L'Appel de la Forêt
L'affiche du film
Titre original :
The Call of the Wild
Production :
20th Century Studios
Date de sortie USA :
Le 21 février 2020
Genre :
Aventure
Réalisation :
Chris Sanders
Musique :
John Powell
Durée :
100 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

En 1903, alors que le monde change et marche au rythme des révolutions industrielles, un chien se voit contraint d’abandonner son train-train de sudiste pour apprendre à survivre dans le Grand Nord : là-bas, il découvre un côté bien plus obscur des hommes, mais aussi l’existence des loups...

La critique

rédigée par
Publiée le 15 mars 2020

Je crois que la douceur spirituelle et la générosité finiront par avoir raison de la grossière gloutonnerie actuelle” (Ce que la Vie Signifie pour Moi (1906), Jack London).
Un siècle après la parution officielle de L'Appel de La Forêt, la nouvelle recrue des studios Disney - qui porte désormais le doux nom de 20th Century Studios - adapte l’un des récits les plus attendrissants de Jack London au cinéma. Mêlant d’époustouflants paysages à une quantité d’effets visuels, ce remake permet surtout au public d'aujourd'hui de (re)découvrir les messages d’un homme d’hier.

Jack London. Ces deux mots à eux seuls résonnent à travers les époques et font écho à l’aventure simple et grandiose. Né en plein cœur d'une crise familiale, le petit John Chaney qui devient plus tard Jack London en prenant le nom de son beau-père, grandit seul, enchaîne d’ingrats petits boulots et en profite pour parcourir le monde inlassablement. Mais c'est bel et bien son amour pour la lecture qui l'emmène vers son destin : en 1893, il se fait, en effet, publier dans le San Fransisco Morning Call où sa famille vit dans la pauvreté pendant que lui, s'époumone entre dur labeur et alcool. Arrêté pour vagabondage, il voit sa passion dévorante pour l'aventure, aussi bien physique que morale, ne faire qu'augmenter avec les années. À 30 ans, il part ainsi en expédition dans le Grand Nord, mais rentre à San Francisco peu de temps après, atteint qu'il est de la maladie du scorbut. En 1899, il se voit de nouveau publié, cette fois-ci dans The Overland Monthly où sa première nouvelle À l'Homme sur la Piste lui offre un autre petit succès. Puis vient une douce ascension littéraire pour Jack qui semble désormais avoir trouvé une sorte d’équilibre, s'éloignant petit à petit de la misère qu'il a pourtant connue toute sa vie.

Si Le Fils du Loup lui ouvre certaines portes, c’est finalement en 1903 que L'Appel de la Forêt voit le jour, une suite de Croc-Blanc en somme, dont les messages anti-libéraux et écologistes permettent presque à London de faire part d’une réflexion finale, comme d’un testament. La même année, la pauvreté à Londres lui inspire le récit Le Peuple de l’Abîme, puis la guerre russo-japonaise qu'il raconte dans La Corée en Feu publiée en 1904. Changeant encore une fois de casquette, il passe de reporter à ethnologue en partant à la rencontre de la tribu des Taïpis en Polynésie, sans alors savoir que ce voyage causera sa mort en 1916 des suites d'une urémie en plus de sa santé déjà fragile. Prémonitoire, n'avait-il pas annoncé ”Je ne perdrai pas mes jours à essayer de prolonger ma vie, je veux brûler tout mon temps” ? Aujourd’hui encore, Jack London demeure au rang des auteurs les plus appréciés au monde, et ses inspirations elles aussi brûlent à travers les âges : Guy de Maupassant, Victor Hugo, Charles Darwin, Herman Melville, Friedrich Nietzsche… En fin de compte, des noms qui appellent toujours à la liberté.

Stratégie oblige, ce sont de grands talents, connus et aimés de tous qui assurent une bonne campagne publicitaire au film, en plus d’insister sur la promotion, et bien évidemment de donner vie et (lorsque cela est possible) sens aux personnages. Ici, pas de vrais chiens (évitant toute polémique de maltraitance animale sur le plateau) mais du CGI en veux-tu en voilà : si les possibilités de l’animation sont infinies, un être à quatre pattes est cependant présent sur le tournage ; toujours pas de chien mais Terry Notary, un ancien élève du Cirque du Soleil devenu coordinateur de cascades. Il interprète avant cela par exemple tous les mouvements du personnage d’Alpha (Œil Brillant) tiré de la saga La Planète des Singes, chorégraphie plusieurs scènes d’Avatar, et sert entre autres de référence de mouvements pour l’animation d’un Groot pré-pubère dans Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame. Réel soutien pour l’équipe du tournage, le contact visuel de Terry, en plus de ses capacités physiques, est très précieux pour crédibiliser les relations hommes/chiens. En tout cas, l'animation du héros à quatre pattes fonctionne parfaitement, et heureusement !

Dorloté par une famille du sud-ouest des États-Unis, plus précisément à Santa Clara, Buck le chien du Juge Miller, coule des jours paisibles depuis quatre ans. Plus imposant qu’aucun autre représentant canin de la ville, la colossale boule de poil mi-Saint-Bernard, mi-Berger Écossais, se voit pourtant kidnappée durant une nuit par des trafiquants de chiens, à cette époque férocement recherchés pour aider à trouver de l'or sous des températures pouvant descendre jusqu’à -50°C. Si le livre dépeint une très brève introduction du cadre de vie de Buck, le film s’attarde lui un peu plus. Bradley Withford (The Handmaid's Tale : La Servante Écarlate, Dans l’Ombre de Mary - La Promesse de Walt Disney) joue ainsi le Juge Miller, un protagoniste ici plus que secondaire mais aussi bien trop mielleux pour que l’acteur puisse étendre un peu plus son talent. Le tournage ayant principalement eu lieu en studio, les scènes du début situées au Texas manquent franchement de naturel : un vrai paradoxe pour une histoire qui relate la misère et l'espoir aussi froidement que brutalement. Heureusement, l’animation de Buck se fait rapidement oublier, surtout à partir de son enlèvement et donc des toutes premières péripéties. 

Trahi et battu par l’homme, c’est donc un Buck déconfit qui se retrouve face à une nouvelle vie : l’Alaska. Et une bonne quinzaine de minutes se sont déjà écoulées lorsqu’un personnage tout aussi important fait son apparition : il s’agit de John Thornton, un homme solitaire, divorcé, vivant en marge de la société. Magnifiquement interprété par Harrison Ford (Star Wars, Indiana Jones, Blade Runner), le comédien déclare avoir accepté de jouer le rôle de Thornton pour "transmettre une histoire puissante au public" avant d’ajouter "qu’il n’y a probablement pas de meilleur moment que maintenant pour parler de L’Appel de la Forêt". Évidemment, le but premier du film est de sensibiliser un peu plus le jeune public à l'urgence écologique. Pourtant, dans cette nouvelle version, le personnage de Thornton est largement édulcoré : dans le livre, il se montre en effet bien plus dur et moins bavard. Mais l’acteur dont l’étoile figure sur le Walk of Fame n’en fait, comme à son habitude, jamais trop. Quoiqu’il en soit, il ne s’agit là que d’une première rencontre pour Buck et Thornton, bientôt amenés à se revoir…

Après avoir croisé le solitaire Thornton, Buck atterrit dans les bras de ses nouveaux maîtres : Perrault et Françoise. Tous deux chargés de faire passer le courrier entre les villes qui forment le Klondike, et ce par voie de chiens de traîneaux. Le scénariste a donc pris parti de changer le sexe de Françoise, originellement François dans toutes les autres adaptations de L’Appel de la Forêt (possiblement une démarche visant à équilibrer un peu l'égalité des genres au casting). Et c’est donc une amitié naissante - encore une fois très éloignée du texte original - qui va unir Perrault et Françoise à Buck. Propriétaires d’une dizaine de chiens plus ou moins agressifs, dont Spitz, le leader sans pitié, Buck n’a d’autre choix que de se soumettre à la loi du plus fort… Mais il devient vite un véritable ami pour le couple. Omar Sy y campe d'ailleurs Perrault. Depuis le succès d’Intouchables, il n’est plus surprenant de voir cet acteur français à l’affiche de super-productions américaines, enchaînant par exemple X-Men : Days of Future Past, Jurassic World ou encore Transformers : The Last Knight. À son bras, l’actrice Cara Gee interprète le rôle de Françoise, un des seuls éléments féminins du film. D’origine canadienne, l’actrice est principalement connue pour avoir joué dans la série Jessica King en 2012 et la série canadienne Republic of Doyle de 2010 à 2014.

Si la première partie du film est visiblement portée à bout de bras par la bienveillance abondante de Perrault, Omar Sy fait de son mieux malgré le trop-plein de dialogues qui lui sont confiés. Derrière tant de changements narratifs se cache Michael Green : scénariste habitué du spectaculaire, il est à l'origine entre autres du premier épisode de la série culte Sex and the City diffusé en 1998, ainsi que de six épisodes de la série Smallville entre 2001 et 2002. Plus tard, il écrit Logan pour lequel il est nommé aux Oscars et la surprenante adaptation du (Le) Crime de l’Orient-Express réalisée par Kenneth Branagh. Qu’il soit entièrement responsable de tant d’écarts envers le récit original est peut-être à redire, mais il n’empêche que les dialogues informatifs et les leçons de morale incessantes tendent à étouffer la liberté psychologique des personnages en plus d’induire le spectateur en erreur. Il est par exemple très surprenant de voir naître la soudaine affection débordante qu’a Perrault pour Buck, pour être subitement abrégée par une simple cessation de contrat.

Encore une fois donc, l’adorable Buck est abandonné par les hommes : Perrault et Françoise ayant quitté la ville, il est cette fois confié au protagoniste censé être le plus effrayant du récit et qui se voit être... le plus ridicule du film ! Endossé par l’acteur Dan Stevens (La Belle et La Bête, Once Upon A Time - Il Était Une Fois) dont le charisme n'est pas glorieux. Stevens, qui pourtant rayonne dans le rôle de Matthew Crawley dans Downton Abbey, semble ici tout bonnement déguisé en méchant. Ne cherchant ou ne pouvant visiblement pas donner un semblant de réalisme au personnage de Hal, il plombe alors l'unique élément réellement perturbateur du film. Pis encore, Mercedes la sœur d'Hal n’a pas plus de matière à proposer à son interprète, Karen Gillan (Les Gardiens de la Galaxie, Avengers : Endgame, Les Incognitos). Mercedes est en effet un autre personnage bien trop cliché, dont les costumes n’arrivent même pas à donner un peu de hardiesse. Elle se voit mariée à Charles, un troisième antagoniste, lui tout simplement inexistant bien qu’il soit interprété par Colin Woodall (The Purge). Dans cette version de L'Appel de la Forêt, aucune information ne permet en outre au spectateur de s'identifier aux trois antagonistes alors même que dans le roman, ils sont dotés d'une psychologie sombre et accessible à tous. Mercedes par exemple est certes quasi-hystérique mais aussi vulnérable et donc humaine. Malgré l'épuisement des chiens qui risquent la mort, elle s'interpose pour faire cesser les coups de fouet de son mari en se ruant en pleurs sur Buck, lui chuchotant l'ordre d'avancer. Hal, dans le récit froid et peu éloquent, est capable de fendre le crâne d'un chien sans une hésitation. Par ailleurs, le Hal du livre, du haut de ses dix-neuf ans, n'a pas autant de temps à perdre que le Hal interprété par Dan Stevens : il abandonne l'idée des chiens de traîneaux rapidement, une véritable obsession infondée dans le nouveau film, ou du moins mal abordée.

Heureusement, Harrison Ford, plus précisément John Thornton, sauve activement le désastre narratif dés lors qu’il adopte Buck : une amitié solide pour un jeu d’acteur solide, quoiqu’un peu trop informatif encore. Qu’à cela ne tienne, les paysages que les deux amis n’ont de cesse de parcourir au fil des saisons sont parfois sublimes, et des scènes plus sobres et plus réalistes laissent alors un peu de place à la vérité selon l'auteur. Ce n'est pourtant pas la première fois ; dans une version réalisée par William A. Wellman en 1935, le coté photographique de l'œuvre est déjà sacrifié au profit d'une romance made in Hollywood mettant en lumière les vedettes Clark Gable et Loretta Young. Même diagnostic pour l'adaptation livrée par Ken Annakin en 1972, où Charlton Heston et Michelle Mercier centralisent l'intrigue à travers une histoire d'amour inventée. Quant à Buck, c'est sa vraie nature qui l'appelle : une nuit, il suit une mystérieuse louve qui lui montre un nouveau mode de vie et une tout autre forme de liberté, celle d’une meute sauvage. Et c'est à ce moment-là que se réveillent les vieux démons de Thornton, jusqu'ici endormis. Peu enclin au matérialisme, l’échappée belle de Thornton à travers les montagnes est en fait un hommage à son fils, mais aussi une façon de survivre pour lui. Parallèlement, Buck, qui depuis le début du film évolue très bien, devient de plus en plus proche de la meute : il fait de nombreuses découvertes, des rencontres mystiques et son instinct primaire semble prendre le pas sur ses pires souvenirs. Bien que la fin de Thornton soit courte et encrassée par le retour raté d’Hal, Buck devient guide et sauveur à son tour : les rôles se sont naturellement échangés.

Issu du studio d’Hans Zimmer - Remote Control Productions, autrefois appelé Media Ventures - John Powell, le compositeur de L’Appel de la Forêt, est révélé aux oreilles du grand public en 1990. Cette année-là, il écrit la musique de Volte / Face, un film d’action dans lequel John Travolta et Nicolas Cage tiennent le haut de l'affiche. Depuis, l’ascension est belle pour Powell : en 1998, il contribue au succès du concurrent de 1001 Pattes (a bug's life)Fourmiz, sorti un mois plus tôt. Il participe également au succès du génial La Route d’El Dorado en 2000 et de Chicken Run la même année. Il co-compose la musique de l’inoubliable Shrek sorti en 2001 aux côtés de Harry Gregson-Williams puis, en 2005, signe brillamment la partition de Mr. & Mrs. Smith. Plus récemment, Powell contribue au phénomène de la saga Dragons et étonne avec la bande originale du spin-off Solo : A Star Wars Story. Mais voilà, la magie n’opère pas forcément dans L’Appel de La Forêt.. Rien d’incroyable ne s'y passe, ni ne reste en tête : aucune fausse note agressive mais un manque d’identité et une écoute en somme bien prévisible... Quoiqu’il en soit, Jack London et Jack Powell se connaissent déjà un peu, puisqu’en 1991, le jeune compositeur de musiques de films travaille en tant que programmateur de la musique électronique dans Croc-Blanc aux côtés d’Hans Zimmer et de Basil Poledouris. Une version d’ailleurs plutôt réussie d'un autre grand classique de London et réalisée par Randal Kleiber (Chérie, J’ai Rétréci les Gosses, Le Vol du Navigateur).

Le réalisateur de L’Appel de La Forêt est en principe le couteau suisse parfait pour s’atteler à un projet de cette envergure. Formé pendant plus de vingt ans chez Walt Disney Pictures, Chris Sanders sait en effet pratiquement tout faire. Scénariste, acteur, animateur, réalisateur, il débute réellement sa carrière dans l’animation avec Les Muppets Babies, une série de soixante épisodes diffusés entre 1984 et 1988. En 1990, il storyboarde la suite Bernard et Bianca au Pays des Kangourous. Mais c’est en 2002 qu'il frappe un grand coup en réalisant Lilo & Stitch. Auparavant scénariste sur certains des plus beaux chefs-d'œuvre de Disney tels qu’Aladdin, La Belle et La Bête, Le Roi Lion ou encore Mulan, Sanders qui ”a besoin de renouveau” change d’horizon en 2007 et se spécialise encore un peu plus dans la réalisation chez DreamWorks. Il co-réalise alors Dragons aux côtés de Dean Deblois en 2010 et, fort de son succès, signe une pépite de l’animation aux côtés du réalisateur Kirk DeMicco avec Les Croods. Erwin Stoff, producteur de L’Appel de la Forêt, insiste d'ailleurs sur la sensibilité de Sanders en le définissant comme ”une évidence” pour couvrir un tel projet. ”Un animateur et un réalisateur comme Chris peut créer quelque chose, ici Buck, à partir de rien”. Un atout en or donc pour élaborer le personnage principal de A à Z. Chris Sanders qui emploie le mot fable lorsqu’il pense à L’Appel de la Forêt, explique s'être sérieusement inspiré d'une photographie de Jack London et du vrai Buck dans les archives de 20th Century Studios. Se lançant ici dans la réalisation de son tout premier long-métrage live, il raconte par la même occasion une anecdote sur la difficulté de trouver un chien identique à celui décrit dans L’Appel de la Forêt, chose qu’il a décidée de laisser de côté jusqu'au dernier moment… Quand finalement, surfant sur internet, la femme de Sanders tombe un jour sur l'exact mélange de races de chien dont Buck est issu : "Elle a conduit pendant deux jours jusqu’au Kansas, et l'a acheté pour 25$... Et depuis ce jour, il vit avec nous”, conclut Chris. Il est clair que Sanders a mis beaucoup de cœur à l'ouvrage, mais le scénario niais et le montage paresseux nuisent dès la première séquence à l'essence même de L'Appel de la Forêt.

Côté décors et direction artistique, L’Appel de la Forêt est pensé par Stefan Dechant, un chef décorateur d’origine anglaise, dont le talent est surtout révélé grâce au sympathique Bienvenue à Marwen sorti en 2018. Un peu plus tôt, il contribue au succès de Kong : Skull Island de Jordan Vogt-Roberts sorti en 2017 et reçoit en 2011 entre autres un Critics' Choice Movie Award de la meilleure direction artistique sur Alice au Pays des Merveilles. Mais voilà, L’Appel de la Forêt est parfois écrasé de fonds verts, de détails inutiles à la limite de l'anachronisme, qui jurent avec la beauté des paysages naturels. Parallèlement, les costumes conçus par Kate Hawley (Crimson Peak, Suicide Squad, Le Hobbit) sont certes bons ou modernes mais bien souvent hors-sujets, à l'exemple de ceux de Hal et de sa sœur Mercedes, tous deux grimés à l’excès. Dommage.

Disposant d'un budget de 109 millions de dollars, l'un des nombreux producteurs de Matrix, Erwin Stoff, se charge d'encadrer toute l'adaptation de L'Appel de la Forêt. Souvent producteur délégué comme par exemple sur La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, ou producteur exécutif comme sur Edge of Tomorrow, Stoff n'est pourtant pas forcément un choix des plus évidents. Habitué à produire des films de science-fiction ou d'action, d'ailleurs pas toujours rentables aux box-office, il s'essaie donc ici à un genre assez nouveau pour lui. Il est toutefois accompagné de James Mangold, un producteur exécutif reconnu dans le milieu, notamment pour être à l'origine de l'excellent biopic sur Johnny Cash, Walk the Line, mais aussi d'impressionnants blockbusters comme Wolverine : Le Combat de L’Immortel ou encore Logan en 2017 ou l'oscarisé Le Mans 66 en 2019. Enfin, Diana Pokorny la productrice exécutive, est elle plus axée sur des comédies telles que Comment Tuer son Boss ? et sa suite, ou encore le très mitigé L'Incroyable Burt Wonderstone.

En termes de critiques, L’Appel de la Forêt tient bon… Tout comme en termes de résultat. Brassant 24,8 millions de dollars le week-end de sa sortie, il parvient en effet à tenir la dragée haut au film live des studios Warner Bros.Sonic - Le Film. Il faut dire que L’Appel de la Forêt possède un casting fort et a la bonne idée de cibler autant les jeunes que les plus vieux. Qui plus est, il sort pendant l’hiver et les vacances scolaires...

Malgré l'incontestable talent de Chris Sanders, la belle performance d'Harrison Ford et le héros canin qui donne envie de dire "À tous les Buck, merci !", L'Appel de La Forêt perd toute générosité en oubliant les fondamentaux de London. Le moralisme bien pensant prenant malheureusement un peu trop le dessus sur la philosophie et le sentiment d’urgence que Jack London transmet à l'origine dans ses récits, L'Appel de La Forêt a dès lors de quoi plaire... aux enfants. Pour les autres, maigre attrait, l’élément le plus original du film reste... le nouveau logo des studios 20th Century Studios.

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