Thomas
Date de création :
Le 23 juin 1995
Nom Original :
Thomas
Créateur(s) :
Ken Duncan (Superviseur de l'Animation)
Chris Wahl
Apparition :
Cinéma
Voix Originale(s) :
Christian Bale
Voix Française(s) :
Bruno Choël

Le portrait

rédigé par Karl Derisson
Publié le 06 janvier 2022

En 1995, les studios Disney offrent au public de faire un bond dans le passé, en 1607, à l’époque où les premiers Anglais arrivèrent sur les côtes de Virginie. Embarqués à bord du Susan Contant, tous rêvaient alors en ce temps-là de découvrir un Nouveau Monde paradisiaque et prospère, à l’image de Thomas, un jeune homme rempli d’espoir.

Thomas, jeune garcon utopiste épris d'aventure

Thomas est le premier personnage majeur de Pocahontas, une Légende Indienne à entrer en scène. Alors que les marins montent à bord du navire, le garçon de dix-neuf ans fait ses adieux à son père, à sa mère et à sa petite sœur. Avant de le voir partir, cette dernière lui pose sur la tête le béret de son paternel. Sur le pont du Susan Constant, Thomas fait la connaissance de certains de ses compagnons de voyage, notamment Ben et Lon, deux vieux briscards ayant écumé les mers du monde entier. Un autre baroudeur fait à son tour son entrée, le capitaine John Smith, l’une de ses idoles avec qui il se lie d’amitié.

Mais l’effervescence et la joie du départ laissent bientôt place à la peur et aux regrets. Une mer déchaînée attend en effet les colons. L’oracle déchire le ciel. Les vagues déferlent avec une force incroyable. Il faut replier de toute urgence les voiles et attacher tout ce qui pourrait être emporté par les flots. Thomas se charge en particulier d’un canon dont la corde s’est rompue. Incapable de le faire seul, il demande son aide à Smith. La tempête redouble. L’eau s’engouffre violemment dans le navire. Thomas est emporté par une lame puissante... Il est projeté par-dessus bord...

Alors que Ben donne l’ordre de garder le cap, persuadé que le garçon est perdu, John Smith s’empare d’un bout et saute à la mer pour le sauver. Thomas est déjà en train de se noyer quand le capitaine l’agrippe. Il n’est cependant pas encore secouru. Le cordage vient en effet de casser et il faut la force de trois hommes pour repêcher les deux malheureux et les ramener à bord. Trempés jusqu’aux os, tous les deux ont eu de la chance. Si Smith se joue de la situation, Thomas a du mal à reprendre son souffle. Il fait pâle figure devant le gouverneur Ratcliffe venu pour remonter le moral de ses troupes. Retrouvant le sourire, Thomas rêve de meilleurs lendemains dans ce Nouveau Monde qui, il en est sûr, sera « un vrai paradis ». Il y trouvera une mine d’or, s’y fera construire une grande maison et combattra s’il le faut les sauvages !

Au moment d’aborder sur les plages de Virginie, Thomas n’a rien perdu de son enthousiasme. « Un pays à conquérir », s’exclame-t-il en regardant l’immensité de la forêt qui se dresse devant lui. Accompagné de John Smith, de Ben et de Lon, il fait alors partie des premiers à mettre le pied à terre. Dissimulé dans la brume, le paysage est pour lui absolument extraordinaire. Tout ceci est également très mystérieux. Mais pas le temps de s’émerveiller. Thomas et ses comparses doivent arrimer le Susan Constant et de se mettre en rang avant le débarquement du gouverneur Ratcliffe.

Le discours de John Ratcliffe est des plus galvanisants. Encouragé par son supérieur, Thomas est l’un de ceux qui met le plus de cœur à l’ouvrage. Mais alors qu’il continue de creuser, encore et encore, il doit bien vite se rendre à l’évidence. En lieu et place de l’or promis, il n’y a que de la terre et des pierres... Démoralisé, Thomas retrouve de l’ardeur au moment de combattre les Indiens. Perdant son sang-froid, il panique cependant, trébuche et tire maladroitement sur le gouverneur qu’il manque de peu ! L’humiliation est totale face à Ratcliffe qui a tôt fait de lui faire la morale. Selon lui, Thomas ne deviendra un homme, un vrai, que lorsqu’il saura se servir convenablement d’un fusil...

De moins en moins sûr d’avoir trouvé là le paradis tant espéré, Thomas peut au moins compter sur le soutien de John Smith, son mentor avec qui il construit l’enceinte du camp. Le capitaine lui apprend aussi à utiliser son fusil en lui conseillant de bien ouvrir les deux yeux avant de tirer.

Passant pour un poltron auprès de Ratcliffe, Thomas est bientôt missionné par ce dernier. Le gouverneur se méfie de Smith qui conteste ses ordres et semble avoir pactisé avec les Indiens. Thomas est donc invité à le suivre où qu’il aille afin de savoir ce qu’il en est réellement. C’est à ce moment que le jeune homme aperçoit John et Pocahontas en train de s’embrasser à l’ombre de Grand-Mère Feuillage. Il l’ignore alors, mais Kocoum, le plus brave guerrier de la tribu des Powhatans, est également à l’affut. Incapable de retenir sa rage en voyant sa promise en compagnie d’un Anglais, le vaillant Indien se lance à l’assaut. Thomas n’a que peu de temps pour réfléchir. Armant son fusil, il vise, ouvre les deux yeux, comme le lui a conseillé plus tôt John Smith, et tire. Kocoum est tué sur le coup... Thomas est sous le choc. Il est renvoyé sans ménagement au camp par Smith, bientôt capturé par les Indiens.

De retour au fortin, Thomas est terrifié. John Smith est retenu captif par les Indiens. Thomas appelle à l’aide. John Ratcliffe jubile et saute sur l’occasion pour déclarer cette guerre qu’il attend depuis toujours. Malgré lui, Thomas vient de précipiter les événements. La situation devient hors de contrôle. La haine et la violence s’emparent des deux camps.

Son fusil à la main, Thomas rejoint ses camarades qui forment des rangs serrés derrière le gouverneur en armure. La mine grave, il est effrayé par tout ce qui se passe autour de lui. Ne souhaitant en aucune manière se battre contre les Indiens, il ressent un profond soulagement en voyant le chef Powhatan déposer les armes et renoncer à tuer Smith.

Avec courage, Thomas s’oppose alors à John Ratcliffe qui souhaite de son côté profiter de la situation pour faire feu. La force de conviction du garçon est grande. Ses camarades décident d’aller dans son sens. Désormais seul, Ratcliffe refuse de céder et tire. Il blesse malgré lui Smith qui s’est interposé pour protéger Powhatan. Furieux, Thomas prend le commandement et ordonne qu’on mette Ratcliffe aux fers immédiatement.

Désormais à la tête de l’expédition avec certains de ses compagnons, Thomas participe à la remise à l’eau du Susan Constant. Les colons qui le souhaitent peuvent dès à présent rentrer chez eux, en Angleterre. Il faut faire vite et évacuer par la même occasion John Smith, gravement blessé. Avec tristesse, il assiste à la séparation entre le capitaine et la belle Indienne. Les adieux sont déchirants. Avec Lon et une partie de l’équipage, Thomas décide de rester en Amérique...

La Conception du personnage

Contrairement à Pocahontas, au chef Powhatan, à John Smith et à John Ratcliffe, Thomas n’est pas à proprement parler un personnage réel ayant participé à la colonisation de l’Amérique par les Anglais en l’année 1607. Cependant, son prénom semble s’inspirer de protagonistes bien réels, en particulier Sir Thomas Gates et Thomas Savage.

Né en 1582 (ou 1585), Thomas Gates quitte Londres en 1609 à bord du Sea Venture, le plus important des sept navires envoyés vers le Nouveau Monde par la Virginia Company afin d’assurer le ravitaillement de la colonie de Jamestown fondée deux ans plus tôt. Gates survit alors à l’échouage du bateau, envoyé sur des rochers au large des Bermudes par le capitaine George Somers afin de réchapper à une terrible tempête. Les marins établissent un camp provisoire et construisent deux embarcations, le Delivrance et le Patience, à bord desquels ils reprennent leur voyage dix mois plus tard. Parvenant à rallier Jamestown en 1610, Thomas Gates prend le poste de gouverneur en remplacement de George Percy. Mais ce qu’il découvre le laisse sans voix. Sur les cinq-cents colons installés là à l’origine, seuls soixante sont toujours en vie. Gates fait néanmoins le choix de rester avec ses hommes pour rebâtir la colonie. Trois ans plus tard, en 1613, il croise le destin de Pocahontas qu’il décide d’envoyer à Henricus après son enlèvement par Samuel Argall. C’est là qu’elle rencontre John Rolfe et se convertit au christianisme. Continuant de renforcer les défenses autour de Jamestown, Thomas Gates combat férocement les Powhatans qu’il parvient à battre finalement. Sa victoire lui vaut tous les honneurs au moment de son retour en Angleterre. Il meurt aux Pays-Bas le 7 septembre 1622. Gate’s Bay, dans les Bermudes, et le Gate’s Fort portent son nom.

Sir Thomas Gates,
1582-1622
Thomas Savage négociant avec les Indiens
Gravure par Theodor de Bry, XVIIe siècle

Le personnage de Thomas est également peut-être inspiré de Thomas Savage. Né en 1595, il arrive à Jamestown le 2 janvier 1608 à bord du John and Francis. Âgé de treize ans, il travaille comme laboureur avant d’être offert au chef Powhatan par le capitaine Christopher Newport. En retour, l’Indien envoie son serviteur, Namontack, auprès des colons. Thomas Savage reste alors trois ans auprès des Indiens dont il apprend la langue, les us et les coutumes. Alors que la guerre débute entre les Anglais et les Powhatans, il parvient à s’échapper en 1610 et rentre à Jamestown. Là, il débute une carrière d’interprète et aide à renforcer le dialogue entre les deux peuples. Il meurt en 1633.

Dans Pocahontas, une Légende Indienne, rien ne laisse penser que Thomas est l’un ou l’autre de ces deux personnages historiques. Son âge ne correspond en rien à celui de Gates et de Savage lorsqu’ils arrivent dans la colonie de Jamestown. Les dates de leur débarquement ne correspondent pas plus à celle du film, situé en 1607. Thomas est en réalité un Londonien lambda rêvant de vivre l’aventure et de faire fortune dans le Nouveau Monde. Âgé de dix-neuf ans et élevé dans une famille aimante, il se lie d’amitié avec John Smith dès leur rencontre. Ben et Lon sont également pour lui deux soutiens de taille sur lesquels il peut compter. L’âge et l’expérience de ces trois marins ont dès lors tôt fait d’impressionner le garçon qui quitte son Angleterre natale pour la première fois.

D’une loyauté à toute épreuve et fort d’un bel optimisme en l’avenir, Thomas voit son caractère considérablement changer au fur et à mesure que le film avance. Assez naïf et volontaire au début de l’histoire, il n’a qu’une seule ambition, servir aveuglément les membres de la Virginia Company commandé par le gouverneur Ratcliffe. N’ayant jamais rien vécu de palpitant dans sa vie et sans aucune expérience véritable du vrai monde, il accepte alors le risque que représente la traversée. Il ne rechigne d'ailleurs pas devant le dur labeur qui l’attend une fois arrivé en Amérique. Participant à l’édification de l’enceinte du fort et creusant volontiers pour trouver l’or promis, il sait faire les efforts nécessaires pour montrer sa valeur.

Lorsque survient le premier combat contre les Indiens, Thomas fait preuve de la même bonne volonté. S’emparant d’un fusil, il veut bien faire et montrer de quoi il est capable lui aussi. Maladroit, il butte cependant contre une racine et presse sans le faire exprès la gâchette. Il manque de peu de tuer le gouverneur qui, dès lors, affiche vis-à-vis de lui un mépris énorme. Pour Ratcliffe, Thomas n’est qu’un gamin incapable de se conduire en homme. Le garçon en est profondément affecté. Désireux de faire ses preuves et d’aller à l’encontre de l’opinion que Ratcliffe a de lui, il accepte bientôt d’espionner John Smith, son ami. C’est une sorte de trahison qu'il accepte néanmoins. Sa vie bascule alors après la mort de Kocoum. Jusqu’ici doux et candide, Thomas endosse désormais malgré lui le costume du meurtrier. Terrifié, il s’engage dans la guerre que Ratcliffe convoitait depuis toujours.

Les événements se succédant, Thomas gagne de plus en plus en maturité. Son innocence est définitivement perdue lorsqu’il assiste à l’affrontement entre les colons et les Indiens. Il comprend alors que la cause défendue par les Anglais n’est peut-être pas la bonne. Les Indiens ne sont finalement pas les sauvages que Ratcliffe a dépeints depuis le début. Pire, c’est bien le gouverneur qui représente une menace pour tout le monde. Thomas se rebelle donc contre son chef à qui il vouait pourtant jusque-là une obéissance aveugle. Prenant le commandement de la troupe, il le fait arrêter. À la fin du film, c’est un adulte confirmé, à mille lieues du garçon timide et crédule du début, qui décide de rester dans le Nouveau Monde pour établir la colonie de Jamestown.


Recherches graphiques de Ken Stuart Duncan

La personnalité de Thomas ainsi que son apparence ont considérablement changé au fur et à mesure de la production de Pocahontas, une Légende Indienne. Dans les premières versions du script, le personnage est en effet incarné par un petit garçon de douze ans espiègle et curieux de la vie. D’autres versions de l’histoire le présentent comme un adolescent de quinze ans. Les premières recherches graphiques montrent alors un gosse très jeune... Trop jeune compte tenu des enjeux. L’apparence de Thomas est de plus trop cartoonesque pour coller au style du film. Son âge est encore changé, passant de quinze à dix-sept ans, puis de dix-sept ans à dix-neuf ans. Son apparence devient celle d’un jeune adulte mince au visage lumineux et candide.


Recherches graphiques par Ken Duncan

Pouvant passer pour un rôle somme toute anecdotique, Thomas fait partie de ces personnages qui permettent aux autres protagonistes de prendre toute leur ampleur. Grâce à lui, les spectateurs découvrent ainsi l’héroïsme fou de John Smith qui accepte de risquer sa vie pour sauver son compagnon tomber dans l’océan. Grâce à lui, le public se voit confirmer le caractère manipulateur et cruel de Ratcliffe qui sait jouer sur les complexes du garçon pour l’inciter à agir comme il l’entend. Par ses actes, chacun se rend compte de la sensibilité de Pocahontas qui, jusqu’alors forte et digne, s’effondre de chagrin après la mort brutale de Kocoum. Par ses décisions, Ben et Lon apparaissent comme deux hommes courageux et justes capables de faire autre chose que d’obéir aveuglément aux ordres stupides de Ratcliffe. Ses actions sont par ailleurs essentielles dans l’intrigue puisque ce sont elles qui, malgré lui, accélèrent la confrontation entre les colons et les Indiens.


Feuilles de modèles

L’animation de Thomas est supervisée par Ken Stuart Duncan.
Né en 1964 à Ottawa, au Canada, Ken Duncan se découvre très tôt une passion pour le dessin et l’animation. Fan absolu du Ren et Stimpy Show créé par John Kricfalusi, il travaille comme animateur sur la série animée Charlotte aux Fraises et les films Astérix et la Surprise de César, Astérix Chez les Bretons et Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles. Promu directeur de l’animation sur The Funtastic World of Hanna-Barbera, il entre chez Disney à la fin des années 1980. Au générique de Bernard et Bianca au Pays des Kangourous, il travaille sur les personnages de Belle dans La Belle et la Bête et Jafar dans Aladdin. Promu au poste de superviseur, il donne vie à Thomas dans Pocahontas, une Légende Indienne puis à Mégara dans Hercule. Il anime ensuite Jane Porter dans Tarzan ainsi que le Capitaine Amélia et Scroop dans La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers. Il passe ensuite chez la concurrence et collabore aux productions de films comme Gang de Requin, The Wild, Numéro 9 et Opération Casse-Noisette. À la tête de son propre studio, il supervise les séquences animées du (Le) Retour de Mary Poppins.


Ken Duncan

Ken Duncan est épaulé par Chris Wahl. Il débute sa carrière dès le début des années 1980 comme animateur sur le jeu vidéo Dragon’s Lair. Associé à la création de la série animée Les Maîtres de l’Univers, il est engagé chez Disney et fait ses gammes sur Footmania pour Dingo. Chris Wahl œuvre ensuite sur Oliver & Compagnie, La Petite Sirène et Bernard et Bianca au Pays des Kangourous. Il devient superviseur de l’animation et crée Le Fou dans La Belle et la Bête avant d’animer les gardes dans Aladdin, Mufasa dans Le Roi Lion, Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame, Flynt et Mungo dans Tarzan, Rourke dans Atlantide, l’Empire Perdu. Après être passé chez Warner Bros. Animation pour qui il planche sur Excalibur, l’Épée Magique et Le Géant de Fer, il entre chez Dreamworks SKG et participe à la production de La Route d’Eldorado, Spirit, l’Étalon des Plaines, Sinbad : La Légende des Sept Mers, Shrek 2, Gang de Requins, Madagascar, Dragons, Le Chat Potté... De retour chez Disney, il travaille sur Volt, Star Malgré Lui, Les Mondes de Ralph et Zootopie.

Les Voix de Thomas

En version originale, Thomas est interprété par Christian Bale. Né le 30 janvier 1974 à Haverfordwest, au Pays de Galles, l’acteur débute sa carrière dès 1982 dans diverses publicités. Jouant également au théâtre, il est repéré par Steven Spielberg qui lui offre le rôle principal de L’Empire du Soleil en 1987. Il enchaîne avec Newsies - The News Boys de Kenny Ortega, Swing Kids de Thomas Carter et Les Quatre Filles du Docteur March de Gillian Armstrong. Après sa participation au doublage de Pocahontas, une Légende Indienne, sa filmographie continue de se remplir avec Velvet Goldmine, American Psycho et Le Règne du Feu. Interprète de John Rolfe dans Le Nouveau Monde, une autre adaptation de l’histoire de Pocahontas réalisée par Terrence Malick, Christian Bale triomphe avec le rôle de Batman dans la trilogie The Dark Knight de Christopher Nolan qui le dirige également dans Le Prestige. Bale apparaît ensuite dans des films comme Fighter, qui lui vaut de remporter l’Oscar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle, Exodus : Gods and Kings, The Big Short : Le Casse du Siècle, Vice pour lequel il remporte un Golden Globe, Le Mans 66 et Thor : Love and Thunder.

Christian Bale
Bruno Choël

En France, le rôle de Thomas est tenu par Bruno Choël. Né en 1954, le comédien est l’une des voix les plus connues dans l’univers du doublage. Bruno Choël est en effet la voix française régulière d’Ewan McGregor, Johnny Depp, Mark Wahlberg et Matthew McConaughey. Pour Disney, il vocalise notamment Éric dans La Petite Sirène, Aladar dans Dinosaure et Kenaï dans Frère des Ours.

Absent de la suite des aventures de Pocahontas, Thomas est un beau personnage qui, s’il peut apparaître comme mineur, permet aux autres protagonistes de prendre toute leur ampleur et surtout à l’intrigue de monter en puissance, provoquant malgré lui l’affrontement final entre les Anglais et les Indiens.

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