L'Île sur le Toit du Monde

Titre original :
The Island at the Top of the World
Production :
Walt Disney Productions
Date de sortie USA :
Le 20 décembre 1974
Genre :
Aventure
Réalisation :
Robert Stevenson
Musique :
Maurice Jarre
Durée :
94 minutes
Disponibilité(s) en France :
Autre(s) disponibilité(s) aux États-Unis :

Le synopsis

En 1907, un jeune homme disparaît mystérieusement au coeur de l'Arctique. Son père, un riche homme d'affaires anglais, se lance à sa recherche en compagnie d'un archéologue américain, d'un inventeur français et d'un esquimau...

La critique

rédigée par
Publiée le 30 novembre 2021

L'Île sur le Toit du Monde s'inscrit dans la grande tradition des films inspirés des romans de Jules Verne comme 20 000 Lieues Sous les Mers et Les Enfants du Capitaine Grant bien qu'il ne soit lui-même pas une adaptation d'un livre de l'écrivain français.

Le film doit alors beaucoup à son producteur, Winston Hibler, qui l'a imaginé dans ses grandes lignes. Sa carrière au sein des studios Disney débute ainsi en 1942 lorsqu'il commence à travailler sur les courts-métrages de propagande. Il écrit ensuite l'histoire de Johnny Pépin de Pomme, partie intégrante de Mélodie Cocktail sorti en 1948. Impressionné par le résultat obtenu, Walt Disney lui confie alors les scénarios des films Le Crapaud et le Maître d'École (1949), Cendrillon (1950) et Alice au Pays des Merveilles (1951). Il écrit également des chansons pour Peter Pan (1953) et La Belle aux Bois Dormant (1959). Parallèlement, en 1946, le papa de Mickey lui propose d'être le narrateur de sa nouvelle série de documentaires, les True-Life Adventures. Il juge en effet sa voix douce et pédagogue, parfaite pour le genre. Dès lors, il prend en charge le récit de tous les épisodes de la série. Il se voit également assigner la même tâche pour la collection de documentaires de mœurs People and Places dont il réalise, en outre, l'épisode Men Against the Artic (1955), couronné de l'Oscar du Meilleur Court-Métrage. Parmi ses autres travaux pour les studios Disney, il signe de nombreux épisodes de Disneyland dont Opération Sous les Mers (1954), récompensé d'un Emmy Award. Il produit aussi des longs-métrages d'acteurs tels Calloway, le Trappeur (1965) ou L'Île sur le Toit du Monde (1974).

Winston Hibler s'inspire de façon lointaine du roman de Ian Cameron Le Cimetière des Cachalots. De son vrai nom Donald G. Payne, ce dernier est un écrivain britannique né en 1924 à Londres et ayant publié sous plusieurs pseudonymes dont James Vance Marshall et Donald Gordon. Avec celui de Ian Cameron, il se spécialise sur des livres d'exploration et de découverte, qu'ils soient de fiction ou non. Il publie d'ailleurs son premier roman, The Midnight Sea, sous ce pseudonyme. The Lost Ones est quant à lui publié en 1961 puis traduit en France en 1966 sous le titre Le Cimetière des Cachalots. Le roman raconte comment Donald Ross, attaché à une flottille de baleiniers au début des années 1960, a disparu dans le Grand Nord à bord de son hélicoptère. Son père le soupçonne alors d'être parti à la découverte du légendaire cimetière des cachalots qui, quelque part, là-bas au pays des glaces éternelles, recèle un fabuleux trésor : l'ambre gris. Une expédition se lance ainsi à la recherche du jeune homme. Un jour, après bien des aventures, elle prend pied sur une île mystérieuse : là veillent les étranges et redoutables Eskimos blonds, lointains descendants des Vikings...

Winston Hibler veut ainsi produire un nouveau grand film d'aventure comme les studios Disney l'ont déjà fait par le passé avec les adaptations des romans de Jules Verne 20 000 Lieues Sous les Mers en 1954 et Les Enfants du Capitaine Grant en 1962, mais aussi l’adaptation du livre de Johann David Wys, Les Robinsons des Mers du Sud en 1960. Depuis Les Enfants du Capitaine Grant, le studio aux grandes oreilles n'était en effet pas revenu au genre du grand film d'aventure. Winston Hibler s'intéresse alors au roman de Ian Cameron, et ce dès la fin des années 1960. Mais très vite, il veut s'en éloigner en changeant l'époque où se déroule l'action. Il opte pour l'année 1907 au lieu des années 1960 alors contemporaines. Les premières ébauches du projet sont actées en 1968 à travers une bande-annonce promotionnelle, créée pour vendre le film. Certains éléments du montage final sont d'ailleurs déjà présents, comme le choix d'un ballon dirigeable élaboré façon steampunk. Winston Hibler confie alors le scénario à John Whedon qui va donc faire évoluer le récit vers sa forme définitive.

Pour mettre en image L'Île sur le Toit du Monde, il fait appel au réalisateur confirmé Robert Stevenson, qui a déjà signé de nombreux classiques pour les studios Disney, notamment Fidèle Vagabond (1957), Darby O'Gill et les Farfadets (1959), Monte là-d'ssus (1961), Mary Poppins (1964), L'Espion aux Pattes de Velours (1965), Un Amour de Coccinelle (1969) ou L'Apprentie Sorcière (1971). Né le 31 mars 1905 à Buxton en Angleterre, le metteur en scène étudie les sciences et la psychologie à l'Université de Cambridge mais une mission de recherche impliquant des cinéphiles l'inspire à poursuivre une carrière cinématographique. Il débute en tant que scénariste puis réalise son premier long-métrage, Happy Ever After, en 1932 en Allemagne puis son premier film britannique, Falling for You, en 1934. En 1939, il immigre vers Hollywood où il travaillera pour plusieurs studios dont 20th Century Fox pour lequel il tourne le film de cinéma Jane Eyre en 1943. Durant la première moitié des années 1950, il œuvre plutôt pour la télévision, avec notamment les téléfilms The Miracle on 34th Street (1955) et Broken Arrow (1956) pour l'émission d'anthologie The 20th Century-Fox Hour. L'Île sur le Toit du Monde est, pour lui, le dernier film ambitieux, empli d'effets spéciaux, qu'il signe pour les studios Disney. Après cela, avant de prendre sa retraite, il réalisera le petit film à suspense Objectif Lotus (1975) et la comédie La Folle Escapade (1976).

Force est de constater que L'Île sur le Toit du Monde possède effectivement des forts accents verniens. Le film semble être un mélange des romans Voyages et Aventures du capitaine Hatteras pour l'exploration du pôle Nord, Cinq Semaines en Ballon pour le moyen de locomotion ou encore Voyage au Centre de la Terre pour certaines scènes de la fuite des protagonistes. Mais le long-métrage rappelle aussi le roman Le Monde Perdu d'Arthur Conan Doyle avec cette île coupée du monde, qui est restée figée dans le passé. Ici, sur cette île entourée de glace et inaccessible, se trouve au milieu, réchauffé par les parois d'un volcan, une communauté de vikings qui vivent à la manière de leurs ancêtres depuis des siècles. Ils ont nommé les lieux Astragard. D'autres thèmes du film ramènent une nouvelle fois à l'auteur français. La quête de l'être disparu dans des contrées inexplorées est en effet aussi un élément qu'affectionnait particulièrement Jules Verne comme par exemple dans les romans Les Enfants du Capitain Grant ou Mistress Branican. Enfin, les personnages, que cela soit l'armateur anglais, le professeur américain ou l'inventeur français, font également beaucoup penser aux livres du romancier français.

L'Île sur le Toit du Monde est sinon un film d'aventure typique avec une première partie servant à suivre un groupe de personnes atteindre leur destination en affrontant les éléments et les aléas technologiques dus à l'utilisation d'un moyen de transport inédit. La deuxième partie, plus courte, est la découverte de l'île en elle-même tandis que la troisième et dernière partie se consacre à la fuite dans un milieu particulièrement hostile, aussi bien du point de vue des éléments déchaînés que des autochtones qui les prennent pour des envahisseurs. Le ton du long-métrage est alors un mixte des deux films verniens des studios Disney. Comme 20 000 Lieues Sous les Mers, les personnages ne sont que des adultes et sont prisonniers. Mais à sa différence, il n'y a pas ici de double lecture comme il pouvait y avoir avec la folie et les desseins politiques d'un Capitaine Nemo. Le film se concentre en effet uniquement sur l'aventure, et rien d'autre, les personnages n'ayant pas fatalement une personnalité très creusée. Il se rapproche en cela des (Les) Enfants du Capitaine Grant à la différence que ce dernier était peut-être un peu plus familial de par la présence des trois enfants. Le récit de L'Île sur le Toit du Monde est en résumé haletant sans qu'il soit malheureusement très fouillé. Mais il n'en demeure pas moins dépaysant avec la découverte de la civilisation perdue d'Astragard.

Les personnages de L'Île sur le Toit du Monde ne sont ainsi pas fatalement le point fort du film.
Le professeur Ivarsson est interprété par David Hartman. Ce dernier, principalement acteur de télévision, obtiendra son plus grand rôle au cinéma avec ce long-métrage puis décidera de changer de carrière pour devenir l'un des co-présentateurs de l'émission Good Morning America sur ABC de 1975 à 1987. Le personnage du professeur, américain d'origine, est le plus posé de l'expédition. Sa connaissance des dialectes scandinaves, présents comme passés, lui permet d'être l’interprète de l'équipée auprès des Vikings.
Sir Anthony Ross est joué, quant à lui, par l'acteur britannique Donald Sinden, peu connu aux États-Unis. L'Île sur le Toit du Monde représente d'ailleurs le premier film hollywoodien de sa carrière. L'acteur propose ici un personnage assez autoritaire qui cherche par tous les moyens à sauver son fils, quitte à prendre des risques inconsidérés, pour lui-même mais aussi pour les acolytes qu'il a embauchés, ou plutôt fortement persuadés de venir à son aide. Souvent énervé, il n'est jamais très sympathique, ce qui le rend étonnamment un peu amusant.
Le rôle du Capitaine Brieux est tenu à merveille par l'acteur français Jacques Marin. Ce dernier a souvent joué des caricatures de personnages français dans quelques films américains. Il est d'ailleurs revenu chez Disney, trois ans plus tard, dans le film La Coccinelle à Monte-Carlo en 1977. L'acteur est vraiment sympathique et son personnage est plutôt amusant en bon français, fier de son invention. Dommage qu'il ne soit présent que durant la moitié du film car l'inventeur est sûrement le personnage qui brille le plus.
Parmi le reste du casting, il sera particulièrement apprécié David Gwillim dans le rôle de Donald Ross, le fils disparu ; l'acteur japonais Mako dans celui de l'Eskimo Oomiak ; et enfin, l'actrice suédoise Agneta Eckemyr dans celui de Freyja, la belle fiancée de Donald.

La vraie réussite de L'Île sur le Toit du Monde est clairement son aspect visuel de toute beauté dont la direction artistique est confiée au talentueux Peter Ellenshaw. L'artiste est né le 24 mai 1913 à Londres en Angleterre. Après une enfance difficile vécue pendant la Première Guerre mondiale, où il perd son père, il quitte très tôt l'école. Tout en travaillant dans un garage pour subvenir aux besoins du reste de sa famille, il entretient ses talents d'artistes et rencontre même Walter Percy Day, grand spécialiste des décors peints qui va lui apprendre le métier et le faire rentrer dans le milieu du cinéma. Il travaille ainsi sur son premier film dès 1934 puis sur de nombreux autres, le plus souvent sans être crédité, dont les classiques Le Voleur de Bagdad (1940), Quo Vadis (1951) ou Spartacus (1960). Il rencontre Walt Disney en 1950 quand ce dernier vient utiliser l'argent bloqué au Royaume-Uni pour produire des films à prises de vues réelles, en commençant par L'Île au Trésor en 1950. Le patron des studios Disney lui propose bien vite de déménager à Hollywood pour venir travailler sur le film 20 000 Lieues Sous les Mers qui remporte l'Oscar des Meilleurs Effets Spéciaux. Peter Ellenshaw gagne aussi l'Oscar, mais en son nom propre cette fois-ci, pour ses magnifiques décors d'Effets Visuels dans Mary Poppins. Parmi la trentaine de films Disney auxquels il participe, il prend différentes casquettes, de peintre de décors comme dans Les Robinsons des Mers du Sud, Pollyanna (1960) ou Le Fantôme de Barbe Noire (1968) à directeur artistique comme dans Johnny Tremain (1957), L'Apprentie Sorcière ou L'Île sur le Toit du Monde en passant par photographe d'effets visuels dans Darby O'Gill et les Farfadets.

L'un des éléments les plus emblématiques de L'Île sur le Toit du Monde, celui dont le spectateur se souvent bien longtemps après le visionnage alors qu'il n'est présent que dans à peine un tiers du film, est sans conteste le dirigeable français baptisé l'Hypérion. Imaginé par Peter Ellenshaw, le véhicule devait à l'origine être plus imposant avant de finalement obtenir l'apparence qu'il a dans la version définitive. L'Hypérion est ainsi un dirigeable semi-rigide doté d'un ballon de couleur pourpre très profilé et d'une nacelle de contrôle fermée suspendue à une fine passerelle de service exposée aux vents. En réalité, l'apparence du véhicule ressemble beaucoup aux créations de Lebaudy Frères du début du XXe siècle. D'un point de vue technique, le dirigeable a été construit en miniature de deux mètres pour lui permettre d'être filmé lorsqu'il se déplace à travers une séries de décors reconstitués comme des icebergs de l'Océan Arctique ou des falaises vertigineuses. Le rendu, même s'il est forcément daté, n'en demeure pas moins réussi et le design du dirigeable s'est ancré sans mal dans l'inconscient collectif, à la différence du film lui-même.

Mais les effets spéciaux ne se limitent pas à l'Hypérion. L'Île sur le Toit du Monde est sûrement l'un des films Disney qui possède le plus de matte paintings : près d'une centaine, un record pour l'époque. Certaines scènes sont ainsi de toute beauté, notamment celle qui montre l'incroyable cité viking construite au milieu de l'île d'Astragard ou encore le cimetière de baleines à la fin de l'aventure. D'autres peintures sont plus discrètes mais tout aussi efficaces, que ce soit celles lors de l'arrivée sur les côtes du Groenland, des décors de l'île, du village des eskimos ou encore celles lors de la fuite dans la montagne. Enfin, il y a également des peintures qui passent vraiment inaperçues, notamment celle où le spectateur découvre pour la première fois l'Hypérion. Il est ainsi difficile de reconnaître les différentes couches qui composent le plan : les acteurs dans les décors du studio, la miniature du dirigeable et le matte painting du hangar. Des effets spéciaux plus physiques sont aussi utilisés, que cela soit le feu et la fumée pour le volcan mais également l'eau par rapport à la rivière souterraine. Enfin, il faut également saluer l'attaque des orques à la fin du film. Réalisé à partir d'animaux mécaniques, le résultat est particulièrement convaincant et n'a rien à envier à Bruce, le fameux requin du classique de Steven Spielberg Les Dents de la Mer, sorti l'année suivante.

La musique de L'Île sur le Toit du Monde est signée par Maurice Jarre. Le compositeur français s'est notamment fait remarquer pour quelques bandes originales de films hollywoodien dont Le Jour le Plus Long (1962) chez 20th Century Fox, Lawrence d'Arabie (1962) chez Columbia Pictures ou Le Docteur Jivago (1965) chez Metro-Goldwyn-MayerL'Île sur le Toit du Monde marque sa première participation à une production des studios Disney. Après cela, il travaillera également sur le film du label Disney Le Dernier Vol de l'Arche de Noé (1980), et celui du label Touchstone Le Cercle des Poètes Disparus (1989). Le choix du compositeur pour la bande originale de L'Île sur le Toit du Monde s'avère naturel. Ce dernier arrive à donner à la fois une petite saveur française lors des passages du Capitaine Brieux mais aussi des intonations plus folkloriques dans les passages sur Astragard. Il faut dire que Maurice Jarre est déjà passé maître dans l'utilisation des instruments exotiques de cultures lointaines. La musique du film possède ainsi quelques thèmes caractéristiques qui ressortent bien au visionnage, même si ce ne sont pas fatalement des airs à écouter seuls.

L'Île sur le Toit du Monde sort dans les salles le 20 décembre 1974, accompagné en première partie du moyen-métrage Winnie l'Ourson et le Tigre Fou. La critique l'accueille alors fraîchement. Si certains louent les effets spéciaux et le fait que Disney s'éloignent de sa formule mignonne et gentille des dernières années, d'autres reprochent au film son mauvais casting et son scénario prévisible. Les professionnels salueront tout de même l'aspect visuel en le nommant pour l'Oscar de la Meilleure Direction Artistique. Le public, lui, n'est guère passionné alors qu'il s'agit sûrement de la production Disney la plus ambitieuse depuis des années. Avec ses 10 millions de dollars de recette aux États-Unis, il rembourse à peine son budget conséquent de 8 millions de dollars. Pire, il fait presque quatre fois moins que Le Nouvel Amour de Coccinelle, sorti quelques mois plus tôt, qui avait amassé 38 millions de dollars de recette rien qu'aux États-Unis. En France, l'opus est bien mieux accueilli puisqu'il rassemble pas moins de 2.6 millions de spectateurs, soit presque autant que la suite d'Un Amour de Coccinelle dont le compteur s'élève à 2.8 millions. Pour autant, les piètres résultats américains mettent fin à un projet de suite qui avait déjà un titre, The Lost Ones, et qui devait se rapprocher encore plus du roman d'origine.

L'échec du film a une autre conséquence, mais pour les Parcs à Thème Disney cette fois-ci. L'imagineer Tony Baxter, subjugué par L'Île sur le Toit du Monde, a en effet l'idée d'un nouveau Land pour Disneyland, Discovery Bay, placé entre Frontierland et Fantasyland et dont il situe l'action au milieu du XIXe siècle dans la baie de San Francisco. Le Land aurait été un prolongement parfait de ceux qui entouraient déjà Rivers of America, soit Frontierland et New Orleans Square. Plusieurs attractions était alors prévues dont une ayant un immense hangar comme entrée, avec l'Hypérion stationné dedans en symbole. Cette attraction aurait ainsi permis aux visiteurs de partir découvrir Astragard à travers une aventure mouvementée. À côté, une réplique du Nautilus, le fameux sous-marin de 20 000 Lieues Sous les Mers, aurait abrité un restaurant à table où les convives auraient mangé sous l'eau. Malgré l'annulation du projet, toutes les idées ne seront pas pour autant perdues. Certaines seront en effet recyclées plus tard dans d'autres Lands des Parcs Disney, notamment à Discoveryland dans le Parc Disneyland à Disneyland Paris mais également à Mysterious Island et à Port Discovery au sein de Tokyo DisneySea à Tokyo Disney Resort. Ainsi, le Parc français possède le restaurant au comptoir Café Hyperion dont la façade comprend une géante reproduction du dirigeable de L'Île sur le Toit du Monde, considéré à l'époque de sa construction en 1992 comme l'un des plus gros éléments de décor d'un Parc Disney. Néanmoins, à la différence du projet d'attraction de Discovery Bay, l'histoire du restaurant ne fait nullement allusion au scénario du long-métrage de 1974.

Tombé dans l'oubli, L'Île sur le Toit du Monde n'en reste pas moins un film fascinant, pas fatalement pour son récit ou ses personnages, mais pour son ambiance et ses effets spéciaux, clairement datés mais dont certains sont réellement magnifiques. Au-delà de son aspect visuel, le long-métrage se doit assurément d'être vu rien que pour l'Hypérion, la prestation de Jacques Marin et la musique de Maurice Jarre !

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