sa meilleure amie Nakoma, elle rejoint alors les villageois rassemblés par leur chef, le vénéré chef Powhatan, afin de célébrer sa victoire récente contre la tribu des Massawomecks. La bataille a fait rage une journée durant, explique-t-il. Les guerriers ont fait preuve d’un courage hors norme. L’un d’eux, Kocoum, s’est en particulier brillamment illustré. Ayant fait usage de la « force brute de l’ours », celui qui est qualifié par son chef de « meilleur des guerriers » est la fierté de la tribu. Pour symboliser son courage, le chaman trace des pattes d’ursidé sur le torse de Kocoum. Le soir, une grande fête est prévue pour célébrer comme il se doit le héros.

Le chef Powhatan est en particulier honoré de compter un homme aussi brave dans ses rangs. Surtout, il est au comble du bonheur car Kocoum vient de lui demander la main de sa fille, Pocahontas. Le vieux chef est aux anges. La jeune princesse est beaucoup moins enthousiaste que lui. Très rigide, peu enclin à sourire et « tellement solennel », Kocoum est en effet l’exact opposé de la belle héroïne pleine de fougue et de joie de vivre. Powhatan tente alors de raisonner sa fille. Kocoum est selon lui un homme « loyal et fort » capable de lui offrir une belle vie, de lui construire une « maison aux murs solides », de la « protéger du mal ». C’est le chemin que rêverait de prendre n’importe quelle jeune femme de son âge. Mais Pocahontas, obnubilé par ses mystérieux rêves, est quant à elle convaincue que Kocoum ne représente en rien son avenir…

Lorsque les colons débarquent sur les plages de Virginie, la vie des Indiens s’apprête à être bouleversée à jamais. Kocoum fait alors partie des guerriers qui ne souhaitent pas perdre une seconde pour contre-attaquer. Usant de sa magie, Kekata prévient en effet que ces mystérieux hommes représentent une grande menace. Ils sont là pour la guerre. Leurs armes crachent « le feu et le tonnerre ». Avec courage et détermination, Kocoum propose d’attaquer avec ses hommes dès l’aurore. Il est persuadé de détruire ces hommes de la même manière que l’ont été les Massawomecks. L’avenir semble toutefois déjà bien sombre pour le guerrier. L’une des ombres en forme de loup sortie des flammes grâce à la magie de Kekata enveloppe en effet Kocoum. La mort semble planer sur le jeune homme aveuglé par sa colère...

Le sage Powhatan refuse toutefois de se lancer dans une guerre dont il ne connaît pas l’issue. Ces ennemis lui sont encore totalement inconnus. Kocoum et quelques hommes sont dès lors chargés de se rendre au niveau de la rivière afin de les espionner et d’en apprendre plus sur leurs intentions. Le vieux chef espère qu’ils ne resteront pas. Ses espoirs sont vite douchés…

Tapis dans les buissons ou cachés dans les arbres, Kocoum et les siens observent, incrédules, les colons qui ont déjà commencé à défoncer le terrain et à abattre la forêt pour construire leur fort et trouver cet or tant convoité. Le guerrier estime à une centaine le nombre de ces envahisseurs. La peur et la rage se lisent sur les visages. Mais pas le temps de se lamenter. Les Indiens sont finalement découverts par les colons. Le gouverneur Ratcliffe ordonne à ses hommes de tirer. Armés d’arcs, les Indiens ripostent mais leurs flèches sont bien dérisoires face aux fusils des Anglais. Namontack, l’un des compagnons de route de Kocoum, est touché à la jambe. Ben, l’un des colons, est sur le point de l’achever. Kocoum se rue sur lui et parvient à le repousser. Portant Namontack sur ses épaules, il ordonne à ses hommes de se replier immédiatement…

De retour au village, le chef Powhatan est à son tour pris de colère. Les colons ont donc bien des intentions belliqueuses. La tête baissée et le visage fermé, Kocoum assiste aux soins dispensés par Kekata pour tenter de guérir Namontak. Le vieux chaman est toutefois incapable de soigner cette blessure bien mystérieuse. Après avoir un temps cherché à maintenir la paix, Powhatan appelle à la guerre. Kocoum est chargé d’envoyé un messager dans chaque village afin de réunir les tribus contre l’envahisseur. Les tambours de guerre se mettent à retentir dans toute la région.

Le lendemain, Kocoum est missionné par son chef pour veiller sur Pocahontas et son ami Nakoma durant la récolte du maïs. Mais lorsque le fier guerrier arrive, la princesse indienne est déjà partie avec John Smith. Nakoma doit alors mentir pour ne pas avertir Kocoum de la situation. Comprenant que quelque-chose cloche, ce dernier appelle à plus de prudence avant de s’en retourner. Il ne retrouve Pocahontas qu’au crépuscule. Le ciel rougeoie. La guerre approche. Plaçant sa main sur l’épaule de sa bien-aimée, Kocoum se félicite de lancer bientôt l’assaut contre les « démons blancs ». Pocahontas, quant à elle, désespère.

Estimant qu’il est de son devoir d’éviter la guerre, Pocahontas désobéit à son père et retrouve John Smith dans la nuit. Nakoma, qui ne comprend pas son comportement, décide cette fois de dire la vérité à Kocoum. Le guerrier est mis au courant des escapades de sa fiancée. Il se lance alors immédiatement à sa recherche.

Pensant Pocahontas en danger, le jeune homme n’imaginait pas une seconde voir ce qu’il s’apprête à découvrir. Dissimulé derrière des buissons, il observe la belle princesse en train de parler avec John Smith près du tronc de Grand-Mère Feuillage. Le regard sévère, il est alors stupéfait en apercevant Pocahontas échanger un baiser avec le colon. Submergé par l’émotion, l’incompréhension, la jalousie et la colère, il ne peut plus rester là sans rien faire. Kocoum se rue sur Smith pour l’assassiner. Son tomahawk à la main, il frappe frénétiquement. Son ennemi est à terre. Le combat fait rage dans une extrême violence.

Sortant son couteau à lame de pierre, Kocoum est en train de prendre le dessus sur le colon. Absorbé par le combat, l’Indien repousse violemment Pocahontas qui tente de le retenir. Complètement aveuglé par sa rage, Kocoum vient de projeter par terre sa future femme. Sa hargne est telle qu’il fait abstraction de tout ce qui se passe autour de lui. Il n’aperçoit par conséquent pas Thomas, l’un des jeunes compagnons d’armes de John Smith, qui assiste lui aussi à la scène. Armant son fusil, le garçon prend son temps, suit les conseils de Smith, vise et tire. Le coup de feu perce la nuit. Kocoum bascule. Il tente de se rattraper. Il saisit le collier de Pocahontas qui se brise en morceaux...

Abattu, Kocoum s’écroule dans la rivière. Le « plus brave des braves » est mort… Alerté par le coup de feu, un groupe d’Indiens se saisit de John Smith. D’autres se chargent de ramener le corps de Kocoum au village. En découvrant le cadavre, le chef Powhatan est sous le choc. La mort de Kocoum est l’étincelle qui met le feu au poudre. John Smith sera exécuté à l’aube. La guerre, à présent, est inévitable. Elle sera terrible…

La Conception du personnage

Kocoum est le guerrier le plus courageux de la tribu des Powhatans, dont l’attitude lors de la guerre contre les Massawomecks est dès le début du film saluée par son chef et par son peuple. Digne et austère, le jeune homme tient en partie sa force d’une musculature imposant immanquablement le respect. Après la guerre, il devient en quelque sorte le bras droit du chef Powhatan qui imagine déjà le marier à sa fille. Kocoum deviendrait dès lors son héritier légitime. Fier de ses origines et peu enclin aux effusions de sentiments, il se distingue par un caractère plutôt froid. Toujours emprunt d’une certaine solennité et d’une grande colère, il est celui qui appelle immédiatement à la guerre contre les colons blancs qui viennent de débarquer. C’est cette rage et cette habitude de foncer tête baissée qui, mêlée à la jalousie de voir Pocahontas en aimer un autre, le conduisent finalement à sa perte.

Au moment de concevoir Kocoum, les artistes de Disney envisagent dès le départ de créer un personnage fort et fier de ses racines. Entièrement dévoué à sa tribu, le héros est prêt à prendre tous les risques pour protéger son peuple. Sa vision, dès lors, est totalement manichéenne. Pour Kocoum, il y a le bien et le mal, les bons et les mauvais, les Améridiens et les envahisseurs. Il n’y a pas de juste milieu. Il ne cherche pas à entrer en contact avec les colons pour connaître leurs intentions, contrairement au chef Powhatans dont la sagesse le pousse au départ à se renseigner. Kocoum est à tout moment obnubilé par un certain sens du devoir. Il ne cherche pas d’explication. Les colons sont en train de détruire tout ce en quoi il croit, la nature, la paix, la sérénité de son peuple. Il sait qu’il faut lutter. Il est en cela le parfait contraire de Pocahontas qui, aussi surprise que lui par l’arrivée de ces inconnus, cherche à tout prix à les connaître.

Kocoum, comme les autres protagonistes du film, est créé avec un style totalement à l’opposé de ce que Disney produit depuis des décennies. Les réalisateurs et les dessinateurs ont, il est vrai, fait le choix d’un long-métrage d’un nouveau genre dans lequel les courbes habituelles sont remplacées, autant pour les décors que pour les personnages, par des lignes droites. Les paysages, dès lors, sont très géométriques. Les visages très anguleux. La stature de Kocoum est carrée, ce qui renforce sa musculature. Son visage est lui aussi très droit avec une mâchoire prononcée, un nez aquilin, un front haut.


Recherches graphiques de Mike Cedeno

Délicate avec très peu de mouvements, l’animation de Kocoum est confiée à Michael Cedeno. À l’origine de l’apparence de tous les personnages amérindiens du film, Cedeno entre chez Disney en 1978. Élève de l’Institut CalArts, il appartient à la jeune génération recrutée entre la fin des années 1970 et le début des années 1980 et au sein de laquelle figurent des artistes comme Glen Keane, Tim Burton, Henry Selick, Randy Cartwright, Mark Henn, Brad Bird, John Musker, Nancy Beiman ou bien encore John Lasseter. Formé auprès des Neuf Vieux Messieurs encore en activité à l’époque au premier rang desquels Eric Larson, ainsi qu’auprès du vétéran Elmer Plummer, Cedeno travaille sur Rox et Rouky avant de concevoir le générique animé du long-métrage Condorman. Engagé au début des années 1980 par Don Bluth lors de la production de Fievel et le Nouveau Monde, Mike Cedeno revient chez Disney dès le milieu de la décennie. Nommé responsable des personnages du court-métrage expérimental Oil Spot and Lipstick, il participe alors à la production d’Oliver & Compagnie, La Petite Sirène, Le Prince et le Pauvre et Bernard et Bianca au Pays des Kangourous. Il anime Belle sous la direction de James Baxter et Mark Henn, puis Aladdin avec Glen Keane et Simba adulte aux côtés de Ruben Aquino.

Mike Cedeno
Dessin d'animation de Kocoum par Mike Cedeno

Après la production de Pocahontas, une Légende Indienne, film pour lequel il réalise les recherches graphiques de tous les personnages d’Amérindiens, puis celle de Mickey Perd la Tête, il anime Phoebus dans Le Bossu de Notre-Dame et Hercule bébé et Hercule adolescent dans l’adaptation du mythe de l’Antiquité. Il est également associé à l’animation de Tarzan et à celle d’Atlantide, l’Empire Perdu dans lequel il donne vie au roi Kashekim Nedakh. Il se charge de Jim Hawkins dans La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers avant de travailler sur Frère des Ours et Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata, puis comme créateur de personnages pour Mickey, Donald et Dingo - Les Trois Mousquetaires, Tarzan 2 : L'Enfance d'un Héros et Kuzco 2 : King Kronk. Michael Cedeno prend finalement sa retraite en 2004 tout en continuant de pratiquer son art et d’enseigner dans certaines écoles d’animation comme l’Institut Otis.

Les Voix de Kocoum

En version originale, Kocoum est interprété par le comédien James Apaumut Fall. Né en 1968 à Berwyn, dans la banlieue de Chicago, il apparaît dès l’âge de neuf ans sur les planches. À dix-huit ans, il s’installe à New York et s’inscrit aux cours de l’American Academy of Dramatic Art d’où il sort diplômé en 1987. Sa carrière continue alors au théâtre avant d’être engagé pour doubler Kocoum. Il tient ensuite le premier rôle de la comédie musicale Honor Song For Crazy Horse puis du spectacle Black Elk Speaks monté au Denver Center puis au Mark Taper Forum de Los Angeles. Poète à ses heures mais aussi parolier et auteur, James Fall s'invite au cinéma dans My Suicidal Sweetheart.

James Apaumut Fall
Tanguy Goasdoué

En version française, le rôle de Kocoum est tenu par Tanguy Goasdoué. Né en 1963, le comédien suit des cours d’art dramatique avant de se lancer principalement dans le doublage. Il est ainsi l’une des voix des acteurs Rory Cochrane (Argo), Guy Pearce (L.A. Confidential), Paul Bettany (Solo : A Star Wars Story), Zachary Levy (Shazam!), Jack Plotnick (Les Sorciers de Waverly Place), Andrew Lincoln (The Walking Dead) et Wil Wheaton (The Big Bang Theory). Il double Alistair Boorswan dans La Bande à Picsou et Cloud Strife dans les jeux vidéo Final Fantasy et Kingdom Hearts.

Les Autres Apparitions de Kocoum

Kocoum n’apparaît dans aucune autre production des studios Disney.
Toutefois, il est au cœur d’une scène coupée de deux minutes inspirée d’une chanson d’Alan Menken et intitulée « Danse au Rythme des Tambours Nuptiaux ». Présente dans les bonus de l’édition DVD de Pocahontas, une Légende Indienne ainsi que dans les bonus proposés sur Disney+, la séquence met en scène la princesse indienne en pleine réflexion sur son futur mariage avec Kocoum. Se confiant à Meiko et Flit, elle fait part de ses doutes. Elle est persuadée que Kocoum n’est pas fait pour elle. Elle décide d’en parler à son père.

Elle est cependant coupée dans son élan par les autres membres de la tribu qui célèbrent cette union. Elle croise alors Kocoum, tout sourire. Apprenant qu’elle était encore à la rivière, le guerrier se demande comment il peut la protéger si elle ne reste pas à ses côtés. Il lui explique son enthousiasme à l’idée de l’épouser. Il vient d’ailleurs de finir de construire leur future maison. Reprenant quelques couplets de la chanson, il promet de la protéger du danger.

Finalement coupée au montage, la scène « Danse au Rythme des Tambours Nuptiaux » présente un Kocoum totalement à l’opposé de ce qu’il est dans la version finale du film. Le guerrier apparaît en effet souriant et plein d’entrain. Il parle gentiment à la belle princesse et lui témoigne de son amour véritable, une chose qu’il ne fait jamais directement dans le montage final. Chantant lui-même quelques paroles de la chanson, le personnage apparaît dès lors à l’exact opposé de ce qu’il est à l’écran. La scène lui aurait évidemment fait perdre de sa superbe. Sa suppression semble par conséquent une bonne idée…

Kocoum est l’un des personnages les plus forts et les plus remarquables de Pocahontas, une Légende Indienne. Loin d’être resté à la postérité, en partie à cause de son apparence si particulière qui a rebuté une partie du public, il représente en effet l’acmé du film et l’étincelle qui met finalement le feu aux poudres.

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