Destino
L'écran titre
Titre original :
Destino
Production :
Walt Disney Animation Studios
Date de sortie USA :
Le 19 décembre 2003
Le 2 juin 2003 (Festival International du Film d'Animation d'Annecy)
Série :
Genre :
Animation 2D
Réalisation :
Dominique Monfery
Musique :
Armando Domínguez
Ray Gilbert
Durée :
6 minutes

Le synopsis

Une danseuse et un joueur de base-ball tombent amoureux...

La critique

rédigée par
★★★★

Destino est une collaboration entre Walt Disney et Salvador Dalí pour créer un court-métrage d'animation. Si sa production commence en 1946 et elle se termine quelques 60 ans plus tard, en 2003 exactement.

Sa conception remonte, en fait, en 1941, l'année pendant laquelle les artistes Disney, formant El Grupo, se rendent en Amérique du Sud pour mieux s’imprégner du continent et imaginer des œuvres avec la matière alors récoltée. Ainsi, à l'origine, ils envisagent de réunir toutes les idées retenues dans une trilogie dont chacun des opus serait constitué de quatre cartoons reliés entre eux par des séquences "live" délivrant des informations sur les pays visités. Le premier film à voir le jour de la sorte est  Saludos Amigos. Le second s’éloigne lui du concept de base qui a fini par lasser Walt Disney. Jugeant le format retenu trop étriqué, le Maître accorde, en effet, plus de libertés à ses animateurs, les invitant à le surprendre. La démarche prend des airs d’aubaine et permet l’aboutissement d’un nouveau chef d'œuvre : Les Trois Caballeros. Le troisième film de la « série » est, lui, imaginé, un temps, sous le titre de Carnival : il doit reprendre le format du premier opus, contenant pas moins de quatre séquences axées, respectivement, sur Cuba, la Colombie, le Mexique et le Brésil ; Destino devant en être le passage sur le Mexique.

Dora Luz fait, d'ailleurs, tout aussi théoriquement, partie de l'aventure ! Dans Les Trois Caballeros, cette chanteuse mexicaine a, en effet, enthousiasmé le public en interprétant You Belong to My Heart tout comme elle l'avait fait avec les artistes de Disney au simple stade du tournage. Il a donc été décidé de la solliciter de nouveau pour une apparition dans Carnival. Norman Ferguson, un des réalisateurs des deux premiers films latino-américains, sélectionne ainsi pour elle une chanson d'Armando Domínguez tandis que Ray Gilbert se charge d'en adapter les paroles en anglais. Elle enregistre donc le titre en février 1945 lors de sa venue en Californie pour la première des (Les) Trois Caballeros. Pourtant, le pitch du troisième long-métrage estampillé "Amérique du Sud" n'est toujours pas prêt ! La seule chose vaguement arrêtée est qu'il doit être un mélange de prises de vues réelles et d'animation comme avait pu l'être la séquence You Belong to My Heart. La production n'étant pas prête pour les séquences "live", la chanteuse se limite par conséquent à l'enregistrement de l'unique chanson. Elle n'en fera pas plus : quelques temps plus tard, le projet Carnival est purement et simplement annulé, Destino compris.

Le destin vient toutefois mettre à nouveau son grain de sel ; la rencontre entre deux grands artistes redonnant vie au projet. Walt Disney croise, en effet, officiellement Salvador Dalí lors d'une soirée organisée par Jack Warner à l'époque où le peintre travaillait sur les séances des rêves pour La Maison du Docteur Edwards (1945) d'Alfred Hitchcock. Ce n'est pourtant pas une vraie première à en croire une correspondance de Salvador Dali. Les deux hommes se seraient ainsi déjà rencontrés dans le passé, plus brièvement. Dans les années 30, le peintre écrit à ce sujet dans une lettre à un ami : "Je suis allé à Hollywood et j'ai rencontré les trois plus grands surréalistes américains : Les Marx Brothers, Cecil B.DeMille et Walt Disney". Si leurs manières, leurs méthodes et leurs moyens d'expressions diffèrent absolument, les deux artistes partagent à l'évidence un sens inné de la mise en scène. Il n'en faut pas plus pour qu'ils se lient aussitôt d'amitié...

Salvador Felipe Jacinto Dali est né à Figueras (Espagne) en 1904. De 1921 à 1925, il fait ses études à l’Académie San Fernando de Madrid où il rencontre deux amis de renom : le poète Federico García Lorca et le cinéaste Luis Buñuel. Il expose pour la première fois ses œuvres en 1925 à la galerie Dalmau de Barcelone, un lieu où ses travaux seront remarqués par Picasso et Miro. Lors d’un second voyage à Paris en 1929, à l’occasion du tournage du film de Buñuel « Un chien andalou » (dont Dali est le coscénariste), Miro l’introduit dans le cercle des surréalistes. Il y rencontre André Breton et Gala (alors l'épouse de Paul Eluard) qui deviendra sa femme et égérie. Il adhère finalement au mouvement du surréalisme en 1929. Dali s’intéresse vite aux théories psychanalytiques de Freud et met au point sa méthode « paranoïaque-critique ». Il peint, dans cette période, des espaces oniriques et fantasmatiques peuplés d’éléments symboliques et délurés dont les plus marquants restent des montres molles, des béquilles, des animaux fantastiques et des personnages distordus. Exclu du groupe des surréalistes en 1934, Dali participe pourtant toujours aux manifestations et expositions du genre. En 1939, il quitte Paris pour New York où il reste pendant les années de guerre en Europe. Il s'intègre parfaitement à la haute société new-yorkaise pour laquelle il travaille d'ailleurs, peignant de nombreux portraits de riches américains. Il participe également à la vie théâtrale de Big Apple en exécutant de grandes peintures murales, réalise ses premiers bijoux et s'intéresse même au cinéma. En 1948, il rentre chez lui, en Espagne, à Port Lligat, où il fixe sa résidence principale jusqu'à la mort de Gala en 1982. Les thèmes récurrents, dans son œuvre peinte comme gravée, sont la femme, le sexe, la religion et les batailles. Salvador Dali se donnera en spectacle tout au long de son existence, mélangeant l’art et la vie. Tout est pour lui l'occasion de se mettre en scène. Il s'éteint le 23 janvier 1989.

Salvador Dalí commence à travailler aux studios Disney au début de février 1946. Il consacre ainsi deux mois aux dessins de story-board et aux peintures préliminaires pour le film : à l'encre, au crayon, à l'aquarelle et à l'huile. A l'origine, Walt Disney imagine, en effet, Destino comme un mélange de prises de vues réelles et d'animation complétées par des effets spéciaux dans le style de Fantasia ou des (Les) Trois Caballeros. Plusieurs scénarios ont d'ailleurs été écrits pour le court-métrage où un jeune homme et une jeune femme luttent contre les obstacles à leur amour. D'une version à l'autre, l'animation passe ainsi d'intégrale à un mélange avec du "live". Pourtant, malgré son génie, Salvador Dalí a beaucoup de mal à intégrer ce qu'implique le strict genre du "film d'animation". Il crée, par exemple, de nombreuses scènes clés mais n'imagine pas de liens entre elles, oubliant l'impérieux besoin de continuité de l'œuvre. Prenant conscience autant du malaise se faisant jour que de la nécessité à canaliser les envies de son alter-égo surréaliste, Walt Disney lui assigne alors un de ses artistes, John Hench.

Ce dernier est né le 29 juin 1908 à Cedar Rapids dans l'Iowa aux États-Unis. Il étudie dans de nombreuses écoles d'art ou de design à travers les USA dont la California School of Fine Arts de San Francisco. Il entre ensuite aux studios Disney dès 1939 comme dessinateur de story-boards. Il y fait rapidement carrière et travaille pour presque tous les services du département animation des Walt Disney Productions, notamment les décors, le lay-out, la direction artistique ou les effets spéciaux. Walt Disney considère sans mal John Hench comme l'un de ses artistes les plus talentueux. Il lui propose fort logiquement d'assister ou d'encadrer (même s'il convient de préciser que ces termes sont impropres au regard de la qualité des deux artistes) Salvador Dalí sur Destino. Après cela, il continue sa carrière chez Mickey. Au début des années 1950, il intègre, par exemple, le département des films en prise de vues réelles et participe au tout premier documentaire, en format long-métrage, de l'histoire des studios Disney : Le Désert Vivant (1953). La même année, il est choisi comme peintre officiel de Mickey Mouse à l'occasion de son 25e anniversaire. En 1954, il est le développeur du système hydraulique de la pieuvre géante du film Vingt Mille Lieues sous les Mers (1954) pour lequel il obtient l'Oscar des Meilleurs Effets Spéciaux. Cette jolie prouesse digérée,  il investit en 1955, et toujours logiquement, les équipes de WED Entreprises pour y devenir imagineer. John Hench travaillera quotidiennement dans son bureau situé au siège de Walt Disney Imagineering à Glendale jusqu'à quelques semaines avant sa mort. Il décède le 5 février 2004 à Burbank d'une crise cardiaque à l'âge de 95 ans. Son badge et un trophée de 65 ans de service sont, depuis, exposés dans le hall du bâtiment à côté de souvenirs offerts par ses collègues.

Huit mois après le début de la collaboration Disney/Dali, le projet Destino est stoppé. Aucune raison officielle à cela. L'une, officieuse, sera avancée par certains analystes : elle se résume à la pression du distributeur de l'époque qui ne veut plus entendre parler de films d'anthologies. Cette justification ne tient pas pourtant pas la route à l'épreuve du temps. Pas moins de trois films composites sont, en effet, sortis après l'arrêt du projet Destino : Coquin de Printemps, Mélodie Cocktail et Le Crapaud et le Maître d'École ! L'autre raison, qui est somme toute bien plus crédible, est que la vision de Salvador Dalí était par trop éloignée de celle de Walt Disney. Ce dernier a, il est vrai, toujours voulu garder une maitrise totale sur ses films dont il remaniait le matériau d'origine selon ses désirs. Or, Destino se transformait de plus en plus en une œuvre dalienne plus que disneyenne. La collaboration artistique des deux hommes se retrouve alors fatalement dans l'impasse. Enfin, une dernière raison prend racine sur le registre financier. Le budget de Destino, devant les exigences de Dali, explose littéralement alors même que les studios Disney, en proie aux conséquences commerciales de la 2e Guerre Mondiale qui les privent du marché européen, n'ont plus un sou en caisse... La raison finit donc par l'emporter. Par consentement mutuel, le projet est stoppé et les travaux sur le court-métrage remisés sans aucune autre forme de procès. Cette situation n'entreverra cependant jamais l'amitié que se portaient mutuellement Walt Disney et Salvador Dali qui passeront de nombreuses fois leurs vacances ensemble...

Tout le travail de Salvador Dalí sur Destino prend donc la poussière aux côtés des autres projets inachevés des studios Disney. Au début des années 70, Dave Smith a la salutaire idée de créer les Walt Disney Archives. Une de ses premières taches consiste alors à retrouver puis protéger les œuvres du peintre. Sans précisément le vouloir, il entretien le mythe qui se forme autour de Destino. Au fur et à mesure du temps, le travail collaboratif entre les deux génies est, en effet, devenu une source de légende, bien au delà des seuls fans d'animation. Le public doit encore patienter jusqu'au début des années 2000 pour voir le projet de nouveau remis sur les rails par un autre membre éminent de la famille Disney : Roy E.Disney.

Fils de Roy Oliver Disney et neveu de Walt Disney, né le 10 janvier 1930, ce dernier intègre à l'âge de 24 ans la firme de son oncle. Il se fait vite remarquer par la qualité de la narration du court-métrage animalier Mystères des Profondeurs sorti en 1959 et nominé aux Oscars. Il continue à collaborer comme écrivain, directeur et producteur jusqu'en 1967 quand il est logiquement élu au Directoire de la Walt Disney Company. Il refuse, en revanche, d'en devenir un haut responsable en 1977 arguant d'une différence de points de vue concernant les décisions de ses collègues du moment. Il déclarera plus tard : "J'ai juste senti que, créativement, la société n'allait plus nulle part". Ce sens du coup d'éclat et de la fine analyse le caractérise d'ailleurs. Il conserve, en effet, habilement son poste au Directoire de la société dont il démissionne avec grand fracas en 1984. Son geste fort marque alors le début d'une heureuse série de modifications dans l'organigramme de la compagnie de Mickey, jusqu'au poste de Président Directeur Général assumé, sans grand succès il est vrai, par Ronald William Miller (le mari de Diane Marie Disney, fille de Walt Disney). A l'occasion de cette "O.P.A. de l'intérieur", Michael Eisner et Frank Wells prennent les rênes de la belle endormie que le premier, finalement seul maitre à bord, réveillera au point d'en faire une reine de beauté, et accessoirement un véritable empire. Roy E.Disney, satisfait du tournant stratégique pris, revient finalement dans la firme en qualité de Vice-président du Directoire et Responsable du Département Animation. Il a pour objectif de revitaliser la tradition de Disney dans les longs-métrages animés. Sous son impulsion, à la fin des années 80, le studio de Mickey obtient plusieurs succès grâce à la liberté artistique redonnée à ses artistes "maison". Durant la décennie suivante, un grand nombre de ses productions, commercialement rentables, sont aussi acclamées par les critiques. Cette période est considérée aujourd'hui comme une "renaissance" pour Disney et pour l'animation en général. Il profite de ses succès pour monter un projet qui lui tient à cœur : Fantasia 2000.

Roy E.Disney reprend l'idée de terminer Destino alors qu'il tourne les introductions en prises de vues réelles de Fantasia 2000. Dans une de ses séquences, Bette Midler évoque, en effet, les divers films Disney qui n'ont jamais été achevés, parmi lesquels le court-métrage de Salvador Dali. Il apprend d'ailleurs au détour d'une conversation avec l'un des avocats de son groupe que le contrat liant Dalí à Disney, signé en 1945, stipule expressément que les œuvres du peintre ne deviendraient la propriété de la compagnie que lorsque le court-métrage serait terminé ! Plus qu'une question d'argent, c'est une question de patrimoine qui se pose désormais. Roy E.Disney entreprend donc de terminer ce qui prend, à l'ère d'internet, une proportion mythique à travers le monde.

Reconstituer Destino s'avère toutefois bien plus délicat qu'il n'y parait à la première approche. Il faut, en effet, réaliser un film le plus fidèle possible à la vision personnelle (et parfois contradictoire) de Walt Disney et Salvador Dali, eux-mêmes. Fort heureusement, un allié de poids est prêt à apporter son aide : John Hench est toujours de ce monde ! Quelques soixante ans plus tard, il se remet donc à totale disposition sur le projet de renom, analysant le journal que tenait la femme de Salvador Dali pour trier et faire correspondre ses documents et story-boards non perdus. La réalisation du court-métrage est parallèlement confiée au studio de Disney situé à Montreuil en France ; Destino constituant l'un de ses derniers travaux avant sa fermeture à l'automne 2003. La réalisation revient ainsi à Dominique Monfery, un animateur français.

Dominique Monfery est passé par les arts appliqués de Roubaix puis aux Gobelins pendant deux ans. Il commence à travailler à France Animation comme layoutman sur des séries plus ou moins fameuses du petit écran telles Les Mondes Engloutis, Rahan ou encore les Polluards. Il intègre par la suite le studio Disney de Montreuil, tenu alors par les célèbres Frères Brizzy qui travaillaient, déjà, avant cela, pour Disney télévision, sur plusieurs collections avant de voir leur structure passer sous le giron de la division long-métrage. D'assistant animateur, Dominique Monfery passe à animateur, puis à chef animateur sur Dingo et Max, pour redevenir animateur sur Le Bossu de Notre-Dame, l'opus qui représente le premier vrai morceau de bravoure de l'entité parisienne. Il supervise ensuite des animations sur Hercule, prenant en charge les personnages du Cyclope et des Titans, puis de la panthère au début de Tarzan. Enfin, il manage l'équipe française sur Kuzco, L'Empereur Mégalo.

Destino utilise toutes les techniques actuelles pour apporter le rendu nécessaire à la vision de Salvador Dalí. A cette fin, l'animation par ordinateur est mise à contribution, essentiellement pour la création certains décors, histoire de leur donner la profondeur nécessaire voulue par le Maître. L'exemple de rendu le plus frappant reste la séquence où la jeune femme monte sur la tour de Babel : les mouvements de caméra nécessaires y sont, en effet, remarquablement assurés par la 3D. L'animation des personnages est également retravaillée pour que les sujets prennent des airs de peinture. Les traits noirs sont ainsi enlevés par un système de jeux d'ombres pour leur donner une apparence proche du style du peintre espagnol. Enfin, moins d'images sont utilisées entre chaque mouvement pour restituer une progression saccadée, toujours dans l'idée de coller au style dalien. Au final, le résultat est bluffant et se situe à mille lieux de la signature Disney.

Finalisé sous la forme d'un court-métrage de 6 minutes, Destino est présenté dans différents festivals et notamment le Festival International du Film d'Animation d'Annecy en 2003 dont il ressort primé. Il est également distribué en circuit limité aux Etats-Unis, à Los Angeles et New York à la fin de l'année 2003. Nominé pour l'Oscar du Meilleur Court-Métrage, il ne remporte cependant pas la statuette. En France, sa plus grande sortie reste sa projection lors de l'exposition Il Etait une Fois Walt Disney, aux Sources de l'Art des Studios Disney qui s'est tenue aux Galeries Nationales du Grand Palais à Paris du 16 septembre 2006 au 15 janvier 2007.

Mais le parcours semé d'embuches de Destino ne s'arrête pas là. Après la sortie de Fantasia 2000, Roy E.Disney reprend, en effet, le rêve de son oncle Walt et projette, lui aussi, de continuer l'aventure de la "Grande Musique Animée". Un nouveau long-métrage est ainsi envisagé sous le titre provisoire de Fantasia 2006, avec pour nom de code Fantasia 3. Il présente la particularité, par rapport à ses illustres prédécesseurs, de consacrer, non pas des morceaux entiers de musique classique, mais plutôt la diversité des musiques du monde. Plusieurs parties (Destino, Lorenzo, Un par Un et La Petite Fille aux Allumettes) sont ainsi déjà bien avancées quand les échecs successifs des films d'animation 2D du studio plombent le projet, finalement abandonné. Les courts-métrages qui devait le composer sont alors, présentés au public, séparément, dans des circuits plus ou moins nobles. Destino, Lorenzo, Un par Un et La Petite Fille aux Allumettes sont, il est vrai, à l'affiche de quelques festivals confidentiels ou rattachés à des œuvres sans prétention, dont certaines se limitent même à une simple sortie en vidéo. Ces opus sont à l'évidence bien mal exposés au regard de leurs grandes qualités intrinsèques.

La genèse même de Destino fait de ce court-métrage une expérience hors du commun. Chef d'œuvre, fruit d'une rencontre entre deux génies et terminé quelques soixante ans plus tard, son histoire est à l'image de son rendu : surréaliste. Il repousse les limites de l'animation, les faisant basculer du simple divertissement à l'art pur...

L'équipe du film

1930 • 2009
Producteur
1908 • 2004
Scénariste

L'édition vidéo

Sa distribution vidéo est plus que chaotique. Annoncé une première fois dans le courant de l'année 2007 pour une sortie dans la collection Walt Disney's Legacy, son DVD est finalement annulé et reporté en 2008 au sein de la collection des Walt Disney Treasures. Il y est, une nouvelle fois, annulé et remplacé par Annette. Il est annoncé ensuite en grandes pompes pour une sortie en DVD et Blu-Ray dans la collection Diamant pour une somptueuse édition "3 Disques" de Fantasia et Fantasia 2000 au printemps 2010. Il devait y être proposé avec tous les autres courts-métrages musicaux prévus à la base pour Fantasia 2006 : Lorenzo, Un par Un et La Petite Fille aux Allumettes. Finalement, Fantasia et Fantasia 2000 sont repoussés eux-aussi de six mois et sortent de la collection Diamant ! Les bonus de leur édition y sont réduits comme peau de chagrin. Tous les courts-métrages prévus initialement disparaissent à l'exception de Destino qui sauve sa tête, mais uniquement en Blu-Ray, agrémenté toutefois d'un passionnant documentaire de 90 minutes réalisé à la base pour la collection Walt Disney's Legacy.