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L'Âge d'Or des Jeux Vidéo
Disney, Star Wars et Marvel dans les Années 90

L'article

rédigé par Matthieu Baudry
Publié le 26 septembre 2019

Popularisé dans les années 70 et 80, notamment grâce aux salles d'arcade et avec l'arrivée des premières consoles dans les foyers, le jeu vidéo se décline aujourd'hui sur une quantité incroyable de supports : borne d'arcade, console de salon ou portable, appareil de réalité virtuelle, smartphone, tablette et télévision. Le joueur contemporain possède désormais des dizaines de portes d'entrées dans les mondes virtuels dont il est le véritable héros. Révolution numérique dont l'ampleur ne cesse de croître depuis maintenant plus de quarante ans, le jeu vidéo a aujourd'hui gagné ses titres de noblesse, au point qu'il est souvent considéré comme le dixième art majeur, après la télévision et la bande dessinée. Paradoxalement, et alors que les graphismes se font de plus en plus réalistes, il s'observe aujourd'hui un véritable retour vers le jeu « rétro » en même temps qu'un amour pour les cultures geek et populaire, dans lesquelles les premiers jeux vidéo sont encensés. Ainsi, des opus comme Pac-Man, Space Invaders ou Street Fighter, mais aussi les personnages mascottes Mario, Donkey Kong et Sonic sont, aujourd'hui encore, plébiscités, au point qu'ils ont chacun donné naissance à leur franchise propre et demeurent très présents sur le marché vidéoludique. Leurs anciens jeux sont d'ailleurs toujours fréquemment réédités, parfois remis graphiquement au goût du jour, mais certainement pas oubliés.

Atari 2600
(1977)
Nintendo Entertainment System (NES)
(1983)
Sega Master System
(1985)
La Guerre des Consoles

Si la liste des machines sorties dans les années 80 et au début des années 90 témoigne de l'essor proprement fulgurant du jeu vidéo, elle révèle paradoxalement une certaine fragilité dans l'industrie vidéoludique naissante. Une quantité impressionnante de consoles différentes s'est, en effet, retrouvée vendue sur le marché, noyant par là même les joueurs sous une avalanche de machines de qualité très inégale, allant jusqu'à provoquer le krach du jeu vidéo de 1983, ce dernier frappant durement l'industrie encore nouvelle. Si des machines comme l'Atari 2600 ou le PC Engine marquent encore aujourd'hui les esprits des joueurs nostalgiques, rares sont ceux qui se souviennent de la RCA Studio II, de la Commodore 64 ou encore de l'Amstrad GX4000. Il faut dire qu'avec le retrait progressif du précurseur Atari, dont l'une des toutes dernières machines, la Jaguar sortie en 1993, sera un échec cuisant, deux géants se taillent à travers les années la part du lion sur le marché des consoles : Nintendo et Sega.
Ces derniers iront alors jusqu'à se livrer une véritable guerre dans leurs publicités respectives, restée ancrée dans les esprits des joueurs comme la fameuse « guerre des consoles », usant des jeux de mots en anglais « Sega does what Nintendon't » (« Sega fait ce que Nintendo ne fait pas »), jusqu'au cultissime slogan français « Mega, c'est plus fort que Super », la Mega Drive taclant ici violemment la Super Nintendo !

Publicité pour la Mega Drive
(c. 1991)
Publicité pour la Nintendo 64
(c. 1995)
Publicité pour le Game Boy
(c. 1992)

Depuis la sortie de la NES de Nintendo en 1983, ce sont en effet plus de 62 millions de consoles qui se sont écoulées dans le monde, contre "seulement" 13 millions pour sa principale concurrente de chez Sega, et sortie elle en 1985, la Master System. Pourtant, à l'aube de la quatrième génération de consoles, qui marquera durablement la fin des années 80 et les années 90, Sega effectue une remontée fulgurante grâce à sa cultissime Mega Drive, sortie en 1990 en europe, puisque la machine se vend à 33,75 millions d'exemplaires ! Nintendo, grâce à sa toute aussi excellente SNES proposée en 1992 en Europe, domine toujours le marché, malgré la concurrence féroce de Sega : ce sont alors plus de 49 millions de machines qui seront vendues.
Terrain d'exploration technologique et ludique, le jeu vidéo est également l'occasion pour les constructeurs de rivaliser d'ingéniosité, en livrant au public les premières consoles portables d'envergure, que seront le Game Boy de Nintendo en 1990 et la Game Gear de Sega l'année suivante. Toutefois, et malgré les chiffres de ventes impressionnants des deux géants bien implantés que rien ne semble pouvoir arrêter, le constructeur Sony décide de se lancer lui aussi sur la scène vidéoludique. Le 3 décembre 1994, la PlayStation sort au Japon en fanfare, et elle écrase littéralement toutes ses concurrentes, s'écoulant au fil des années à plus de 102 millions d'exemplaires ! La machine est aujourd'hui encore la seconde console de salon la plus vendue de tout les temps, distancée seulement par la PlayStation 2, sortie en 2000, vendue, elle, à plus de 155 millions d'exemplaires.
Pour toutes ces raisons, Nintendo et Sega tenteront de se surpasser dans les années 90, tant sur les terrains technologiques que ludiques, pour s'approprier une part de ce marché qui se révèle de plus en plus juteux année après année, au moyen de machines toujours plus performantes, comme la Nintendo 64 (1996) de Nintendo, ou encore la Sega Saturn (1994) et la Dreamcast (1998) de Sega.

Super Nintendo
(1990)
Sega Mega Drive
(1988)
PlayStation
(1994)

Dans ces conditions, il est évident que Disney Software, qui deviendra Disney Interactive en 1994, Marvel, mais aussi LucasArts, la compagnie de développement et de production de jeux vidéo fondée par George Lucas en 1982, n'ont eu que l'embarras du choix pour proposer au fil des années 1990 une multitude de jeux vidéo destinés à tous les publics, sur une multitude de machines. Non content d'adapter leurs plus grands films, comics et histoires en jeu, tous ont investi le domaine vidéoludique de manière parfois surprenante, à l'image de Disney Interactive, qui édite en 1992 sur ordinateurs personnels Stunt Island, un simulateur de vol et de tournage de scènes d'action. L'année suivante sera celle de la sortie de Disney's Coaster, un ancêtre de la série RollerCoaster Tycoon, dans lequel le joueur construit et teste ses propres montagnes russes. LucasArts, de son côté investira absolument tous les genres de jeux vidéo dans les années 90, mais le plus surprenant reste certainement la multiplication de titres éducatifs sur ordinateurs, comme le jeu de 1999 Star Wars : Yoda's Challenge Activity Center, dans lequel les gamers en herbe auront le devoir de sauver la galaxie grâce aux pouvoirs des mathématiques et de la lecture ! Enfin, Il ne faut pas négliger la multiplication proprement hallucinante des jouets électroniques dans les cours de récréation des années 90, descendants directs des mythiques Game & Watch de Nintendo, et qui avaient commencé à se développer dès les années 80. Cousins lointains du jeu vidéo sur console, les jouets électroniques étaient vendus individuellement, et se composaient d'un ou deux écrans à cristaux liquides et de quelques boutons de commandes. Les jeux étaient évidemment très simples, puisque c'était en réalité différentes parties des écrans pré-imprimés qui s'allumaient ou s'obscurcissaient pour donner l'illusion d'un mouvement du personnage, le tout sur un décor fixe. Tous les héros et films mythiques des années 90 auront droit à leur déclinaison en jouet électronique, dont certains, très rares et prisés par les collectionneurs, se revendent d'ailleurs à prix d'or sur le marché de l'occasion.
Rythmées par la guerre des consoles, l'arrivée de Sony sur le marché vidéoludique et un développement créatif et technologique toujours plus avancé, les années 90 sont, à bien des égards, le premier véritable âge d'or du jeu vidéo. Cela, et plus que quiconque peut-être, Disney Interactive l'a parfaitement compris, en proposant une quantité proprement hallucinante de titres durant la décennie, tous meilleurs les uns que les autres.

Disney's Coaster
(PC - 1993)
Yoda's Challenge Activity Center
(PC - 1999)
La Petite Sirène
(Jouet électronique - 1991)
Du Cinéma à la Manette
Les Films Disney Adaptés en Jeux Vidéo

Alors que la guerre entre Sega et Nintendo fait rage dans les années 90, les éditeurs de jeux vidéo, et Disney Interactive en tête, proposent leurs titres majeurs à la fois sur les machines de Mario et celles de Sonic, en plus de réserver, ça et là, quelques exclusivités très sympathiques à l'une ou l'autre des consoles. Si l'immense majorité des jeux édités et produits par Disney Interactive dans les années 90 seront donc des adaptations des films d'animation de Walt Disney Animation Studios et Pixar Animation Studios récemment sortis au cinéma, la firme s'est également illustrée avec la sortie de quelques jeux réservés majoritairement aux jeunes adultes. Entre 1990 et 1991, ce sont ainsi quatre jeux adaptés de Dick Tracy, le film culte de Warren Betty et produit par Touchstone Pictures, qui sont proposés sur les consoles de l'époque, au gameplay souvent approximatif et peu intéressant. Ainsi, les deux premiers, sortis respectivement sur NES et Game Boy (Bandai) et sur Mega Drive et Master System (Sega), se proposent d'incarner Dick Tracy dans des éléments inspirés à la fois du film et des comics tandis que les deux suivants sont, eux, édités par Disney Software sur les ordinateurs personnels de l'époque. Dick Tracy : The Crime Solving Adventure, sorti en 1991, est certainement le plus atypique des quatre, puisqu'il permet au joueur de résoudre différentes affaires, à l'aide d'indices et d'interrogatoires.
L'année 1991 sera également celle de la sortie de deux exclusivités Nintendo livrées par Disney Interactive, toutes deux adaptées du film de Joe Johnston, Les Aventures de Rocketeer. Le premier, sur NES, sera finalement un jeu en vue de côté assez classique et sans grande envergure. Le second, lui, propose un gameplay nettement plus complet, où phase de vol, de tir et d'exploration sont présentes et plutôt réussies.

Dick Tracy
(Mega Drive - 1991)
Dick Tracy : The Crime Solving Adventure
(Amiga - 1991)
The Rocketeer
(Super Nintendo - 1991)

Depuis 1991 et avec une régularité presque sans faille, Disney Interactive publie chaque année un ou plusieurs titres, servant aussi bien à la promotion des nouveaux films du Studio au château enchanté qu'à la prolongation de l'expérience vécue par le spectateur sur grand écran. Le premier de ces jeux, une exclusivité des consoles Sega développée par Infogrames, est ainsi une complète catastrophe. Fantasia, le jeu adapté du film d'animation éponyme de 1940, met en scène Mickey à travers une série de tableaux dans lesquels sont dissimulés des notes de musique que le joueur devra collecter pour compléter une symphonie. En plus d'un gameplay poussif et d'une musique électronique irritante, la difficulté du titre en surprendra plus d'un : une seule note oubliée, et le joueur sera immanquablement renvoyé en arrière ! Un jeu épouvantablement mauvais, sauvé seulement par des graphismes et des animations magnifiques. L'année suivante, en 1992, c'est La Petite Sirène qui aura droit à ses adaptations, la première sur la NES de Nintendo, la seconde, sur toutes les consoles de Sega. Sympathiques sans se montrer inoubliables, il faut noter dans les deux jeux une certaine difficulté de maniabilité de la sirène sous l'eau, qui rend les titres parfois difficiles en plus d'être un peu monotones graphiquement. En 1993, un opus connaîtra enfin une sortie à la fois chez Sega et chez Nintendo, adapté du (Le) Livre de la Jungle et développé par Virgin Interactive. Et quel bon jeu ! Très beau et coloré, accompagné d'excellentes musiques et bien pensé, il déploie définitivement tout son potentiel sur Mega Drive, la version de Super Nintendo étant un peu moins aboutie graphiquement et plus répétitive, sans démériter toutefois.

Fantasia
(Mega Drive - 1991)
Ariel the Little Mermaid
(Mega Drive - 1992)
The Jungle Book
(Mega Drive - 1993)

Toujours en 1993, puis en 1994, c'est La Belle et la Bête qui sera à l'honneur sur les consoles, avec pas moins de quatre titres, de qualité plutôt moyenne et ciblant différents publics. Sur Mega Drive sortent conjointement Beauty and the Beast : Belle's Quest et Beauty and the Beast : Roar of the Beast (Software Creations). Le premier se destine ainsi majoritairement à un public féminin en racontant l'histoire du film à travers les yeux de Belle, quand le second, lui, propose au joueur masculin d'incarner La Bête. Similaire au niveau du gameplay, les deux titres sont globalement sombres, avec des phases de labyrinthes et de side-scrolling (pour le jeu de Belle) et de plateformes (le jeu de La Bête) plutôt frustrants et punitifs. Les musiques et les graphismes sont, eux, tout à fait fidèles au long-métrage. L'année suivante, en 1994, Probe Software édite deux jeux éponymes sur NES et Super Nintendo, des jeux d'aventure et de plateformes dans lesquels le joueur incarne La Bête, qui tente de se faire aimer de Belle. De nouveau, ce sont les graphismes, les animations et les musiques qui sauvent ces titres d'un gameplay hasardeux par moments.

Beauty and the Beast : Belle's Quest
(Mega Drive - 1993)
Beauty and the Beast : Roar of the Beast
(Mega Drive - 1993)
Beauty and the Beast
(Super Nintendo - 1994)

La fin d'année 1992 ayant été marquée par la sortie d'Aladdin au cinéma, le long-métrage n'aura pas non plus échappé à son lot d'adaptations, et cette fois, toutes sont de très bonne qualité, en plus d'être proprement emblématiques de la fameuse guerre Nintendo/Sega. Aladdin sur Super Nintendo, développé par Capcom et sorti en 1993, propose ainsi au joueur de vivre une aventure palpitante, emmené par des musiques merveilleuses et une animation magnifique. Le joueur y incarne Aladdin dans sa quête de la lampe merveilleuse jusqu'au combat final contre le diabolique Jafar. Pour se défaire de ses ennemis, le personnage utilise des pommes, ou peut sauter sur la tête de ses assaillants. Une complète réussite, qui sera d'ailleurs le jeu Capcom le plus vendu sur la machine, juste après Street Fighter II.
Aladdin sur Mega Drive, édité quant à lui par Virgin Interactive la même année, propose un jeu similaire dans son déroulé, mais en y ajoutant un élément de gameplay très apprécié des fans : la possibilité de combattre ses ennemis au sabre ! Disposant globalement d'une animation plus poussée, et de plus de détails graphiques, le jeu sera le troisième titre le plus vendu de la machine ! Une véritable bataille s'engage aujourd'hui encore chez les fans de rétro gaming, pour savoir lequel des deux titres est le plus abouti ! Pour ne rien gâcher, la version Mega Drive fut portée sur NES et Game Boy, notamment, pour les inconditionnels des consoles de Mario.
Un troisième jeu, plus anecdotique, sortira en 1994 chez Sega, sur Master System et Game Gear, et développé par SIMS. Très court et bien trop facile, le titre peut tout de même se targuer d'être l'un des plus beaux sur consoles 8-bits, toutes machines confondues, et il convient certainement de ne pas le négliger.

Aladdin
(Super Nintendo - 1993)
Aladdin
(Mega Drive - 1993)
Aladdin
(Master System - 1994)

En 1994, un film allait à jamais changer le visage du cinéma, en devenant le long-métrage d'animation le plus lucratif de tous les temps, une position qu'il occupera pendant près de dix ans : Le Roi Lion. Dans ces conditions, il était évidemment impensable que les consoles de l'époque ne proposent pas une adaptation somptueuse de ce véritable chef-d'oeuvre.
C'est à Virgin Interactive qu'est ainsi confiée la tâche de développer The Lion King, un titre qui sortira sur toutes les machines de la période : Super Nintendo, Mega Drive, NES, Game Boy, Game Gear, Master System, Amiga et PC ! Évidemment, et puisque le jeu est sorti sur des consoles 8 et 16-bits, sur des ordinateurs et des machines portables, ces versions diffèrent souvent ; pour autant, toutes sont de véritables prouesses technologiques, et notamment les versions portables. Le joueur y incarne ainsi Simba le lionceau qui, guidé par ses compères Timon et Pumbaa, deviendra un adulte capable de sauver la Terre des Lions des griffes de son infâme oncle Scar. Là encore, entre les aficionados de Sega et ceux de Nintendo, le débat fait rage pour savoir quelle version est la meilleure.
L'année suivante, un jeu plus confidentiel sortira à la fois sur Super Nintendo et sur PC, Timon & Pumbaa's Jungle Games, une série de mini-jeux oubliables. Enfin, il faut noter un titre, The Lion King 2 : Simba's Pride Active Play, qui propose aux plus jeunes une série de mini-jeux sous forme d'histoire interactive reprenant le scénario du (Le) Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu ; il s'agit dès lors du premier jeu vidéo adapté d'une suite d'un film d'animation.

The Lion King
(Super Nintendo - 1994)
Timon & Pumbaa's Jungle Games
(Super Nintendo - 1995)
The Lion King 2 : Simba's Pride Active Play
(PC - 1998)

En 1996, Funcom produira pour sa part l'adaptation de l'autre grand film d'animation de l'époque : Pocahontas, Une Légende Indienne. Sorti sur Mega Drive et Game Boy, le titre déçoit nécessairement, lui qui a le malheur de passer après les mastodontes Aladdin et Le Roi Lion. Pocahontas, le jeu, est très certainement beau, doté d'animations de qualité et d'une ambiance tout à fait particulière, qui emprunte beaucoup à son film de référence avec, en bonus, la possibilité d'incarner tour à tour l'héroïne et le malicieux raton laveur Meiko. Toutefois, une certaine répétitivité, une durée très courte et un manque de challenge rendront Pocahontas oubliable une fois la console éteinte.
La même année, un jeu inspiré du (Le) Bossu de Notre-Dame sera également proposé, sur PC et Game Boy. The Hunchback of Notre-Dame : Topsy Turvy Games est en réalité une compilation de mini-jeux, qui tournent autour de la thématique de la Fête des Fous. Passable, sans plus, et certainement pas à la hauteur du chef-d'oeuvre dont il s'inspire.
Fort heureusement, l'année 1996 ne sera pas complètement exempte d'excellents jeux Disney puisque un petit bijou, inspiré du long-métrage Pinocchio, verra le jour à la fin de l'année, sur Super Nintendo, Mega Drive et Game Boy. Si, encore une fois, le challenge n'est pas au rendez-vous, le gamer se régalera en revanche des animations et des musiques du jeu Pinocchio, qui peut se targuer d'être l'un des plus beaux titres disponibles sur la machine de Nintendo.

Pocahontas
(Mega Drive - 1996)
Pinocchio
(Super Nintendo - 1996)
Topsy Turvy Games
(PC - 1996)

L'arrivée de la PlayStation sur le marché vidéoludique qui bouleverse définitivement l'hégémonie de Sega et Nintendo, impose également une technologie encore vacillante : les jeux développés en 3D. Il est vrai que quelques titres s'étaient déjà appropriés cette technique novatrice, à l'image de l'emblématique Donkey Kong Country ; néanmoins, c'est véritablement la puissance de la PlayStation qui permettra à Sony de proposer au public des merveilles technologiques à l'époque inégalées. Pour l'occasion, en 1997, Hercule sera le premier jeu Disney à incorporer la technologie 3D sur la nouvelle console de Sony. Et si graphiquement le titre, qui s'inspire du film d'animation éponyme, est splendide, avec un univers et des musiques parfaitement reconnaissables, Hercule va souffrir du même problème que quantités de jeux de cette nouvelle génération (la cinquième déjà) : une lourdeur de gameplay, une caméra capricieuse et quelques bogues çà et là qui s'avéreront parfois frustrants.
Pour accompagner la sortie du film de Walt Disney Pictures, Les 101 Dalmatiens, avec la merveilleuse Glen Close au casting, Disney Interactive s'associe à DreamForge Intertainment pour produire 101 Dalmatians : Escape from DeVil Manor sur PC, un jeu qui reprend quelques éléments du film live, mais qui emprunte son aspect graphique au film d'animation éponyme de 1961. Réalisé sous la forme d'un jeu d'énigmes et de Point-and-Click, le titre est dans les standards de l'époque, sympathique et très beau. Enfin, en 1998 sort au cinéma le magnifique Mulan, avec, dans la foulée, un jeu qui lui est consacré sur Game Boy, édité par THQ. Sorti sur une console vieille de dix ans et technologiquement dépassée, le titre n'est alors qu'une vulgaire promotion du film, sans aucune ambition. À fuir absolument.

Hercule
(PlayStation - 1997)
101 Dalmatians : Escape From
DeVil Manor (PC - 1997)
Mulan
(Game Boy - 1998)

Les années 2000 approchent à grands pas et la cinquième génération de consoles est bien implantée avec, en tête, la PlayStation de Sony, la Nintendo 64 et la Sega Saturn. Les technologies se faisant plus précises, de nouveaux titres sont proposés, plus beaux, plus complets, mais au gameplay parfois imprécis. Un jeu tout à fait curieux, Le Retour des Méchants, est alors développé par Buena Vista Games en 1999. Le gamer, précipité dans le monde des contes de Disney, devra alors se battre contre quatre méchants emblématiques, qui ont altéré le cours de leur propre histoire pour se défaire des héros ! Guidé par Jiminy Cricket, le joueur fera face à des phases d'énigmes et de Point-and-Click pour rétablir les fins heureuses. Plutôt joli, les animations des méchants pêchent néanmoins dans ce titre, qui s'annonçait pourtant particulièrement ambitieux.
1999 sera également l'année de Tarzan avec un jeu très sympathique qui lui sera dédié, développé par Eurocom pour PC, PlayStation, Nintendo 64 et Game Boy Color. Le joueur y incarne donc le héros Tarzan, de sa plus tendre enfance jusqu'à l'âge adulte. Surf sur les arbres, sauts de lianes en lianes, l'univers du film est ici parfaitement respecté et les animations sont, elles, de superbe qualité ; un must de la fin de la décennie. Enfin, les années 90 se clôtureront ultimement avec un jeu atypique, Arcade en Folie, développé par Digital Doorway. Surfant sur la vague de nostalgie qui entoure les salles et les jeux d'arcade, bien moins populaires déjà que dans la fin des années 80 et au début de la décennie, le titre propose au joueur quatre mini-jeux forts sympathiques, inspirés de La Petite Sirène, d'Aladdin, d'Hercule et de Mulan.

Le Retour des Méchants
(PC - 1999)
Tarzan
(PC - 1999)
Arcade en Folie
(PC - 1999)

Si, donc, l'immense majorité des films d'animation imaginés par Walt Disney Animation Studios ont connu une adaptation vidéoludique dans les années 90, les films produits par Pixar Animation Studios ne sont évidemment pas en reste ! Trois jeux seront ainsi proposés durant la décennie, dont le premier, Toy Story, inspiré du tout premier long-métrage de Pixar, est assurément le meilleur. Sorti en 1995 sur Super Nintendo, Mega Drive et Game Boy et développé par Traveller's Tales, Toy Story emmène le joueur dans une épopée fabuleuse, reprenant fidèlement les animations, les musiques et l'ambiance de son film de référence, un must play absolu !
En 1998, c'est au tour de 1001 Pattes (a bug's life) de se voir adapté sur PlayStation, Nintendo 64, Game Boy Color et PC, toujours par Traveller's Tales. Suivant méticuleusement le film dont il est tiré, le jeu souffre, tout comme Hercule, de quelques bogues de collision et de certaines errances de la caméra qui s'avèrent pénibles. La qualité graphique du titre est cependant à noter, comme toujours pour les jeux Disney sortis sur les consoles de cinquième génération.
Enfin, Traveller's Tales livre en 1999 Toy Story 2 : Buzz L'Éclair à la Rescousse, sur PlayStation, Nintendo 64, Sega Dreamcast, PC et Game Boy Color. Inspiré de Toy Story 2 dont il reprend là encore méticuleusement la trame scénaristique, l'ambiance du jeu est au rendez-vous, de même que la jouabilité, grandement améliorée depuis 1001 Pattes (a bug's life). Malheureusement, et c'est là l'un des défauts récurrents des jeux de la fin des années 90, tout semble aller beaucoup trop vite, les niveaux étant réduits au minimum syndical, en dépit des capacités techniques des consoles de cinquième génération. La profusion de bruitages très répétitifs pourra également irriter plus d'un joueur, dommage.

Toy Story
(Super Nintendo - 1995)
1001 Pattes (a bug's life)
(PlayStation - 1998)
Toy Story 2 : Buzz L'Éclair à la Rescousse
(PlayStation - 1999)
Les Héros du Goûter
Les Séries Disney s'Invitent sur Consoles

Si les années 90 sont indéniablement l'un des âges d'or du jeu vidéo, nul doute qu'elles ont également accueilli quelques unes des meilleures séries d'animation, toutes périodes confondues. Alors que des séries comme Les Gummi, La Bande à Picsou ou encore Tic & Tac – Rangers du Risque ont marqué durablement la fin des années 80 de par leur excellente qualité, Disney Television Animation et Buena Vista Television créent le 10 septembre 1990 The Disney Afternoon, un bloc de programmes composé de quatre séries animées diffusées les après-midis de semaine en syndication. Évidemment, pour soutenir la promotion de ces séries toutes plus qualitatives les unes que les autres et pour permettre aux téléspectateurs de vivre les aventures de leurs héros préférés, nombreux sont les jeux qui sortiront dans les années 90 et qui s'inspireront des programmes diffusés dans The Disney Afternoon.
Après le petit chef-d'oeuvre DuckTales, sorti en 1989 sur NES, c'est de nouveau La Bande à Picsou qui est adaptée en jeu vidéo dès 1990, avec DuckTales : The Quest for Gold, sur les différents ordinateurs personnels de l'époque. Alors qu'il a la lourde tâche de passer après le chef-d'oeuvre de Capcom sorti l'année précédente, ce nouveau titre n'est pas véritablement passionnant en plus d'être court et peu attractif : un vrai coup d'épée dans l'eau ! Fort heureusement, Capcom, la même année, s'apprête à livrer une nouvelle pépite, toujours sur la NES, avec Chip 'n Dale Rescue Rangers. Le titre, qui s'inspire de la série de Tic et Tac, est aussi palpitant que DuckTales et offre en outre la possibilité de vivre l'aventure à deux joueurs ! Vraiment, Capcom confirme avec cet opus qu'il est l'un des meilleurs développeurs de jeu vidéo des années 80 et 90 ! Une suite, intitulée Chip 'n Dale Rescue Rangers 2, sortira pour sa part en 1993 sur la NES, toujours aussi qualitative. Super Baloo, elle aussi évidemment, aura le droit à deux adaptations, moins mémorables toutefois. La première, sur NES, développée encore une fois par Capcom et sorti en 1992, est un shoot 'em up assez classique, dans lequel Baloo doit se défaire des sbires de Shere Khan à bord de son avion. La seconde, éditée par Sega la même année sur Mega Drive et Game Gear, est un jeu d'aventure plus complet, mais aussi plus sombre graphiquement.

DuckTales : The Quest for Gold
(Amiga - 1990)
Chip 'n Dale Rescue Rangers
(NES - 1990)
TaleSpin
(Mega Drive - 1992)

Capcom, décidément bien lancé, poursuit la production de ses jeux inspirés de séries animées Disney au rythme effréné d'un à deux par an. En 1992, c'est Myster Mask qui s'invite donc sur NES et Game Boy, dans un opus qui, pour la première fois avec Capcom, manque quelque peu sa cible. Très beau (mais est-ce vraiment surprenant de la part des créateurs de Megaman ?), le titre est affreusement difficile ! Il faut ajouter à cela l'absence de système de sauvegarde, rendant la progression terriblement frustrante. Myster Mask (Darkwing Duck en version originale) débarquera également sur la TurboGrafx-16, une machine oubliée, grâce à Interactive Designs, dans un jeu qui, une fois encore, est d'une difficulté affligeante, couplée à une maniabilité calamiteuse.
Après ce premier semi-échec, Capcom contre-attaque en 1993 en adaptant une nouvelle série mythique : La Bande à Dingo ! Sorti sur la Super Nintendo, Goof Troop peut se jouer seul ou à deux, pour incarner Dingo et Max, partis sauver Pat Hibulaire et P.J. des griffes de pirates sanguinaires. À la fois fun et coloré, le titre est tout particulièrement plaisant, bien qu'encore une fois, un peu court. La même année Capcom, décidément très inspiré, propose aux gamers Ducktales 2 sur NES, un jeu dans la droite lignée du premier opus, simplement addictif.

Darkwing Duck
(NES - 1992)
Goof Troop
(Super Nintendo - 1993)
DuckTales 2
(NES - 1993)

Nouvelle année, nouvelle série, nouveau jeu : Bonkers sera à l'honneur en 1994. Comme toujours, Capcom propose une nouvelle petite pépite graphique, à destination de la Super Nintendo. Si le jeu n'est, une nouvelle fois, ni très difficile ni particulièrement long, il offre tout de même au joueur la possibilité de courir très vite, à la manière d'un Sonic ou d'un Bip Bip (Road Runner). Un plus non-négligeable, d'autant que la beauté des décors n'est pas sacrifiée pour cet aspect de gameplay terriblement fun. Un autre opus inspiré de Bonkers sera proposé la même année, par Sega cette fois, sur la Mega Drive. Les phases de plateformes y sont alors complétées par des niveaux de pilotage et d'arcade, le tout n'ayant franchement pas à rougir de son concurrent sur la machine de Mario. Un troisième jeu, Bonkers : Wax Up ! sera également proposé par SIMS sur Game Gear, un jeu en revanche très oubliable.
Dernier titre inspiré d'une série diffusée dans le bloc Disney Afternoon, Gargoyles sort en 1995, développé par Disney Interactive pour la Mega Drive exclusivement. Mettant en scène les anges de la nuit de la série éponyme, et plus particulièrement Goliath, le jeu retransmet à merveille l'ambiance si particulière du programme dont il s'inspire, avec des décors à la fois sombres et inquiétants. Le gameplay est d'ailleurs ici à saluer, la majorité des jeux de l'époque mettant en scène un personnage massif ayant parfois une maniabilité poussive.
Enfin, une dernière série animée, diffusée cette-fois ci le matin sur ABC, fut adaptée en jeu vidéo à la fin de la décennie : Nightmare Ned. Sorti en 1997 sur PC et développé par Creative Capers Entertainment, Nightmare Ned est un petit opus tout à fait curieux à l'ambiance oppressante, dans lequel le joueur navigue de cauchemar en cauchemar, et où il devra résoudre des énigmes pour échapper à ses peurs les plus enfouies. Une vraie bonne surprise, qui clôture dignement la décennie.

Bonkers
(Super Nintendo - 1994)
Gargoyles
(Mega Drive - 1995)
Nightmare Ned
(PC - 1997)
Mickey et Donald
Les Héros des Consoles

Si Mickey Mouse était déjà apparu dans quantité de jeux vidéo dans les années 80, pour autant, il s'était bien souvent trouvé cantonné à des jeux éducatifs, qui permettaient aux plus jeunes d'apprendre le vocabulaire, les mathématiques ou encore les couleurs et les formes. Quelques jeux d'aventure avaient bien mis en scène la plus célèbre des souris, mais non seulement étaient-ils peu nombreux, ils étaient en outre très difficiles et peu mémorables. Les années 90 vont, à l'inverse, mettre Mickey sur le devant de la scène dans plusieurs séries de jeux vidéo devenues cultes et qui tiendront une place de choix dans la guerre Sega/Nintendo.
Dès 1989, Mickey était déjà apparu, au Japon uniquement, dans un jeu développé par Kemco pour le Game Boy. Cet opus, titré sobrement Mickey Mouse, intégrera alors la série des Crazy Castle, une ribambelle de jeux vidéo qui connaîtront un certain succès au Pays du Soleil Levant, et où le personnage déambule dans un château labyrinthique en vue de côté. Le titre sera bien exporté aux États-Unis et en Europe mais, pour des raisons de droits, le personnage de Mickey sera alors remplacé par Bugs Bunny, et le jeu renommé en The Bugs Bunny Crazy Castle.
Les choses se compliquent encore en 1991, puisque une suite est proposée au Japon, toujours sur Game Boy, Mickey Mouse II. Le titre sort également aux États-Unis, toujours avec des sprites de Bugs Bunny en lieu et place de ceux de Mickey, mais en Europe, deux conversions sont proposées dans plusieurs pays : une basée sur Hugo, un personnage bien connu des années 90, et une avec Mickey !
En 1992, Mickey Mouse III: Yume Fusen, le troisième opus, est développé pour la NES au Japon. Cette fois, l'opus ne sortira à l'international que sur le territoire américain, dans une version titrée Kid Klown in Night Mayor World et mettant en scène un petit clown. Enfin, en 1993, deux derniers jeux seront produits par Kemco au Japon pour le Game Boy : Mickey Mouse IV: Maho no Labyrinth et Mickey Mouse V: Maho no Stick. Le premier sera dès lors adapté avec les personnages de S.O.S. Fantômes aux États-Unis et ceux du chat Garfield en Europe, le second, lui, gardera (une première !) le personnage de Mickey sur tous les territoires ! Il sera ainsi le seul jeu de la série à être proposé mondialement avec la Souris aux Grandes Oreilles en vedette.

Mickey Mouse
(Game Boy - 1989)
Mickey Mouse II
(Game Boy - 1991)
Mickey Mouse III: Yume Fusen
(NES - 1992)

Si la série des Crazy Castle se révèle sympathique sans être transcendante, dès 1990, Sega va frapper un grand coup en éditant une saga de jeux proprement fabuleuse, et indéniablement l'une des meilleures du papa de Sonic. Il s'agit de la série Illusion dont Castle of Illusion Starring Mickey Mouse, le premier opus, est proposé sur Mega Drive, Master System, Game Gear et Sega Saturn. Dans ce titre, à la fois magnifique graphiquement pour l'époque et absolument épique, Mickey part au secours de Minnie Mouse, enlevée par la terrible sorcière Mizrabel. Avec son animation calibrée à la perfection, ses musiques enchanteresses et son parfait gameplay, Castle of Illusion Starring Mickey Mouse est un titre absolument somptueux, et l'un des titres emblématiques de la Mega Drive à n'en point douter !
Fort de son succès, l'opus connaîtra de nombreuses suites, se renouvelant sans cesse à mesure que les technologies se développent dans l'industrie vidéoludique. C'est en 1992 que sortiront deux titres, eux aussi très réussis : Land of Illusion Starring Mickey Mouse (Master System et Game Gear) et World of Illusion Starring Mickey Mouse and Donald Duck (Mega Drive). Le premier introduit un nouveau système de gameplay, qui permet au personnage de collecter des objets pour grimper ou réduire sa taille, le second permet, lui, à deux joueurs d'incarner simultanément Mickey et Donald Duck ! Le joueur solo, qui peut incarner au choix Mickey ou Donald, pourra, pour sa part, vivre deux aventures complètement différentes et complémentaires, chaque personnage disposant d'habiletés propres.
Enfin, dernier jeu de la série de Sega, Legend of Illusion Starring Mickey Mouse sort en 1995, sur Game Gear et sur Master System en 1998, au Brésil uniquement. Agréable et très beau pour un titre édité sur une console portable, le jeu est néanmoins moins mémorable que ses aînés qui, eux, ont véritablement révolutionné le genre de la plateforme.

Castle of Illusion Starring Mickey Mouse
(Mega Drive - 1990)
Land of Illusion Starring Mickey Mouse
(Master System - 1992)
World of Illusion Starring Mickey Mouse
and Donald Duck (Mega Drive - 1992)

Face au succès de Sega avec la série Illusion, Nintendo contre-attaque en confiant à Capcom (encore lui) le soin de développer sa propre saga de jeux mettant en vedette Mickey Mouse : la série des Magical Quest. C'est ainsi qu'en 1992, la Super Nintendo accueille The Magical Quest Starring Mickey Mouse, un jeu dans lequel Mickey part à la recherche de son meilleur ami Pluto, enlevé par le cruel roi Pat Hibulaire. Aidé dans sa quête par les différents costumes que peut porter la Souris, de celui de pompier pour éteindre les flammes en passant par celui d'alpiniste qui lui permet de grimper, le joueur vivra une aventure fantastique à travers six différents niveaux, aussi beaux que variés. Seul le niveau de difficulté peu élevé dessert en réalisé un peu le titre, qui, s'il est joué en mode difficile, apporte un peu de challenge bienvenu.
Deux ans après, en 1994, une suite du titre est proposée : The Great Circus Mystery Starring Mickey and Minnie, renommée plus tard Disney's Magical Quest 2 Starring Mickey and Minnie. Sorti sur la Super Nintendo, le titre connaîtra également un portage sur la Mega Drive, décidément bien gâtée lorsqu'il s'agit des jeux mettant en scène Mickey ! Le titre, similaire au précédent, y compris au niveau de sa difficulté peu élevée, est tout aussi beau et agréable à jouer que son aîné. Nouveauté de la série, il peut se jouer seul ou à deux, en incarnant au choix Mickey ou Minnie. De nouveaux costumes sont disponibles dans ce titre ultra-sympathique, comme le costume de nettoyage, qui permet au joueur d'aspirer différents ennemis dans un aspirateur !
Enfin, le dernier jeu de la licence, Disney's Magical Quest 3 Starring Mickey and Donald, sortira uniquement au Pays du Soleil Levant sur la Super Nintendo en 1995. Le concept ne change pas, puisque Mickey et Donald devront toujours utiliser des costumes (dont celui, particulièrement fun, du magicien, qui permet de découvrir des secrets cachés dans le jeu) pour retrouver Riri, Fifi et Loulou, enlevés par Pat Hibulaire. Les trois titres seront d'ailleurs remasterisés ensuite sur Game Boy Advance entre 2002 et 2004 : le dernier jeu de la saga sera alors (enfin) disponible en Europe.

The Magical Quest Starring Mickey Mouse
(Super Nintendo - 1992)
The Great Circus Mystery Starring Mickey
and Minnie (Super Nintendo - 1994)
The Magical Quest 3 Starring Mickey
and Donald (Super Nintendo - 1995)

Même si ces deux grandes sagas ont marqué les années 90, au point de devenir des incontournables des deux consoles concurrentes, la Super Nintendo et la Mega Drive, d'autres jeux mettant en scène Mickey, souvent plus confidentiels, sortiront également durant la décennie, avec une qualité très inégale toutefois. En 1991, Capcom, encore et toujours, propose ainsi Mickey's Dangerous Chase, une exclusivité Game Boy. Très classique, le titre est néanmoins novateur en cela qu'il est le tout premier à offrir la possibilité aux gamers d'incarner Minnie Mouse !
En 1994, Hi Tech Expressions produit Mickey's Ultimate Challenge pour toutes les consoles de l'époque : Master System, Super Nintendo, Mega Drive, Game Boy et Game Gear, rien de moins. Pourtant, et malgré son omniprésence cette année-là, Mickey's Ultimate Challenge est un jeu qui n'a franchement rien pour lui. Ni très beau, ni particulièrement agréable, il est en réalité à réserver aux plus jeunes, les puzzles le composant étant bien trop faciles. Un vrai coup manqué pour un opus qui se destinait pourtant à toucher tous les publics.
Fort heureusement, la même année, Traveller's Tales propose le chef-d'oeuvre de la décennie : Mickey Mania : The Timeless Adventures of Mickey Mouse ! Proposé sur Super Nintendo, Mega Drive, Sega CD et plus tard sur PlayStation, sous le titre Mickey's Wild Adventure, il mettra tout le monde d'accord. Le gamer y incarne alors la Célèbre Souris dans un véritable voyage dans le temps, en parcourant sept niveaux qui s'inspirent des plus beaux courts-métrages de Mickey : Willie, Le Bateau à Vapeur, The Mad Doctor, Chasseurs d'Élans, Les Revenants Solitaires, Mickey et le Haricot Magique, La Fanfare (absent de la version Super Nintendo) et Le Prince et le Pauvre. Les critiques de l'époque, particulièrement sévères, conspueront encore sa facilité, mais toutes acclameront les merveilleux décors cartoonesques et les contrôles très fluides du personnage. Quelle réussite !

Mickey's Dangerous Chase
(Game Boy - 1991)
Mickey's Ultimate Challenge
(Mega Drive - 1994)
Mickey Mania : The Timeless Adventures
of Mickey Mouse (Mega Drive - 1994)

Après cela, il faudra attendre cinq ans pour retrouver Mickey dans un jeu, qui plus est terriblement décevant : Mickey's Racing Adventure. Produit en 1999 par Rare, le papa de Donkey Kong Country, il est alors proposé sur Game Boy Color, et ne consiste qu'en un banal jeu de courses solo qui n'atteint en aucun cas le niveau d'amusement de n'importe lequel des Mario Kart.
Dernier opus mettant en scène Mickey à voir le jour dans les année 90, Magical Tetris Challenge est développé par Capcom la même année, pour Nintendo 64 et PlayStation. Le jeu n'est alors qu'un banal crossover entre la licence à succès Tetris et les personnages Disney. Sympathique, sans plus.
Il faut également ajouter à cela les innombrables jeux éducatifs mettant en scène la Célèbre Souris, plus nombreux encore que dans les années 80. Mickey est décidément le personnage idéal pour accompagner les plus jeunes dans l'apprentissage des langues, des mathématiques ou des couleurs et des formes : Mickey's Adventures in Numberland, en 1994 sur NES, est de ceux-là.

Mickey's Racing Adventure
(Game Boy Color - 1999)
Magical Tetris Challenge
(PlayStation - 1999)
Mickey's Adventures in Numberland
(NES - 1994)

Même si l'essor des jeux mettant en scène Mickey est proprement fulgurant, Donald Duck, lui aussi, figurera dans quelques pépites vidéoludiques dans les années 90. Les aventures du canard colérique débutent ainsi dès 1991 grâce à Sega, qui propose Lucky Dime Caper sur Master System et Game Gear. Reprenant grandement le gameplay et le level design de Castle of Illusion Starring Mickey Mouse, sorti l'année précédente, le titre emmène le joueur aux quatre coins du monde, des forêts américaines aux îles tropicales en passant par les grandes pyramides, jusqu'au château de la redoutable Miss Tick. Une belle aventure.
La même année, Sega propose également QuackShot Starring Donald Duck, sur Mega Drive et Sega Saturn. Inspiré fortement par Indiana Jones, le titre met alors en scène Donald, Riri, Fifi et Loulou habillés en chercheurs de trésors, partis parcourir le monde à la recherche des richesses les mieux cachées. Très beau, comme toujours lorsque Sega est aux commandes, seule la maniabilité du personnage est à déplorer, et éloigne QuackShot Starring Donald Duck d'être un jeu d'excellente qualité.
L'année suivante, Deep Duck Trouble Starring Donald Duck sera proposé par les mêmes développeurs, sur Master System et Game Gear, dans un concept et avec des graphismes semblables. Un bon cru, mais qui propose un cadre qui commence à être redondant et qui a grandement besoin de renouveau.

Lucky Dime Caper Starring Donald Duck
(Master System - 1991)
QuackShot Starring Donald Duck
(Mega Drive - 1991)
Deep Duck Trouble Starring Donald Duck
(Master System - 1993)

Un vent de fraîcheur soufflera alors sur les jeux mettant en scène le Canard, grâce à Disney Interactive qui développera pour la Mega Drive le merveilleux Donald in Maui Mallard en 1995, destiné uniquement au Brésil et à L'Europe. Le titre connaîtra d'ailleurs un tel succès sur ces deux territoires qu'il sera porté sur Super Nintendo par Eurocom Entertainment Software pour le reste du globe. L'opus met alors en scène le détective Maui Mallard, un alter-ego de Donald, qui prend le nom de Cold Shadow quand il s'habille en ninja. Le joueur peut, à loisir, alterner entre les deux costumes du personnage, tous deux proposant un gameplay différent et complémentaire. Une expérience atypique, agrémentée de superbes décors et d'un gameplay parfaitement pensé font de ce Donald in Maui Mallard l'un des meilleurs jeux du Canard, encore aujourd'hui !
Un jeu plus confidentiel, et le dernier de la décennie, Donald Duck No Maho No Boshi, sera proposé sur le marché nippon la même année, développé par Epoch pour la Super Nintendo. Le joueur y incarne Donald, qui effectue une série de petits boulots pour payer à Daisy un joli chapeau. Ce qu'il ne sait pas encore, toutefois, c'est qu'il s'apprête à vivre une aventure extraordinaire. Le jeu, magnifique, aurait décidément gagné à être proposé sur les marchés américain et européen, quel dommage !
Le pauvre Dingo, lui, n'aura pas la chance de ses deux amis, puisqu'il n'aura droit qu'à un seul jeu d'envergure en 1993 sur Mega Drive : Goofy's Hysterical History Tour. Le gamer y incarne bien entendu le plus gaffeur des amis de Mickey, dans un petit jeu de plateformes qui se propose d'explorer plusieurs périodes historiques différentes, de la Préhistoire au Far West, en passant par le Moyen-Âge. Joli, l'opus n'en reste pas moins un peu fade.

Donald in Maui Mallard
(Super Nintendo - 1995)
Donald Duck No Maho No Boshi
(Super Nintendo - 1995)
Goofy's Hysterical History Tour
(Mega Drive - 1993)

Enfin, en plus de tous ces jeux mettant en scène Mickey et ses amis, il ne faut pas ignorer les titres qui proposent aux joueurs d'explorer les différents Parcs à Thème Disney à travers le monde. L'un des seuls à avoir dépassé les frontières du Japon est ainsi Adventures in the Magic Kingdom en 1990, développé par Capcom pour la NES. Et quelle catastrophe de la part du développeur phare des années 90 ! Ici, le tête-en-l'air Dingo a égaré la clé dorée du Château de Cendrillon, et il ne tient qu'au joueur d'explorer cinq des attractions emblématiques du Parc afin de recueillir des clés d'argent, nécessaires pour ouvrir la porte qui laissera passer la parade du Parc ! Horriblement difficile, le titre gagne véritablement à être oublié.
D'autres jeux sortiront ensuite au Pays du Soleil Levant, dont Mickey No Tokyo Disneyland Daiboken (Super Nintendo) et Tokyo Disneyland : Mickey no Cinderella Shiro Mystery Tour (Game Boy), respectivement en 1994 et 1995. Dans ces opus, le gamer incarne Mickey qui déambule dans Tokyo Disney Resort à la recherche de ses amis, qui ont été enlevés.
Enfin, des titres plus atypiques sont proposés à la fin de la décennie, comme Walt Disney World Explorer (PC) en 1996, un petit guide de Walt Disney World Resort bourré d'anecdotes et de photos et qui tient davantage du logiciel interactif et Tokyo Disneyland : Fantasy Tour (Game Boy) en 1998, une collection de mini-jeux inspirés des attractions nippones.

Adventures in the Magic Kingdom
(NES - 1990)
Mickey No Tokyo Disneyland Daiboken
(Super Nintendo - 1994)
Walt Disney World Explorer
(PC - 1998)
Super-Héros et Méga-Vilains
L'Avènement des Jeux Vidéo Marvel

Il faut bien le reconnaître, avec seulement une dizaine de jeux à la qualité souvent douteuse, Marvel n'avait guère fait des étincelles dans l'univers vidéoludique des années 80. Plus que jamais consciente du marché potentiel que représente le monde vidéoludique, la Maison des Idées entend bien corriger le tir dans les années 90, avec une quantité assez impressionnante d'opus, quarante-deux au total, qui sortiront sur toutes les consoles de l'époque : son essor est alors tentaculaire, d'autant que Capcom, encore elle, signera un partenariat avec Marvel, qui se révélera particulièrement prolifique.
À ce titre, Spider-Man sortira d'ailleurs grand vainqueur de cette période, puisque douze titres seront consacrés à l'Homme-Araignée ! La décennie s'ouvre d'ailleurs avec lui et le jeu The Amazing Spider-Man, développé par Paragon Software en 1990 pour les micro-ordinateurs de l'époque. Dans ce titre, le terrible Mystério a enlevé Mary Jane, la compagne de Spider-Man, forçant ce dernier à traverser une série de stages qui sont autant de parodies de grands films, remplis d'énigmes et de puzzles. Une vraie bonne surprise.
La même année, un jeu développé par Rare, mais au titre identique, sort également sur Game Boy. Un jeu d'aventure appréciable, vaguement inspiré des classiques du Beat 'em Up, et dans lequel le joueur devra se défaire de six des plus grands ennemis du héros. Le soft aura d'ailleurs deux suites, sur le même support, en 1992 et 1993.
Enfin, 1990 verra l'arrivée d'un troisième jeu, The Amazing Spider-Man vs. The Kingpin, développé par Technopop pour les consoles de Sega. Cette fois, c'est Wilson Fisk, alias Le Caïd, qui prévoit de faire exploser une bombe nucléaire pour détruire Spider-Man et, accessoirement, New York ! Joli jeu d'aventure bien animé et plutôt rythmé, le titre dispose de plusieurs fins alternatives, un plus très appréciable, mais toutefois absent de la version Master System.

The Amazing Spider-Man
(Amiga 500 - 1990)
The Amazing Spider-Man
(Game Boy - 1990)
The Amazing Spider-Man vs. The Kingpin
(Mega Drive - 1990)

Deux années plus tard, un premier jeu est proposé sur la console de salon de Nintendo, la NES, grâce à Bits Studios : Spider-Man : Return of the Sinister Six. Porté par la suite sur Master System et Game Gear, le titre est l'un des tous premiers opus Marvel à adapter, assez librement toutefois, un arc précis d'un comics, à savoir, Return of the Sinister Six, publié dans les numéros 334 à 339 de The Amazing Spider-Man. Classique, encore une fois, mais terriblement efficace, le titre sera sacré l'un des meilleurs jeux de l'année 1992 par Nintendo Power, LE magazine de jeux vidéo de l'époque.
En 1994, un véritable Beat 'em Up sera (enfin !) proposé autour de l'univers de l'Homme-Araignée, développé par Software Creations pour Super Nintendo et Mega Drive. Spider-Man and Venom : Maximum Carnage propose ainsi au gamer d'incarner pour la première fois Venom dans une série de stages certes répétitifs, mais profondément jouissifs, d'autant que des objets éparpillés dans les niveaux permettent d'appeler en renfort de très nombreux personnages Marvel, dont Captain America, Iron Fist ou encore Morbius ne sont que quelques exemples. Une suite sera proposée en 1995, Venom/Spider-Man : Separation Anxiety, sur les mêmes machines.
Le Pays du Soleil Levant, souvent plus chanceux que les autres territoires lorsqu'il s'agit d'exclusivités vidéoludiques, verra sortir en 1995 The Amazing Spider-Man : Lethal Foes. Comme souvent avec les titres Marvel des années 90, l'opus se situe dans la moyenne haute du genre action/Beat 'em Up, avec des graphismes particulièrement réussis.
Enfin, trois derniers jeux seront proposés entre 95 et 96, dont le premier est certainement le plus intéressant des trois. Spider-Man : The Animated Series, sorti sur Super Nintendo et Mega Drive et développé par Wester Technologies se base, comme son nom l'indique, sur la série animée qui cartonne à l'époque. Certes, les contrôles du personnage laissent à désirer, mais les critiques de l'époque conspueront plutôt injustement le gameplay et les graphismes du jeu. Ensuite, Spider-Man : Web of Fire sortira en 1996 sur Sega 32X, un jeu oublié sur une console laissée de côté par son créateur depuis déjà quelques temps. Enfin, l'année se clôture avec Marvel Comics Spider-Man : The Sinister Six sur micro-ordinateurs, un titre à mi-chemin entre le film interactif et le jeu de puzzles, un jeu qui sera oublié, lui aussi.

Spider-Man : Return of the Sinister Six
(NES - 1992)
Spider-Man and Venom : Maximum Carnage
(Super Nintendo - 1994)
Spider-Man : The Animated Series
(Super Nintendo - 1995)

S'il est incontestable que Spider-Man règne en maître sur les années 90, les X-Men n'ont certainement rien à envier à l'Homme-Araignée, avec pas moins de neuf titres qui leur seront entièrement consacrés.
Le premier de ces titres, X-Men II : The Fall of the Mutants, est dès lors proposé par Paragon Software sur ordinateurs en 1990, un jeu qui fait suite à X-Men : Madness in Murderworld. Choisissant cinq personnages parmi les quinze proposés, le gamer explorera une série de salles, en se battant contre divers ennemis pour se défaire de Magnéto. L'opus fait alors fort, puisqu'il est non seulement ennuyeux, mais en plus, graphiquement plus laid que son aîné, sorti un an avant sur Amiga !
En 1992, toutefois, Konami, les développeurs de Castlevania et Silent Hill, frappent un grand coup dans le petit monde des jeux d'arcade avec X-Men - The Arcade Game, un jeu qui permettait jusqu'à six gamers à la fois de s'entraider pour affronter Magnéto ! Le titre, beau, addictif et qui aura marqué sa génération, sera d'ailleurs rendu disponible bien des années plus tard sur PlayStation Network, Xbox Live Arcade et sur iOS et Android. Konami était décidément l'un des grands virtuoses de l'arcade.
En 1993, Sega entame une première série de jeux avec X-Men sur Mega Drive. Seuls quatre personnage sont jouables, seul ou à deux, dans ce jeu affreusement difficile et ridiculement mal pensé en terme de gameplay ! Une suite sera pourtant proposée, en 1995 avec X-Men 2 : Clone Wars, beaucoup plus agréable que son aîné, disposant de plus de personnages jouables, de graphismes plus soignés et d'une rejouabilité accrue. Un troisième opus, X-Women, prévu pour 1997, sera finalement annulé.

X-Men II : The Fall of the Mutants
(PC - 1990)
X-Men - The Arcade Game
(Arcade - 1992)
X-Men 2 : Clone Wars
(Mega Drive - 1995)

Sega débute parallèlement une autre saga, cette fois exclusive à sa console portable, la Game Gear, et ouverte par le titre X-Men en 1994. Au début du jeu, seuls Cyclope et Wolverine sont jouables, mais à mesure que les deux héros délivreront les X-Men, prisonniers de Magnéto, le gamer pourra incarner de plus en plus de personnages, possédant chacun un pouvoir propre. Un titre somme toute sympathique pour la grande rivale de la Game Boy. Deux suites seront d'ailleurs produites dans les années suivantes, tout d'abord en 1995 avec X-Men : Gamesmaster's Legacy, puis, l'année suivante, avec X-Men : Mojo World, proposé à la fois sur Game Gear et sur Master System, au Brésil seulement.
En 1994, les X-Men investiront (enfin !) une console de Nintendo, avec X-Men : Mutant Apocalypse, développé par Capcom. Le joueur y incarne alors cinq héros différents, tous ayant des objectifs et des pouvoirs différents, mais complémentaires. En misant davantage sur les combats que sur les phases de plateformes parfois ennuyeuses et mal pensées dans nombre des titres de l'époque, Capcom livre ici l'un des meilleurs jeux X-Men, toutes périodes confondues ! Un vrai must play pour tout fan qui se respecte.

X-Men
(Game Gear - 1994)
X-Men : Mojo World
(Game Gear - 1996)
X-Men : Mutant Apocalypse
(Super Nintendo - 1994)

Enfin, X-Men : The Ravage of Apocalypse clôt la série des jeux X-Men dans les années 90, un titre qui sera développé en 1997 par Zero Gravity Entertainment sur PC. Premier (et seul) jeu de tir à la première personne à se dérouler dans l'univers des Mutants, le jeu est en réalité une extension du jeu à succès Quake. Dans ce titre tout à fait particulier, le joueur devra se battre contre des clones des X-Men, qui disposent bien entendus des pouvoirs de leurs modèles de chair et d'os, alors qu'il explore de nombreux environnements, de la base militaire au temple mystique. Le titre, assez moyen, vaut seulement par le fait qu'il est le seul FPS X-Men à ce jour.
Outre tous ces jeux X-Men, le personnage de Wolverine sera quant à lui la vedette de deux titres en solo : Un jeu sobrement intitulé Wolverine, en 1991 sur la NES (Software Creations) et Wolverine : Adamantium Rage (Teeny Weeny Games) en 1994, pour la Super Nintendo et la Mega Drive.
Peu de choses à dire sur le premier, qui est caractéristique des jeux NES avec sa difficulté démesurée et son côté “brut de décoffrage”, puisqu'il dispose d'un scénario peu étoffé et d'un gameplay parfois hasardeux.
Le second est en revanche nettement plus intéressant. Offrant une bonne quantité de challenge sans jamais se montrer injuste, bourré d'action et dans la moyenne haute de ce qu'il se fait à l'époque en matière de graphismes, le titre vaut indéniablement le coup d'oeil.

X-Men : The Ravage of Apocalypse
(PC - 1997)
Wolverine
(NES - 1991)
Wolverine : Adamantium Rage
(Mega Drive - 1994)

Outre Spider-Man et les X-Men, Franck Castle, alias The Punisher, aura lui-aussi droit à une (courte) carrière vidéoludique au début des années 90. En 1990, la NES accueille en effet le jeu The Punisher, développé par Beam Software. Devenu ancien détective, et non plus ex-soldat, Franck Castle part en guerre contre Wilson Fisk dans cet opus très convainquant et bien réalisé, qui se présente sous la forme d'un shooter sur rails. Le titre sera d'ailleurs porté l'année suivante sur Game Boy, renommé pour l'occasion The Punisher : The Ultimate Payback !. Jigsaw (Le Puzzle) en sera alors le boss final, avec une apparition surprise de Spider-Man entre les phases de tirs, donnant des conseils au joueur.
En 1990 toujours, The Punisher, un autre titre, est proposé par Paragon Software sur micro-ordinateurs. Plusieurs gameplays y sont alors proposés, entre pilotage et phases de tir. Un joli jeu qui attira évidemment l'attention des médias quant à la supposée mauvaise influence des jeux vidéo sur les esprits des enfants.
Enfin, un ultime opus mettant en vedette l'ex-soldat, The Punisher -The Arcade Game, est produit par le géant de l'époque Capcom en 1993, sur Arcade. Et évidemment, la qualité est au rendez-vous, avec la possibilité d'incarner The Punisher ou Nick Fury dans ce Beat 'em Up dynamique, aux graphismes et effets fortement inspirés de dessins de comics. L'année suivante, le jeu sera porté sur Mega Drive, dans une version bien inférieure et à la violence censurée.

The Punisher
(NES - 1990)
The Punisher
(Amiga - 1990)
The Punisher - The Arcade Game
(Arcade - 1993)

Aux côtés de ces héros aux jeux multiples et variés, de nombreux autres personnages ou oeuvres de Marvel auront également droit à leur propre adaptation vidéoludique dans les années 90.
En 1990, les gamers peuvent ainsi découvrir les aventures du Surfeur d'Argent sur la NES, dans un Shoot 'em Up à la difficulté ahurissante, mais qui offre paradoxalement une bande-son d'excellente facture.
L'année suivante, Captain America and the Avengers débarque sur Arcade, grâce à Data East. Le titre se révèle être un Beat 'em Up plutôt sympathique et apprécié dans les salles d'Arcade, à tel point qu'il sera rapidement adapté, dans des versions plus ou moins différentes, sur NES, Super Nintendo, Game Boy, Mega Drive et Game Gear.
1994 voit quant à elle sortir sur Super Nintendo, Mega Drive, Master System et Game Gear un premier jeu mettant en scène l'alter-ego de Bruce Banner : The Incredible Hulk. Probe Entertainment, le développeur du soft, livre ici un titre plutôt agréable, quoique très classique.

The Silver Surfer
(NES - 1990)
Captain America and the Avengers
(Super Nintendo - 1991)
The Incredible Hulk
(Super Nintendo - 1994)

En 1996, un second titre relatant les aventures de Hulk sera également proposé, cette fois orchestré par le studio Attention to Detail : The Incredible Hulk : the Pantheon Saga. Sorti cette année-là sur Playstation, Sega Saturn et PC, le titre déçoit, principalement à cause de ses contrôles hasardeux, de ses graphismes peu convaincants et des éternels problèmes de caméra de nombreux jeux sortis sur les consoles de cinquième génération.
L'année suivante, Fantastic Four, un titre sur PlayStation et développé par Probe Entertainmnent, sera mal reçu lui aussi, mais pour des raisons différentes : les critiques lui reprocheront son scénario fouilli et sa difficulté mal dosée.
L'un des derniers jeux de la décennie sera par ailleurs aussi l'un des premiers jeux vidéo Marvel à adapter directement un film à succès. En 1997, sort en effet le très bon Men in Black, avec Tommy Lee Jones et Will Smith au casting et, dans la foulée, une adaptation vidéoludique verra évidemment le jour. Développé par Gigawatt Studios pour la PlayStation et porté plus tard sur PC, l'opus se révèle tout juste passable, car s'il est bien réalisé et très réussi graphiquement, il manque cruellement d'imagination, en plus d'être assez court.

The Incredible Hulk : The Pantheon Saga
(PlayStation - 1996)
Fantastic Four
(PlayStation - 1997)
Men in Black - The Game
(PlayStation - 1997)

Enfin, en plus de tous ces jeux qui se révéleront globalement de bonne facture lorsqu'il s'agit d'adapter une série de comics précise ou de mettre en valeur un personnage connu de tous, nombreux seront les titres "crossover" dans les années 90, qu'ils s'amusent à croiser des personnages d'univers différents ou même, plus fort encore, à faire se rencontrer des héros Marvel et des personnages emblématiques du jeu vidéo ! Ainsi, et alors que plusieurs opus avant lui avaient déjà fait se rencontrer différents héros Marvel dans des cinématiques ou au moyen de caméos plus ou moins appuyés, Spider-Man and the X-Men in Arcade's Revenge sera le tout premier titre affichant véritablement la volonté de faire se mêler plusieurs univers de la Maison des Idées. Développé en 1992 par Software Creations et sorti sur Mega Drive, Super Nintendo, Game Gear et Game Boy, l'opus n'impressionne guère pour cette première véritable réunion super-héroïque : contrôles mal pensés, graphismes passables, musique oubliable, le titre se révèle plutôt médiocre.
En 1994, alors que les jeux Marvel signés par Capcom commencent à se multiplier, la firme nippone a une idée de génie : que se passerait-il si des personnages de jeux vidéo rencontraient les super-héros Marvel ? La réponse est contenue en germe dans X-Men : Children of the Atom, sorti en 1994 sur Arcade, Sega Saturn et PlayStation, puisqu'Akuma, un personnage issu de Super Street Fighter II Turbo, y signe une apparition. Premier jeu de combat Marvel développé par Capcom, le titre, superbe au demeurant et très réussi techniquement, se paye en outre le luxe d'inviter les acteurs de doublage de la série animée X-Men à reprendre leurs rôles sur Arcade !
L'année suivante, la compagnie nippone remet le couvert avec Marvel Super Heroes, un titre similaire où le grand méchant cette fois n'est autre que Thanos ! Sorti sur les mêmes plateformes que son prédécesseur, le titre invite un nouveau personnage Capcom, en la personne d'Anita, une sorcière télékinésiste issue de la série Darkstalkers.

Spider-Man and the X-Men in
Arcade's Revenge (Super Nintendo - 1992)
X-Men : Children of the Atom
(Arcade - 1994)
Marvel Super Heroes
(Arcade - 1995)

À la fin de l'année 1995, Data East réalisera un autre jeu de combat à destination des salles d'arcade : Avengers in Galactic Storm. Dôté d'une 3D époustouflante pour l'époque, mais qui contraste fortement avec ses décors très fades et plats, le titre fait alors s'affronter Les Avengers, mais aussi plusieurs personnages issus de l'Empire Kree, aperçus par exemple dans le film Les Gardiens de la Galaxie.
Capcom profitera également en 1996 de son partenariat avec La Maison des Idées pour produire Marvel Super Heroes in War of the Gems, un titre exclusivement réservé à la Super Nintendo. Mettant de nouveau en scène les affrontements entre les super-héros et Thanos pour récupérer les Pierres d'Infinité, cinq niveaux attendent le gamer, chacun dédié à un personnage usant de ses pouvoirs pour avancer. Plaisant, le titre est à mi-chemin entre le jeu de plateforme et d'action, sans briller particulièrement, malgré de jolies animations.
L'année 1996 voit également débarquer sur PlayStation, Sega Saturn, Game Boy, PC et Game Gear le titre Iron Man/X-O Manowar in Heavy Metal. Ce jeu curieux, développé par Realtime Associates, est alors un crossover entre l'univers d'Iron Man et celui de X-O Manowar, un héros imaginé par Valiant Comics. Bien qu'il offre la possibilité de jouer à deux, le titre se révèle franchement décevant pour cette première rencontre entre deux héros issus d'éditeurs différents, l'opus semblant quelque peu dépassé graphiquement comme techniquement en comparaison des autres titres de l'époque.

Avengers in Galaxy Storm
(Arcade - 1995)
Super Heroes in War of the Gems
(Super Nintendo - 1996)
Iron Man/X-O Manowar in
Heavy Metal (PlayStation - 1996)

Après avoir introduit successivement Akuma et Anita dans ses premiers jeux de combat Marvel, Capcom s'apprête en 1996 à explorer bien plus en profondeur ces rencontres atypiques avec une première perle, X-Men vs. Street Fighter, développé pour Arcade et porté les années suivantes sur Sega Saturn et PlayStation. Fini le temps où un seul personnage Capcom était jouable, puisque ce sont désormais neuf héros de la série Street Fighter qui viennent en découdre avec les X-Men ! Ainsi, aux côtés de Wolverine, Cyclope, ou encore Malicia, des personnages comme Chun-Li, Dhalsim et Zangief figurent au premier plan de ce jeu d'exception, à la fois jouissif, novateur et superbe graphiquement.
La compagnie nippone réitère l'année suivante avec Marvel Super Heroes vs. Street Fighter, un titre sorti sur les mêmes machines que son prédécesseur et qui ne met plus simplement en scène des personnages issus des comics X-Men mais de toute la galaxie Marvelienne, dont Hulk, Spider-Man et même Shuma-Gorath ! En 1998 un troisième titre sera finalement proposé, Marvel vs. Capcom : Clash of the Super Heroes sur Arcade, Sega Dreamcast et PlayStation. Cette fois-ci, ce sont les héros Capcom qui seront mis à l'honneur, puisque les combattants ne seront plus issus simplement de la saga Street Fighter, mais de multiples jeux de la firme nippone. Mega Man, Captain Commando ou encore Strider Hiryu auront dès lors l'occasion de croiser le fer avec Captain America, Venom et War Machine ! Très populaires, ces opus seront rendus disponibles digitalement et sous forme de réédition au fil des années, en même temps qu'ils se verront complétés par cinq autres, sortis entre 2000 et 2017. De véritables références des jeux de combat, aujourd'hui encore.

X-Men vs. Street Fighter
(Arcade - 1996)
Marvel Super Heroes vs. Street Fighter
(Arcade - 1997)
Marvel vs. Capcom : Clash of
the Super Heroes (Arcade - 1998)
La Conquête de la Galaxie Vidéoludique
Les Jeux Vidéo LucasArts

En 1982, Lucasfilm Ltd. prend conscience du potentiel énorme de l'univers vidéoludique, au point que la compagnie crée sa propre boîte d'édition et de développement : Lucasfilm Games, devenue LucasArts en 1990. Pourtant, et si LucasArts commence immédiatement à éditer nombre des jeux inspirés des films cultes de sa maison-mère, dont Labyrinthe et, surtout, la saga Indiana Jones, la compagnie naissante ne propose ses propres jeux Star Wars qu'à partir des années 1990. À cela, une raison très simple : LucasArts voit effectivement le jour en 1982 alors que les droits d'adaptation des deux premiers films Star Wars ont, quant à eux, été vendus aux compagnies vidéoludiques, dont la principale à l'époque est Atari, quelques années plus tôt ! Une quantité astronomique de jeux Star Wars sortira dès lors durant les années 1980, et ce, sur tous les supports de l'époque, sans que LucasArts n'y participe en aucune façon. Les plus emblématiques de ces opus sont ainsi très certainement les trois jeux d'arcades, sortis entre 1983 et 1985, tous édités dans les salles par Atari.
La décennie s'ouvre, elle, en 1991 avec un jeu de pilotage et de tir sorti sur micro-ordinateurs, Star Wars : Attack on the Death Star, similaire aux (très) nombreux titres du genre déjà sortis dans les années 80. La même année sera proposé un jeu d'aventure et de plateformes, Star Wars, développé par Beam Software pour NES, Game Boy, Master System et Game Gear. Reprenant les événements de Star Wars : Un Nouvel Espoir, le titre se révèle alors particulièrement difficile et frustrant.
En 1992, Super Star Wars, un titre co-développé par LucasArts (qui a enfin récupéré les droits d'adaptation de ses films) et exclusif à la Super Nintendo, est en revanche une complète réussite, à la fois beau, rythmée et palpitant. Enfin, dernier jeu à s'inspirer spécifiquement de Star Wars : Un Nouvel Espoir, Star Wars Arcade s'invite en 1993 dans les salles d'arcade grâce à Sega, avant d'être porté l'année suivante sur Sega 32X. Beau et immersif, le titre souffrira de quelques problèmes de rythme qui l'empêcheront de devenir un classique du genre.

Star Wars : Attack on the Death Star
(X68000 - 1991)
Star Wars
(NES - 1991)
Super Star Wars
(Super Nintendo - 1992)

Après Star Wars : Un Nouvel Espoir, c'est au tour de Star Wars : L'Empire Contre-Attaque de se voir adapté en jeu vidéo, en 1992 sur NES et Game Boy, avec Star Wars : The Empire Strikes Back, un titre semblable à son prédécesseur, tout aussi complexe et peu agréable.
En 1993 et 1994, la saga des Super est augmentée de deux nouveaux Run 'n Gun, tout aussi jouissifs que le premier, Super Star Wars : The Empire Strikes Back et Super Star Wars : Return of the Jedi, tous deux édités sur la Super Nintendo, ainsi que sur Game Boy et Game Gear pour le dernier. Les titres seront d'ailleurs tellement populaires qu'ils seront rapidement canonisés au rang des meilleurs jeux Star Wars, avant de ressortir dans les années 2010 sur consoles virtuelles.

Star Wars : The Empire Strikes Back
(NES - 1992)
Super Star Wars : The Empire Strikes Back
(Super Nintendo - 1993)
Super Star Wars : Return of the Jedi
(Super Nintendo - 1994)

En 1999, plus de vingt ans après Star Wars : Un Nouvel Espoir, une toute nouvelle trilogie intergalactique s'ouvre avec Star Wars : La Menace Fantôme. Et pour accompagner la sortie en salles de ce nouveau monument cinématographique, Big Ape Productions produit un jeu éponyme édifiant lui aussi... de médiocrité ! Proposé sur PlayStation et Windows, le titre est parfois très laid, souffre de problèmes de caméras récurrents en plus d'être d'un ennui mortel, puisqu'il se voit privé des combats épiques de son film de référence, et amputé de l'une des scènes majeures du long-métrage : la course de pods !
Sorte de DLC avant l'heure, LucasArts édite la même année un jeu entièrement centré sur cette course, avec Star Wars : Episode I : Racer. L'opus, sorti sur PC, Sega Dreamcast et Nintendo 64, fait fort heureusement bien mieux que son prédécesseur, puisque le gameplay, les décors, les animations et la jouabilité sont au rendez-vous dans un ensemble plutôt sympathique.
Plus surprenant, l'univers Star Wars se voit également décliné en une multitude de mini-jeux sur ordinateurs, de Star Wars : Episode I, un jeu de pinball, en passant par Star Wars Chess, un jeu d'échecs ou encore Star Wars Monopoly.

Star Wars : Episode I - The Phantom
Menace (PlayStation - 1999)
Star Wars : Episode I : Racer
(Nintendo 64 - 1999)
Star Wars Monopoly
(Windows - 1997)

En plus de ces nombreux jeux adaptant fidèlement les films de la Saga des Étoiles, une pléthore de titres à la qualité parfois douteuse sort dans les années 90, en s'éloignant sensiblement du cadre des longs-métrages. En 1993, Star Wars : X-Wing vient ainsi ouvrir une longue série de simulations de vol, développée par LucasArts pour les ordinateurs de l'époque. Bien reçu par la critique comme par le public, et avec raison tant son gameplay se révèle efficace, le titre sera l'un des plus vendus de l'année 1993 au point de se voir augmenté de deux extensions : Imperial Pursuit et B-Wing.
La série se poursuit l'année suivante avec Star Wars : TIE Fighter et son extension Defender of the Empire, en 1997 avec Star Wars : X-Wing vs. TIE Fighter, complété par Balance of Power Campaigns et Flight School et, enfin, en 1999 par Star Wars : X-Wing Alliance.
En plus de ces nombreux titres de simulations de vol, un jeu de Rail Shooter est édité en 1993 : Star Wars : Rebel Assault, développé lui aussi par LucasArts pour ordinateurs et Sega CD. Le joueur y incarne un jeune Luke Skywalker, formé au pilotage et aux batailles galactiques contre les vaisseaux de l'Empire. Là encore, les critiques et le public encenseront le titre sur ordinateurs tandis que la version Sega est décriée, en particulier à cause de ses graphismes médiocres. Une suite voit le jour en 1995 : Star Wars : Rebel Assault II : The Hidden Empire, sur ordinateurs et PlayStation.

Star Wars : X-Wing
(Windows - 1993)
Star Wars : X-Wing Alliance
(Windows - 1999)
Star Wars : Rebel Assault
(Windows - 1993)

Dès les années 90, LucasArts lorgne également du côté des jeux de tir à la première personne, en éditant Star Wars : Dark Forces en 1995, sur ordinateurs et PlayStation. Le joueur y incarne Kyle Katarn, un jeune rebelle luttant de toutes ses forces contre un projet destructeur de l'Empire. Comme il est de coutume à l'époque, la version destinée aux ordinateurs est particulièrement bien reçue, en raison de ses nombreuses qualités techniques, quand la version console est, elle, vivement critiquée, car développée rapidement pour toucher le marché des joueurs plus « casual ». Une suite, Star Wars Jedi Knight : Dark Forces II, sort en outre en 1997, sur Windows seulement.
En 1996, c'est cette fois-ci un jeu de tir à la troisième personne qui est proposé par LucasArts sur Windows et Nintendo 64 : Star Wars : Shadows of the Empire. Le titre met en scène Dash Rendar, un mercenaire venu prêter main forte à Luke Skywalker pour délivrer la Princesse Leia Organa, retenue prisonnière par l'Empire. Si son gameplay est littéralement conspué par la critique de l'époque, le titre se hisse tout de même à la troisième place des jeux les plus vendus sur Nintendo 64 en 1996.
L'année suivante, la PlayStation accueille Star Wars : Masters of Teräs Käsi, l'un des seuls jeux de combat Star Wars jamais sorti, et pour cause : le titre reste gravé aujourd'hui encore dans les mémoires des gamers comme étant l'une de leurs pires expériences vidéoludiques ! Graphiquement laid, il n'a rien d'autre à offrir qu'un gameplay poussif et une intelligence artificielle désastreuse.

Star Wars : Dark Forces
(Windows - 1995)
Star Wars : Shadow of the Empire
(Nintendo 64 - 1996)
Star Wars : Masters of Teräs Käsi
(PlayStation - 1997)

La fin de la décennie approchant et les technologies se faisant plus précises, LucasArts développe encore et toujours plus de jeux Star Wars avec des gameplays sans cesse revisités et des genres toujours renouvelés. En 1997, un premier jeu d'aventure « original » voit le jour : Star Wars : Yoda Stories. Sorti sur Windows et Game Boy, le titre se compose alors de 15 niveaux qui sont autant de quêtes simples, directement inspirées des plus grands RPG, qu'il faut accomplir pour le joueur, le tout accompagné par une seule musique, en boucle : le thème de Star Wars. Éprouvant nerveusement et peu inventif, Yoda Stories est à ranger aux côtés de Masters of Teräs Käsi, dans la série des jeux Star Wars manqués, mais surtout manquables.
L'année suivante, Star Wars : Rogue Squadron, un nouveau jeu d'action/arcade, voit le jour sur PC et Nintendo 64. Mettant en scène Luke Skywalker, jeune pilote de X-Wing parti déjouer les plans de l'Empire dans des batailles galactiques explosives, le titre s'avère remarquable techniquement, à tel point qu'il accède à deux suites dans les années 2000.
Enfin, pour l'un de ses derniers jeux Star Wars de la décennie, LucasArts s'aventure du côté de la stratégie en temps réel en 1998, avec Star Wars : Rebellion sur PC. Le joueur doit dès le début de la partie choisir son camp, les Rebelles ou l'Empire, pour mener des batailles en temps réel dans lesquelles stratégies militaires, colonisation et constructions de bases armées seront cruciales pour sortir victorieux d'une bataille épique. Une excellente surprise qui vient clore dignement dix années artistiquement inégales, mais ô combien riches d'inventivité et d'exploration technique.

Star Wars : Yoda Stories
(Windows - 1997)
Star Wars : Rogue Squadron
(Nintendo 64 - 1998)
Star Wars : Rebellion
(Windows - 1998)

Mais si LucasArts, une fois les droits d'adaptation de sa saga phare récupérés au début des années 90, produit une quantité astronomique de jeux vidéo Star Wars, les titres inspirés de la série Indiana Jones ne sont, eux, pas en reste !
Dès 1992, Indiana Jones and the Fate of Atlantis, un jeu de Point and Click, sort sur tous les ordinateurs personnels. Le joueur y incarne ainsi le plus célèbre des aventuriers, accompagné par l'une de ses anciennes collègues reconvertie en voyante, à la recherche de la légendaire cité d'Atlantide. Reçu en grandes pompes par les critiques de l'époque, l'opus se vend à plus d'un million d'exemplaires, toutes plateformes confondues, un véritable succès parfaitement mérité. L'année suivante, un jeu de plus petite envergure, The Young Indiana Jones Chronicles, qui reprend l'intrigue de la série éponyme diffusée sur ABC, est produit par Jaleco pour la NES. Basique, peu attractif graphiquement, il est rapidement oublié.
En 1994, Indiana Jones' Greatest Adventures se propose d'adapter, non pas un, mais les trois films Indiana Jones sortis à l'époque ! Développé par Factor 5 et LucasArts pour la Super Nintendo, le titre est alors un jeu en vue de côté classique, sans jamais se montrer mémorable.
Enfin, il faut attendre 1999 pour voir paraître un dernier jeu mettant en scène l'aventurier incarné par Harrison Ford : Indiana Jones and the Infernal Machine. Développé par LucasArts pour Game Boy Color, Nintendo 64 et PC, le titre allie phases de plateformes et énigmes en tout genre, le tout visiblement très inspiré par Tomb Raider, sans toutefois tomber dans la pâle copie sans saveur.

Indiana Jones and the Fate of Atlantis
(Amiga - 1992)
Indiana Jones' Greatest Adventures
(Super Nintendo - 1995)
Indiana Jones and the Infernal Machine
(Windows - 1999)

Fort de ses licences phares, LucasArts s'illustre, en outre, dans la production de jeux vidéo originaux devenus cultes avec le temps. Le premier de ces titres et sans doute le plus connu, The Secret of Monkey Island, sort ainsi en 1990 sur PC. Particulièrement bien reçu, ce jeu d'aventure de type Point and Click prenant place en plein cœur des Caraïbes, à la glorieuse époque des pirates, est rapidement suivi par une kyrielle de suites et de rééditions.
Dans un tout autre registre, le déjanté Zombies Ate my Neighbors se voit proposé en 1993 sur Super Nintendo et Mega Drive. Devenu culte à travers les années, le jeu, qui peut se jouer seul ou à deux, met en scène des enfants partis sauver leurs voisins de nombreux monstres ayant envahi leur quartier. Une vraie réussite qui restera durablement ancrée dans l'esprit des joueurs, au point d'être réédité récemment sur la console virtuelle de Nintendo.
Enfin, comment ne pas citer le très étrange Grim Fandango, sorti sur PC en 1998 avant d'être reproposé, bien des années plus tard, sur PlayStation 4, PlayStation Vita, iOS et Android ? Fort d'une présentation et d'un level design uniques, le titre affiche une 3D superbe pour l'époque, et s'il a été un échec commercial, Grim Fandango a depuis acquis ses lettres de noblesse. Le joueur y incarne ainsi Manny Calavera, un passeur d'âmes qui cherche lui-même à rejoindre enfin le Neuvième Monde, où il trouvera la paix. Inspiré des légendes aztèques, le titre regorge d'humour et d'énigmes, qui lui garantissent rapidement une entrée au panthéon des meilleurs jeux vidéo, toutes époques confondues, et de multiples récompenses de la part de la presse spécialisée, toutes méritées. Quel dommage alors que les ventes de Grim Fandango aient peiné à décoller, enterrant dans le même temps quelque peu le genre du jeu d'aventure sur PC, en plus de refroidir les ardeurs de LucasArts. Cette réelle prise de risque artistique, si elle a eu des conséquences fâcheuses à l'époque, a néanmoins eu le mérite de prouver, hier et aujourd'hui, que le studio vidéoludique de George Lucas, par delà les déserts de Tatooine et les temples maudits, sait époustoufler et se montrer visionnaire.

The Secret of Monkey Island
(Mac OS - 1990)
Zombies Ate my Neighbors
(Super Nintendo - 1993)
Grim Fandango
(Windows - 1998)

En Route Pour le Nouveau Millénaire

Bien plus encore que les années 80, les années 90 auront apporté leur lot d'excellents titres, tour à tour audacieux techniquement et véritablement enchanteurs. Si le virage vers la 3D vidéoludique ne se s'est pas fait sans peine pour LucasArts ou nombre de jeux vidéo Marvel (beaucoup de développeurs s'y sont cassé les dents), les gamers contemporains ne peuvent pourtant s'empêcher de jeter un regard plein de nostalgie sur les années 90, premier véritable âge d'or du jeu vidéo.
Disney Interactive, bien plus à l'aise dans l'édition que dans le développement vidéoludique, a quant à lui su profiter allègrement de la guerre des consoles pour s'implanter comme l'un des leaders incontestés du jeu vidéo d'aventure. Le passage au nouveau millénaire ne se fait pourtant pas sans heurts pour la firme aux Grandes Oreilles : les productions de Disney Interactive ne se résumeront plus, en effet, qu'à une accumulation compulsive et consternante de jeux sans saveurs sur consoles portables, tout juste destinés à promouvoir auprès des plus jeunes le nouveau film de Walt Disney Animation Studios à l'affiche. Une petite pépite se profile toutefois à l'horizon, au milieu de ce chaos : un certain Kingdom Hearts, qui va frapper un grand coup dans le petit monde des RPG.
LucasArts, à cause des déconvenues financières de ses derniers titres originaux, et malgré les nombreuses merveilles vidéoludiques que contient son catalogue, recentrera drastiquement sa production sur l'univers Star Wars dans les années 2000, d'autant que Star Wars : L'Attaque des Clones et Star Wars : La Revanche des Siths viendront entériner le succès de la Saga des Étoiles auprès des plus jeunes générations. Le studio se tournera en outre bien davantage vers l'édition en lieu et place du développement de nouveaux titres.
Marvel, enfin, après avoir brillé durant la décennie en grande partie grâce à Capcom, s'associera dès l'année 2000 avec Activision, qui développera pour la Maison des Idées plus de vingt-cinq jeux, oscillant entre l'excellence et la médiocrité sans nom.

Kingdom Hearts
(PlayStation 2 - 2002)
Star Wars : Battlefront
(Windows - 2004)
Marvel : Ultimate Alliance
(PlayStation 2 - 2006)

Alors que Sega tire sa révérence avec la Dreamcast, sortie en 1998 au Japon, Sony et Nintendo mettent quant à eux au point leurs consoles de sixième génération : la PlayStation 2 et la GameCube. Conscient de l'essor fulgurant du marché, Microsoft s'invite en 2001 dans le salon des joueurs avec la Xbox, un engin aux capacités saisissantes, mais qui ne parviendra toutefois pas à détrôner Sony qui, à ce jour, détient le record du nombre de ventes pour une console de jeux vidéo : la PlayStation 2 s'est en effet écoulée à plus de 155 millions d'exemplaires à travers le monde ! Disney Interactive ne profitera qu'assez peu de ces multiples machines toutes plus performantes les unes que les autres, préférant rester fidèle en grande majorité à Nintendo, et notamment au Game Boy Advance, sorti en 2001, cette nouvelle pépite technologique réassurant par ailleurs la mainmise quasi-totale de la firme Nippone sur le marché portable. À peine la sixième génération installée que la septième débarquera dans les foyers du monde entier autour des années 2005 et 2006, avec la Xbox 360 de Microsoft, la PlayStation 3 de Sony et la Wii de Nintendo, qui rivaliseront, encore et toujours, d'ingéniosité technique. Il faut enfin ajouter à cela la nouvelle révolution de Nintendo du côté des portables en 2004 : la Nintendo DS et son double écran, dont l'un est entièrement tactile.

Xbox 360
(2005)
PlayStation 3
(2006)
Wii
(2006)

Sur le papier, il semblait donc impossible que les années 2000 ne soient pas plus brillantes encore pour Disney Interactive, Marvel et LucasArts que ne l'avaient été les années 1990. En réalité, si les deux derniers studios continueront à proposer quelques merveilles au tournant du nouveau millénaire, Disney Interactive, lui, s'effondrera complètement, infantilisant à outrance son catalogue, et n'arrivant plus pendant de nombreuses années à proposer le moindre titre un tant soit peu épique. Entre merveilles techniques, révolutions digitales et technologie basée sur la reconnaissance de mouvements, les années 2000 présageaient d'un immense bond en avant et d'une immersion du gamer toujours accrue. Il en sera malheureusement tout autrement, Disney Interactive se lançant à plein régime dans des adaptations, certes sympathiques, mais parfaitement oubliables de ses films cultes, et visant plus spécifiquement le public féminin avec une collection gargantuesque de jeux vidéo estampillés Disney Princess, sans saveur aucune, même pour le public visé. Dans ces conditions, ce merveilleux saut la tête la première dans l'univers informatique se verra rapidement réduit à un vulgaire saut de puce...

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